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Publié par J.L.D.

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Billie Holiday

Description de cette image, également commentée ci-après

Ma Rainey en 1917

QUAND LE BLUES CHANTE LES THÈMES DE LA LUTTE POUR L’ÉMANCIPATION FÉMININE...
LE 08-MARS 2020

La Journée internationale des femmes  également appelée journée internationale des droits des femmes dans certains pays comme la France, est célébrée le 8 mars. C'est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Je vais donc profiter de cette journée du 8 mars 2020 afin de vous rappeler le combat de ces chanteuses noires dans les années 1920/1930 aux États Unis. 
Il y a un siècle on produisait déjà, dans le monde, des millions d'œuvres musicales et en particulier aux États-Unis.
Personne à l'époque (et surtout pas les hommes) ne pensait qu'une femme noire puisse enregistrer un disque. Et pourtant la chanson noire des années 1920/1930 fut populaire et féministe. Le "BLUES" chanté par des femmes noires et pauvres. 
 De Bessie Smith à Pura Fe, les femmes ont prouvé qu'avoir le Blues dans la peau n'était pas réservé qu'aux hommes. je vais essayé de leur rendre hommage en sélectionnant pour vous des références qui illustrent leur talent et leur singularité..

J-L D

Lady sings the blues : être femme, noire... et pauvre !

Pascal, Le Monde Libertaire, le 28 janvier 2011

mercredi 17 octobre 2018  Joel-Yves

 

En 1998, Angela Davis publie Blues Legacy and Black Feminism (Blues et féminisme noir) et, à travers les parcours de Ma Rainey, Bessie Smith et Billie Holiday, n’hésite pas à parler de « féminisme noir ». Par leur comportement, ces femmes se sont battues contre la triple domination dont elles étaient victimes : en tant que femmes, en tant que noires et en tant que pauvres pour la plupart. Rappelons qu’à ses débuts, le blues était essentiellement chanté par des hommes, la variété étant davantage le terrain de la gent féminine. Pas facile de vagabonder avec des mouflets accrochés aux jupons… C’est pourtant une femme (blanche !), Sophie Tucker, qui enregistre le premier blues, « St-Louis blues », en 1917, suivie trois ans plus tard par Bessie Smith avec « Crazy blues ». Il n’est pas du tout facile de se faire une place dans ce monde d’hommes. Cette jalousie est-elle à l’origine du terrible machisme qui caractérise l’univers des musiciens de jazz et de blues, comme s’interroge Buzzy Jackson dans Chanteuses de blues (2006) ou que constate également Marie Buscatto dans Femmes du jazz : musicalités, féminités, marginalités (2008) ? En 1954, Billie Holiday chante « Lady sings the blues », affirmant ainsi que les femmes peuvent aussi avoir le blues… et le chanter ! Selon John Hammond senior, Billie incarne l’élégance des déclassés car, issue du milieu de la prostitution d’Harlem, elle exerce un attrait considérable sur tous ceux qui s’écartent des normes sociales. En 2006, dans son album Dreamland Blues, Erja Lyytinen, venue de Finlande, nous explique aujourd’hui ce qui continue à pousser une femme à jouer du blues dans « Why a woman plays the blues ».

 
Ma Rayney

« It hurts me too »

On doit à Ma Rainey un premier plaidoyer en 1928 contre les violences conjugales et les mauvais traitements dans « Black eye blues », sujets malheureusement toujours d’actualité et dont les Carolina Chocolates Drops éditeront une reprise en 2007. En juin 1926, elle se joint à Ida Cox pour exprimer la méfiance envers le partenaire avec « Trust no man », deux ans après que celle-ci a chanté « Wild women don’t have the blues », dans lequel elle s’adresse aux femmes : « Ne soyez pas honnête avec votre homme car lui ne le sera pas/Et il aura vite fait de se dénicher d’autres femmes/Ne soyez pas un ange, devenez une femme sauvage/Pour chasser votre homme de la maison s’il vous traite mal/Les femmes sauvages n’ont jamais le blues. » En 1990, le groupe féminin Saffire en fera une interprétation moderne dans The Uppity Blues Women. Au sujet des violences exercées contre les femmes, comment ne pas évoquer le cas de Tina Turner dans « A fool in love ». On la découvre alors dans sa première apparition enregistrée aux côtés d’Ike et ce titre révèle déjà sans le savoir toute l’ambiguïté de leur relation placée sous les signes de l’amour et de la violence. Ils continuent en 1986, avec « Too much for one woman ».

 
Bessie Smith

« Any woman’s blues »

Dans « I ain’t goin’to play no second fiddle » (1925), Bessie Smith fait savoir à son compagnon qu’elle n’a pas l’intention de jouer les seconds rôles dans leur relation. Elle fait explicitement savoir qu’il est hors de question qu’elle le partage avec quelqu’un d’autre. Enregistré deux ans plus tard, dans « I used to be your sweet mama », elle va encore plus loin et se pose à l’égale de l’homme. L’exigence de justice porté par Bessie était importante non seulement pour ce qui concerne l’égalité entre hommes et femmes, mais aussi dans le domaine plus vaste des relations entre Noirs et Blancs. Elle véhicule ainsi l’image de la femme qui s’affirme et qui s’émancipe. Lorsqu’elle chante en 1941 « Me and my chauffeur blues », Memphis Minnie poursuit la voie tracée par ses aînées et dénonce dans sa chanson la dépendance des femmes envers les hommes en inversant les rôles.

« Love me tender »

Cependant, la domination dans les rapports sexuels n’est pas la seule forme d’aliénation patriarcale. Dans « Washwoman’s blues » (1928-1929), Bessie évoque la pénibilité des tâches ménagères : « La vie de blanchisseuses, ça n’a guère de bons côtés », chante-t-elle. Dans « Work house blues » (1923-1924), elle décrit les travaux de force, les labours et les corvées domestiques. Sur ce thème, on peut penser aussi à Penny Pope qui enregistre en 1930 « Tennessee workhouse blues ». Le travail salarié des femmes n’était pas de tout repos ; dans les champs ou dans les maisons des Blancs comme nous le rappelle Bumble Bee Slim en 1936 dans « Meet me in the bottom » : « Vous les Blancs, par pitié/ne donnez pas de boulot à cette fille, hoooo/elle est mariée et je ne veux pas qu’elle bosse trop dur ! » Cette idée que les femmes ne sont pas des fainéantes (et que leur place n’est pas à la maison !) est reprise par Sue Foley en 2004 dans « Hardworking woman » et par nos compatriotes de Malted Milk dans l’album Sweet Soul Blues sorti en 2010 ! Profitons-en pour signaler que les hommes, même s’ils ne sont pas très nombreux, ne restent pas totalement sourds aux revendications féminines : Sonny Terry et Brownie McGhee, JB Lenoir, et plus près de nous T-Bone Burnett, reprennent le titre de Buster Brown : « Don’t dog your woman ». De son côté, Detroit Junior enregistre en 2002 « It’s Bad to Make a Woman Mad ».

