Les chanteuses de blues (1) " ESTHER PHILLIPS "
LE 08-MARS 2020
La Journée internationale des femmes également appelée journée internationale des droits des femmes dans certains pays comme la France, est célébrée le 8 mars. C'est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.
Je vais donc profiter de cette journée du 8 mars 2020 afin de vous rappeler le combat de ces chanteuses noires dans les années 1920/1930 aux États Unis.
Il y a un siècle on produisait déjà, dans le monde, des millions d'œuvres musicales et en particulier aux États-Unis.
Personne à l'époque (et surtout pas les hommes) ne pensait qu'une femme noire puisse enregistrer un disque. Et pourtant la chanson noire des années 1920/1930 fut populaire et féministe. Le "BLUES" chanté par des femmes noires et pauvres. De Bessie Smith à Pura Fe, les femmes ont prouvé qu'avoir le Blues dans la peau n'était pas réservé qu'aux hommes. je vais essayé de leur rendre hommage en sélectionnant pour vous des références qui illustrent leur talent et leur singularité....
J-L D
Le blues féminin
(source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Blues_f%C3%A9minin )
S'est surtout distingué au début du xxe siècle, entre 1920 et 1929, avec des chanteuses de blues classique parmi lesquelles on peut citer : Ma Rainey, Bessie Smith, Mamie Smith, Ethel Waters, Ida Cox, Victoria Spivey, Sippie Wallace, Alberta Hunter, Clara Smith, Edith Wilson, Trixie Smith, Lucille Hegamin ou Bertha “Chippie” Hill.
Des centaines d'autres ont enregistré des albums comme Lizzie Miles, Sara Martin, Rosa Henderson, Martha Copeland, Bessie Jackson (Lucille Bogan), Edith Johnson, Katherine Baker, Margaret Johnson, Hattie Burleson, Madlyn Davis, Ivy Smith, Alberta Brown, Gladys Bentley, Billie and Ida Goodson, Fannie May Goosby, Bernice Edwards ou Florence Mills. On a donné aux chanteuses de blues de cette époque le nom de «Classic (female) blues singers».
Plusieurs d'entre elles firent leurs débuts très jeunes dans des spectacles de minstrel show. Mamie Smith a commencé dès l'âge de dix ans dans des troupes de danse et avec la revue The Smart Set2. Ma Rainey, Bessy Smith ou Ida Cox firent partie des Rabbit's Foot Minstrels1,3.
Ces chanteuses de blues jouaient souvent derrière leur orchestre qui se composait généralement d'un piano, de plusieurs cuivres et une batterie. Ces femmes furent des pionnières dans l'industrie du disque car elles furent les premières femmes noires à être enregistrées mais aussi parce qu'elle furent les premières à exporter un chant basé sur les 12 mesures typique du blues. Mamie Smith fut la toute première à enregistrer un disque de blues, intitulé Crazy Blues, en 19203.Sur scène, ces chanteuses portaient généralement des vêtements élaborés et chantaient les injustices et les douleurs de leur vie, comme celles de leurs spectateurs4. Les tournées qu'elles réalisaient étaient épuisantes car elles étaient la plupart du temps sur la route. Lors du krach boursier de Wall Street en 1929, la popularité des chanteurs de blues a décliné. Certaines sont rentrées chez elles, ont repris un travail ou sont parties pour Hollywood. Dans les années 1960, avec la renaissance du blues, des artistes comme Sippie Wallace, Alberta Hunter, Edith Wilson ou Victoria Spivey sont revenues sur scène. Certaines chanteuses, plus rares, ont aussi pris la guitare pour s'accompagner, telles Elizabeth Cotten et Sister Rosetta Tharpe
Chanteuse de Rhythm and Blues (23 décembre 1935,Galveston, Texas - 7 août 1984, Torrance, Californie)


Esther Phillips, de son vrai nom Esther Mae Jones, est une chanteuse américaine de Rhythm and Blues, de musique soul et de jazz, née le 23 décembre 1935 au Texas et décédée le 7 août 1984 à Torrance (Californie)
Esther Phillips s'est produite à ses débuts, à partir de 1949, sous le nom de Little Esther, au sein de l'orchestre de Johnny Otis. Il lui a fait enregister Double Crossing Blues avec les Robins qui sera n° 1 R&B. Travaillant pour la firme Savoy, elle obtint un nouveau succès avec Ring-A-Dig Doo en 1952. Encore adolescente, elle devient accro à l'alcool et à l'héroïne, et se voit obligée d'arrêter de tourner en 1954.
En 1962, elle revient sur le devant de la scène et signe deux nouveaux succès avec Release Me et And I Love Him, une reprise des Beatles, chez Atlantic. Elle se fait remarquer au festival de Newport en 1966. Sa voix éreintée, comparable à celle de Nina Simone, lui permet de déployer un large panel d'émotions.
Après une nouvelle cure de désintoxication de 1966 à 1969, elle enregistre l'album Burnin' , puis une chanson poignante sur la drogue en 1972 : Home Is Where the Hatred Is, écrite par gil Scot-Heron. L'album From A Whisper To A Scream fut nommé aux Grammy Awards, mais c'est Aretha Franklin qui obtint la récompense. Celle-ci l'offrit à Esther Phillips déclarant qu'elle la méritait plus qu'elle. Son plus grand succès fut une version disco de What A Diff'rence A Day Makes en 1975. Sur la fin de sa carrière, Esther se produisait régulièrement dans des clubs de jazz.
Elle a élue meilleure chanteuse de rhythm & blues par les magazines Rolling Stone et Ebony, et a reçu un prix de l'Académie française de Jazz. Le 7 août 1984, elle est décède d'une insuffisance rénale et hépatique, conséquences de ses excès passés. Elle avait 48 ans.
