Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par J.L.D.

  Michèle Bernard, "La musique est un océan dans lequel on plonge et qui ouvre la vie" (1/5)

 

"La musique est un océan dans lequel on plonge"

Michèle Bernard,

Description de cette image, également commentée ci-après

Michèle Bernard en 1978

Michèle Bernard est une auteur-compositrice-interprète française .
Elle commence sa carrière au théâtre avant de se lancer dans la chanson. Elle sort son premier album (Le kiosque) en 1978 et est révélée la même année au Printemps de Bourges. Elle s'accompagne à l'accordéon et au piano. Elle débute sa carrière dans un style réaliste des années 1930, puis évolue vers une écriture généreuse, parfois intimiste, parfois politique.

Franche et déroutante, farouche et tendre, toujours prête à nous surprendre, Michèle Bernard est une artiste en perpétuel renouvellement, dotée d’une personnalité attachante. Auteure compositrice et interprète, c’est avant tout une femme qui milite pour ses idées, pour ses convictions, et chante sa vie comme elle la respire. Sa riche discographie est à la mesure de son investissement dans le monde de la chanson. Révélée au Printemps de Bourges en 1978, elle se voit également et par trois fois récompensée par le prix de l’Académie Charles Cros.

Militante soixante-huitarde, alors étudiante en lettres, Michèle Bernard devient accordéoniste ambulante, aux côtés d’autres musiciens, délaissant le piano familial. Elle entreprend d’abord des études de théâtre au conservatoire d’Art dramatique de Lyon, avant de se lancer, plus tard, dans la chanson, précisément en 1975. La voix devient alors son premier mode d’expression, par lequel elle va pouvoir clamer ses mécontentements, comme dévoiler ses fragilités. Son amie la chanteuse Anne Sylvestre participe à lancer sa carrière. En 1978, ses propres compositions l’amènent à devenir la révélation-découverte de l'année au Printemps de Bourges. Par ailleurs, elle obtient à trois reprises le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, en 1980, 1988 et 2002. Selon elle, « l'art doit faire partie des choses qui rendent à l'individu sa dignité et son envie de vivre ».

Après plusieurs disques en solo où elle s’accompagne aussi bien à l’accordéon qu’au piano, elle réalise aussi des compositions pour ensembles polyphoniques. En qualité de compositrice, elle collabore pour le cinéma (La chanson du mal), la télévision (Soleil noir), le théâtre (Jacquard ou la chanson de la soie, Monsieur de Pourceaugnac, Ubu Roi...), et aussi la danse (Le petit cheval de Mexico)…

Elle participe par ailleurs à la mise en scène de spectacles, dont certains sont créés pour les enfants. Parmi ses propres spectacles, on peut citer : Les nuits noires de monde ; Les jumeaux de la nuit, Une fois qu’on s’est tout dit, Le nez en l’air, Sens dessus dessous, Un p’tit rêve très court... Enfin, ses enregistrements comptent non moins que quatorze albums, dans lesquels on retrouve des chansons comme : La déprime, Pauvre pierreuse, Les cinq étages, Alphabet, Dus de gourmandise, Monsieur j’m’en fous, Filles qui êtes à marier, Touch’ pas ça pique, Dédé, on tonton Thomas, Les petits cailloux…

Michèle Bernard en 8 dates :

  • 1973 : Premier vinyle : Le temps des crises. L’histoire de France à travers les chansons avec Michel Grange et Pol Castanier

  • 1978 : Révélation du Printemps de Bourges

  • 1980 : Prix de l’académie Charles-Cros pour l’album Le kiosque

  • 1988 : Prix de l’académie Charles-Cros pour l’album Michèle Bernard en public

  • 2002 : Prix de l’académie Charles-Cros pour l’album Une fois qu’on s’est tout dit

  • 2012/14 : Grand Prix Musique Jeune Public ADAMI 2013 pour son spectacle Sens dessus dessous

  • 2016 : Création du spectacle Un p’tit rêve très court en duo avec Monique Brun.

  • 2016 : Prix de l’académie Charles Cros avec l’album Tout’manières - ffff Télérama.

