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Publié par J.L.D.

 

CONCERTINA MODÈLE BOIS/TONALITE DO ET SOL

HISTOIRE DE L’ACCORDÉON

Jérémy Dutheil 

LES PRÉMICES DE L’HISTOIRE

LES PRÉMICES DE L’HISTOIRE

L’accordéon est un instrument à anche libre, c’est à dire un instrument à vent utilisant une (ou des) anche(s) se déplaçant librement ; nous reviendrons plus en détails sur le fonctionnement de l’accordéon dans un prochain article. Les premiers instruments à anche libre apparaissent très tôt, et on parle notamment du sheng, instrument chinois daté de 2000 av. J.-C. comme de l’un des ancêtres de l’accordéon. Il convient ici d’émettre de nuancer, car le fonctionnement de cet orgue à bouche chinois serait d’après de récentes recherches très différent de celui d’un accordéon.

En réalité, c’est en 1829 qu’on trouve pour la première fois le terme accordéon, ou plutôt « accordion« , qui reste encore aujourd’hui le nom anglais. L’invention est attribuée à Cyrill Demian, un facteur de piano et orgues à Vienne, en Autriche. À l’époque, le tout premier accordéon n’a que 5 touches, qui produisent des sons différents suivant que l’on tire ou pousse. La main gauche, elle, ne joue pas mais est simplement dédié à la gestion du soufflet.

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À la même époque un anglais, Charles Wheatstone, invente un instrument similaire (qui existe encore aujourd’hui) : le concertina. À la différence de l’accordéon, les boutons sont cette fois perpendiculaires au soufflet. Il donnera plus tard naissance au bandonéon, popularisé notamment par Astor Piazzolla.

Concertina à 37 clés de Colin et Rosalie Dipper.

 

LES ORIGINES DE L’ACCORDÉON MODERNE

En 1841, Louis Léon Douce dépose un brevet pour un « accordéon harmonieux » ; avec ce dernier, un bouton permet désormais de jouer la même note en tirant ou en poussant, le désignant comme le réel ancêtre de nos accordéons chromatiques.

Le premier accordéon à clavier piano apparaît lui en 1852, conçu par Philippe-Joseph Bouton ; il connaîtra une forte popularité entre les années 1900 et 1930, aux États-Unis.

Accordéon piano (à clavier piano) 

La production d’accordéons commencent réellement en 1863, avec la création de la première industrie du « fisarmonica » (accordéon, en italien) par Paolo Soprani, en Italie à Castelfidardo (encore aujourd’hui haut lieu de l’accordéon).

Les accordéons tels qu’on les utilisent encore aujourd’hui apparaissent à la fin du XIXe siècle, à force d’évolutions techniques ; aujourd’hui encore, l’accordéon continue à se moderniser et se développer de manière très active.

ACCORDÉON ET CULTURE

L’accordéon connaît son heure de gloire dans la culture française, avec l’apogée du « musette » ; dans le Paris des années 1900 à 1950, il est l’instrument roi. La musette trouve en réalité son origine dans un instrument de musique traditionnel, notamment utilisé en Auvergne ; à la fin du XIXe siècle, bon nombre d’auvergnats montent à la capitale et croisent des immigrés italiens, qui eux ramènent l’accordéon dans leurs valises. Les premiers bals se créent, et petit à petit le « style » musette se définit, jusqu’à atteindre la forme qu’on lui connaît aujourd’hui à la fin de la Première Guerre Mondiale. C’est là en effet qu’on voit apparaître de nouvelles danses, encore d’actualité : la valse musette, le foxtrot, la java, le pasodoble…

À partir des années 30, certains accordéonistes dérivent du musette en y ajoutant une touche de swing, s’inspirant notamment de Django Reinardht ; l’accordéon s’invite alors (entre autres) dans le jazz manouche, avec des ambassadeurs comme Gus Viseur ou Jo Privat.

Jérémy Dutheil ​​​​​​​

On retrouve également des traces d’accordéon dans la musique classique dès 1836 ; il faudra toutefois attendre le 20e cycle pour que des pièces entières soient écrites pour l’instrument.