J B Lenoir Don’t Dog Your Woman unreleased

Voici maintenant un authentique témoignage de la censure puritaine sous forme d’une petite histoire… En 1954, Hank Ballard sort « Work with me Annie » qui affirmait fort virilement la supériorité masculine. Dans le courant de l’année suivante, Etta James y répond dans « Roll with me Henry » mais le titre ayant été jugé trop suggestif (« Baise avec moi, Henry »), on a rebaptisé la chanson « The wallflower » avant de l’appeler dorénavant « Dance with me Henry ». Reprise par Georgia Gibbs cela deviendra un tube… chez les Blancs ! Dans « W-O-M-A-N », en 1955, c’est à Muddy Waters qu’elle s’en prend en pastichant dans l’intro la célèbre chanson machiste de Muddy, « I’m a man », l’année même de sa sortie. Provocatrice, elle avertit le « mâle » qu’il va falloir qu’il assure, mais revendique aussi du même coup le plaisir sexuel féminin alors que la notion de plaisir au cours du coït était exclusivement réservé à l’homme dans le code moral de bonne conduite de la société réactionnaire et conservatrice de l’époque. Donna Greene reprend cette idée en 2008 avec « A girl’s gotta have a little pleasure ». Dans « You can have my husband », au départ une chanson de 1960 reprise plus tard par Koko Taylor, celle-ci va subtilement la transformer et, preuve que les temps et les mentalités ont changé, elle chante « You can have my husband, but let me the maid… » qu’on pourrait traduire par « profite de mon mari si tu veux, mais laisse-le moi pour faire le ménage ».

La domination patriarcale c’est aussi le mariage, et le sentiment de propriété sur un(e) individu(e) que fustige Sue Foley dans Ten Days In November en 1998 avec le titre « She Don’t Belong To You ». Et puis aussi les stéréotypes esthétiques, qu’évoquent avec humour Mildred Bailey dans « Scrap your fat » et avec plus d’emphase encore Candy Kane dans « You need a big fat mama », qui milite pour la reconnaissance des femmes fortes… à noter encore qu’on ne commence à envisager des « droits » aux femmes, même s’ils sont encore réservés à la sphère privée, qu’en 1946 et on reconnaît enfin qu’une femme a le droit de faire le choix de son partenaire dans « Woman’s got a right to change her mind » attribué à J.C. et Irene Higginbotham, puis repris par Dave Alvin en 1993 et Jan Buckingham en 2003.

Dieu est une femme… et elle est noire !

Candye Kane fait allusion à cette blague en vogue dans les milieux progressistes des états-Unis des années 70, « les astronautes ont croisé Dieu en allant sur la Lune… Elle est noire ». Avec « The Lord was a woman » paru dans Diva La Grande (2002), elle continue à déranger l’ordre patriarcal. Elle n’est pas seule à poursuivre le combat pour l’émancipation féminine en mettant en chanson les mécanismes sociaux qui rendent possible la domination masculine. Non seulement les textes où les femmes ont réussi à mettre en musique leur alienation continuent à être chantés [1], mais en plus, la relève semble assurée et pas seulement au États-Unis, avec de nouvelles compositions [2].

Pour conclure, il convient de saluer le travail de Nina Van Horn qui publie en 2009 un magnifique hommage aux femmes du blues, dans lequel on retrouve outre les portraits de Bessie Smith, Ma Rainey, Memphis Minnie et Billie Holiday, ceux de Victoria Spivey, Georgia White, Mildred Bailey et Odetta. P.
Pascal
 
Bessie Smith

Chanteuse Blues (1894, Chattanooga - 1937, Clarksdale)

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Bessie_Smith/144599

Elle enregistre en 1923 son premier disque, qui connut un immense succès. Surnommée l'Impératrice du blues, elle fut une très grande vedette jusqu'en 1930 avant de sombrer dans l'alcoolisme et la misère. Parmi ses enregistrements, citons : Bessie Smith, Great Original Performances. 1925-1933.

Dès 1921, sa personnalité s'affirme au sein de son propre orchestre, qu'elle emmène dans les villes du Nord ; deux ans après, un contrat avec Columbia lui permet de supplanter avec Down Hearted Blues les premières chanteuses de blues enregistrées- Mamie Smith, Ida Cox, Alberta Hunter, Victoria Spivey, Ethel Waters- et elle devient vite la première superstar du show-business noir. Jusqu'en 1930, Bessie Smith grave une centaine de chefs-d'œuvre, accompagnée par les plus grands jazzmen, dont Armstrong, Coleman Hawkins, James P. Johnson, Fletcher Henderson et son impresario, Clarence Williams. Ses chansons réalistes, mais peu politisées, décrivent très crûment la misère, la souffrance amoureuse et les calamités naturelles dans un style plus déchirant que plaintif, souvent empreint d'un féminisme rageur. Sous les chapiteaux comme dans les théâtres plus luxueux, sa beauté et son élégance tapageuse, son franc-parler et son instinct bagarreur qui n'épargnent pas les Blancs font de son tour de chant un événement local. Malgré sa vie très libre, elle va à l'office chaque dimanche, où qu'elle soit,et les innombrables preachers qu'elle y écoute avidement influencent beaucoup ses interprétations profanes. Hélas, après la Grande Crise, son style passe de mode et elle connaîtra un certain déclin, accentué par son divorce et par un alcoolisme chronique, dont elle se moque elle-même dans le film Saint Louis Blues que lui consacre la Warner en 1929. Par sa grande liberté rythmique et sa diction très subtile, Bessie Smith a su franchir en quelques trop brèves années une distance considérable : celle qui sépare les accentuations un peu carrées du blues rural de ce balancement enjôleur ou songeur que retrouveront à sa suite Billie Holiday et Ella Fitzgerald. Mieux, elle aura découvert tous les codes tacites qui font de la chanteuse de jazz, à part entière, un membre de l'orchestre.

La pièce d'Edward Albee, La Mort de Bessie Smith, n'a pas mis fin à la polémique : selon certains témoins, un hôpital « blanc » aurait refusé de l'admettre après son accident de voiture. On ne saura jamais vraiment si c'est la ségrégation qui lui a coûté cette vie qu'elle avait assombrie de toute façon. En tout cas, elle est morte là où elle a toujours vécu : sur la route. Car c'est par les minstrel shows itinérants que cette orpheline a commencé à dix-huit ans sa carrière nomade, dans la troupe où chantait son aînée et premier modèle, Gertrude « Ma » Rainey.

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Bessie_Smith/144599

NASHVILLE WOMEN'S BLUES Fred Longshaw Bessie Smith w Louis Armstrong (cornet) Charlie Green (trombone) Fletcher Henderson (piano) rec 26/5/25 NY Folks,

I know you all have heard the blues,

But this is what you likely never knew,

And in that city, Tennessee,

Every night about half past three,

The women down there pays out the shivaree.

Down in Nashville Tennessee,

Down in Nashville Tennessee,

Women down there, they does the shivaree.

If you go down there,

you have no time to lose,

Just go up town and buy new pair of shoes.

Folks down there they drinks a lots of booze.

You can suggest what you choose,

I have got those Nashville women's blues.

Down there, they strut their stuff,

Down there, they strut their stuff,

The way they strut, it really ain't no bluff!

You can say what you choose,

I have got those Nashville women's blues.

NASHVILLE WOMEN'S BLUES Fred Longshaw Bessie Smith avec Louis Armstrong (cornet) Charlie Green (trombone) Fletcher Henderson (piano) cons 26/5/25 NY

Les amis, je sais que vous avez tous entendu le blues,

 Mais c'est ce que vous n'avez probablement jamais su,

Et dans cette ville, Tennessee,

Chaque soir, environ trois heures et demie,

Les femmes là-bas versent le shivaree.

À Nashville Tennessee,

À Nashville Tennessee,

Les femmes là-bas, elles font le shivaree.

Si vous y allez, vous n'avez pas de temps à perdre,

Il suffit de monter en ville et d'acheter une nouvelle paire de chaussures.

Les gens là-bas boivent beaucoup d'alcool.

Vous pouvez suggérer ce que vous choisissez,

J'ai le blues des femmes de Nashville.

Là-bas, ils se pavanent,

Là-bas, ils se pavanent,

La façon dont ils se pavanent, ce n'est vraiment pas un bluff!

