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Publié par J.L.D.

HAMMOND CONSOLES ET SPINETS

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HAMMOND D: Juin 1939 à Novembre 1942, 17074 exemplaires.

HAMMOND CONSOLES ET SPINETS

site de Cédric MALVETTI dédié à l'orgue Hammond

https://hammondorgan.wikeo.net/

Les Mystères de l'Organe de Laurens Hammond

L'Orgue Hammond est l'ancêtre de la synthèse additive en temps réel. Composé de ses drawbars, c'est 89 sons possibles, soit 134 217 278 sons, à multiplier par 6 pour les vibratos, puis par 3 pour les percussions, puis par 2 pour les claviers.

Depuis sa sortie et sa présentation, tous les constructeurs ont essayé de percer les secrets de l'orgue Hammond, en vain. Ceci pour une raison bien simple, l'électronique est incapable et trop carré et ne permet pas de recréer les phénomènes de l'électroacoustique ainsi que le bruit de la roue phonique.

L'orgue Hammond était bourré de défauts, c'est ce qui à été la raison de  son  succès!!!

 Le système des roues phoniques, c'est un parfait générateur de sons sinusoïdaux non en phase, ce que l'informatique où, l'électronique sont impuissantes à réaliser. Toutes les roues phoniques, accouplées sur des bobines de cuivre par groupe de deux, démarraient de façon aléatoire, avec des fluctuations constantes du fait de leur embrayage par friction et de leur inertie propre. Aucun générateur électronique n'a pu recréer cet effet, car la génération électronique part d'un seul oscillateur à haute fréquence (généralement 1 ou 2 MHz) et le tout est synchronisé sur l'horloge d'origine. Il en est aussi de même sur la qualitée des capacités anciennes, elles produisent un son beaucoup plus chaleureux que les transistors des années '70.

Les générateurs électroniques produisaient des signaux carrés, et dans le meilleur des cas (Eminent 310 ou Vox) des signaux triangulaires. Les filtres passifs ne convenaient pas, il fallait des filtres actifs extrêmement efficaces et nombreux pour obtenir des sinusoïdes parfaites, sans harmoniques. On peut noter que la marque "Elka"(modèle 606 et 707) est un de ceux qui y est le mieux arrivé mais cela coûtait fort cher, même beaucoup trop!!!!

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Vue sur le caisson du générateur:      

Inventé par Laurens Hammond en 1934 et introduit en avril 1935, l'orgue Hammond possède deux claviers de 61 touches et un pédalier de 25 ou 32 notes.

Lorsqu'on ouvre un orgue Hammond à roues phoniques, on note une odeur d'huile et de bois et un enchevêtrement de câbles. Il est constitué d'un générateur de sons à roues phoniques: un moteur alternatif synchrone qui fait tourner 91 roues associées à des électro-aimants et des bobines de cuivre. Le nombre de dents détermine la hauteur du son et ainsi chaque roue décuple la fréquence du courant (60hz aux USA) afin d'obtenir chacune des notes du clavier. Ce système mécanique est huilé en permanence par de l'huile spécifique "Hammond Oil" et produit des sinusoïdes pures, sinusoïdes que les transistors n'ont jamais su parfaitement reproduire.

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Il faut noter qu'ici en Belgique, la fréquence du courant étant de 50Hz au lieu de 60Hz aux USA, la hauteur du son est alors différente et les orgues doivent être adaptés à l'aide de kits prévus à cet effet vendu chez Goff ou chez Hammond à Anvers.

Pour créer les 9 harmoniques des 61 touches, il faut 109 roues phoniques. Or les consoles possèdent 91 ou 82 roues phoniques. Pour la partie supérieure du clavier, certaines harmoniques aigues étaient alors répétées à l'octave supérieure. Cette caractéristique est appelée "Foldback". Sur certains modèles, on la trouve également sur la partie inférieure du clavier pour la première harmonique.

Un son est constitué d'une fondamentale et d'un certains nombre d'harmoniques. L'orgue Hammond propose la fondamentale et 8 harmoniques dont le volume est contrôlé par 9 Drawbars ou tirettes harmoniques.

L'ajout d'harmoniques est appelé synthèse additive par opposition à la synthèse soustractive qui supprime des harmoniques en filtrant un son très riche. Outre la position des Drawbars, modifiable en "temps réel", un son peut être déterminé par les Presets. Ces touches du clavier, à l'extrème gauche, sont noires et donnent accès à 10 Presets (de Do à La), plus 2 Presets (La# et Si) correspondant aux deux séries de 9 drawbars. Tout ceci ne concerne qu'un clavier, les deux claviers étant totalement indépendants. Nous avons donc 4 séries de 9 Drawbars, et 20 Présets.

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Le "Bus-bar" est un ensemble de 9 tiges métaliques portant les signaux des 9 harmoniques. Sous chaque touche se trouve une sorte de peigne de 9 lamelles avec un contact en palladium (métal rare et très bon conducteur). La pression d'une touche active presque simultanément les 9 harmoniques, avec un léger décalage mécanique qui en fait est un défaut que l'on appellera le "Key-Click". Mais celui-ci sera exploité comme un avantage par bon nombre d'organistes habiles (en particulier Eddy Louiss, André Brasseur, Jimy Smith's, Rhoda Scott,..) car en enfonçant à peine la touche, on peut ne pas faire jouer certaines harmoniques.

Ce contact électrique des touches sur le bus-bar crée parfois un 'clic' ou un 'pop'. Longtemps considéré comme un défaut, et appelé le key-click aléatoire il est devenu une caractéristique essentielle des orgues Hammond tant recherché par les jazzmen.

Le chorus et le vibrato sont également très particuliers. Alors que le trémolo est une simple variation cyclique du volume sonore, le vibrato est une variation de la hauteur du son. Ceci est possible grâce au scanner rotatif modifiant la phase du signal.

L'amplification à lampes confère à un son plus chaleureux, voire une distortion  et un over-drive. L'orgue Hammond est en général associé à une cabine Leslie.

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La marque Hammond a également créé une série d'orgues à transistors dans les années 70, mais qui ne sont pas comparables aux orgues à roues phoniques. Rien à avoir!!!!

Le son d'un Hammond à transistors et à ampli avec des générateurs à LSI et des "Divideurs de fréquence" , il ne produit pas de bruit, pas d'overdrive, il n'y a plus de Key-Click, les touches sont en plastique , les Presets disparaissent souvent ainsi que les Drawbars linéaires qui laisseront place à une seule gamme totale de jeu de Drawbars et l'autre sera remplacée par des présélections électroniques, les percussions apparaissent sous forme de carte  transistorisées et des oscillateurs de basse fréquence sur des circuits intégrés ce qui veut dire que la percussion devient audible sur toutes les notes jouée; rien à avoir avec la percussion des Orgues à roues phoniques et de même pour le toucher d'attaque de la percussion des bons vieux orgue à roues phoniques, l'ampli et l'allumage se fait directement via un interrupteur, les premières cartes de sons synthétique de piano, violin, banjo et accordéon arrivent sur les Hammond, un semblant de  Leslie sous forme de haut parleur monté sur un tambour en frigolite est intégré dans l'Orgue sans trompette juste sous forme de ventilateur et autant dire que on ne peut plus appeler cela une Leslie,  les lampes sont remplacées par des transistors ainsi que les capacités, les premières boîtes à rythmes tel que l'AUTO VARI 64 font leur apparition sous des modèles "Auto-Vari 64" pour la plus célébre, on observe aussi une très mauvaise balance de son entre les aigus et les graves, le meuble pèse moins de la moitié du poids des vieux Hammond,…

Bref, la fabrication de la roue phonique est terminée mais la marque Hammond perd son standing et la concurrence est grande et le grand public regardera plus vite au prix qu' au son. Le Glas est sonné pour la marque Hammond nous sommes en 1975! 

         En dehors des consoles typiques de références Hammond les plus connues, il existes un tas d'autres orgues à roues phoniques qui seront cités ci-dessous:

site de Cédric MALVETTI dédié à l'orgue Hammond

https://hammondorgan.wikeo.net/

site de Cédric MALVETTI dédié à l'orgue Hammond

https://hammondorgan.wikeo.net/

         En dehors des consoles typiques de références Hammond les plus connues, il existes un tas d'autres orgues à roues phoniques qui seront cités ci-dessous:

Années 40:

HAMMOND NOVACHORD: Le premier synthétiseur analogique commercialisé de Juin 1939 à Novembre 1942, 209 exemplaires.

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HAMMOND SOLOVOX J: de 1940 à 1946.

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HAMMOND GI: de Juin 1941 à Novembre 1944 en 3250 exemplaires.

HAMMOND KE: identique au modèle E de 1937.

HAMMOND SOLOVOX K.

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HAMMOND M Cinderella: 1er Spinet de Novembre 1948 à Novembre 1951.

HAMMOND SOLOVOX L.

Solovox_h500

Années 50:

HAMMOND S.

HAMMOND M2: indentique au Cinderella avec Vibrato Chorus séparé de Novembre 1951 à Janvier 1955 en 29000 exemplaires.

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HAMMOND S1.

HAMMOND S4.

HAMMOND M3: Indentique au M2 avec percussions et drawbars linéaires. Janvier 1955 à Janvier 1964.

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HAMMOND S6: Mini spinet avec un clavier à boutons de 96 accords présélectionnés. Janvier 1955 à Octobre 1963.

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Les années 60 - 70 :

HAMMOND F100 EXTRAVOICE A de Janvier 1961 à Septembre 1961.

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HAMMOND F100 EXTRAVOICE B de Septembre 1961 à Août 1964.

HAMMOND F1000 de Septembre 1961 à Août 1964.

HAMMOND F2000 de Septembre 1961 à Août 1964.

HAMMOND F3000 de Septembre 1961 à Août 1964.

HAMMOND L100: Spinet, pédalier 13 notes, vibrato, percu, ampli incorporé de Septembre 1961 à Juillet 1964.

HAMMOND L101: version L100 acajou de 1961 à 1964.

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HAMMOND L102: Version L100 contemporain noyer de 1961 à 1964.

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HAMMOND L103: Version French cerisier de 1961 à 1964.

HAMMOND L111 et L112: Version L100 acajour noyer de Juillet 1964 à Octobre 1967.

HAMMOND L122: Version L100 comptemporain noyer Août 1964 à 1974.

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HAMMOND L133: L100 version chippendale de Juillet 1964 à Mars 1968.

HAMMOND L143: Version L100 French Provincial Noyer Août 1964 à Septembre 1967.

HAMMOND M101: Spinet avec mécanique du B3 version Acajou de Août 1961 à Janvier 1968.

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HAMMOND M102: Version Comtemporain noyer de Mai 1962 à Janvier 1968.

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HAMMOND M103: Version chippendale cerisier de Novembre 1961 à Janvier 1968.

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HAMMOND M111: Version Noyer de Novembre 1961 à Janvier 1968.

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HAMMOND M143: Version vieille Amérique cerisier de Juillet 1964 à Janvier 1968.

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HAMMOND M162: Version Institutionnel Noyer de Févier 1965 à Janvier 1968.

HAMMOND M102: Version coupé noyer ou blanc de Décembre 1965 à Janvier 1968.

HAMMOND M100 PORTABLE: Fabrication Allemande à partion de 1970.

HAMMOND S100: Avril 1962 à Août 1964.

HAMMOND D152: Indentique à un RT3 avec enceinte et réverb stéréo incorporé.

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HAMMOND G 162 GRAND 100: orgues lithurgiques à roues phoniques de Février 1964 à Juillet 1967.

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HAMMOND E112 / E133 / E 143 / E 182: De Juin 1965 à Septembre 1969.