Le piano à bretelles se développe enfin dans les musiques traditionnelles, notamment en Écosse ou en Irlande (jigues, mazurkas, …) et en Europe de l’Est (musique balkanique, klezmer, …).

L’ACCORDÉON AUJOURD’HUI

Aujourd’hui, l’accordéon est un instrument complet et varié, capable de jouer tout style de musique. On le retrouve aussi bien en tant qu’accompagnateur dans la chanson, qu’en tant que soliste dans le jazz. Des accordéonistes comme Richard Galliano ont aidé à le populariser dans ce milieu, tandis que de plus jeunes musiciens comme Vincent Peirani l’amènent aujourd’hui dans des univers encore jamais explorés.

En guise de conclusion, une petite chanson car on n’a pas fini d’entendre parler du vieux léon.

Jérémy Dutheil 

SOURCES
ACCORDÉON, en bref

Au début du XIXe siècle, une série d'instruments précurseurs de l'accordéon sont mis au point ; ainsi, l'Aeoline de l'Allemand Bernhard Eschenbach (vers 1810) ou le Handaeoline de l'Allemand Christian Friedrich Ludwig Buschmann (1822). En 1829, l'Autrichien Cyril Demian fait breveter un instrument rudimentaire, l'Akkordion, tandis que l'Anglais Charles Wheatstone invente le concertina. En 1840, L. Douce crée son « accordéon harmonieux », qui annonce l'accordéon chromatique. Douze ans plus tard, le Français Philippe-Joseph Bouton invente l'accordéon à clavier piano. En 1863, l'Italien Paolo Soprani commence à fabriquer en série les premiers accordéons diatoniques, à Castelfidardo, près d'Ancône, en Italie. C'est vers 1900 que l'accordéon chromatique est mis au point en Italie.

Après la Première Guerre mondiale, l'accordéon prend en France le pas sur la chevrette (type de cornemuse) et se développe à la faveur de la mode des bals musettes. L'accordéon diatonique tombe en désuétude, pour ne subsister que dans le répertoire de certaines régions (Bretagne, notamment).

Facilement transportable et complet, l'accordéon devient le symbole de l'émigration et s'intègre dans les musiques de danses populaires (polka, mazurka, java, valse, tango...). L'accordéon de concert, ou harmonéon, avec ses deux claviers identiques, apparaît après la Seconde Guerre mondiale.

Styles musicaux

En dépit de quelques incursions dans les musiques savantes, l'accordéon reste un instrument emblématique des musiques populaires. Il est utilisé dans les musiques traditionnelles de nombreux pays, dans le style musette aussi bien que dans le rock « alternatif ».

En Amérique, on le trouve dans les musiques mexicaines et cajuns, dans le zydeco, le tejano conjunto tex-mex, le chamamé et le tango argentins. La vague folk des années 1970 voit un retour en force de l'accordéon diatonique.

Dans le répertoire de l'accordéon de concert, les transcriptions d'œuvres existantes donnent lieu à des approches « virtuoses ». Les compositions originales pour accordéon sont plus rares.

L'accordéon jazz demeure assez marginal, même s'il ne faut pas oublier des artistes de la stature de Jack Cornell (connu aussi sous le pseudonyme de Cornell Smelser), Joe Mooney, Art Van Damme, Frank Marocco, Richard Galliano.

Œuvres majeures

On s'en tiendra ici aux musiques dites savantes. L'accordéon est utilisé par Paul Hindemith (Kammermusik, opus 24 n0 1, 1922), Alban Berg (Wozzeck, 1923), Paul Dessau (Die Verurteilung des Lukullus, 1949), Alan Hovhaness (Suite pour accordéon, 1958 ; Concerto pour accordéon, 1959), Paul Creston (Concerto pour accordéon, 1958), Henry Cowell (Iridescent Rondo, 1959), David Diamond (Night Music, 1961), Pauline Oliveros (Duo pour accordéon et bandonéon, 1964 ; Horse Sings from Cloud, pour accordéon, bandonéon et concertina, 1975), Mauricio Kagel (Aus Zungen Stimmen, pour quintette d'accordéons, 1972), Robert Rodríguez (Tango, 1985), Edison Denisov (Le bateau passe près du quai, pour accordéon, piano et ensemble de percussions, 1987), Magnus Lindberg (Jeux d'anches, 1990), Heinz Holliger (Beiseit, 1991), Luciano Berio (Sequenza XIII, 1995).