Vous pouvez dire ce que vous choisissez,

J'ai le blues des femmes de Nashville.

SOBBIN' HEARTED BLUES Perry "Mule" Bradford / Layer / Davis as rec by Bessie Smith w Louis Armstrong (cornet) & Fred Longshaw (piano) Jan 24th 1925 New York

You treated me wrong, I've treated you right,

I worked for you both day and night!

You bragged to women that I was your fool

So now I've got them sobbin' hearted blues.

The sun don't shine in my back door some days,

The sun don't shine in my back door some days,

It's true I love you but I won't take mean treatments any more!

All I want is your picture, it must be in a frame,

All I want is your picture, it must be in a frame,

When you go, I can see you just the same!

I'm gonna start walkin' 'cause I got a wooden pair o' shoes,

I'm gonna start walkin', I got a wooden pair o' shoes,

Gonna keep on walkin' till I lose these sobbin' hearted blues!

(Contributed by Peter Akers - May 2009)

 

SOBBIN 'HEARTED BLUES Perry "Mule" Bradford / Layer / Davis comme rec par Bessie Smith w Louis Armstrong (cornet) & Fred Longshaw (piano) 24 janvier 1925 New York

Tu m'as mal traité, je t'ai bien traité,

J'ai travaillé pour toi jour et nuit!

Vous vous êtes vanté auprès des femmes que j'étais votre idiot Alors maintenant,

je leur ai des bleus au cœur sobre.

Le soleil ne brille pas dans ma porte arrière certains jours,

Le soleil ne brille pas dans ma porte arrière certains jours,

C'est vrai que je t'aime mais je ne prendrai plus de traitements méchants!

Tout ce que je veux c'est ta photo,

elle doit être dans un cadre,

Tout ce que je veux c'est ta photo,

elle doit être dans un cadre,

Quand tu pars, je te vois quand même!

Je vais commencer à marcher parce que j'ai une paire de chaussures en bois,

Je vais commencer à marcher,

j'ai une paire de chaussures en bois,

Je vais continuer à marcher jusqu'à ce que je perde ces bleus au cœur sobbin!

(Contribution de Peter Akers - mai 2009)
 

RAINEY MA(1886-1939)

La chanteuse américaine, Ma Rainey, surnommée la « Mère du blues », est reconnue comme la première grande chanteuse noire professionnelle de blues.

Gertrude Malissa Nix Pridgett est née le 26 avril 1886, à Columbus, en Georgie. Elle se produit pour la première fois en public vers l'âge de quatorze ans dans un concours de jeunes talents « Bunch of Blackberries », qui se déroule au Springer Opera House dans sa ville natale. On ne sait pas grand-chose de plus de sa jeunesse. En février 1904, elle épouse William Rainey, interprète de variétés surnommé Pa Rainey ; pendant plusieurs années, ils font des tournées de chant et de danse avec des groupes de musiciens noirs. En 1902, dans une petite ville du Missouri, elle entend pour la première fois le genre de musique qui va devenir le blues.

Une fois connue, Ma Rainey commence à chanter du blues et contribue beaucoup à faire évoluer ce style et à le rendre populaire. Dans ses voyages, elle se produit avec des groupes de jazz et des orchestres improvisés dans tout le Sud. Avec le Cirque de Tolliver et la troupe Musical Extravaganza, elle exerce une influence directe sur la jeune Bessie Smith. Sa voix profonde de contralto, parfois à la limite de la rudesse, est un instrument puissant pour traduire le pathétique de ses chansons qui évoque avec simplicité la vie et les émotions de tous les jours.

En 1923, Ma Rainey fait ses premiers enregistrements phonographiques pour la maison Paramount. En cinq ans, elle enregistre quatre-vingt-douze chansons – notamment See See Rider, Prove It on Me, Blues Oh Blues, Sleep Talking, Oh Papa Blues, Trust No Man, Slave to The Blues, New Boweavil Blues et Slow Driving Moan – cette dernière devenant le seul enregistrement permanent de l'une des artistes de musique populaire les plus influentes de son temps. Elle continue à chanter en public au cours des années 1930 et meurt le 22 décembre 1939, à Rome, en Georgie.

—  Universalis

Jealous Hearted Blues

Ma Rainey

Tu peux avoir mon argent, bébé, tout ce que je possède
You can have my money, baby, everything I own

Mais pour l'amour de Dieu, laisse mon homme tranquille
But for God sakes leave my man alone

Parce que je suis jaloux, jaloux
'Cause I'm jealous, jealous

La jalousie me passionnait.
Jealous hearted me.

Seigneur, je suis juste jaloux
Lord I'm just jealous

Jalouse comme je peux l'être
Jealous as I can be

Il faut une chaise berçante pour basculer, une balle en caoutchouc pour rouler
It takes a rocking chair to rock, a rubber ball to roll

Prend un homme que j'aime pour satisfaire mon âme
Takes a man I love to satisfy my soul

Oui je suis jaloux, jaloux
Yes I'm jealous, jealous

La jalousie m'a donné le cœur
Jealous hearted me

Seigneur, je suis juste jaloux
Lord I'm just jealous

Jalouse comme je peux l'être
Jealous as I can be

J'ai une cuisinière dans ma cuisine, cuisine bien et brune
Got a range in my kitchen, cooks nice and brown

Tout ce dont j'ai besoin, c'est de mon homme, pour baisser mon amortisseur
All I need is my man, to turn my damper down

Parce que je suis jaloux, jaloux
Because I'm jealous, jealous

La jalousie m'a donné le cœur
Jealous hearted me

Seigneur, je suis juste jaloux
Lord I'm just jealous

Jalouse comme je peux l'être
Jealous as I can be

Aller m'acheter un bouledogue, le regarder pendant que je dors
Going to buy me a bulldog, to watch him while I sleep

Juste pour empêcher mon homme de faire son minuit.
Just to keep my man from making his midnight creep.

Oui je suis jaloux, jaloux
Yes I'm jealous, jealous

La jalousie m'a donné le cœur
Jealous hearted me

Seigneur, je suis juste jaloux
Lord I'm just jealous

Jalouse comme je peux l'être
Jealous as I can be

 

Source : Musixmatch

Paroliers : Lovie Austin

Paroles de: Jealous Hearted Blues © Universal Music Corp.

Deep Moaning Blues: 2

Mmmn, mmmn
Mmmn, mmmn

Mmmn, mmmn
Mmmn, mmmn

Ma cloche a sonné ce matin, je ne savais pas où aller
My bell rang this morning, didn't know which way to go

Ma cloche a sonné ce matin, je ne savais pas où aller
My bell rang this morning, didn't know which way to go

J'avais tellement de blues
I had the blues so bad

Je m'assieds sur mon sol
I sit right down on my floor

J'avais envie d'aller sur la montagne, de sauter dans la mer
I felt like going on the mountain, jumping over in the sea

J'avais envie d'aller dans la montagne, de sauter dans la mer
I felt like going in the mountain, jumping over in the sea

Quand mon papa sort tard, il s'en fiche de moi
When my Daddy stay out late he don't care a thing for me

Mmmnn, mmmn
Mmmnn, mmmn

Mmmmn, mmmn
Mmmmn, mmmn

Papa, papa, s'il te plaît, rentre chez moi
Daddy, daddy, please come home to me

Papa, papa, s'il te plaît, rentre chez moi
Daddy, daddy, please come home to me

Je suis en route, fou comme je peux l'être
I'm on my way, crazy as I can be

Source : Musixmatch

Paroliers : Ma Rainey

 

La chanteuse Ma Rainey a été la première artiste de scène populaire à incorporer du blues authentique à son répertoire de chansons et est devenue la «mère du blues».