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HAMMOND E200: Orgue lithurgique sans percussions de Juin 1965 à Septembre 1969.

HAMMOND E300: 4 versions de Juin 1965 à Septembre 1969.

HAMMOND H112: Orgue de variété de prestige version traditionnel noyer Octobre 1965 à 1974.

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HAMMOND H133: Orgue de variété de prestige version Frenc provicial Octobre 1965 à 1974.

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HAMMOND H143: Orgue de variété de prestige version vieille Amérique Cerisier Octobre 1965 à 1974.

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HAMMOND H170: Orgue de variété de prestige version laquée noir Octobre 1965 à 1974.

HAMMOND H182: Orgue de variété de prestige version italienne provincial noyer Octobre 1965 à 1974.

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HAMMOND H195: Orgue de variété de prestige version méditéranéenne Pécan Octobre 1965 à 1974.

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HAMMOND H262: Orgue de variété de prestige version institutionnelle noyer avec couvercle Octobre 1965 à 1974.

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HAMMOND HX100: Orgue de variété de prestige version customisé Anglaise de Janvier 1968 à Février 1970.

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HAMMOND X1000: Orgue de variété de prestige H100 monté dans une console de X66.

HAMMOND K112: Version traditionnel Noyer de Juin 1965 à Décembre 1966.

HAMMOND K122: Version comptemporaine Noyer de Juin 1965 à Décembre 1966.

HAMMOND K133: Version French provincial Cerisier de Juin 1965 à Décembre 1966.

HAMMOND K143: Version vieille Amérique de Juin 1965 à Décémbre 1966.

HAMMOND S112: Il existe 3 versions de ce type de spinet de Août 1964 à décembre 1966.

HAMMOND SOUNDER: il existe 3 versions de ce type d'orgue. Année 1969.

site de Cédric MALVETTI dédié à l'orgue Hammond

https://hammondorgan.wikeo.net/

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HAMMOND X66: Grand orgue de variété cinéma: 4  versions de Mai 1965 à 1972.

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HAMMOND X77: Grand orgue de variété: 7 versions: de Juin 1968 à 1975.

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HAMMOND EVERETT 3022 / 3044 : Juin 1965 à Septembre 1966.

HAMMOND 2044: novembre 1964.

HAMMOND J100: 7 versions de Septembre 1967 à Octobre 1968.

HAMMOND J200: 4 versions de Juillet 1967 à Juin 1968.

HAMMOND J300: 4 versions de Juillet 1968 à 1970.

HAMMOND N100: 5 versions de Septembre 1968 à 1974.

HAMMOND CADETTE V100: 3 versions Avril 1969 à 1970.

HAMMOND T100: 2 versions de Mars 1968 à 1969.

HAMMOND T200: 18 versions de Janvier 1968 à 1974.

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HAMMOND T322: Avril 1968 à Juillet 1969.

HAMMOND TR200: Version Danoise du T200 de 1969 à 1974.

HAMMOND J142: 17 versions de Septembre 1967 à 1973.

HAMMOND N100 / N200 / N300: 3 versions de septembre 1969 à 1974

HAMMOND PORTA B: L100 portable 4 couleur fabriqué à Anvers 1971 à 1974.

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HAMMOND L122 Portable: fabrication Allemande année 1970.

HAMMOND L222S: Idem au L122 avec leslie incorporé + sustain de 1970 à 1974.

HAMMOND P100: L122 portable version Danoise de 1973 à 1975.

HAMMOND T412: Version Noyer de 1970 à 1974.

HAMMOND T422: Noyer Comtemporain Noyer de 1970 à 1974.

HAMMOND T522: 6 versions de 1972 à 1975.

HAMMOND T524: Noyer comptemporain Américain de 1972 à 1975.

HAMMOND T546: idem au T562L Pecan de 1972 à 1975.

HAMMOND T562L: Version institutionelle avec couvercle de 1972 à 1975.

HAMMOND T582: Version Italien Provincial de 1972 à 1975.

HAMMOND T595: Version Méditéranéenne Pecan de 1972 à 1975.

HAMMOND TR400: Version Danoise du 422 de 1970 à 1974.

HAMMOND TTR100: version transportable du T100

HAMMOND TX500: Version transportable du T522 de 1973 à 1975.

HAMMOND XTP: Version spéciale du T522  sur pied métalique avec enceintes détachables de 1971 à 1974.

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HAMMOND A122S: Version belge de l'A100 avec sustain au pédalier de 1972 à 1974 fabriqué à Anvers.

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HAMMOND R124 / R182 : derniers modèles à roues phoniques dans lequelles des transistors et des technologies modernes sont intégrées mais où, un générateur à roues phoniques est toujours présent. 

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Ensuite la sortie des premiers HAMMOND équipé de LSI (Large scale integrated circuit) arriveront sur le marché, il y aura des modèles SPINET et des consoles, Le modèle CONCORDE sera une des prem​ières consoles sortie par la marque... Vers 1978, une copie numérique du B3 sortira sous la référence B3000. Ces orgues sont signées Hammond, mais c'est une autre histoire, un autre son, certes pas mauvais, mais différent du son des orgues à roues phoniques. Le problème aujourd'hui, c'est qu'il est très difficile de trouver des pièces pour réparer ces orgues équipé de LSI, ce qui fait que leur valeurs descent de plus en plus... LSI et roues phoniques n'ont rien en commun!!!! Nous nous arrêterons ici, car ce site est consacré à la roue phonique.

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Tout le swing du monde dans l'orgue Hammond d'Eddy Louiss

Par Francis Marmande Publié le 23 juin 2010 https://www.lemonde.fr/culture/article/2010/06/23/tout-le-swing-du-monde-dans-l-orgue-hammond-d-eddy-louiss_1377485_3246.htmlMulti-instrumentiste, chanteur, compositeur, directeur d'orchestre, légende active, trésor national vivant, né à Paris en 1941, Eddy Louiss est connu de l'Apollo de Harlem à Tokyo, en passant par Dakar. Connu, révéré ? Oui : moins d'ailleurs pour sa dextérité que pour ses danses intérieures. Moins pour son passé prestigieux - Les Double Six de Mimi Perrin, Jean-Luc Ponty, Daniel Humair, Claude Nougaro, Kenny Clarke, Bernard Lubat, Stan Getz, Michel Portal, Henri Salvador, jusqu'à une fanfare multicolore inouïe - que pour cette capacité sans nom à changer n'importe quel plomb en musique. Moins connu pour ses duos avec Michel Petrucciani ou Richard Galliano que pour son âme : le souffle et les vrombissements de son orgue Hammond. Le célèbre B3 avec deux cabines Leslie, qu'il fait ronronner de plaisir comme un chat noir. D'où il tire des éclairs, des étoiles filantes et pas mal de comètes. Le B3 qu'il est le seul à faire chanter comme les inimitables puissances de la soul music. Le seul à faire murmurer comme un avion très doux, le seul à faire exploser tel le pianocktail mis au point par Boris Vian. "En fait, l'orgue, ce n'est pas un instrument qui m'a passionné ; le piano, oui, ou le vibraphone, qui me permettait de me placer en club, parce que des pianistes, il y en avait toujours trop. Mais l'orgue, non. Il est venu un peu par hasard. Et ceci entraînant cela, on m'a donné du travail." Tout Eddy est là : vous vous escrimez à claironner en alexandrins qu'il est l'homme fait orgue. Peine perdue, il vous répond hasard, boulot : "Je ne l'ai jamais monté chez moi, au quatrième, par exemple. Ni travaillé comme on travaille un piano, en alignant des gammes, vous voyez, ou toute sorte d'exercices..." De toute façon, d'une voix qui sourit toujours, Eddy Louiss a toujours pris son monde à revers. Parfois, au grand dam du public, il disparaissait : "Quand vous avez trop joué, quand vous commencez à toujours jouer la même chose, il faut s'arrêter, savoir disparaître, chercher à changer d'univers."  Il sort de quatre années de souffrance, amputé du pied gauche, loin du public. Un retour pour les intimes, le 25 mars 2010, bientôt la scène, un nouvel album, Taurorque ("un peu fourre-tout, non ?"), réalisé seul : "Si j'ai la passion des nouvelles technologies ? Non, n'exagérons pas. Mais ça m'a toujours intéressé. Mon fils, informaticien, m'aide bien. Mais je me sers de trucs qui sont sans doute dépassés." Il a beau tout minimiser, tout réduire avec modestie, il ne peut rien contre son jeu. Un enchanteur ne peut pas se défendre. Encore heureux.

Francis Marmande

La cabine LESLIE

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Don Leslie a mis au point ses cabines à système rotatif (rotor) en 1937, puis a commencé à les commercialiser en 1940. Laurens Hammond n’était pas du tout emballé par ce type d’enceinte quand Don Leslie lui les proposa, car il voyait l'invention de Don Leslie comme un haut parleur concurrent à ses TONE CABINET et, il lui fit comprendre tout de suite que ses orgues n'étaient pas destinés à sortir une sonoritée autant transformée. La guerre entre HAMMOND et LESLIE commença.

Nous étions dans les années 30, et Don Leslie venait d'acheter un orgue Hammond avec un TONE CABINET, à cette époque, le fameux vibrato scanner rotatif n'existait pas encore, il n'existait que le générateur de chorus et le trémulant qui équipait les orgues Hammond. Don Leslie à trouvé que l'orgue Hammond branché sur les TONE CABINET manquait de pêche, il était totalement déçu du son que son orgue Hammond lui procurait, c'est ainsi, qu'il décida de fabriquer la première Leslie qui s'appellera la cabine "VIBRATONE" sous le modèle "30A" avec la mention "THE PIPE VOICE FOR ELECTRIC ORGAN" et il créa sa société qui s'appellera "ELECTRO MUSIC INC.".

Il eu l'idée de projeter le son directement dans des rotors et un tambour. Tous les éléments se trouvant dans ce premier modèle, seront les élements que nous retrouverons dans toutes les cabines Leslie qui sortiront plus tard...

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La cabine Leslie chère aux amoureux de l’orgue Hammond est un exemple d’application particulièrement intéressant de l’effet Doppler. Le dispositif fabriqué à partir du début des années 40 par la société de Don Leslie avait comme but de recréer, comme le disait la publicité de la marque ‘le son de l’orgue à tuyaux pour votre orgue d’appartement’… Le dispositif simule le son que produit un orgue d’église influencé par la réverbération du lieu et les réflexions multiples sur les parois : on entend un signal un peu flou et oscillant. Le second figure un effet de vibrato qui était présent sur les orgues de cinéma dont étaient friands les Anglo-saxons...

Don Leslie a équipé ses cabines d’un dispositif mécanique destiné à simuler ces deux effets typiques de l’orgue à tuyaux. Une cabine Leslie est donc un équipement compact d’environ 50 kg/80 kg et à peu près gros comme un réfrigérateur  équipé de deux haut-parleurs qui diffusent devant deux déflecteurs rotatifs, une trompette pour les aigus et un tambour ajouré pour les graves.

Les deux diffuseurs entraînés par un couple de moteurs tournent et diffusent de manière cyclique le son au travers des ouvertures (jalousies) ménagées dans l’ébénisterie de la cabine.

La diffusion dans l’espace influe donc sur l’amplitude du signal avec le rapprochement et l’éloignement cycliques de la source, sur sa localisation puisque le dispositif tourne, ainsi que la fréquence et la phase du signal mettant en évidence l’effet Doppler… La vitesse de rotation des deux systèmes grave et aigu n’est pas identique, il y a plus d’inertie au démarrage pour le tambour et tous ces décalages induisent des fluctuations supplémentaires au signal tout à fait spécifique de chaque cabine...