Modes de jeu

De timbre relativement homogène, l'accordéon possède une multitude de modes de jeu. Lorsqu'on tire le soufflet ou qu'on le pousse, l'intensité du son change, car celle-ci dépend de la pression de l'air. L'existence d'une colonne d'air – qu'on sent presque physiquement – permet une grande expressivité. Les possibilités d'ornementation sont nombreuses : le trémolo est un effet dû à des oscillations rapides ; le trille, qui lui ressemble, consiste à répéter une note avec une autre qui lui est immédiatement supérieure ; le slide (glissando), ou coulé, permet de remplir l'intervalle tout en liant les notes ; le mordant, ou pincé, est une inflexion entre la note écrite et la note inférieure ; quant au picotage, il consiste à remplacer, dans une suite, chacune des noires par deux croches.

Par ailleurs, le soufflet a longtemps été utilisé uniquement comme producteur d'air et « marqueur » des accents rythmiques dans un système où l'accompagnement stéréotypé dit de la « pompe » harmonique était de rigueur. Les techniques de soufflet ont cependant été améliorées, de même que l'utilisation du clavier des basses, qui a affirmé une autonomie de plus en plus grande. Enfin, des modes de jeu plus radicaux ont permis d'intégrer des bruits comme la percussion du soufflet ou le clic des touches.

Eugène LLEDO, « ACCORDÉON, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/accordeon-en-bref/

 

  •  : compositeur, auteur, musicologue et designer sonore

Quelle place pour l’accordéon dans

la musique classique ?

Publié le jeudi 02 mars 2017 à 09h55

L’accordéon a longtemps gardé l'image d'un instrument de bal musette. Une idée reçue qui a bien évolué, notamment depuis le début du XXIe siècle, puisqu'il occupe une place de plus en plus importante dans le monde de la musique classique.

Quelle place pour l’accordéon dans la musique classique ?

Elodie Soulard à l'accordéon , © Radio France / Dailymotion/FranceMusique

Nous n’avons pas tout oublié, pas tout perdu. Il y a des souvenirs dans mon accordéon et quand je le presse, je les vois qui sortent ». Juliette ou la Clé des songes, opéra de Bohuslav Martinů, acte 1 scène 4, Georges Neveux.

L’accordéon est un instrument du souvenir, qui évoque les bals musette ou les airs folkloriques et traditionnels… Mais il ne faut pas réduire son rôle à ces répertoires. Depuis le début du XXIe siècle, il s’impose dans le monde de la musique comme un instrument classique à part entière.

Un rôle qu’il jouait dès son apparition, vers 1830. A cette époque en France, l’accordéon est très présent dans les salons bourgeois. « Il était alors de bon goût de jouer des airs d’opéra donnés dans les salles parisiennes », raconte l’accordéoniste Vincent Lhermet, auteur d’une thèse sur le répertoire contemporain de l’accordéon en Europe depuis 1990.

Comment est-on passé d’une image d’instrument noble, tourné vers le répertoire opératique, à un instrument très populaire voire considéré comme ringard pendant près d’un siècle ? Le changement s’est effectué en quelques décennies seulement. « Quand Napoléon III abdique [en 1870 ndlr], l’accordéon va partir en désuétude », souligne l’accordéoniste Pascal Contet. Cela pourrait correspondre à l'ouverture, en 1863, de la première usine de fabrication d'accordéons en Italie, à Castelfidardo. L'accordéon perd alors de son précieux et investit petit à petit la culture populaire.

L’accordéon est un phoenix

Il faut attendre les années 1980/90 pour que l’instrument retrouve sa place dans le monde de la musique classique. Et le XXIe siècle pour que les compositeurs contemporains s’intéressent pleinement à son potentiel.