Synopsis

Née Gertrude Pridgett le 26 avril 1886, à Columbus, en Géorgie, Ma Rainey est devenue la première artiste de scène populaire à incorporer du blues authentique à son répertoire de chansons. Elle a joué pendant les trois premières décennies du 20e siècle et a connu une popularité de masse pendant la folie du blues des années 1920. La musique de Rainey a servi d'inspiration à des poètes tels que Langston Hughes et Sterling Brown.

Connue sous le nom de «Mère des bleus», elle jouit d'une popularité de masse pendant l'engouement pour le blues des années 1920. Décrit par le poète afro-américain Sterling Brown dans Black Culture and Black Consciousness comme «une personne du peuple», Rainey a enregistré dans divers contextes musicaux et a montré l'influence de véritables blues ruraux. Elle est largement reconnue comme la première grande chanteuse de blues féminine.

Rainey a travaillé à l'Opéra de Springer en 1900, se produisant comme chanteur et danseur dans le spectacle de talents local, "A Bunch of Blackberries". Le 2 février 1904, Pridgett épousa le chanteur de comédie William "Pa" Rainey. Présenté comme "Ma" et "Pa" Rainey, le couple a visité des spectacles et des cabarets dans le sud de la tente. Bien qu'elle n'ait pas entendu de blues à Columbus, les nombreux voyages de Rainey l'avaient, en 1905, mise en contact avec des blues country authentiques, qu'elle a intégrés à son répertoire de chansons. "Sa capacité à capturer l'humeur et l'essence de la vie rurale noire du sud des années 1920", a noté Daphane Harrison dans Black Pearls: Blues Queens "l'a rapidement séduite par une foule d'adeptes à travers le Sud." Lors de leur représentation avec la troupe de Moses Stokes en 1912, les Raineys ont fait la connaissance de la danseuse nouvellement recrutée, Bessie Smith. Huit ans l'aîné de Smith, Rainey s'est rapidement lié d'amitié avec le jeune interprète. En dépit de précédents récits historiques attribuant à Rainey le rôle de coach vocal de Smith, il a été généralement admis par les universitaires modernes que Rainey a joué un rôle moins important dans la formation du style de chant de Smith. "Ma Rainey a probablement transmis une partie de son expérience de chant à Bessie", a expliqué Chris Albertson dans les notes de doublure aux Giants of Jazz , "mais l'instruction devait être rudimentaire. Bien qu'elles partagent une maîtrise extraordinaire de l'idiome, les deux femmes livré leurs messages dans des styles et des voix différents et manifestement personnels. 

Blues Star

Vers 1915, les Raineys ont fait une tournée avec Rabbit Foot Minstrels de Fat Chappelle. Par la suite, ils ont été présentés comme les "assassins du blues" avec Tolliver's Circus et Musical Extravaganza. Séparée de son mari en 1916, Rainey a ensuite tourné avec son propre groupe, Madame Gertrude Ma Rainey et Her Georgia Smart Sets, avec Vune ligne de chœur et un Cotton Blossoms Show, et le Carnival Show de Donald McGregor.

Avec l'aide de Mayo "Ink" Williams, Rainey enregistre pour la première fois pour le label Paramount en 1923 (trois ans après le premier côté blues enregistré par Mamie Smith). Déjà chanteuse populaire dans le circuit du théâtre du Sud, Rainey est entrée dans l'industrie du disque en tant que talent expérimenté et stylistiquement mature. Sa première session, coupée avec Austin et ses Blue Serenaders, mettait en vedette le numéro traditionnel "Bo-Weevil Blues". La chanteuse de blues, Victoria Spivey, a déclaré plus tard à propos de l'enregistrement, cité dans The Devil's Music , "Personne au monde n'a pu crier 'Hey Boweevil' comme elle. Pas comme Ma. Personne."

En 1923, Rainey a également sorti "Moonshine Blues" avec Lovie Austin, et "Yonder Comes the Blues" avec Louis Armstrong. La même année, Rainey enregistre "See See Rider", un numéro qui, comme Arnold Shaw l'a observé dans Black Popular Music en Amérique , apparaît comme "l'une des chansons de blues les plus célèbres et enregistrées. (Rainey's) est le premier enregistrement de cette chanson, lui donnant une emprise sur le droit d'auteur, et l'une des meilleures des plus de 100 versions. "

En août 1924, Rainey - avec la guitare à 12 cordes de Miles Pruitt et un second guitariste inconnu - enregistra le numéro de blues à huit mesures "Shave 'Em Dry". Dans les notes de fond de The Blues , le folkloriste WK McNeil a observé que le nombre "est typique de la production de Rainey, une voix entraînante et sans nom propulsée par un accompagnateur qui joue le numéro directement. pièce terne et élémentaire. "

'Down Home' Blues Image

Contrairement à de nombreux autres musiciens de blues, Rainey a acquis une réputation de professionnel sur scène et dans les affaires. Selon Mayo Williams, tel que cité dans les notes de doublure de la pièce noire d'August Wilson de 1988, Ma Rainey's Black Bottom , "Ma Rainey était une femme d'affaires astucieuse. Nous n'avons jamais essayé de lui faire des arnaques. Pendant les cinq ans de carrière d'enregistrement de Rainey chez Paramount, elle couper près de quatre-vingt dix côtés, dont la plupart traitaient des sujets de l'amour et de la sexualité - des thèmes de débauche qui lui ont souvent valu la facturation de "Madame Rainey". Comme William Barlow l'a expliqué, dans Looking Up at Down, ses chansons étaient également "diverses, mais profondément enracinées dans les expériences quotidiennes des Noirs du Sud. Le blues de Ma Rainey était des histoires simples et directes sur le cœur brisé, la promiscuité, les beuveries, l'odyssée des voyages, le lieu de travail et le gang de la route de la prison, la magie et la superstition - en bref, le paysage du sud des Afro-Américains à l'ère post-reconstruction. "

Avec le succès de ses premiers enregistrements, Rainey a participé à une tournée promotionnelle de Paramount qui mettait en vedette un groupe de sauvegarde nouvellement assemblé. En 1924, le pianiste et arrangeur Thomas A. Dorsey a recruté des membres pour le groupe de tournée de Rainey, The Wild Cats Jazz Band. Servant à la fois de réalisateur et de manager, Dorsey a réuni des musiciens capables qui pouvaient lire des arrangements ainsi que jouer dans un style "home blues". Les débuts de la tournée de Rainey au Grand Theatre de Chicago sur State Street ont marqué la première apparition d'un artiste de blues "chez soi" dans le célèbre lieu du sud.

Drapée de longues robes et recouverte de diamants et d'un collier de pièces d'or, Rainey avait une puissante commande sur son public. Elle ouvrait souvent son spectacle sur scène en chantant "Moonshine Blues" à l'intérieur du cabinet d'une victrola surdimensionnée, d'où elle émergeait pour accueillir un public presque frénétique. Comme le rappelle Dorsey, dans The Rise of Gospel Blues , "Quand elle a commencé à chanter, l'or dans ses dents scintillait. Elle était sous les projecteurs. Elle possédait des auditeurs; ils se balançaient, ils se balançaient, ils gémissaient et gémissaient, car ils sentaient le blues avec elle. "

Des années plus tard

Jusqu'en 1926, Rainey se produit avec ses Wild Jazz Cats sur le circuit de la Owner Owner's Booking Association (TOBA). Cette année-là, après que Dorsey a quitté le groupe, elle a enregistré avec divers musiciens sur le label Paramount - souvent sous le nom de Ma Rainey et son Georgia Jazz Band qui, à diverses occasions, comprenait des musiciens tels que les pianistes Fletcher Henderson, Claude Hopkins et Willie the Lion Smith; les joueurs de roseaux Don Redman, Buster Bailey et Coleman Hawkins; et les trompettistes Louis Armstrong et Tommy Ladnier. En 1927, Rainey a coupé des côtés tels que "Black Cat, Hoot Owl Blues" avec le Tub Jug Washboard Band. Lors de ses dernières sessions, tenues en 1928, elle a chanté en compagnie de son ancien pianiste Thomas "Georgia Tom" Dorsey et du guitariste Hudson "Tampa Red" Whittaker, produisant des numéros comme "Black Eye Blues".