Deux vitesses de rotation sont disponibles, ‘Chorale’ qui simule le son d’orgue classique et ‘Tremolo’ qui figure la sonorité orgue de cinéma. Les musiciens de jazz ou de rock utilisent indifféremment les deux vitesses, selon l’ambiance qu’ils veulent donner à leur son. Le Leslie a parfois été utilisé sur d’autres instruments que l’orgue : sur une guitare électrique, le résultat peut aussi être surprenant.

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La première cabine Leslie, le modèle 30, ne disposait pas de chorale, juste un trémolo et un arrêt. Cet effet, Chorale, à été introduit sur le marché plus tard à partir des modèles 122/147. À ce moment-là, Leslie a aussi ajouté la mention « Voice of the pipe organ » (voix de l’orgue à tuyaux) sur ses enceintes.

Ce n’est qu’en 1980 que les deux noms de sociétés HAMMOND (Hammond Organ Company) et LESLIE SPEAKERS (electro music) se sont associés, six ans après la construction du dernier orgue à roues phoniques. Les enceintes rotatives Leslie sont toujours fabriquées aujourd’hui, par la société Hammond-Suzuki.

 

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L’orgue Hammond : un vrai classique

Publié le mardi 12 mai 2020 par : https://www.bax-shop.fr/blog/clavier/lorgue-hammond-un-vrai-classique/

Les orgues Hammond, aussi bien les modèles numériques que les modèles vintage, sont de retour dans la pop et le rock. De plus, ces instruments sont couramment utilisés dans le jazz et le blues, et ce depuis des décennies. Mais qu’est-ce qui rend l’orgue Hammond si spécial ? Et pourquoi traîner un Hammond et ses 100 kg à un concert ? 

Tous les styles de musique

L’orgue Hammond est à l’aise dans n’importe quel musique. Ainsi, il peut être utilisé pour jouer des morceaux très subtils, mais aussi pour avoir un son très fort et particulier dans le rock et le blues, par exemple. De plus, cet instrument est parfait pour créer des paysages sonores dans la pop. Le son du Hammond est également fabuleux pour le jazz. Toutefois, beaucoup de personnes l’associent surtout avec la musique d’orgue électronique un peu kitsch des années 70. Cette période n’a pas eu d’impact positif sur l’image de l’orgue Hammond. Heureusement, il semble aujourd’hui revenir en grâce. Dans le monde du jazz et du blues, cet instrument est une valeur sûre depuis longtemps. Par contre, dans la musique pop et le rock, il a été déplacé par les synthétiseurs dans les années 80 et 90. Au début du 21e siècle, il a fait son retour dans ces genres musicaux. Aujourd’hui, certains artistes optent pour un instrument permettant d’imiter le son du Hammond, mais il y a également beaucoup de musiciens qui choisissent un vrai orgue à roue phonique Hammond. C’est souvent un Hammond B3 couplé à une cabine Leslie, comme une Leslie 122 ou une Leslie 147, par exemple. Mais pour obtenir le son caractéristique de cet instrument, vous n’avez pas forcément besoin d’un orgue physique. Mais qu’est-ce qui rend l’orgue à roues phoniques Hammond si spécial au niveau technique et musicale ?

Générateur de roues phoniques

L’orgue à roues phoniques Hammond se distingue notamment par son générateur sonore. Il a été inventé par Laurens Hammond (1895-1973). Cet ingénieur et inventeur américain a déposé pas moins de 110 brevets au cours de sa vie. Parmi ses nombreux brevets, il a inventé notamment les lunettes 3D et le moteur synchrone qui cale sa vitesse de rotation sur la fréquence du courant (50 Hz en Europe, 60 Hz aux États-Unis). Parce que cette fréquence reste stable, le moteur tourne avec une grande précision. Laurens Hammond a utilisé ce moteur pour faire tourner les horloges électriques. L’invention du moteur synchrone l’a inspiré aussi à développer un orgue électrique pour remplacer les orgues à tuyaux coûteux utilisés dans les églises. Il a conçu un orgue basé sur un générateur de sons révolutionnaire. Celui-ci est constitué d’un moteur synchrone. Un premier brevet a été déposé en 1924. Le générateur de roues phoniques est le composant le plus important de l’orgue Hammond. Selon le modèle, il dispose de 12 ou de 96 roues phoniques. Ces dernières sont basées sur une onde sinusoïdale. Plus le son généré est aigu, plus le nombre d’ondes sur la roue phonique est important. Toutes les roues phoniques se trouvent sur un axe pivotant et tournent devant un aimant générant un champ magnétique.

Son vif et musical

La variation du champ magnétique induit un petit courant alternatif à une fréquence particulière, ce qui représente un signal similaire à une onde sinusoïdale. Ce courant est filtré et amplifié pour être transformé en un son de forme sinusoïdale avec une sorte de sifflement. Le son de base est relativement mat, mais vous pouvez varier le timbre en ajoutant des harmoniques. Ces dernières peuvent être créées en combinant le son de différentes roues phoniques. Le timbre peut être réglé en utilisant des tirettes (voir aussi le paragraphe sur ce sujet). Depuis le Générateur de roues phoniques, le son est envoyé vers un circuit électronique avec des lampes qui est en grande partie responsable du son typique de l’orgue Hammond. Notez que Laurens Hammond a dû faire des compromis au niveau technique, avec pour conséquence que ses orgues présentent toutes sortes d’imperfections. Mais ce sont ces imperfections qui en font un instrument si intéressant offrant un son vif et musical. Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez le paragraphe, Keyclick, Leakage, etc.

La cabine Leslie

Laurens Hammond a conçu son orgue pour une utilisation à la maison et dans les églises. Toutefois, avec le temps, cet instrument a également été utilisé pour d’autres application, ceci grâce à Don Leslie, l’inventeur de la cabine Leslie. Pour beaucoup d’amateurs de la marque Hammond, un orgue Hammond n’est rien sans une cabine Leslie. Cette dernière fait « tourner le son ». Les célèbres modèles Leslie 122 et 147 utilisent un pavillon rotatif pour les aigus et un tambour rotatif pour les graves. Le mouvement rotatif donne un vibrato naturel. En fait, la cabine génère un effet Doppler, ce qui donne un son qui semblent changer de fréquence. Le scientifique autrichien Doppler a découvert que le son d’un objet est plus aigu lorsqu’il s’approche et plus grave lorsqu’il s’éloigne. Ainsi, si une ambulance se rapproche puis s’éloigne, le son perçu est modifié, passant de l’aigu au grave. En outre, une cabine rend le son d’orgue Hammond plus spatial. Avec cette cabine, vous pouvez créer facilement des paysages sonores sur un Hammond, peu importe le style de musique que vous jouez. Il est d’ailleurs possible de faire saturer une cabine Leslie avec certains niveaux de volume pour avoir un son de lampes. La cabine Leslie offre deux vitesses de rotation offrant chacune un caractère sonore différent : « chorale » (lent) et « tremolo » (rapide). Il lui faut quelques secondes pour passer d’une vitesse à l’autre. Ce passage peut être utilisé pour renforcer le côté dramatique d’un pont musical. Si vous utilisez l’orgue Hammond avec une cabine Leslie, il peut très bien être utilisé dans la pop, le rock, le jazz ou encore le blues. Dans le jazz, on utilise parfois une cabine Leslie sans l’effet rotatif. Laurens Hammond n’a pas aimé la cabine Leslie au début mais avec le temps il l’a appréciée

L’intérieur de la célèbre cabine Leslie. Vous pouvez voir le pavillon rotatif pour les aigus et le tambour rotatif pour les graves.

L'orgue Hammond : un vrai classique
Switch Hammond en demi-lune (appelé « half moon switch » en anglais) permettant de contrôler la vitesse de rotation sur une cabine Leslie. Il s’agit d’un Hammond M3

Un vrai instrument

Assez parlé de la technique. Passons maintenant au son de l’orgue Hammond. Bien que le son soit généré de manière électrique, le son offert ressemble à celui d’un instrument acoustique. « C’est un vrai instrument. Tout comme la guitare électrique » dit Leon Kuipers, claviériste et spécialiste de l’orgue Hammond. « Ce n’est pas un instrument d’imitation, comme c’est le cas d’un orgue électrique et d’un clavier arrangeur. Ce sont là des instrument qui simulent les sons d’autres instruments. Un Hammond, lui, c’est un instrument à part entière. Avec un son authentique, à l’image d’un piano acoustique, d’un piano Fender ou d’un piano Wurlitzer. Un bon organiste sait jouer avec une grande force d’expression, bien qu’un Hammond n’est pas sensible à la vélocité comme un piano. Vous pouvez faire d’un Hammond un instrument très expressif, grâce à sa manière de jouer, à l’utilisation d’une pédale de volume et à la variation du timbre à l’aide des tirettes et du switch de la cabine Leslie. Jouer sur un Hammond peut procurer un plaisir sans pareil.

La différence avec un piano

On dit souvent que si l’on sait jouer au piano, on sait également jouer sur un Hammond. D’après Kuipers, ce n’est pas vrai. « Les sensations et la technique de jeu sont différentes. Il y a de grandes différences entre jouer sur un piano et jouer sur un Hammond. L’expressivité de jeu sur un piano vient surtout du toucher. Après avoir joué une ou plusieurs notes sur un piano, vous ne pouvez pas vraiment changer le son, sauf avec votre pédale de sustain. Bref, lorsque vous jouez sur un piano, vous ne pouvez pas « retravailler » les son. Et ce n’est pas le cas avec un Hammond, dit Kuipers. La coloration musical commence après avoir appuyé sur les touches. C’est alors que vous allez utiliser votre pédale de volume, vos tirettes et le switch de la Leslie. C’est une différence fondamentale avec le piano. Et ça demande un jeu complètement différent. Une autre différence est que les notes s’étouffent rapidement sur un piano. Sur un Hammond, on peut tenir les notes indéfiniment. Ainsi, il peut être une bonne idée de terni une certaine note aiguë très longtemps et de jouer en même temps d’autres notes. Ce n’est pas possible avec un piano. Sur un piano il faut « travailler » pour jouer une note. C’est moins le cas sur un Hammond, dit Kuipers. De plus, tirer un bon son d’un Hammond demande moins d’effort. Ainsi, on peut plus facilement donner du « corps » au son avec un Hammond qu’avec un piano. On entend immédiatement si un pianiste joue sur un Hammond, puisqu’il jouera trop de notes. J’ai un enregistrement de Ray Charles, qui est un très bon pianiste, où l’on l’entend jouer sur un Hammond, mais le résultat n’est pas bon, puisqu’il le joue comme un pianiste.

L'orgue Hammond : un vrai classique
La pédale pour régler le volume, sur un Hammond B3.