Un renouveau salué par Vincent Lhermet : « Depuis les années 2000 il y a un ‘boum’ de l’accordéon. Les compositeurs ne voient plus de séparation entre le populaire et le savant, souligne le musicien, on voit que les barrières tombent de toute part ». Un des obstacles était l’absence de classes d’accordéon dans les conservatoires nationaux, obstacle surmonté en 2002 par le CNSMD de Paris (Conservatoire national supérieur de musique et de danse).

« Les anciens [compositeurs] qui me refusaient il y a 20 ans des pièces commencent à s’y mettre », souligne Pascal Contet qui a travaillé avec Philippe Manoury, Bruno Mantovani, Bernard Cavanna ou encore Philippe Hurel.

Du baroque au contemporain

Même si l’instrument est récent, les accordéonistes peuvent s’attaquer à un large répertoire : « Du XVIIe jusqu’à la première moitié du XVIIIe, nous pouvons jouer toutes les oeuvres », indique Vincent Lhermet, il suffit juste de lire la partition telle quelle ».

 

Seul le répertoire romantique pose problème aux accordéonistes. La plupart des oeuvres pour piano de cette période utilisent la pédale et « il n’y a pas de résonance avec l’accordéon, explique Vincent Lhermet, donc il faut rallonger les notes, et c’est un exercice difficile ». 

Aujourd’hui, les accordéonistes peuvent jouer de nombreuses créations contemporaines grâce à l’engouement encore assez récent des compositeurs pour leur instrument. Pascal Contet avance une explication pour ce retard : « Dans les années 60 et 70 ce n’était pas le meilleur moment pour l’accordéon car nous étions dans un domaine de recherches musicales très électro acoustiques donc cet instrument était encore considéré comme ringard ».

Mais tous ne suivent pas les voies de la musique contemporaine.   « Il y a une querelle entre anciens et modernes, entre garder l’héritage de la musique traditionnelle, du bal musette et s’intéresser à la création contemporaine », explique Vincent Lhermet. Pour le jeune accordéoniste, « la création est parfois vue d’un mauvais œil comme si elle négligeait la tradition ». 

Un instrument de la mémoire

L’accordéon est difficilement perçu comme un instrument moderne. Il reste populaire, et conserve le souvenir une certaine époque comme le souligne Eric Denut dans un texte d'accompagnement du livret de Juliette ou la Clé des songes :

Fait écho au piano de Juliette l’enchanteresse, l’accordéon [...] nettoie littéralement l’espace sonore des teintes rondes et denses de l’orchestre pour, en solo, suggérer aux protagonistes que le moment de la mémoire est de nouveau d’actualité. Cependant, lui non plus n’est pas neutre : les connotations qui lui sont associées, aujourd’hui, comme hier, à la création de l’ouvrage, sont celles du “bon vieux temps”, de la nostalgie d’un âge d’or révolu dont la mémoire ne tient plus, comme le son de l’instrument, qu’à un fil.

Ancien, moderne, populaire, vivant, nostalgique… Vincent Lhermet trouve un mot juste pour qualifier son instrument : couteau suisse. Car l’accordéon se marie avec tous les instruments, avec l’orchestre, avec la voix et «donne du liant, du coffre aux sonorités

. 

Par Aliette de Laleu et Suzana Kubik

Jouer de la musique avec un accordéon

par Simon

L’accordéon est un nouveau venu sur la scène musicale. Il a été inventé au début du XIXe siècle en Europe, à partir du concept d’instruments chinois plus anciens et n’a pris sa forme moderne que plus tard au cours de ce siècle. Parce que l’accordéon était capable de produire un son aussi fort, il est devenu très populaire, en particulier pour jouer de la musique orchestrée et rythmée. On pense que la plupart des accordéons sont arrivés en Amérique avec des marchands allemands en déplacement et ont gagné en popularité dans diverses communautés. Notamment les régions germaniques du Midwest septentrional, la Louisiane française et la zone frontalière entre le Texas et le Mexique. L’héritage de l’arrivée de l’accordéon est toujours évident dans les genres de musique folklorique qui restent dans ces régions. Si vous aimez l’accordéon, voici quelques façons de jouer la musique avec un accordéon. Vous trouverez les meilleurs avis sur cette page !