Bien que les circuits TOBA et vaudeville soient en déclin au début des années 1930, Rainey continue de se produire, recourant souvent à des spectacles de tente. Après la mort de sa mère et de sa sœur, Rainey se retire de l'industrie musicale en 1935 et s'installe à Columbus. Au cours des années suivantes, elle a consacré son temps à la propriété de deux lieux de divertissement - le Lyric Theatre et l'Airdome - ainsi qu'à des activités dans la Friendship Baptist Church. Rainey est décédé à Rome, en Géorgie - certaines sources disent Columbus - le 22 décembre 1939.

Héritage

Un grand contributeur à la riche tradition du blues américain, la musique de Rainey a servi d'inspiration à des poètes afro-américains tels que Langston Hughes et Sterling Brown, ce dernier ayant rendu hommage au chanteur majestueux dans le poème "Ma Rainey", paru dans son 1932 collection Southern Road . Plus récemment, Alice Walker a considéré la musique de Ma Rainey comme un modèle culturel de la féminité afro-américaine lorsqu'elle a écrit le roman lauréat du prix Pulitzer, The Color Purple . En perles noires, Daphane Harrison a fait l'éloge de Rainey en tant que premier grand chanteur de blues: "La bonne humeur et enjouée Rainey aimait la vie, aimait l'amour et, surtout, aimait son peuple. Sa voix éclate avec une déclaration chaleureuse de courage et de détermination - une réaffirmation de la vie noire. "

Le titre de l'article: Ma Rainey Biographie

Auteur Rédacteurs: Biography.com
Nom du site Web: Le site Biography.com
Date d'accès: 10 mars 2020
Éditeur Réseaux de télévision: A&E
Dernière mise à jour: 10 juillet 2019
Date de publication originale: 2 avril 2014

Prove It To Me Blues

 

Hier soir, j'ai fait un mauvais combat. Tout semblait mal se passer
When I last night, Hade a bad big fight Everything seemed to go on wrong

J'ai levé les yeux, à ma grande surprise
I looked up, to my surprise

La fille avec qui j'étais était partie.
The gal I was with was gone.

Où elle est allée, je ne sais pas
Where she went, I don't know

Je veux suivre partout où elle va;
I mean to follow everywhere she goes;

Les gens disent que je suis de travers.
Folks say I'm crooked.

Je ne savais pas où elle l'avait pris
I didn't know where she took it

Je veux que le monde entier sache.
I want the whole world to know.

Ils disent que je le fais, personne ne m'a attrapé
They say I do it, ain't nobody caught me

Bien sûr, je dois le prouver;
Sure got to prove it on me;

Je suis sorti hier soir avec une foule de mes amis,
Went out last night with a crowd of my friends,

Ils devaient être des femmes, parce que je n'aime pas les hommes.
They must've been women, 'cause I don't like no men.

C'est vrai que je porte un col et une cravate,
It's true I wear a collar and a tie,

Fait souffler le vent tout le temps
Makes the wind blow all the while

Ne dis-tu pas que je le fais, personne ne m'a attrapé
Don't you say I do it, ain't nobody caught me

Tu dois vraiment me le prouver.
You sure got to prove it on me.

Dis que je le fais, personne ne m'a attrapé
Say I do it, ain't nobody caught me

Bien sûr, je dois le prouver.
Sure got to prove it on me.

Je suis sorti hier soir avec une foule de mes amis,
I went out last night with a crowd of my friends,

Ça devait être des femmes, parce que je n'aime pas les hommes.
It must've been women, 'cause I don't like no men.

Porter mes vêtements comme un fan
Wear my clothes just like a fan

Parlez aux filles comme n'importe quel vieil homme
Talk to the gals just like any old man

Parce qu'ils disent que je le fais, personne ne m'a attrapé
Cause they say I do it, ain't nobody caught me

Bien sûr, je dois le prouver.
Sure got to prove it on me.

Source : Musixmatch

Paroliers : Ma Rainey

Trust No Man

Artiste: Ma Rainey ( Gertrude Pridgett)

Trust No Man

I want all you women

to listen to me

Don't trust your man

no further than your eyes can see

 

I trusted my man

with my best friend

But that was a bad bargain

in the end

 

Trust no man

Trust no man

No further than your eyes can see

I said trust no man

No further than your eyes can see

 

He'll say that he loves you

and swear that it's true

The very next minute he'll turn his back on you

Trust no man

No further than your eyes can see

 

Just feed your daddy

With a long handled spoon

Keep showing you love him

Morning, night, and noon

 

Sometimes your heart will ache

and almost bust

That's why

there's no daddy good enough to trust

Trust no man

Hey! Take Ma' Rainey's advice

Trust no man

I mean not even your own man

All right now

Don't trust nobody

 

Ahhh...

Trust no man

Trust no man

No further than your eyes can see

https://lyricstranslate.com

Ne crois aucun homme

Je veux toutes vous les femmes m'écouter

Ne fais pas confiance à ton homme

pas plus que ce que tes yeux peuvent voir

J'ai fait confiance à mon homme avec mon meilleur ami

Mais c'était une mauvaise affaire à la fin

Ne crois aucun homme

Ne crois aucun homme

Pas plus loin que tes yeux ne peuvent voir

J'ai dit ne fais confiance à personne

Pas plus loin que tes yeux ne peuvent voir 

Il dira qu'il t'aime et jure que c'est vrai

Dès la prochaine minute, il vous tournera le dos

Ne crois aucun homme

Pas plus loin que tes yeux ne peuvent voir

Nourris ton papa

Avec une cuillère à long manche

Continuez à montrer que vous l'aimez

Matin, soir et midi

Parfois, ton cœur te fait mal et presque buste

C'est pourquoi il n'y a pas de papa assez bon pour faire confiance

Ne crois aucun homme

Hey! Suivez les conseils de Ma 'Rainey

Ne crois aucun homme

Je veux dire même pas ton propre homme

D'accord maintenant

Ne fais confiance à personne

Ahhh ...

Ne crois aucun homme

Ne crois aucun homme

Pas plus loin que tes yeux ne peuvent voir

https://lyricstranslate.com

Publié par Invité·e le Mer, 03/05/2017 - 02:30

 

Billie Holiday

Chanteuse de jazz américaine (1915, Baltimore – 1959, New-York)

Chanteuse au destin aussi tragique qu’exceptionnel, Billie Holiday est l’une des plus grande voix de l’histoire du jazz

Billie Holiday, née Eleanora Fagan, est confrontée dès ses jeunes années à la drogue, la prostitution et la violence. Après que son père, guitariste de jazz, ait quitté le foyer, la jeune Eleanora part s’installer à New-York avec sa mère, Sadie Fagan, en 1928. Pendant que cette dernière travaille la nuit dans les maisons closes, Eleanora découvre la vie nocturne new-yorkaise et ses nombreux clubs de jazz. Autodidacte, elle développe son oreille et sa voix et prend pour nom de scène Billie Holiday, d’après le nom de son père. Elle se produit d’abord dans les clubs de Harlem jusqu’à sa rencontre avec John Hammond en 1933. Producteur pour le label Columbia, il l’engage pour chanter aux côtés du clarinettiste Benny Goodman avec lequel elle enregistre Your Mother's Son-in-Law et Riffin' the Scotch. S’en suivront plusieurs concerts à l’Apollo de Harlem, accompagnés d’abord par Bobby Henderson puis par l'orchestre de Ralph Cooper.