Faire le chanter

Quel instrument est le plus difficile à jouer, un piano ou un Hammond ? C’est impossible à dire, dit Léon. Sur un piano, il faut travailler plus dur que sur un Hammond. Mais un Hammond demande une plus grande créativité musicale. Avec un Hammond, on passe plus de temps à colorer le son. Et avec cet instrument, on risque de jouer trop de notes. Au niveau musical, le Hammond et le piano sont des instruments très différents. Le Hammond ressemble plus aux instruments qui vous permettent de faire de longues notes. On peut créer des paysages sonores avec un Hammond. De plus, on peut passer d’un son très grave à un son très aigu sur un Hammond. On peut le faire chanter, ce qui n’est pas possible avec un piano. Il est parfaitement possible de combiner un piano avec un Hammond sur scène ou en studio. En fait, le Hammond peut être combiné avec n’importe quel instrument.​​​​​​​

L'orgue Hammond : un vrai classique
Pour démarrer un Hammond, il existe une procédure spéciale avec deux switches.​​​​​​​

Orgue d’église ou bête de scène

Hammond a arrêté la production de ses orgues à roues phoniques depuis longtemps. En 1974, le tout dernier Hammond B3 a quitté l’usine. À cette époque-là, Hammond proposait également des orgues électroniques pour entrer en concurrence avec d’autres fabricants d’orgues, mais cela n’a pas duré longtemps. En 1986, Hammond a fait faillite (Laurens Hammond était déjà décédé à cette époque). L’année d’après, le constructeur japonais de motos et d’automobiles Suzuki a acheté la marque Hammond. Dès lors, la marque est connue sous le nom de Hammond-Suzuki. Elle offre des orgues basés sur des technologies numériques, puisqu’il est aujourd’hui devenu trop coûteux de fabriquer des orgues à roues phoniques comme faisait Hammond autrefois.Ces derniers étaient d’ailleurs particulièrement lourds. Heureusement, les modèles numériques d’aujourd’hui sont plus légers, mais pour certains musiciens ces derniers ne sont pas comparables aux vrais orgues à roues phoniques. Mais tout dépend de vos préférences personnelles. Jamais dans ses rêves les plus fous, Laurens Hammond avait pu imaginer que son orgue d’église de 1934 deviendraient une vraie bête de scène qui reste populaire même dans le 21e siècle.


On reconnaît un Hammond B3 à ce bord particulier.

Bon à savoir

Keyclick, leakage, etc.

Le son d’un orgue Hammond est déterminé par certaines technologies spéciales et imperfections. Il existe de nombreux livres et articles sur ce sujet. Nous vous parlerons ci-dessous des technologies les plus importantes :

  • Le son d’un Hammond est généré de manière électromagnétique par un générateur de roues phoniques (voir l’article). Ce dernier joue un rôle important dans le son. Le signal sinusoïdale situé à la fin du circuit est plus qu’une onde sinusoïdale, ce qui rend le son plus intéressant.
  • Chaque roue phonique (un Hammond B3 a en 91) a une phase particulière et n’est pas synchronisée aux autres roues. En résulte un son plus vif qu’avec un clavier arrangeur, par exemple, dont les notes sont toutes dans la même phase.
  • Les orgues comme le Hammond B3 et beaucoup de modèles de cabine Leslie sont équipés de lampes, ce qui permet d’avoir un son légèrement saturé, surtout avec une cabine Leslie.
  • Dans la majorité des orgues à roues phoniques Hammond, on trouve un scanner électromagnétique qui génère un son de vibrato profond et naturel. Pour avoir un effet encore meilleur, il suffit de mettre le switch de vibrato en mode chorus. Dans ce cas, le son de vibrato est mélangé avec le son « normal » de l’orgue.
  • Une roue phonique peut uniquement être associée à des ondes pleines. Et sur les roues dentées qui actionnent les roues phoniques, on peut uniquement mettre des dents pleins. Il est impossible de mettre des demi-ondes ou des demi-dents. À cause de cette limitation, il est impossible d’avoir la tonalité correcte pour chaque note, à l’image d’un piano. Le La est bien à la hauteur correcte (440 Hz), mais la plupart des notes sont légèrement décalées. En résulte un « pitch » hors du commun qui rend le son d’un orgue Hammond plus intéressant.
  • La pression d’une touche sur un Hammond B3 ou un modèle similaire donne un « Key-Click », soit un clic de touche. Longtemps considéré comme un défaut, ce contact électrique des touches est devenu une caractéristique essentielle des orgues Hammond tant recherché par les jazzmen.
  • Avec l’usure du circuit électronique d’un Hammond, certaines roues phoniques qui ne sont pas sollicitées lors du jeu peuvent sonner quand-même. Ce phénomène, initialement considéré comme indésirable et appelé « leakage » (fuite), permet d’obtenir un son bien gras. Parce que l’effet de fuite est différent sur chaque orgue Hammond, ils délivrent tous un son différent.

L'orgue Hammond : un vrai classique
Le bouton vibrato/chorus

Colorer le son avec les tirettes

Le son provenant d’une seule roue phonique est dépourvu d’harmoniques. Vous pouvez colorer ce son en ajoutant harmoniques naturelles, que l’on entend également avec les instruments acoustiques. Vous pouvez colorer le son avec les tirettes (appelées « drawbars » en anglais). La majorité des orgues Hammond possèdent neuf tirettes par clavier. La tirette offrant le son le plus bas est la tirette 16 pieds (marquée « 16′ »). L’unité « pieds » réfère ici à la longueur d’une tirette sur un orgue à tirettes. Plus la tirette est longue, plus le son sera grave. En retirant les tirettes, un musicien peut ajouter des harmoniques (une octave, une quinte ou une tierce) à la tirette la plus petite sélectionnée. Plus la tirette est retirée, plus sa sonorité sera forte. La note fondamentale vient de la tirette de 8 pieds. La tirette de 4 pieds est une octave plus haut, celle de 2 pouces est deux octaves plus haut, et celle de 1 pouce est trois octaves plus haut que la tirette de 8 pouces. La tirette de 16 pouces est une octave plus bas que celle de 8 pouces. Entre les deux se trouvent les harmoniques cassées. La tirette de 51/3 pouces, elle, est une quinte juste plus haut que celle de 8 pouces. La tirette de 22/3 pouces est une quinte juste plus haut que celle de 4 pouces. Et la tirette de 11/3 pouces est une quinte juste plus haut que celle de 2 pouces. N’oublions pas non plus de mentionner la tirette de 13/5 pouces. Celle-ci est une tierce majeure plus haut que la tirette de 2 pouces. Notez que les tirettes ne sont pas crantées, ce qui permet d’avoir des combinaisons sonores quasi-infinies. De plus, il vous est également possible d’ajouter des effets, comme 2nd percussion, 3d percussion, vibrato, chorus, etc.

Foldback ou pas

Dans le paragraphe sur les différents modèles de Hammond, on peut lire que les modèles « console » disposent d’une fonction « fold back », tandis que les modèles « spinet » ne possède pas cette fonction. Mais qu’est-ce que c’est le fold back ? Plus un son est aigu, plus la partie biseautée de la roue phonique est fine. Mais il y a bien sûr des limites. La note la plus aiguë est un fa# aigu avec une tirette de 1 pied. Que faire pour les touches plus aiguës ? Pour palier à ce problème, Lauren Hammond a inventé la caractéristique « fold back ». Pour jouer le sol qui suit au fa# aigu, l’orgue prend la tirette de 1 pied mais à une octave plus bas. Ainsi, l’orgue vous permet de jouer un son aigu dans la partie supérieure. Avec un orgue de modèle « console », vous entendez la tirette de 1 pouces même après le fa# aigu. Avec un orgue de modèle « spinet », le fa# aigu est la note le plus aiguë, parce qu’il n’est pas muni de fonction fold back, ce qui est considéré comme une lacune par certains. Notez que la fonction fold back est également utilisée pour les notes graves.

Organistes connus jouant sur un Hammond

Quels sont les organistes connus qui ont beaucoup joué sur un Hammond ? Nous en présenterons ici les principaux. Jimmy Smith (1928-2005), l’un des meilleurs organistes du monde, est celui qui a popularisé l’orgue Hammond dans un contexte jazz. Ayant débuté dans les années 60, Smith avait un style de jeu qui correspondait parfaitement à la musique jazz de cette époque. Cet organiste américain utilisait beaucoup moins les tirettes que ses précurseurs, sauf les trois tirettes les plus basses et la fonction 3d percussion. Si vous choisissez le paramètre « jazzorgan » sur un clavier, on entend généralement un son basé sur celui de Jimmy Smith.

​​​​​​​Les modèles les plus connus

Il existe de nombreux modèles d’orgue Hammond différents. En effet, la marque n’a pas uniquement fabriqué des orgues à roues phoniques, mais également des orgues électroniques « traditionnels ». Nous parlerons ici des orgues à roues phoniques les plus couramment utilisés et d’un orgue électronique Hammond. Le Hammond B3 est l’orgue à roues phoniques le plus emblématique. Produit entre 1954 et 1974, le B3 est régulièrement utilisé sur de grandes scènes. On peut le reconnaître à ses pieds en bois tournés. Sur le plan technique, le A100  et le C3 d’un côté et le B3 de l’autre sont presque identiques. Par conséquent, ces orgues produisent un son similaire. Toutefois, chaque B3 est unique. Le B3, le C3 et le A100 possèdent les mêmes types de clavier et les mêmes contrôles. Le A100 dispose d’un boîtier fermé et de hauteur-parleurs internes (il est bien muni d’une connexion pour une cabine Leslie) et le C3 possède un boîtier d’orgue d’église (c’était pour cela qu’il était conçu). Le B3, le C3 et le A100 sont des modèles de type « console ». Relativement grands, ces orgues possèdent deux claviers de cinq octaves. Il existe également des orgues à roues phoniques plus petits, que l’on appelle des modèles « spinet ». Ceux-ci sont en premier lieu conçus pour une utilisation à la maison. Ils sont équipés de deux claviers de trois octaves et demie de style cascade, ce qui vous permet de jouer sur cinq octaves (voir les images). Notez que les orgues de type spinet ne disposent pas de fonction fold back (voir le paragraphe consacré à ce sujet). Ces modèles offrent un caractère sonore différent, mais ils conservent le son vif caractéristique d’un orgue à roues phoniques. Les modèles spinet  sont encore aujourd’hui utilisés par certains groupes.

Le M3 (fabriqué entre 1955 et 1964) est parfois appelé le « mini-B3 », en raison de son caractère sonore, de son boîtier et de sa technique. Cet orgue reprend l’essentiel des caractéristiques du B3, telles qu’un scanner électromagnétique générant un son de vibrato et des sonorités de percussion. Il ne possède pas de fonction fold back, mais il est plus léger qu’un B3, ce qui vous permet de le transporter plus facilement. Le M100 (fabriqué entre 1961 et 1968) est utilisé notamment sur A Whiter Shade of Pale de Procol Harum. Cet orgue ne ressemble pas au B3, mais il possède bien un scanner vibrato. Le L100 (fabriqué entre 1961 et 1964) est un modèle couramment utilisé dans la musique pop. Ainsi, la grande majorité des orgues Hammond joués sur des chansons des années 60 et 70 sont des L100. Notez qu’il existe également une version portable du L100 : le Porta-B. Le prix du L100 sur le marché de l’occasion est généralement relativement doux. Bien que le X5 ne soit pas un orgue à roues phoniques, il produit un son très agréable. Il est couramment utilisé avec la Leslie 760 (une cabine Leslie à transistor). Sachez que le X5 dispose bien d’une fonction fold back.

 

Réparation d’un Hammond

Les orgues à roues phoniques Hammond sont quasiment indestructibles. Autrement dit, ils peuvent presque toujours être réparés. Ainsi, on voit encore des exemplaires sur scène qui sont utilisés intensivement depuis plus de 50 ans. Quant à l’entretien, vous pouvez faire vous-même certains travaux, comme l’huilage du générateur de votre Hammond, par exemple, ce qui devrait être effectué une fois par an. Notez que l’huile Hammond est toujours disponible. Pour des travaux plus complexes, il vaut mieux passer chez un spécialiste.