Sommaire

  • 1 Les différents types d’accordéons

  • 2 Les rôles des mains pour jouer de la musique avec l’accordéon

  • 3 Les bretelles

  • 4 La coordination est importante pour jouer de l’accordéon

  • 5 Il faut s’entraîner

  • 6 Position assise

  •  

    Les différents types d’accordéons

    Il existe trois principaux types d’accordéons: diatonique, chromatique et clavier. Les accordéons diatoniques et chromatiques ont des boutons pour les touches et les accordéons clavier possèdent un clavier de piano pour les touches. Dans un instrument standard, les touches sont à la droite du joueur. La partie gauche possède des notes d’accord ou de basses, utilisées pour jouer du rythme.

    Les accordéons diatoniques ont une, deux ou trois rangées de boutons, et chaque rangée est réglée sur une touche spécifique, ne comportant que les notes de cette gamme. Chaque touche joue une note différente selon que le soufflet est compressé (poussé) ou développé (tiré). Les accordéons diatoniques ont généralement deux ou quatre boutons de la main gauche, fournissant des notes de basse et / ou des accords accordés sur la même touche des boutons de mélodie.

    Les accordéons chromatiques ont trois à cinq rangées de boutons du côté mélodique de l’instrument. Contrairement à l’accordéon diatonique, ces boutons sont réglés sur une note spécifique, que le soufflet soit poussée ou tiré. Les accordéons chromatiques peuvent généralement jouer sur n’importe quelle touche, avec au moins un bouton pour chaque note standard, qu’elle soit naturelle, aiguë ou autre. Le côté gauche de l’instrument contient une variété d’accords.

    accordeon choixLes accordéons pour piano sont généralement les plus connus du grand public, après avoir été popularisés par des personnalités telles que Lawrence Welk et “Weird Al” Yankovic. Le côté droit est simplement un clavier de piano et fonctionne de la même manière. La main gauche a entre huit et 120 boutons d’accord. 

    Les rôles des mains pour jouer de la musique avec l’accordéon

    La main droite joue soit un clavier de piano, soit un clavier chromatique (bouton), qui est les notes aiguës. Les doigts sont numérotés pour faire référence au doigté utilisé. La main droite sert également à changer les commutateurs du gril pendant la lecture de l’instrument. Sur certains accordéons plus petits, le pouce n’est pas utilisé. Lorsque cela se produit, le deuxième doigt devient 1, le cinquième doigt devient 4.

    La main gauche joue les notes de basse et les accords prédéfinis. Les doigts sont également numérotés pour fournir une référence au tableau de basse. La main gauche sert également à changer les commutateurs et à actionner le bouton d’air.

  • Les bretelles

    L’accordéon est tenu à l’accordéoniste par diverses lanières de cuir. Pour les accordéons plus grands, des bretelles sont connectées en haut et en bas de l’accordéon. Ce sont généralement entièrement réglables. Pour les accordéons plus petits, une seule bandoulière est utilisée et parfois même pas. Les accordéonistes peuvent également utiliser des combinaisons de dragonnes et de sangles. Comme mentionné précédemment, la sangle basse permet au joueur de déplacer le soufflet.

    La coordination est importante pour jouer de l’accordéon

    Jouer de l’accordéon nécessite de la coordination. Non seulement les joueurs utilisent leurs deux mains, mais le bras gauche actionne le soufflet pendant que le lecteur lit la musique. Aussi difficile que cela puisse paraître, un élève peut apprendre à jouer un morceau de musique lors de sa première leçon. L’accordéon est un instrument incroyablement polyvalent. Non seulement il peut jouer la plupart des styles de musique, mais il est également très bon pour l’improvisation.

    Il faut s’entraîner

    Cependant, pour s’améliorer, il est important de pratiquer régulièrement et de manière approfondie entre les leçons. Cette pratique devrait être basée sur la qualité plutôt que sur la quantité. Pour les étudiants débutants, les pratiques courtes et régulières valent bien plus que les pratiques irrégulières et plus longues. C’est à ce moment que de mauvaises habitudes peuvent commencer et qu’il est frustrant de les réparer plus tard.