En 1935, Billie Holiday enregistre avec Duke Ellington et son orchestre la bande son du film Symphony in Black, puis ses premiers grands disques avec la formation de Teddy Wilson. Elle est également prise sous contrat par le manager de Louis Armstrong. Après avoir travaillé près d’un an avec Count Basie elle multiplie les tournées avec Artie Shaw et son orchestre. Au sein de ce dernier big-band, elle subit le racisme d’un public qui la perçoit comme une chanteuse noire au milieu de musiciens blancs : dans les états du sud de l’Amérique, elle est à plusieurs reprises interdite de scène… Cette dure expérience la pousse à se consacrer exclusivement une carrière soliste.
Billie Holiday enregistre alors sous son propre nom et se produit dans les plus grands clubs de New-York. Parmi ses succès : Strange Fruit, Lover Man, God Bless The Child, Gloomy Sunday. Malgré une reconnaissance croissante, elle tombe en dépression et sombre dans l'alcoolisme et la drogue. En 1945, elle commence à prendre de l’héroïne, sous l’influence de Joe Guy,son nouveau compagnon. Cette période trouble durant laquelle elle apprend également le décès de sa mère marque pourtant le sommet de sa carrière : en 1946, elle enregistre les chansons les plus emblématiques de son répertoire comme Lover Man ou Billie's Blues. Condamnée à une année de prison pour détention de drogues, elle remonte sur scène en 1948 et triomphe au Carnegie Hall.

Au début des années 50, elle rencontre Louis McKay, qui tente de la faire sortir de la drogue et de relancer sa carrière. Elle renoue un temps avec le succès et signe chez le label Verve. Mais son addiction à la drogue la ronge toujours et affaiblit sa voix. Billie Holiday enregistre son ultime chef-d’œuvre 1958, l’album Lady in Satin. Elle s’engage, malgré des problèmes de santé qui l'affaiblissent beaucoup, dans une tournée européenne et se produit notamment à Paris. Dans le public ce soir là : Juliette Gréco et Serge Gainsbourg. De retour en Amérique, elle se heurte à la disparition de son ami Lester Young et s'enferma définitivement dans la drogue et l'alcool. Transférée à l’hôpital de Harlem, elle décèdera quelques jours plus tard.

En quelques dates

1939 : un jeune professeur, sous le pseudonyme Lewis Allan, lui propose de mettre en musique son poème Strange Fruit. La chanson dénonce les lynchages que subissent les Afro-Américains aux Etats-Unis.
1944 : quitte Columbia pour la maison de disques Decca.
1947 : chante aux côtés de Louis Armstrong dans le film musical New Orleans. Elle se fait ainsi connaître dans le monde entier.
1954 : participe au premier festival de Newport.
1957 : publie son autobiographie : Lady Sings The Blues.
1959 : fait sa dernière apparition publique au Phoenix Theater de New-York.

En quelques œuvres

1952 :Billie Holiday Sings
1955 :Stay with Me
1956 :Lady Sings the Blues
1957 :Body and Soul
1958 :Lady in Satin

Biographie de la Documentation de Radio France, août 2015.

STRANGE FRUIT DE BILLIE HOLIDAY
GENRE musique vocale : chanson
TEXTE texte de Abel Meeropol (sous le pseudonyme de Lewis Allan)
COMPOSITION vers 1937 par Abel Meeropol, arrangement de Daniel Mendelsohn en 1939
CRÉATION (DANS LA VERSION DE BILLIE HOLIDAY) en 1939, au Café Society (New York)
ENREGISTREMENT le 20 avril 1939 par Commodore Records

Strange Fruit (Fruit Etrange *)

Southern trees bear strange fruit
Les arbres du Sud portent un fruit étrange
Blood on the leaves and blood on the root
Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines
Black bodies swinging in the southern breeze
Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud
Strange fruit hanging from poplar trees
Un fruit étrange suspendu aux peupliers

Pastoral scene of the gallant South
Scène pastorale du vaillant Sud
The bulging eyes and the twisted mouth
Les yeux révulsés et la bouche déformée
Scent of magnolia sweet and fresh
Le parfum des magnolias doux et printanier
Then the sudden smell of burning flesh
Puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle

Here is a fruit for the crows to pluck
Voici un fruit que les corbeaux picorent
For the rain to gather, for the wind to suck
Que la pluie fait pousser, que le vent assèche
For the sun to ripe, to the tree to drop
Que le soleil fait mûrir, que l'arbre fait tomber
Here is a strange and bitter crop !
Voici une bien étrange et amère récolte !

Chanson composée en 1946 par Abel Meeropol afin de dénoncer les Necktie Party ( pendaison) qui avait lieu dans le Sud des Etats Unis et auxquels les blancs assistaient habillés sur leur 31. Cette chanson fut offerte à Billie Holiday au cours de sa carrière, et rencontra un immense succès lors de sa sortie.

1939 : un jeune professeur, sous le pseudonyme Lewis Allan, lui propose de mettre en musique son poème Strange Fruit. La chanson dénonce les lynchages que subissent les Afro-Américains aux Etats-Unis.

Gloomy Sunday (Sombre Dimanche)

Sunday is gloomy, my hours are slumberless
Dimanche est sombre, mes heures sont insomniaques
Dearest, the shadows I live with are numbless
Mon très cher, les ombres avec lesquelles je vis sont agitées
Little white flowers will never awaken you
Les petites fleurs blanches ne te réveilleront jamais
Not where the black coach of sorrow has taken you
De là où le train noir de la peine t'a emmené
Angels have no thought of ever returning you
Les anges n'ont pas pensé à te rendre à jamais
Would they be angry if I thought of joining you
Seraient-ils fâchés si je pensais à te rejoindre
Gloomy Sunday.
Sombre Dimanche.

Gloomy is Sunday, with shadows I spend it all
Sombre est dimanche, je passe tout mon temps avec les ombres
My heart and I have decided to end it all
Mon cœur et moi avons décidé de tout arrêter
Soon there'll be candles and prayers that are sad
Bientôt il y aura des bougies et des prières, tristes
I know, let them not weep, let them know I'm glad to go
Je sais, ne les laissez pas pleurer, laissez-les savoir que je suis heureuse de partir
Death is no dream, for in death I'm caressing you
La mort n'est pas un rêve, car dans la mort je te caresse
With the last breathe of my soul I'll be blessing you
Avec le dernier souffle de mon âme, je te bénirai
Gloomy Sunday.
Sombre Dimanche.

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Nom de naissance: Eleanora Fagan ( Billie Holiday )

Genre musical Blues, Crooner, Swing, Pop traditionnelle, Jazz vocal

Années actives: 1915-1959

Universal Music France

https://www.universalmusic.fr/artiste/5770-billie-holiday/bio

Toute sa vie, Eleanora Fagan a connu la souffrance et les aspects les plus sombres de la société : drogue, prostitution, violences... ont été de nombreuses années son quotidien. Ces épreuves, qui l'ont détruite, ont pourtant forgé son art et sa voix. Née d'un père encore mineur qui a très vite déserté le foyer familial, elle a voyagé durant toute son enfance d'un foyer à l'autre, sa mère instable et prostituée occasionnelle ne pouvant s'occuper décemment d'elle. Citons, entre autres traumatismes qu'elle a subi un viol à l'âge de dix ans, commis par un voisin.