Clones des roues phoniques

Les orgues à roues phoniques sont encombrants et lourds. De plus, acheter un B3 et une Leslie 147, par exemple, est un investissement assez massif. Voilà pourquoi beaucoup de fabrications proposent des alternatives plus abordables – aussi bien des orgues physiques que des orgues virtuels – qui reproduisent le plus fidèlement possible le son d’un orgue à roues phoniques Hammond couplé à une cabine Leslie. Ces simulations d’orgue Hammond sont de mieux en mieux et se rapprochent de plus en plus de l’original. Bien évidemment, c’est une question de goût quels sons de Hammond vous préférez. Notez que le son d’une cabine Leslie est plus difficile à imiter que celui d’un orgue Hammond. La majorité des groupes orientés blues ou jazz préfèrent utiliser un vrai orgue à roues phoniques Hammond accompagné d’une cabine Leslie en raison de sa sonorité et de son look. Vous trouverez ci-dessous les modèles numériques les plus couramment utilisés. Instruments à touches : Hammond-Suzuki New B3, Hammond-Suzuki XK-1, Hammond Suzuki XK-3c, Roland VK-8, Nord C2, KeyB organ. Modules : Hammond-Suzuki XM-2, Roland VK-8m. Logiciels : Native Instruments B4 II, Linplug Organ 3, Genuine Soundware VB3. La marque américaine Motion Sound offre des cabines équipées de haut-parleurs rotatifs qui sont beaucoup plus légères que les cabines Leslie d’origine. Hammond-Suzuki propose un modèle similaire : la cabine Leslie 3300.

En savoir plus

Vous voulez en savoir plus sur les orgues Hammond ? Il vous suffit d’aller sur Internet pour retrouver de nombreuses informations sur cet instrument. Si vous préférez lire un livre sur le Hammond, nous vous recommandons d’opter pour The Hammond Organ – Beauty in the B écrit par l’auteur américain Mark Vail. Dans le cas où vous êtes à la recherche d’un bon livre de musique (avec cd) consacré au jeu de l’orgue Hammond, nous vous conseillons d’opter pour Hammond Organ Complete de Dave Limina. Notez que la grande majorité des écoles de musique ne proposent pas de cours d’orgue Hammond. Heureusement, il existe des professeurs particuliers qui sont spécialisés en orgue Hammond.

Publié le mardi 12 mai 2020 par : https://www.bax-shop.fr/blog/clavier/lorgue-hammond-un-vrai-classique/

Le 'Solovox', Hammond Organ Co, USA, 1940

120 ans de musique électronique

https://120years.net/wordpress/the-solovoxhammond-organs-companyusa1940/

120 ans de musique électronique * est un projet qui décrit et explore l'histoire et le développement des instruments de musique électroniques à partir de 1880 environ. Ce projet définit un « instrument de musique électronique » comme un instrument qui génère des sons à partir d'une source purement électronique plutôt qu'électromécanique ou électroacoustique (Cependant, les limites de cette définition deviennent floues avec, par exemple, les générateurs de roues phoniques et la manipulation de bande du époque Musique Concrète).

Le 'Solovox', Hammond Organ Co, USA, 1940

Le Solovox a été conçu par les ingénieurs Alan Young, John Hanert, Laurens Hammond (cabinet de haut-parleurs) et George Stephens de la Hammond Organ Co et fabriqué aux États-Unis entre 1940 et 1948. Le Hammond Solovox était un instrument monophonique de « fixation de clavier » destiné à accompagner le piano avec des voix principales de type orgue - similaires au Clavioline et au Tuttivox. Le clavier à touches courtes de trois octaves était rangé sur un support coulissant sous le clavier du piano avec une commande de volume actionnée au genou. L'instrument était connecté à un boîtier de génération de son électronique, à un amplificateur et à un boîtier de haut-parleur par trois câbles épais et dérivait son son d'un seul oscillateur LC avec une plage de fréquences d'une octave - le signal à partir duquel était ensuite passé à travers une série de 5 diviseurs de fréquence pour créer deux autres octaves. Le Solovox (modèles J + K) utilisait deux anches métalliques vibrantes modulant la fréquence de l'oscillateur pour créer un effet de vibrato, dans les modèles ultérieurs, cela a été remplacé par un deuxième oscillateur agissant comme un oscillateur de vibrato. Sur le devant de l'instrument sous le clavier, il y avait une série de gros boutons actionnés par le pouce pour la gamme d'oscillateur (commutable +/- 3 octaves : 'soprano', 'contralto', 'tenor', 'bass'), vibrato, temps d'attaque, 'deep tone', 'full tone', '1ère voix', 2ème voix', 'brillant' et un interrupteur pour sélectionner les bois, le son des cordes ou la sourdine. Le Solovox était capable de créer une gamme de sons de type cordes, bois et orgue et était largement utilisé dans la musique légère de son époque.   

Solovox_h500

Modèles de production Solovox

Modèle J (1940–1946)
Modèle K (1946-1948)
Modèle L (1948–1950)

Manuels

Sources:

http://antiqueradio.org/HammondSolovoxKeyboard.htm

http://archive.org/stream/HammondSolovoxModelLTechnicalManual/SolovoxModelLTechnicalManual_djvu.txt

http://www.hammondclub.nl/

https://120years.net/wordpress/the-solovoxhammond-organs-companyusa1940/

HISTOIRE DE L'ORGUE HAMMOND

https://www.pianoweb.fr/orgue-hammond-histoire2.php

Au départ, l'orgue Hammond a été conçu pour répondre à la demande de nombreuses églises fréquentées par les noirs américains. Si son coût, bien inférieur à celui de l'orgue à tuyaux ne le destinait pas à la grande musique et aux musiciens classiques, il a surtout enflammé de nombreux musiciens de jazz qui découvrirent en lui de nouvelles inspirations créatrices.

QUELQUES DATES IMPORTANTES

  • 1934 - L'orgue Hammond est inventé par Laurens Hammond ( Etats-Unis).
  • 1935 - Sortie commerciale du premier modèle : Hammond A. Il sera fabriqué jusqu'en 1938.
  • 1938 - Le modèle BC prend la relève et utilise un second générateur à roues phoniques doublant le premier.
  • 1939 - Le modèle CV innove avec le premier vibrato.
  • 1946 - Arrivée du modèle BV avec vibrato et chorus.
  • 1949 - La naissance du modèle RT-2 introduit le vibrato séparé par clavier. Il sera produit jusqu'en 1955.
  • 1955 - Naissance du fameux B3. Il est le premier modèle à se brancher sur un ampli. Il sera commercialisé jusqu'en 1975.
  • 1960 - L'arrivée de la cabine leslie (haut-parleur rotatif) apporte à l'orgue une sonorité tantôt douce ou mordante. L'orgue Hammond n'échappe pas au transistor et quelques modèles sont équipés de boîte à rythmes.
  • 1969 - Le modèle Spinet devient le premier orgue portable, mais souffre de nombreux défauts.
  • 1970 - Avec la naissance du Piper Hammond équipé du LSI, la marque anticipe avec quelques années d'avance la vague des orgues électroniques, capable de réaliser des accompagnements avec un seul doigt.
  • 1972 - Premier déclin de la marque, face à la concurrence (Farfisa, Yamaha)
  • 1973 - Rachat de Hammond par The Marmon Group.
  • 1975 - Fin de fabrication des générateurs à roues phoniques.
  • 1985 - Le développement et la fabrication des nouveaux modèles sont confiés à la marque japonaise Suzuki. Les modèles sont des copies numériques du fabuleux B3, comme le B-3000 et les tirettes harmoniques sont réimplantées sous le nom de Tonebars.
  • 1991 - Sorti du modèle Hammond XB-2 et XB-3 qui reprennent numériquement les drawbars (tirettes harmoniques).

HISTOIRE DE L'ORGUE HAMMOND... EN DÉTAIL

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Le concepteur de l'instrument, Laurens Hammond est horloger de métier. Il est né en 1895 à Evanston dans l'Illinois (États-Unis). C'est un véritable chercheur, un aventurier à une époque où grâce à la "fée électricité", la technologie moderne prend tout son envol. Au début des années 1930, après avoir conçu une table de bridge automatique et les prémices de l'embrayage automatique pour automobile, il imagine de fabriquer un instrument de taille modeste et capable de reproduire les sons d'un orgue à tuyaux, basé sur un générateur de sons révolutionnaire. Celui-ci est constitué d'un moteur synchrone aussi précis qu'une horloge et qui permet de faire tourner des dizaines de roues phoniques avec une fréquence stable.

LE PRINCIPE TECHNIQUE DES ROUES PHONIQUES

 

Le générateur de sons est composé de petites roues dentelées qui tournent chacune devant un aimant sur lequel est enroulé, en spirale, du fil électrique (sur le même principe que les bobines utilisées pour actionner des contacts ou celle du haut-parleur en faisant vibrer la membrane).

Pour construire une gamme mélodique, les roues doivent tourner à des vitesses différentes. Pour résoudre certains problèmes techniques, Laurens Hammond regroupe les roues deux par deux. Chaque groupe de roues est entraîné par un embrayage à ressort. C'est la vitesse de rotation qui détermine la hauteur de l'instrument. Ainsi, si la tension varie quelque peu, la hauteur de la note également et l'instrument devient faux. Comme la fréquence d'alimentation secteur est stable (60 Hz aux Etats-Unis), l'idée est d'utiliser un moteur synchrone qui va se caler sur la fréquence du secteur.

Inside the Hammond A-102 | Hammond Today

File:Hammond A-100 inside-1.jpg

Interieur d'un modele A100

En bas les amplis a lampe

Au premier moteur synchrone est rajouté un moteur supplémentaire de type asynchrone. Il va permettre au moteur principal d'atteindre sa vitesse nominale. Deux interrupteurs commandent les deux moteurs pour démarrer et faire tourner les axes des roues phoniques et le vibrato. Le premier interrupteur lance le moteur asynchrone et quand celui ci tourne à sa vitesse optimum, le second interrupteur lance le moteur synchrone qui se positionne alors sur la fréquence stable du secteur. Le premier moteur n'a plus d'utilité et peut être arrêté.

Pour éviter toute surchauffe, un système de lubrification des pièces avec bain d'huile fonctionne par capillarité. Les courants induits par les roues sont amplifiés et produisent les sons à travers deux haut-parleurs. Les sons sont ensuite affinés en utilisant des tirettes, qui ont pour fonction de mixer chaque note fondamentale avec des harmoniques.

LE PREMIER MODÈLE D'ORGUE HAMMOND

L'idée est trouvée, mais des affaires malheureuses mettent la société Hammond en faillite et c'est Henry Ford, le constructeur d'automobile, qui vient sauver Hammond, en finançant et en construisant les premiers modèles. Après de nombreux mois d'expérimentation le premier modèle d'orgue Hammond est révélé à New York en 1935. Ce premier modèle est baptisé le modèle A. Il bénéficie des dernières technologies en matière de mécanique, d'électronique et repose toujours sur l'astucieux système des tirettes. Les sonorités de flûtes sont superposées sur plusieurs octaves ou décalées avec différentes intensités, de manière à imiter les sons veloutés des orgues à tuyaux. Un second générateur est ajouté pour obtenir des vibratos inimitables. 

Avec ce premier modèle, Laurens Hammond réussit à construire un orgue électronique trente fois moins cher que les modèles à tuyaux. Grâce à cette nouvelle technologie, les sons obtenus sont de colorations tonales jamais encore entendues. La technique de jeu est comparable à celle de l'orgue d'église et le meuble à déjà l'allure du futur B3 (la référence). Il est constitué d'un pédalier de 25 notes, de deux claviers de 61 touches chacun, mais l'équipement électronique est encore fragile avec son câblage isolé par du fil de coton et les réservoirs d'huile sont imposants. L'orgue est branché sur un ampli rudimentaire (le Tone Cabinet). Toutefois, sur ce modèle sont déjà présentes 11 notes noires qui commandent 9 preset.