Discographie
* Release Me !, Lenox, 1963
* And I Love Him, Atlantic, 1965
* Burnin', Atlantic, 1970
* From A Whisper To A Scream, Kudu, 1971
* Alone Again, Naturally, Kudu, 1972
* Black-Eyed Blues, Kudu, 1973
* Performance, Kudu, 1974
* For All We Know, Kudu, 1975
* What A Difference A Day Makes, Columbia, 1975
* Confessin' The Blues, Atlantic, 1975
* Capricorn Princess, Kudu, 1976
* You've Corne A Long Way, Baby, Mercury, 1979
* A Good black Is Hard To Crack, Mercury, 1992
* Esther Phillips Anthology, Soul Brother, 2003
* Home Is Where The Hatred Is: The Kudu Years 1971-1977, Raven, 2004
Nom de naissance : Esther Mae Jones
Pays de naissance : États-Unis
©Nostalgie
Repérée par Johnny Otis, Ester Phillips représente tout le charme du rythme and blues des années 50.
En plus de ses nombreuses collaborations notamment avec les Robins ou encore Mel Walker, la chanteuse a signé de nombreux titres à succès tels que : «Double Crossing Blues »,« Home is where you hatred is » ou encore « And I love him ». Les débuts d’Ester Mae Jones
Esther Mae Jones, de son vrai nom, voit le jour le 23 décembre 1935 aux Etats-Unis.
La chanteuse se fait connaître, dès 1949, sous le pseudonyme de Little Ester, au sein de l’orchestre de l’artiste, Johnny Otis. C’est d’ailleurs lui, qui lui fait enregistrer le tube « Double Crossing Blues » aux côtés des Robins.
Un an plus tard elle s’offre un duo avec Mel Walker sur le morceau « Mistrustin' blues ». C’est une fois de plus un grand succès qui devient numéro un.
A la fin de l'année, elle se sépare de Johnny Otis pour signer chez Federal Records, où elle peut se targuer d’un nouveau hit « Ring-a-dig doo » (1952).
Les tentations de la jeunesse
Encore très jeune à l’époque, elle sombre dans l'alcool et les drogues, notamment l'héroïne. Ces addictions la force à stopper sa carrière en 1954.
En 1962, Esther Mae Jones, qui se produit notamment au Houston Club, se fait remarquer par le chanteur Kenny Rogers qui la fait signer chez Lenox Label. Ester Phillips est née.
L’interprète signe de nouveaux succès en revisitant des standards comme « Release me » ou encore « And I love him ».
Ce dernier titre qui reprend le tube des Beatles, « And I love her » se hisse en tête des classements en 1965. C’est ainsi que les Beatles, en personne, se déplacent aux premiers concerts d’Esther Phillips.
La descente
Un an plus tard, la chanteuse se produit au festival de Newport où sa voix confirme son talent.
Malgré ce retour musical très réussi, l’artiste replonge dans les drogues. Elle suit donc une nouvelle cure de désintoxication entre 1966 et 1969.
L’année suivante, elle offre le disque « Burnin », puis « From a whisper to a scream » (1971) qui lui vaut une nomination aux Grammy Awards. C’est finalement Aretha Franklin qui obtint la récompense.
Un fait marquant
Son douloureuse addiction aux drogues la marque, puisqu’en 1972 elle signe une poignante chanson sur la drogue: « Home is where you hatred is ».
1975 est l’année de son plus grand succès avec une version disco de « What a difference a day makes ». Sur la fin de sa carrière, elle cumule les représentations dans les clubs de jazz.
Le 7 août 1984, elle décède d'une insuffisance rénale et hépatique, suite à ses excès passés.
Esther Phillips est alors âgée de 48 ans
©Nostalgie
https://remixradio.fm/artistes/esther-phillips-265
Esther Phillips, de son vrai nom Esther Mae Jones, etait une chanteuse américaine de rhythm and blues, de musique soul et de jazz, née le 23 décembre 1935 à Galveston (Texas) et décédée le 7 août 1984 à Torrance (Californie).
Elle fut élue meilleure chanteuse de rhythm and blues par les magazines Rolling Stone et Ebony et reçut un prix de l'Académie française de Jazz.
carrière
Esther Phillips fait ses débuts en 1949, sous le nom de Little Esther, au sein de l'orchestre de Johnny Otis qui lui fera, par ailleurs, enregister le simple Double Crossing Blues avec les Robins qui sera n° 1 des ventes Rhythm and blues.
Avec pour la firme Savoy, elle obtient un nouveau succès avec Ring-A-Dig Doo en 1952. Alcoolique et héroïnomane alors qu'elle est encore adolescente elle est contrainte d'interrompre sa carrière en 1954.
Revenue en 1962, elle obtient deux nouveaux succès avec Release Me et And I Love Him, une reprise des Beatles, chez Atlantic. Sa prestation est très remarquée au festival de Newport en 1966. Sa voix éreintée, comparable à celle de Nina Simone, lui permet de déployer un large panel d'émotions.
Après une nouvelle cure de désintoxication de 1966 à 1969, elle enregistre l'album Burnin' , puis une chanson poignante sur la drogue en 1972 : Home Is Where You Hatred Is.
L'album From a Whisper to a Scream est nommé aux Grammy Awards, mais c'est Aretha Franklin qui obtint la récompense. Celle-ci l'offrit à Esther Phillips déclarant qu'elle la méritait plus qu'elle. Son plus grand succès fut une version disco de What a Diff'rence a Day Makes en 1975. Sur la fin de sa carrière, elle se produisait régulièrement dans les clubs de jazz.