En 1928, Sadie Fagan reprend sa fille et s'installe avec elle à New York. Alors que sa mère travaille la nuit dans une maison close, la jeune femme sillone les clubs et découvre le jazz. Elle qui n'a pour ainsi dire jamais vécu avec son père semble pourtant entretenir une relation forte avec lui. Clarence Holiday, s'il n'a jamais connu de réel succès populaire, était considéré dans le milieu des musiciens de jazz comme un guitariste et banjoïste de talent, au sens du rythme infaillible. Peut-être est-ce de son père que Billie Holiday tient sa façon si particulière de swinguer à contre-temps ? N'ayant jamais suivi d'études d'aucune sorte, la jeune Eleanora Fagan travaille seule, et développe d'instinct ses talents musicaux. Bien que d'une étendue limitée, sa voix possède un timbre légèrement rocailleux, et surtout une force d'expressivité inégalable. Elle sera plus tard capable de reprendre des standards de bal populaire et d'en faire instantanément des complaintes blues déchirantes. Ses dons artistiques innés et si impressionnants suscitent bien entendu des jalousies féroces, qui contribueront certainement à la détruire.

En 1932 Eleanora Fagan a définitivement choisi son nom de scène : ce sera Billie Holiday. Holiday du nom de son père bien sûr, le prénom Billie vient du surnom « Bill » dont il l'affublait parfois lorsqu'elle était enfant, prétendant qu'elle était un véritable garçon manqué. C'est aussi à cette époque qu'elle rencontre le saxophoniste Kenneth Hollon et décroche ses premiers engagements au pourboire dans des clubs de Harlem. En 1933, une rencontre décisive change le cours de sa vie : John Hammond, producteur chez Columbia, la découvre par hasard. Immédiatement convaincu par son talent, il l'engage pour une séance avec le clarinettiste Benny Goodman, en remplacement de sa future grande rivale, Ethel Waters (qui dira d'elle : « Elle chante comme si ses chaussures étaient trop petites »).

Le 27 novembre, ils enregistrent les chansons « Your Mother's Son-in-Law » et « Riffin' the Scotch ». L'année suivante, Billie Holiday se produit au prestigieux Apollo de Harlem, accompagnée par Bobby Henderson. Le style nonchalant de la chanteuse, qui semble en apparence souvent en retard sur le tempo, suscite d'abord des appréciations plutôt tièdes de la part des critiques. Celles-ci se firent plus encourageantes ensuite lorsqu'elle fut reconduite pour une deuxième semaine de prestations, avec l'orchestre de Ralph Cooper, faisant preuve d'une capacité d'adaptation instantanée.

En 1935, elle croise de nombreux artistes renommés et talentueux, notamment le pianiste Teddy Wilson avec lequel elle enregistre en particulier une séance historique le 2 juillet avec le clarinettiste Benny Goodman, mais surtout le saxophoniste ténor Lester Young. Tous deux se lient d'une amitié indéfectible et leur entente se prolonge sur le plan musical. C'est avec Young que Billie Holiday enregistrera les titres qui lui tiennent le plus à coeur. Il donna le sobriquet affectueux de « Lady Day » et elle lui trouva en retour son surnom : « President », puis « Prez ». Sa carrière est lancée.

Dès l'automne 1936, ses enregistrements se vendent mieux, ils sont désormais publiés sous son nom propre (Billie Holiday & Her Orchestra) sur Vocalion,un label associé de Columbia. Elle enchaîne des scènes de plus en plus importantes et décroche des tournées au sein d'orchestres prestigieux : ceux de Count Basie et d'Artie Shaw. Au sein de ce dernier big band, elle demeure malgré tout une chanteuse noire au milieu de musiciens blancs et endure des vexations dans les états du sud, où elle est à plusieurs reprises interdite de scène, voire refoulée des hôtels. Cette mésaventure la persuade d'abandonner définitivement les grands orchestres et de se consacrer exclusivement à sa carrière solo. L'expérience du racisme conforte sa décision de s'engager pour la cause des Noirs. Elle est l'une des toutes premières artistes à le faire de façon aussi explicite.

En 1939, John Hammond lui trouve un engagement au célèbre Café Society inauguré l'année précédente, où elle demeure neuf mois. C'est là qu'elle interprète pour la première fois « Strange Fruit ». Cette chanson est une métaphore comparant un noir pendu à un arbre à un « fruit étrange » qui donnera une « amère récolte ». Elle termine son tour de chant, sans rappels, afin que les spectateurs comprennent mieux le message... Bien que déchaînant la controverse, le titre rencontre un énorme succès populaire et devient l'emblème aussi bien de Billie Holiday que du Café Society.

Au moment où tout semble lui sourire et où la réussite artistique et commerciale est enfin au rendez-vous, la chanteuse se met à boire (du whisky de seigle Seagram's, un poison bon marché), ainsi qu'à fumer de l'herbe entre ses sets. La drogue est l'un des éléments qui, lentement mais sûrement, détruit sa vie. Alors qu'elle semble sortie d'affaire sur le plan professionnel, elle se met à en consommer de façon exponentielle, passant en revue tout le panel des psychotropes. Alors qu'au début des années 1940 elle est déjà l'égale de ses concurrentes et qu'elle fréquente des musiciens tels que Dizzy Gillespie ou Art Tatum, sa vie privée se transforme de plus en plus en descente aux enfers. Outre la drogue, elle enchaîne les liaisons toutes plus catastrophiques les unes que les autres avec de petites frappes qui parfois la maltraitent, tels son mari, un escroc qui l'initie à l'opium en 1941.

Billie Holiday est élue en 1943 meilleure chanteuse devant Mildred Bailey et Ella Fitzgerald par les lecteurs du magazine Esquire. En 1944, elle quitte Columbia pour un contrat plus avantageux chez Decca. En 1945, Joe Guy, son nouveau compagnon, un trompettiste be-bop qui lui fait découvrir l'héroïne, monte une grande tournée nationale : « Billie Holiday and Her Orchestra ». Malheureusement, la chanteuse apprend le décès de sa mère et annule la fin de la tournée. Ce nouveau coup dur la plonge dans une sévère dépression : elle se réfugie de plus en plus dans la drogue et l'alcool. Son caractère finit par en pâtir, sa réputation s'érode, on murmure qu'elle ne respecte pas ses engagements, voire oublie les paroles de ses chansons sur scène...

L'année 1946 marque pourtant le sommet de la carrière de Billie Holiday. Elle enregistre cette année-là ses titres les plus emblématiques (« Lover Man », « Good Morning Heartache »...), dont certains sont ses propres compositions (« Billie's Blues », « God Bless The Child »...). Elle chante au côté de Louis Armstrong dans New Orleans, un film assez médiocre mais qui a eu néanmoins l'avantage de la faire connaître dans le monde entier. En 1947, malgré une cure de désintoxication qu'elle s'impose pendant six semaines, Billie Holiday est condamnée pour possession de stupéfiants à une peine d'emprisonnement d'un an et un jour, à Alderson en Virginie Occidentale. Elle en sort en mars 1948, juste à temps pour triompher au prestigieux Carnegie Hall de New York.