Il faudra attendre un second modèle le BC, en 1936, pour que l'orgue soit équipé d'un second générateur à roues phoniques ; ce qui permettra d'obtenir un vibrato de très bonne qualité. Le succès de cet orgue ne se fait pas attendre et celui-ci grandira encore quand la cabine Leslie sera rajoutée en 1960. Toutefois, cela n'empêche pas Hammond de fabriquer des amplis avec des dispositifs de réverbération à ressorts (les fameuses réverb à ressorts qui resteront la référence jusqu'à l'arrivée du transistor).

LA CABINE LESLIE

Du nom de son créateur Don Leslie, les premières cabines sont fabriquées par la firme cinématographique Columbia. La cabine Leslie est une caisse en bois dotée d'un >amplificateur et équipée de haut-parleurs rotatifs qui brasse le son et "le fait tourner".

Principe technique : Quand les pavillons sont dirigés vers la personne, le son est plus fort et quand la direction change, le son diminue. La rotation des trompes (haut-parleurs) est produite par un ou plusieurs moteurs qui sont déclenchés par des relais électriques (à induction).

Une seconde trompe au bas de la cabine tourne dans un sens opposé, afin que les couples de rotation s'annulent. C'est grâce à cet ingénieux système de haut-parleurs rotatifs que l'on obtient un vibrato naturel. La direction du son est partagée entre le haut-parleur du haut et du bas afin de produire un cycle de rotation (la vitesse est programmable).

Les premiers modèles équipés de lampes sont les plus recherchés (122, 147 par CBS), les modèles à transistor n'apportant pas le même grain de son. 

L'ARRIVÉE DU MODÈLE B3

 

Avant le B3 de nombreux autres modèles voient le jour, notamment :

  • Le E : modèle liturgique (1937), avec un pédalier concave et deux pédales d'expressions, une pour chaque clavier.
  • Le B-A (1938) est équipé d'un lecteur de rouleau, comme ceux équipant les pianos mécaniques de l'époque.
  • Le modèle C (1939).
  • Le CV (1939), avec un nouveau vibrato.
  • Le BV (1946), avec vibrato et chorus à trois paliers.
  • Le RT-2 ou B-2 (1949), possède un vibrato différent pour chaque clavier et des réglages agissant sur le volume général (doux ou normal).

L'année 1955 marque l'arrivée du fameux B3. Il se différencie de ses prédécesseurs par l'utilisation d'un système de percussion et de tirettes linéaires. Il est rapidement utilisé dans la musique blues et le gospel avant d'être exploité par le jazz et dans les années 1960/70 par les différents courants de musique rock : le latin avec Carlos Santana, le hard avec Deep Purple, le country-rock avec The Allman Brothers Band, le reggae avec Jimmy Clift et Bob Marley, sans parler de la fusion ou plus près de nous, par l'acid-jazz.

En 1958, au moment où Jimmy Smith popularise aux États-Unis l'instrument, la firme Hammond s'apprête à sortir le successeur du B3, le A100, le premier modèle a posséder un ampli intégré et la fameuse réverbération à ressort. Devant l'explosion des ventes et grâce à Jimmy Smith, la firme décide de reprendre la production des B3, sans savoir encore que ce modèle sera la référence de la marque.

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L'ORGUE HAMMOND, LA FIN DE L'HISTOIRE

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En 1960, l'arrivée des transistors va modifier considérablement la conception et le mode de fabrication de l'orgue Hammond. Des raisons économiques poussent la production à se diversifier : apparition sur certains modèles de boîte à rythmes, création d'orgues portables, comme le Spinet L-100 en 1969. Bien que la marque remporte encore un succès considérable, les instruments souffrent de nombreux défauts. Petit à petit la qualité du matériel diminue.

L'arrivée du modèle Piper (1970) marque un tournant dans le monde de l'orgue électrique avec l'accompagnement automatique sur un seul doigt (la nature des accords sont préréglés), une rythmique et des sonorités essayant d'imiter autant que faire se peut les instruments traditionnels. Les drawbars ont disparu de l'orgue pour laisser place à la technologie LSI et le modèle ne ressemble en rien au célèbre B3. La firme Hammond doit s'adapter à l'évolution d'un marché qui évolue avec l'arrivée de marques italiennes et japonaises (Farfisa, Yamaha, Elka). Les orgues Hammond sont chers et les sons ne sont plus inimitables.

Les années 1970 marquent l'arrivée des orgues purement électroniques, infiniment plus légers (un Hammond B3 + cabine leslie pèse plus qu'un piano droit) et moins coûteux. La firme est obligée de viser une clientèle de musiciens amateurs et c'est aussi le début de l'explosion des écoles d'orgue. Les modèles se multiplient, la concurrence devient extrêmement active et la firme Hammond n'est plus à son avantage, la marque subit dès lors de grosses difficultés (fermeture d'usines, licenciement).

Après avoir été rachetée en 1972 par The Marton Group, la marque Hammond arrête la fabrication des roues phoniques en 1975, rachats et ventes se mélangent et les stocks de pièces détachés sont dispersés en peu partout. La marque Hammond n'est plus sur le devant de la scène, mais le modèle B3 reste toujours le modèle préféré des musiciens professionnels.

​​​​​​​LA RENAISSANCE DE L'ORGUE HAMMOND

Au milieu des années 1970, la sonorité de l'orgue Hammond reste toujours une référence, aussi, de nombreux fabricants d'instruments de musique essayent, mais sans grand succès, de reproduire de manière digitale, le son du B3. Il faut attendre le milieu des années 1980, pour que la firme Suzuki, qui prend en charge la recherche, le développement et la fabrication, trouve le modèle qui succède au B3, le Hammond New B3 (Super B). À cette époque, Suzuki travaille déjà en sous-traitance pour d'autres marques (Ensoniq, Young Chang). Grâce à son savoir-faire et à l'arrivée des dernières technologies d'échantillonnage (sampling), la magie s'opère et l'instrument retrouve ses sonorités d'antan.

Les tirettes harmoniques sont réincorporées et s'appellent à présent Tonebars. Les qualités sonores sont bien là, mais les défauts intrinsèques qui faisait le son Hammond ont disparu. Les sonorités sont trop "propre" et la polyphonie restreinte. La modélisation n'existe pas encore !

En 1991 sont présentés les modèles Hammond XB-2 et XB-3 qui s'inspirent encore du B3, la référence dont vraiment on ne peut s'éloigner ! D'ailleurs, il est difficile de ne pas faire le parallèle avec le synthétiseur Minimoog, qui est devenu, lui aussi, un modèle de référence dans le monde de la synthèse analogique, apportant à de nombreux musiciens un swing communicatif et inimitable.

L'ORGUE HAMMOND ET LE JAZZ

Utilisé au départ pour remplacer les orgues à tuyaux fort coûteux, l'orgue Hammond ne mit pas longtemps à être adopté par des musiciens d'origines diverses : George Gershwin ou Fats Wallers. Mais le premier à populariser l'orgue Hammond au niveau du jazz, c'est bien Jimmy Smith. C'est le premier organiste à apporter dans ses bagages le modernisme, à explorer les nombreuses possibilités sonores de l'instrument. Dans les années 1950, c'est "l'incrédible" Jimmy Smith qui sévit ! Grâce à lui, les orgues Hammond connaissent un fantastique essor et devant ce succès, Hammond ressort le B3.

Avant Jimmy Smith, l'orgue n'est qu'un instrument d'église ou d'animation de stade de base ball, alors que les capacités de l'instrument sont tout autre. Il peut hurler et être agressif quand le musicien le souhaite. Par la suite, le son de l'orgue va changer pour arriver à une sorte de paroxysme avec les musiciens rock, comme Keith Emerson malmenant physiquement l'orgue, le bousculant, le renversant pour obtenir des sonorités cataclysmiques.

Aux États-Unis, la cote de l'orgue Hammond dans le jazz est due également à la leslie, cet amplificateur à haut-parleurs rotatifs, donnant tantôt à l'orgue un son velouté ou déchirant. La plupart des musiciens de jazz l'ont rapidement adoptée et ils arrivèrent à l'imposer à Laurens Hammond, malgré sa réticence à ce mariage de marques.

Au début des années 1960, de nombreux artistes ont joué et enregistré des disques parmi les meilleurs que le jazz ait produit : Jimmy McGriff, Larry Young, Wild Bill Davis, Lonnie Smith, Shirley Scott, Jack McDuff, Rhoda Scott, Eddy Louiss... Trente ans après, le regain de popularité pour l'orgue a propulsé au cœur des musiques actuelles une nouvelle génération d'organistes : Barbara Dennerlein, Joey DeFrancesco, Larry Goldings et John Medeski.

ET EN FRANCE ?

À la fin de la seconde guerre mondiale, les Américains apportent dans leurs bagages le jazz, mais aussi l'orgue Hammond… il y en avait un dans la plupart des bases installées en France. Bien plus tard en 1960, ayant décidé de résider en France, l'organiste américain Lou Bennett contribue à faire connaître cet instrument magique sur le vieux continent : Le Lou Bennett Quartet avec Kenny Clarke à la batterie, Jimmy Gourley à la guitare et Jean-Marie Ingrand à la contrebasse fait un tabac à Saint-Germain. Mais l'orgue, à cette époque, est encore un instrument connu seulement des passionnés de musique jazz.

Au milieu des années 1960, les apparitions régulières à la télévision française de Rhoda Scott et de ses pieds nus jouant sur le pédalier permettent enfin à l'orgue Hammond de toucher un large public, donnant à cet instrument l'importance qui lui revient.

Pendant les années 1990, comme aux États-Unis, un vif intérêt pour l'orgue est apparu, porté par les courants de musiques actuelles, comme l'acid-jazz. De nouveaux noms ont apparu : Emmanuel Bex, Didier Mouret, Benoît Sourisse, Stefan Patry, tandis que d'autres sont revenus sur le devant de la scène : Eddy Louiss, Rhoda Scott.

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​​​​​​​À consulter : La cabine Leslie, fonctionnement et évolution si dessous

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LA CABINE LESLIE, FONCTIONNEMENT ET ÉVOLUTION

par ELIAN JOUGLA
(source 'DISC International')

Plutôt que d’être une source ponctuelle, l’organiste utilise la « cabine à son tournant » pour affecter le son de son instrument de subtiles fluctuations, en intensité (effet vibrato) comme en fréquence (effet trémolo).

À ce stade, et avant de rentrer plus en avant dans les explications, vous devez savoir que l’obtention du trémolo et du vibrato est obtenue non pas par de purs moyens électroniques, comme une quelconque pédale d'effet, mais de façon électromécanique, ce qui procure un rendu sonore plus grisant et authentique. La chaleur de la sonorité, les aigus présents sans être agressifs sont des caractéristiques que l’on trouve sur les bonnes cabines à « son rotatif ». Ces deux buts sont atteints grâce à une même opération mécanique sur la source sonore, à savoir sa projection dans toutes les directions de l’espace sonore en un ou deux faisceaux sonores mobiles autour d’un axe de rotation. Grâce à cet artifice, il y a création d’un effet de vibrato. Le son nous parvient depuis de multiples directions, selon l’instant, soit directement, soit réfléchi par des obstacles plus ou moins éloignés. Il y a également création d’un véritable effet de trémolo dû à « l’effet Doppler », dont se trouve affectée toute source d’ondes si elle est mobile, par rapport à un récepteur. Selon que la source s’éloigne ou se rapproche de l’auditeur, la fréquence qu’elle émet paraît plus basse ou plus haute, semblable à l’effet produit par le bruit du moteur d’une voiture qui passerait à grande vitesse devant vous. Le schéma ci-dessous représente très schématiquement l’intérieur d’une « cabine à son tournant ». Ce modèle pris comme exemple est très complet puisque l’effet de « son tournant » est obtenu à la fois sur les aiguës et sur les basses. Pour les aiguës, la source tournante est une double trompette à chambre de compression, ce qui permet une plus grande dynamique. Pour les basses, le haut-parleur est dirigé vers le bas. Il débite sur un pavillon tournant (le « rotor »), dont la forme est étudiée pour propager le son dans une direction privilégiée. Selon les modèles, il arrive que seules les fréquences aiguës soient traitées ; le HP de basses étant monté normalement. On trouve aussi des modèles sur lesquels subsiste seul le système à haut-parleur classique + le rotor (partie inférieure du dessin) ; le haut-parleur étant cette fois chargé de transmettre toutes les fréquences (dans la mesure de ses possibilités). Enfin, certains constructeurs conservent la partie ‘trompettes tournantes’, mécaniquement pour les aiguës, mais utilisent un système de phasing électronique pour obtenir l’effet sur le haut-parleur de graves.

LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES D’UNE CABINE À « SON TOURNANT
  • Un amplificateur à lampes.
  • Un réglage de volume.
  • Un réglage séparé pour les graves et les aiguës.
  • 1 trompette tournante pour la diffusion des aiguës.
  • 1 HP de grave de 30 à 40 cm.
  • 1 moteur d'entraînement à courroie (effet « rotor » électronique).
  • Des ouvertures latérales pour la diffusion sonore (généralement 4).
  • 1 à 2 entrées (voire plus) pour l’orgue et accessoirement d’autres instruments (piano électrique).
  • 1 pédale arrêt/marche moteur.
  • 1 pédale vitesse rotation lente/rapide.
  • 1 réverbération incorporée (assez rare).
  • Puissance sonore variable de 30 à 100 watts.
  • Poids variable, entre 30 et 70 kg.
  • Finition composée soit d’une toile résistante (style simili cuir) ou de bois laqué.
  • Coins renforcés.
  • Roulettes.

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CE QU’IL FAUT ENCORE SAVOIR…

Le principe de base, qui repose sur l’action d’une source sonore directionnelle mais en mouvement giratoire, combine trois effets : modulation de la fréquence (hauteur), modulation de l’amplitude (puissance) et variation du timbre, sans oublier la diffusion du son dans l’espace.

Le son émis par les haut-parleurs graves et aigus tourne en sens inverse. Lorsque l’ensemble est en rotation, la source sonore produit un effet auditif caractéristique : la source sonore s’éloigne et se rapproche des oreilles de l’auditeur à une cadence donnée , d’où l’effet de spatialisation du son.

Une vue du moteur et du tambour entraîné par courroie. Au-dessus vient se fixer la trompette d’aiguë.

Lorsque la trompette passe dans l’axe de l’auditeur, tout le spectre de la source est entendu, tandis qu’en direction opposée, elle agit comme un filtre en enlèvant des harmoniques. L’amplitude perçue est alors plus faible (l’effet est moins perceptible dans les fréquences plus graves).

Au commencement, les premières cabines ne possédaient qu’une seule vitesse (rapide) avant d’être dotées d’une seconde (lente). La configuration courante est composée d’un amplificateur monophonique à tubes, pilotant le haut-parleur de grave (boomer) et une trompe à compression limitée généralement aux environs de 6 kHz ; le filtre de séparation étant passif.

Dans une « cabine à son tournant », nous trouvons trois compartiments. Au bas, le tambour de grave avec l’ampli, au-dessus le haut-parleur de grave et sa charge, et tout en haut les trompettes de médium/aiguë. Le grave est dirigé vers le bas et ses ondes recueillies par le tambour muni d’un plan incliné les expulse horizontalement. Pour éviter les ondes stationnaires, un bass-reflex avec évent est situé à l’arrière de la cabine. À l’inverse, la compression de médium/aiguë est orientée vers le haut, via les trompettes.

Contrairement aux apparences, s’il y a deux trompettes, une seule agit ; l’autre étant factice et ne servant qu’à équilibrer le HP lors de la rotation. Comme pour un classique HP piezzo, le diffuseur des trompettes est muni d’un 'chapeau chinois' afin de mettre en évidence l’effet de spatialisation du son monophonique. Cependant, le diffuseur complique l’effet Doppler par les multiples réflexions internes dûes à la cabine. Sans l’utilisation d’un diffuseur, on obtient une plus forte variation d’amplitude, alors qu’en l’utilisant, la source sonore est moins ponctuelle et toutes les fréquences sont mieux diffusées. La variation de fréquence du son est alors plus sensible. Supprimer ou pas les diffuseurs reste pour son utilisateur une question de goût.

Couramment utilisé avec l’orgue Hammond, la « cabine à son tournant » peut s’employer également avec un piano électrique ou un synthétiseur, voire une guitare.

LE « SON TOURNANT » SANS CABINE

Dans les années 80, technologie aidant, combattre le poids du matériel devient une priorité. La « cabine à son tournant » a pour inconvénient d’être lourde (parfois plus de 50 kg) et relativement encombrante. Ces arguments-là deviennent suffisants pour que les constructeurs rivalisent d’imagination ; le plus simple étant d'abord de s’inspirer de ce qui existe déjà, notamment des petites pédales posées sur le sol, légères et peu encombrantes, qu’utilisent encore de nos jours les guitaristes.

L’effet le plus délicat à reproduire est le système rotatif et mécanique si cher à Leslie. Au cours des années 60/70, l‘ampli à lampe laisse place progressivement au modèle à transistor. L’électronique ‘moderne’ offre plus de fiabilité et un coût de revient moins élevé. La miniaturisation permet de loger toute l’électronique dans un espace réduit. 

vant que la dimension de la cabine n'aboutisse à celle d’une grosse pédale, celle-ci se présente d’abord comme une petite valise. L’ampli à transistor est intégré avec la mécanique qui comprend un moteur continu et un diffuseur équilibré tournant sur un haut-parleur. La distorsion produite par les premières cabines Leslie est ici reproduite artificiellement grâce au dosage d’un potentiomètre dédié. Quant aux basses, un premier système d’émulation électronique à transistors (FET) recrée le mouvement du tambour avant d’être envoyé vers un ampli externe. La vitesse des mouvements est alors commandée par pédale, de façon classique.

Si l'appareillage numérique a pris aujourd'hui le relais dans les studios, quelques pédales naîtront toutefois, dont la ‘Tube Rotosphère’ de Hugues & Kettner. Son fonctionnement, semblable à une classique pédale d’effet, est pourvu d’une double triode comme sur les amplis Leslie d’origine. Son intérêt est d’être polyvalente. Un claviériste ou un guitariste qui souhaiterait l’utiliser n’y trouvera que des avantages. Simple à utiliser avec ses trois boutons de réglages et ses trois boutons poussoirs, la pédale indique la vitesse de rotation grâce à une LED qui clignote en fonction de la vitesse choisie, tandis qu’une diode jaune indique le taux de distorsion du tube. Le poussoir intitulé ‘breaker’ simule l’effet d’inertie mécanique des mouvements produits lors de l’arrêt d’une véritable cabine à « son tournant ». Petite cerise sur le gâteau, contrairement à la classique cabine où le son monophonique était de rigueur, les entrées/sorties sont à présent stéréophoniques... Ici comme ailleurs, "on n'arrête pas le progrès !"

par ELIAN JOUGLA
(source 'DISC International')

L'orgue Hammond

Soul - Jazz, Funk & Groove

 DragonJazz 1995 - pierre.dulieu@skynet.be

https://www.dragonjazz.com/organ/hammond.htm

Inutile de décrire ici le mécanisme intérieur qui fait l’objet de nombreuses pages Web spécialisées. Simplifions en disant qu’Hammond réussit à récupérer des courants induits par magnétisme à l’aide de petites roues dentelées actionnées par un moteur synchrone, à les amplifier et à produire des sons à travers un haut-parleur. Pour synthétiser et affiner les timbres, chaque note fondamentale fut mixée à un nombre d’harmoniques contrôlées à l’aide de tirettes (drawbars). Finalement, en utilisant un clavier de piano pour sélectionner les sons générés par l’inextricable système électromécanique, il rendit l’appareil utilisable par un musicien (ouf !). Après de nombreux mois d’expérimentation laborieuse pour perfectionner son engin, l’improbable instrument fut révélé à New York City en avril 1935 devant un public immédiatement conquis. En définitive, ce qu’Hammond réussit à construire fut un orgue électronique dont les standards étaient proches de ceux d’un orgue d’église tout en étant trente fois moins cher, nécessitant une technique de jeu comparable pour l’actionner et qui, de surcroît, permettait d’obtenir des colorations tonales jamais entendues auparavant. Le succès aidant, Laurens Hammond continua à perfectionner son instrument au cours des années pour aboutir finalement en 1955 au fameux Hammond B-3. Doté de deux claviers superposés de 61 touches chacun, d’un pédalier de 25 notes, d’effets de vibrato et d’un système de percussions, cet orgue légendaire reste aujourd’hui le plus célèbre des instruments électroniques. Et son succès grandira encore quand l’amplificateur à diffuseurs rotatifs de Don Leslie sera adjoint à la console. Bien plus tard, on essaiera de reproduire le son Hammond grâce à l’électronique mais sans jamais y arriver : le B-3 est une singularité qui n’a pas livré tous ses secrets et dont les défauts inhérents à sa complexité contribuèrent paradoxalement à son succès.

Après les églises qui se ruèrent littéralement sur ce nouvel instrument, les musiciens ne mirent pas longtemps à adopter l’orgue Hammond. George Gershwin, Ethel Smith et Fats Waller notamment comptèrent parmi les tout premiers à en acquérir un exemplaire. Mais même s’il ne fut pas chronologiquement le premier à l’avoir adopté, le musicien qui fit entrer l’orgue Hammond dans l’histoire du Jazz s’appelle Jimmy Smith. Il fut le premier en tout cas à en jouer d’une façon moderne, explorant toutes les possibilités de l’instrument et parvenant ainsi à en tirer des sons d’une incroyable intensité et jamais entendus auparavant. Fasciné comme beaucoup d’autres pianistes de Jazz par Wild Bill Davis et Bill Doggett qui jouaient du Hammond dans l’orchestre de Louis Jordan, Smith apprit à maîtriser l’orgue en autodidacte au début des années 50, en commençant par le pédalier. Plus tard, ses premières prestations en public dans un club de Philadelphie se feront en duo avec une batterie, Smith se chargeant seul des harmonies, des mélodies et des lignes de basse qu’il jouait avec les pieds. En 1956, Smith sort le premier album d’une longue série sur le label Blue Note (A New Sound, A New Star : Jimmy Smith At The Organ) tandis que son concert au Newport Jazz Festival de 1957 lui attire une notoriété justifiée : sa combinaison originale de Soul-Jazz et de Be-Bop transcendée par une incroyable énergie était de nature à attiser une excitation d’un nouveau genre dans un public de Jazz. Maîtrisant le pédalier à la perfection, combinant les accords plaqués de la main gauche avec les solos joués à la main droite, utilisant toutes les combinaisons possibles de sons, Smith s’imposa rapidement comme le maître du Hammond B-3. Il restera avec Blue Note pendant sept années pendant lesquelles il sortira 31 LP en suscitant des collaborations réussies avec des artistes comme Kenny Burrell et Stanley Turrentine (Back at the Chicken Shack et Midnight Special, 1960) ou Lee Morgan et Lou Donaldson (The Sermon, 1958), avant de signer un nouveau contrat avec Verve. Parfaitement capable de retenir l’attention dans de petits combos, Smith pouvait aussi bien tenir tête à tout un orchestre et imposer le son de l’orgue au dessus des sections de cuivres : en plus de sa collaboration magique avec le guitariste Wes Montgomery (Jimmy & Wes : The Dynamic Duo, 1966), ses sessions avec les orchestres d’Oliver Nelson et de Lalo Schifrin pour le label Verve sont aussi mémorables (Bashin' - The Unpredictable Jimmy Smith, 1962 et The Cat, 1964). Dans les années 70, sa production devint moins essentielle, moins funky, plus prévisible et parfois à la limite de la redite à l’exception toutefois du superbe Root Down (Verve, 1972) capté live à Los Angeles en février 1972 qui est l’un des concerts les plus chauds jamais enregistrés par l’organiste. Il essaiera aussi d’autres marques d’orgues ou même des synthés dans les années 80 mais, face au désintérêt de son public, il reviendra rapidement et définitivement à son instrument fétiche. Il finira même par resigner avec Blue Note en 1985 pour produire à nouveau en compagnie de ses anciens comparses, Kenny Burrell et Stanley Turrentine, quelques bons disques dans le style qu’il inventa et qui fit sa gloire (Go For Whatcha’ Know, 1986).