    Position assise

    Pour la plupart des gens, s’asseoir est la façon la plus confortable de jouer. Il existe différentes positions et préférences. Vous devez cependant toujours faire attention lorsque vous vous penchez d’une position assise afin de ne pas vous blesser le dos. Il est très important que les sangles soient ajustées à la forme de votre corps, non seulement pour faciliter la manipulation, mais également pour réduire les risques de blessure.

Le bandonéon

Résultat d’image pour Bandonéon

Histoire

Le bandonéon est apparu en Allemagne autour de 1835 sous le nom Konzertina. C'est à partir du début du xxe siècle que l'instrument est devenu performant.

Par le fait de l'immigration allemande vers l'Amérique du Sud, le bandonéon a rapidement été adopté par plusieurs pays de ce continent dont l'Uruguay et surtout l'Argentine.

Les marques les plus recherchées sont souvent allemandes : Germania, A.A. (Alfred Arnold), E.L.A. (Ernst Louis Arnold), Premier Ministre... La fabrication des modèles Arnold s'est arrêtée vers 1955. En dehors de ce pays, Fratelli Crosio (Italie) s'est illustré dans la fabrication de bandonéons, ces modèles étant assez répandus en France. Récemment, Pigini (Italie) a également relancé un modèle en fabrication.

Il est utilisé essentiellement pour la musique folklorique d'Amérique du Sud, notamment le tango. On le rencontre aussi parfois en jazz 

 

    bandonéon en position de jeu

Bandonéon en position de jeu

Conception

Le bandonéon existe sous deux formes.

  • Bi-sonore : l'instrument a un son différent en tirant et en poussant. C'est le système le plus répandu en Amérique du Sud.

  • Uni-sonore : le son est identique avec les deux mouvements de soufflet (majoritaire en France).

On rencontre souvent l'appellation diatonique pour désigner en fait le modèle bi-sonore. Notez que, comme pour l'accordéon diatonique bi-sonore, cette appellation est inappropriée car dans les deux cas l'instrument a une étendue chromatique, avec 12 notes pour une octave. 

Un bandonéon dispose de deux voix séparées d'une octave et accordées à l'unisson (sans vibrato).

Le soufflet très maniable lui confère une très grande expressivité. Associé à la musique montée sur plaque (voir Sonorité ci-après), il permet d'obtenir une étonnante subtilité sur les nuances.

L'étendue courante pour un modèle uni-sonore comporte 40 boutons à la main droite et 33 à la main gauche, ce qui donne un jeu chromatique sur près de 5 octaves pour les deux mains.

Au début du xxe siècle, l'usage du zinc était répandu en Allemagne, l'aluminium (sous brevet américain) ne pouvant être utilisé en Europe. Les joueurs professionnels de bandonéon ont souvent une préférence pour la musique en zinc ; ce métal plus lourd que les alliages d'aluminium donne une meilleure assise à l'instrument et surtout une sonorité plus « présente ». Il n'en demeure pas moins qu'il existe bien entendu de bons ou très bons modèles montés avec une musique à base d'aluminium (duralumin).

Sonorité

Le timbre typique du bandonéon est dû à plusieurs éléments.

Montage de la musique

Les lames sont rivetées sur une plaque en aluminium, dural ou zinc. Ce type de montage assure une meilleure propagation du son.

voir aussi : la musique sur plaque (article qualités de musique) 

 

 plaques musique main gauche et droite
        plaques musique main gauche (en bas) et droite 

 

 intérieur d'un sommier man gauche

intérieur d'un sommier main gauche

Les séparations en bois du sommier sur lequel est fixée la plaque musique sont très minces, ce qui donne également une couleur sonore spécifique 

Mécanique

 Elle est constituée de soupapes en bois qui n'ont pas de feutre mais simplement une peau collée. De plus, les boutons sont rentrants (sans tête, contrairement aux boutons « champignon »). Ils s'enfoncent plus profondément dans le clavier. Ces deux facteurs augmentent la levée des soupapes et donc l'entrée d'air, ce qui améliore notablement la puissance. 

mécanique main droite

mécanique main droite

Table d'harmonie

Elle est fine et en bois, matériau qui transmet au mieux les vibrations.