Malheureusement Billie Holiday, qui s'est vue retirer sa carte professionnelle pour atteinte aux bonnes moeurs, ne peut plus chanter dans les clubs new-yorkais vendant de l'alcool. Pour ne rien arranger, les dettes commencent à s'accumuler (notamment celles du coûteux big band qu'elle a entretenu pendant plusieurs années avec Joe Guy). Les années 1950 débutent bien mal pour « Lady Day » : outre sa situation financière désastreuse, ses démêlés avec la police et son problème de drogue qui vont croissants, elle est spoliée par son nouveau compagnon, John Levy. Pour couronner le tout, Decca ne renouvelle pas son contrat à une séance d'enregistrement gâchée. Mais la chanteuse sait toujours se surpasser sur scène et triomphe encore lors des rares fois où elle peut se produire (notamment avec le tout jeune Miles Davis au Hi-Note de Chicago).

En 1951, elle quitte John Levy et, bien qu'il lui ait tout volé, retrouve une certaine liberté. Elle rencontre ensuite Louis McKay, qui tente de la faire sortir de la drogue et de relancer sa carrière. Elle s'installe alors sur la côte Ouest et signe chez Verve. Billie Holiday renoue alors avec le succès : son nouveau disque, Music For Torching est un chef-d'oeuvre et se vend très bien. Elle multiplie à nouveau les collaborations prestigieuses. En 1954 a lieu sa première visite européenne. Cette tournée rencontre un grand succès, notamment en Angleterre. En 1956, elle publie son autobiographie, le bouleversant et chaleureusement accueilli Lady Sings The Blues (traduit en français par Yvonne et Maurice Cullaz, ancien président de l'Académie du Jazz et éminent spécialiste). L'ouvrage a servi de base au film de Sidney J. Furie du même titre en 1972, une biographie-cliché avec une sublime Diana Ross dans le rôle principal, dont la bande originale a été n° 1 aux États-Unis pendant deux semaines (l'unique album n° 1 de toute la carrière de Diana Ross).

Mais en cette même année 1956, Billie Holiday a malheureusement maille à partir à nouveau avec la justice pour possession de drogue. Sa voix commence à se détériorer mais n'en devient que plus poignante. Elle enregistre un nouveau chef-d'oeuvre en février 1958, Lady in Satin. Elle s'embarque ensuite pour une seconde tournée européenne, malgré des problèmes de santé (cirrhose, oedèmes...) qui l' affaiblissent beaucoup. Au cours de cette tournée, elle se produit à Paris où elle est applaudie notamment par Juliette Gréco et Serge Gainsbourg.

De retour en Amérique, son état de santé s'aggrave. Le 15 mars 1959 disparaît Lester Young, l'ami et le soutien de toujours. Ce coup du destin lui est fatal. Sans plus un sou (son dernier cachet dissimulé dans son vêtement) elle s'enferme plus que jamais dans la drogue et l'alcool. Le 30 mai, elle s'effondre chez elle, à bout de force. Après avoir été refusée d'un premier hôpital, elle est admise dans un établissement de Harlem, sa dernière demeure. Le 17 juillet 1959 s'éteint à quarante-quatre ans la plus déchirante voix du jazz. Entre-temps, l'absurdité du système aura eu le temps de lui jouer un dernier tour : elle sera arrêtée sur son lit d'hôpital. « Elle avait choisi de vivre à vif, comme une plaie » (Jacques B. Hess). Son succès ne s'est depuis jamais démenti, allant toujours croissant. Son destin bouleversant et sa voix sublime sont à jamais inscrits dans l'histoire de la musique populaire.

Universal Music France

https://www.universalmusic.fr/artiste/5770-billie-holiday/bio

BILLIE HOLIDAY(1915-1959)

Née le 7 avril 1915 à Philadelphie, Elenora Fagan dite « Billie Holiday » connaît une enfance misérable, délaissée par un père musicien absent et une mère immature qui la confie à des parents à Baltimore, où elle grandit. Enfermée dans une maison de correction à dix ans, violée par un voisin à onze, elle se découvre une famille d’adoption dans une maison close où elle fait des ménages et se met à chanter des airs de Louis Armstrong et Bessie Smith pour la clientèle en doublant des disques. À New York, où elle s’installe avec sa mère à l’âge de treize ans, elle fait ses débuts comme chanteuse dans les boîtes clandestines de Harlem, où elle est repérée en 1933 par le producteur John Hammond qui lui fait enregistrer ses premiers titres avec le clarinettiste et chef d’orchestre Benny Goodman. À partir de 1935, elle réalise avec le pianiste Teddy Wilson de très nombreux enregistrements, accompagnée par certains des meilleurs musiciens de son temps (les saxophonistes Ben Webster et Lester Young ou le trompettiste Roy Eldridge). Après avoir chanté dans les orchestres de Jimmie Lunceford et Fletcher Henderson, elle fait partie pendant près d’un an du big band de Count Basie puis, en 1938, intègre celui du clarinettiste Artie Shaw qu’elle quitte écœurée par les humiliations racistes auxquelles, chanteuse noire dans un orchestre blanc, elle est régulièrement confrontée en tournée.

 

LES DERNIÈRES ANNÉES

Lady Sings the Blues

Billie Holiday

Dame chante le blues
Lady sings the blues

Elle les a mal
She's got them bad

Elle se sent si triste
She feels so sad

Veut que le monde sache
Wants the world to know

Juste ce qu'est le blues
Just what the blues is all about

Dame chante le blues
Lady sings the blues

Elle raconte son côté
She tells her side

rien à cacher
nothing to hide

Maintenant, le monde va maintenant
Now the world will now

Juste ce qu'est le blues
Just what the blues is all about

Le blues n'est plus qu'une douleur dans ton cœur
The blues ain't nothing but a pain in your heart

quand vous commencez mal
when you get a bad start

Quand toi et ton homme devez vous séparer
When you and your man have to part

Je ne vais pas m'asseoir et pleurer
I ain't gonna just sit around and cry

Et maintenant je ne mourrai pas
And now I won't die

Parce-que je l'aime
Because I love him

Dame chante le blues
Lady sings the blues

elle les a mal
she's got 'em bad

Elle se sent si triste
She feels so sad

Le monde saura
The world will know

Elle ne les chantera plus
She's never gonna sing them no more

Pas plus
No more

Source : LyricFind

Paroliers : Lorenz Hart / Richard Rodgers

Paroles de: Lady Sings the Blues © Universal Music Publishing Group, Warner/Chappell Music, Inc

God Bless the Child

Ceux qui ont
Them that's got shall get

Ceux qui ne sont pas perdront
Them that's not shall lose

Donc, la Bible a dit et c'est toujours des nouvelles
So the Bible said and it still is news

Maman peut avoir, papa peut avoir
Mama may have, Papa may have

Mais Dieu bénisse l'enfant qui a le sien
But God bless the child that's got his own

Qui a le sien
That's got his own

Oui, le fort devient plus
Yes, the strong gets more

Tandis que les faibles s' estompent
While the weak ones fade

Les poches vides ne font jamais la différence
Empty pockets don't ever make the grade

Maman peut avoir, papa peut avoir
Mama may have, Papa may have

Mais Dieu bénisse l'enfant qui a le sien
But God bless the child that's got his own

Qui a le sien
That's got his own

L'argent, tu as beaucoup d'amis
Money, you've got lots of friends

Foule autour de la porte
Crowding round the door

Quand tu es parti et que les dépenses se terminent
When you're gone and spending ends

Ils ne viennent plus
They don't come no more

Des relations riches donnent
Rich relations give

Croûte de pain et autres
Crust of bread and such

Vous pouvez vous aider
You can help yourself

Mais n'en prends pas trop
But don't take too much

Maman peut avoir, papa peut avoir
Mama may have, Papa may have
Mais Dieu bénisse l'enfant qui a le sien
But God bless the child that's got his own
Qui a le sien
That's got his own

Source : LyricFind

Paroliers : Arthur Herzog / Billie Holiday

Paroles de: God Bless the Child © Carlin America Inc

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