 ​​​​ Biographie de la Documentation musicale de Radio France              mai 2018

Saltimbanque, théâtreuse, folle de chanson, Michèle Bernard ne se déplace jamais en scène sans sa troupe, musiciens, chœur de femmes, fans, metteur en scène ou orchestre forain, qui l'accompagnent à l'ombre des poètes, des philosophes dont elle nourrit ses compositions. Michèle Bernard joue de l'accordéon, instrument faussement simple. De la même manière, elle bâtit des chansons philosophiques aux allures de rengaine populaire, faciles à chanter, tombées dans l'oreille à la première note de tant de classicisme. Ainsi suivrons-nous la saga du pyjama, -la vie douce, celle de l'enfant, -la mort, celle du déporté, du vieillard ou du souffrant, ainsi sommes-nous appelés à réfléchir sans y prendre garde sur nos peurs, celles que l'on compense en s'armant de gris-gris anti-grisaille,ou la subtiles similitude entre les vieux et les enfants. Atypique, selon les critères en vogue dans la chanson et le rock contemporain, mais totalement française dans son réalisme décalé, Michèle Bernard soigne l'interprétation, décline en finesse les secrets d'une alchimie musicale où entrent en lice l'orgue de Barbarie, la clarinette de foire, le violoncelle, le piston...

www.musiqueenligne.com

Le style ‘Bernard' se définit par un éclectisme rigoureux. C'est après un voyage en profondeur dans les arts de la scène que Michèle Bernard a choisi la chanson. Née à Lyon, elle y a suivi le cursus du Conservatoire d'Art Dramatique, puis les destinées du Théâtre des jeunes années de Lyon, de la Compagnie de la satire ou des mulets. Des récitals, Michèle Bernard en a donnés des centaines à travers la France et à l'étranger depuis 1978, où elle bouscule les habitudes de la variété en s'engageant dans la réhabilitation de la chanson française aux côtés des animateurs du Printemps de Bourges, où elle se produit à plusieurs reprises. Michèle Bernard compose des musiques de cinéma, de télévision, de théâtre. Elle s'attache à mettre en scène ses spectacles, battant en brèche l'idée qu'une chanson et une voix se suffisent à elles-mêmes. Comédie, drame, jeux de lumières et d'humains, les spectacles de Michèle Bernard visent à l'enchantement. De 1989 à 1991, elle parcourt les théâtres et les salles de spectacles avec Diva's Blues, mis en scène par Vincent Colin, puis elle se livre deux ans durant à un incroyable voyage musical pour chanteuse, chœur de femmes et petit orchestre forain : Des nuits noires de monde, avant de tenir le rôle de Flonflon dans une comédie musicale signée Anne Sylvestre et mise en scène par Viviane Théophilidès, Lala et Le cirque du vent.

www.musiqueenligne.com

 

Militante inlassable de la chanson, Michèle Bernard ne néglige jamais la base (les Ateliers chanson de Villeurbanne, où elle crée en 1985 L'homme qui fait les cent pas, les sessions de formation dans les écoles, les stages et les festivals dans son village de saint Julien Molin Molette où elle anime l'association « Musiques à l'usine », les chorales - pour les rencontres chorales d'enfants de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, elle écrit en 1996 les chansons « Le prince de Motordu » sur un livre de PEF). « Quand vous me rendez visite » est son troisième album original, publié après cinq 33 tours et deux Grands Prix de l'Académie Charles Cros. Elle revient avec son accordéon, sa voix de chanteuse réaliste et vingt nouvelles chansons en forme de contes légers-graves, dans le décor de hangar philosophique du Café de la Danse où elle avait séduit le public parisien par les clairs-obscurs de ses Nuits noires de monde. Elle sera accompagnée par une formation musicale toute nouvelle avec Jean-Luc Michel (piano), Laurent Sarrien (batterie et vibraphone), et Jean-François Baez (accordéon).

www.musiqueenligne.com

"Des nuits Noires de Monde"

Des Nuits Noires de Monde, voyage musical pour chanteuse, chœur de femmes et petit orchestre forain a été créé en 1991. Cette expérience, très forte pour Michèle Bernard, lui a donné l'envie de redonner vie à ce spectacle.


 Le thème de départ :

un groupe d'humains erre le long de frontières qui n'existent plus que dans leur mémoire. Contes, chansons populaires nourries de la peur de ce qu'il y a à l'autre bout de la forêt, de la méfiance envers ces gens de l'autre côté du fleuve ou des montagnes. Peur, méfiance, attirance aussi. Nous chanterons, dans différentes langues, les frontières du monde et les frontières intérieures, sans cesse franchies, déplacées, détruites, reconstruites, toujours en mouvement, comme la musique. Nous chanterons l'incessante errance des humains entre l'instinct de guerre et l'envie de paix. 

M. Bernard

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article