Soufflet

Le soufflet est au bandonéon (ou à l'accordéon) ce que l'archet est au violon. Ici, sa souplesse et sa très grande longueur (qui peut atteindre près de 1 m) contribue grandement à la capacité expressive du bandonéon.

Choisir un modèle

La plupart des bandonéons sont anciens.

  • Arnold : 1910 à 1955 environ.

  • Crosio : 1960 à 1980 environ.

Avant de choisir un modèle, il sera nécessaire d'examiner minutieusement son état : musique (état des lames, peaux, oxydation éventuelle à différents stades), mécanique, soufflet, aspect extérieur. De nos jours il est presque impossible de trouver un bandonéon ancien dans un bon état d'origine. Il faudra donc tenir compte de l'importance des travaux de restauration dont le cout peut s'avérer très important. De plus, dans le cas de lames cassées ou trop fatiguées, il faudra les remplacer, ce qui dénaturera inévitablement le timbre de l'instrument.

Georges Pellegrini ~

Artisan accordeur et réparateur d'accordéons

L’ORIGINE DU BANDONEON

Le mot bandonéon vient de Heinrich Band (1821-1860), un facteur allemand d’instruments de musique, qui donne son nom à un « Carlsfelder Konzertina » présenté à l’exposition industrielle de Paris en 1849 par un autre facteur d’instruments, un certain Zimmermann, originaire de Saxe. La famille Zimmermann a vendu son entreprise en 1864 à leur agent de maîtrise, Ernst Louis Arnold, dont les fils fondent la « Alfred Arnold Bandonion und Konzertina Fabrik ». Ils produisent alors le meilleur bandonéon de l’histoire, le modèle AA (Alfred Arnold), dit « Doble A » en Argentine.

L’ARRIVEE DU BANDONEON EN ARGENTINE

Le bandonéon est entré en Argentine comme un immigrant. La légende dit qu’un marin européen désargenté l’aurait apporté dans ses bagages et l’aurait vendu à Buenos Aires. L’instrument aurait été repris par les musiciens des orchestres engagés dans les « prostibulos », maisons closes. Au premier contact avec l’instrument, les musiciens parlent du « fuelle », le soufflet, ou du « gusano », le ver qui se tortille sur les genoux du bandonéoniste, comme accroché aux hameçons de ses doigts, ou bien encore de la « jaula », la cage d’où cherche à s’évader la mélancolie des immigrants.

DESCRIPTION DE L’INSTRUMENT

     De forme carrée, plus petit que l’accordéon, le bandonéon se présente comme un instrument à vent portatif. L’air est insufflé par un soufflet étiré puis compressé par les bras du bandonéoniste. Aux deux extrémités du soufflet, deux caisses d’harmonies, actionnées par des boutons, renferment un système de languettes métalliques, les anches, mises en vibration sous la pression de l’air. La texture sonore de l’instrument présente une rondeur et un velouté chaleureux. Son soufflet particulièrement souple et ample (complètement étendu, un bandonéon mesure plus d’un mètre) lui permet un phrasé aussi vaste que celui de la voix humaine.

lewebpedagogique.com/accordeon/bandoneon/

CONCERTINA

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le concertina est un instrument de musique à vent à soufflet et à anche libre breveté à Londres en 1829 par le physicien britannique Charles Wheatstone. Le soufflet est fixé entre deux planches, de forme généralement hexagonale, où les anches s'inscrivent dans des alvéoles fraisées ; ces planches comportent aussi les touches-boutons ainsi que les pistons des soupapes par lesquelles l'air est admis de manière sélective jusqu'aux anches. Les languettes d'anche, en acier ou en cuivre, sont fixées à des cadres en cuivre individuels par des plaques vissées.

Le concertina fait appel à un mécanisme à « double action », chaque note étant produite par une paire d'anches, l'une sonnant lorsque l'on presse le soufflet, l'autre lorsqu'on le tire. Sur le modèle original, le plus courant, la gamme chromatique est divisée entre les deux mains ; sur certains modèles postérieurs, comme le duet concertina, chaque main dispose d'une gamme chromatique. L'étendue du concertina est de quatre octaves vers le haut à partir du sol2. Le concertina connut son apogée au XIXe siècle, avant d'être supplanté par l'accordéon à partir de 1910 environ.

universalis.fr/encyclopedie/concertina/

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Le concertina ressemble à un petit accordéon, en forme d'hexagone. Inventé par l'anglais Wheatstone en 1829, il est chromatique à l'origine et est populaire parmi les bourgeois anglais.