Bien qu’il aie popularisé l’orgue Hammond dans un contexte Jazz, Jimmy Smith est loin d’être le seul musicien à en avoir maîtrisé toutes ses possibilités. Dès les années 60, de nombreux autres artistes talentueux ont apprivoisé ce nouvel instrument et enregistré des disques qui comptent parmi les meilleurs que le Jazz ait produit : Wild Bill Davis, Jimmy McGriff, Larry Young, Lonnie Smith, Charles Earland, Lou Bennett, Richard "Groove" Holmes, Brother Jack McDuff, Don Patterson, Big John Patton, Freddie Roach, Reuben Wilson, Eddy Louiss et Shirley Scott sont parmi les plus connus. Et plus récemment, de nouveaux maîtres ont émergé, propulsant le nom du Hammond dans le Jazz moderne et jusqu’au cœur des musiques actuelles : Joey DeFrancesco, Larry Goldings, Barbara Dennerlein, Dan Wall et John Medeski pour ne citer que quelques un parmi les plus grands.

Trois mots reviendront périodiquement dans les chroniques pour décrire la musique produite par les combos comprenant un orgue Hammond : Soul, Funk et Groove. La Soul trouve son origine dans les chants religieux interprétés avec effervescence dans les églises par les noirs américains. Bientôt désacralisée, elle finira par se confondre dans les années 60 avec la musique produite par les labels Motown ou Stax. En Jazz, on utilisera le mot Soul pour une musique jouée par des artistes qui expriment toutes leurs convictions, qui y mettent toute leur âme, par opposition à une musique réfléchie, conceptuelle ou technique. Le Funk est une forme plus radicale de Soul apparue dans les années 70 notamment avec James Brown et Sly and the Family Stone. Il se réfère à l’odeur de la sueur due à l’effort physique (la danse mais pas seulement !) et se caractérise par un rythme syncopé au sein duquel les lignes de basses jouent un rôle essentiel. Enfin le Groove lui ne doit pas être considéré comme un style musical mais plutôt comme une façon de jouer n’importe quelle musique en léger décalage par rapport à ce qu’elle pourrait être sur une partition. Il est, pour les musiques funky souvent binaires, ce qu’est le swing pour le Jazz classique. Le Groove procure un sentiment de bien être mais il est difficile à expliquer. De toute façon, comme disait Louis Armstrong à propos du swing : si vous avez à demander ce que c’est, c’est que vous ne le saurez jamais….

Alors, pour découvrir le Groove particulier que l’on peut tirer de cet instrument fabuleux qui donna naissance à un nouveau style de Jazz, voici dix albums essentiels piochés dans les discographies des grands maîtres du genre et qui couvrent une période allant de 1960 jusqu’à aujourd’hui 

Jimmy Smith : Back At The Chicken Shack
(Blue Note), 1960

Freddie Roach : Good Move!
(Blue Note), 1963

Big John Patton : Let 'em Roll
(Blue Note), 1965

Larry Young : Unity
(Blue Note), 1965

Charles Earland : Black Talk
(Prestige), 1969

Lonnie Smith : Live at Club Mozambique
(Blue Note), 1970

Barbara Dennerlein : Junkanoo
(Verve), 1996

Larry Goldings : Sweet Science
(Palmetto Records), 2002

Larry Goldings : Sweet Science
(Palmetto Records), 2002

Jimmy McGriff : Feelin' it
(Milestone), 2001

Joey Defrancesco & Jimmy Smith : Incredible!
(Concord Jazz), 2000

Autres disques recommandés présentés par ordre chronologique.

  • 1956 - Jimmy Smith : The Champ (Blue Note)
  • 1958 - Jimmy Smith : The Sermon (Blue Note)
  • 1958 - Wes Montgomery & Melvin Rhyne : The Wes Montgomery Trio (Riverside)
  • 1961 - Brother Jack McDuff : The Honeydripper (Prestige)
  • 1962 - Jimmy Smith : Bashin' - The Unpredictable Jimmy Smith (Blue Note)
  • 1962 - Freddie Roach : Down To Earth (Blue Note)
  • 1962 - Johnny "Hammond" Smith : Black Coffee (Milestone)
  • 1963 - Grant Green & Big John Patton : Blues for Lou (Blue Note)
  • 1963 - Brother Jack McDuff : Live! (Prestige)
  • 1964 - Larry Young : Into Somethin' (Blue Note)
  • 1964 - Freddie Roach : Brown Sugar (Blue Note)
  • 1964 - Jimmy Smith : The Cat (Verve)
  • 1965 - Richard 'Groove' Holmes : Soul Message (Prestige)
  • 1966 - Jimmy Smith & Wes Montgomery : The Dynamic Duo (Verve)
  • 1966 - Big John Patton : Got A Good Thing Goin' (Blue Note)
  • 1967 - Lou Donaldson avec Lonnie Smith : Alligator Boogaloo (Blue Note)
  • 1968 - Don Patterson : Dem New York Dues (Prestige)
  • 1969 - Reuben Wilson : Blue Mode (Blue Note)
  • 1970 - Charles Earland : Living Black! (Prestige)
  • 1972 - Jimmy Smith : Root Down (Verve)
  • 1973 - Charles Earland : Leaving This Planet (Prestige)
  • 1973 - Eddy Louiss / Kenny Clarke / René Thomas (RCA)
  • 1976 - Wild Bill Davis : All Right, OK You Win (Black & Blue)
  • 1976 - Milt Buckner : Milt Buckner & Illinois Jacquet/Buddy Tate (Progressive)
  • 1976 - Rhoda Scott + Kenny Clarke (Barclay / Gitanes)
  • 1986 - Hank Crawford/Jimmy McGriff : Soul Survivors (Milestone)
  • 1991 - Joey DeFrancesco : Part III (Columbia)
  • 1992 - Abercrombie / Dan Wall / Nussbaum : While We're Young (ECM)
  • 1992 - Barbara Dennerlein : That's Me (Enja)
  • 1993 - Melvin Rhyne : Boss Organ (Criss Cross)
  • 1993 - Joey DeFrancesco : Live at the 5 Spot (Columbia)
  • 1993 - Larry Goldings, Peter Bernstein, Bill Stewart : Light Blue (Minor Music)
  • 2000 - Larry Goldings : The Voodoo Dogs (Palmetto)
  • 2001 - Pat Martino & Joey DeFrancesco : Live At Yoshi's (Blue Note)
  • 2009 - Joey DeFrancesco, Paul Bollenback, Byron Landham : Snap Shot (HighNote)
  • 2012 - Medeski Martin & Wood : Free Magic: Live (Indirecto)
  • 2020 - Dr. Lonnie Smith & Jonathan Kreisberg : All In My Mind (Blue Note)
  • 2021 - Delvon Lamarr Organ Trio : I Told You So (Colemine Records)

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​DragonJazz 1995 - pierre.dulieu@skynet.be

https://www.dragonjazz.com/organ/hammond.htm
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Jimmy Smith - Back at the Chicken Shack  (Blue Note), 1960


Jimmy Smith : Back At The Chicken Shack

Enregistrée en 1960, voici l’une des grandes sessions de la période Blue Note. Accompagné par Kenny Burrell à la guitare, Donald Bailey à la batterie et le saxophoniste Stanley Turrentine, Smith s’y montre moins partisan d’un Funk incandescent que d’un Soul-Blues plus décontracté et Turrentine lui vole parfois la vedette en s’envolant dans de longs solos et en imposant son style qui en fera bientôt l’un des artistes les plus recherchés pour les sessions Hard-Bop du célèbre label. Smith, même quand il pompe à l’arrière plan, développe un Groove aussi profond que l’aven Armand propulsé par des lignes de basse d’une efficacité confondante. Si vous cherchez un Jimmy Smith qui fume, procurez-vous plutôt Root Down enregistré en direct pour le label Verve mais si le côté Soul-Blues plutôt laid baick de cette mémorable séance vous remue l’âme, profitez-en pour acquérir aussi Midnight Spécial, enregistré le même jour au même endroit avec les mêmes musiciens. Ces deux albums sortis la même année n’auraient dû en faire qu’un !

Freddie Roach  Good Move  (Blue Note), 1963 


Freddie Roach : Good Move!Le plus sous-estimé des organistes de Jazz enregistra de 1962 à 1967 cinq LP sous son nom pour Blue Note et trois pour Prestige avant de mettre un terme définitivement à sa carrière discographique. Moins funky que les autres organistes de l’époque comme Smith ou Patton, son style est plus lisse, plus classique et davantage axé sur les possibilités harmoniques de l’instrument. Découvert par le saxophoniste ténor Ike Quebec avec qui il enregistra deux LP pour Blue Note (Heavy Soul et It Might As Well Be Spring) et qui lui ouvrit les portes du célèbre label. Freddie Roach tenta sa chance en 1962 avec l’excellent Down To Earth malheureusement impossible à trouver aujourd’hui. Par contre, Good Move, son troisième LP, a été réédité. Roach, aidé des solistes Hank Mobley (ts) et Blue Mitchell (tp), du guitariste méconnu Eddie Wright (à qui on peut préférer le Kenny Burrell des deux premiers albums) et du batteur Clarence Johnston, y délivre un Soul-Jazz bluesy, fluide et élégant qui restera comme sa signature.

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G
Bonjour,<br /> Article super intéressant, mais pas exhaustif. Les orgues Hammond de salon "grand public" tel que le Hammond century n'y sont pas. J'aurai aimé trouver des infos sur la.gamle des orgues Hammond de l'époque de cela. Je suppose qu'ils sont environ de 1975. Il me semble que c était les derniers a roues phonique, et j aimerai en avoir la certitude. J en avais un lorsque j avais 12 ans et j aimerai en retrouver un a l'occasion
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J
Bonjour,<br /> Tout d'abord merci beaucoup pour l'intérêt que vous avez porté sur mon article. Oui vous avez raison, mais le sujet est tellement vaste qu'il est difficile de le couvrir en totalité. Lorsque vous évoquez le Hamond century il s'agit sans doute du Hammond Aurora Century.<br /> <br /> https://youtu.be/wylGEiFnztk?si=sRrHH6Pf7Klxz399 <br /> <br /> L'orgue Hammond que vous avez connu ressemble t-il à sa ?<br /> <br /> <br /> Construit en 1975<br /> 2 x 44 touches<br /> 13 pédales de basse<br /> Rhythmbox<br /> amplificateur intégré<br /> Effet de Leslie<br /> 220 volts<br /> 108 kg<br /> pédale de volume<br /> <br /> <br /> <br />