Les Britanniques ont par la suite amélioré le modèle allemand. Le nouveau concertina devient alors l'« anglo-german » ou « anglo ». C'est cet instrument qui a été adopté par les musiciens irlandais et que les élèves d'Aileeen O'Callaghan utilisent lors de la master class.

Un instrument polyvalent

« Cet instrument, c'est un coup de coeur sonore. Un timbre unique, qui m'a ému et m'a attiré », avoue Yannick, un des stagiaires. François, intarissable sur la technique de l'instrument, est fasciné par les possibilités du concertina.

« On peut faire du classique, du rock, du blues, de la musique baroque, du Bach. J'ai même joué du Van Halen, un groupe de hard rock américain ! » « Malgré sa petite taille, il a beaucoup plus de possibilités qu'un accordéon diatonique, et est surtout très confortable », poursuit Robert, originaire du Canada et qui fait le voyage chaque année pour le festival.

Les concertinistes sont de grands voyageurs. Peu nombreux, ils parcourent les festivals en France, en Irlande ou en Allemagne, pour se perfectionner et se rencontrer.

« Facile à apprendre »

Les neuf concertinistes sont encadrés par Aileen O'Callaghan. Originaire du comté de Cork, elle enseigne les mathématiques et la musique. Après le piano, appris aux côtés de son père, elle a choisi le concertina et ne regrette rien. « C'est un instrument facile à apprendre. Le concertina est de plus en plus populaire en Irlande. Il remplace progressivement l'accordéon dans les groupes et s'intègre parfaitement avec d'autres instruments. »

 

L'original, appelé le concertina anglais, est doté de quarante-huit touches boutons ; c'est un accordéon chromatique (il produit le même son suivant que l'on tire ou que l'on presse le soufflet). Celui actuellement utilisé en Irlande est anglo-allemand (ou "anglo") : c'est un accordéon diatonique (il produit un note différente suivant que l'on pousse ou que l'on tire le soufflet) ; le clavier de droite, le clavier "chant" possède deux ou trois rangées de boutons. Le clavier "accompagnement", de gauche, ne possède que des basses d'une seule note qui exigent de "composer" les accords. Il est fabriqué dans les quatre tailles: soprano, ténor, basse et contrebasse. C'est un instrument très léger.

Mode de jeu

Le concertina se joue comme tout accordéon. Cependant, sa petite taille ne nécessite pas qu'on le porte avec une courroie. Chaque extrémité possède une poignet (sorte de courroie de cuir) sous laquelle l'instrumentiste passe sa main. Le musicien joue la mélodie sur le clavier de droite et l'accompagnement sur le clavier de gauche.

Répertoire

En raison de sa petite taille et de son faible poids, le concertina a été longtemps un instrument de femmes, tandis que l'accordéon plus lourd gagnait en popularité chez les hommes. C'est un instrument qui a réussi peu à peu à s'intégrer aux ensembles de musique traditionnelle et sa présence n'est pas rare lors d'une session musicale dans un pub. En Irlande, il existe deux mondes musicaux qui jouent de la musique traditionnelle : celui des musiciens professionnels, très organisé, et celui des amateurs, très nombreux, qui se réunissent entre amis et le plus souvent en "sessions". Le pub est le lieu de réunion le plus évident pour des musiciens qui veulent jouer ensemble. Il est à la fois lieu de transmission du savoir musical, lieu de communication avec le public, voire lieu où la musique se fait touristique. Les musiciens y respectent des règles simples de savoir-vivre, qu'il est convenu d'appeler “the session étiquette” : chaque musicien peut proposer un air de son choix, qu'il saura faire court si les autres musiciens ne le connaissent pas et qu'il se fera alors un plaisir de le leur apprendre.

sylvain.buttaro@ac-montpellier.fr CPD Musique D’après site web obsolète Gallimard france télécom http://www.cdrom-musique.com/

 

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