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Ma musique mes coups de gueule les états d’âmes de J.L.D.

La musique peut tout entreprendre, tout oser et tout peindre, pourvu qu'elle charme et reste enfin, et toujours, de la musique. Ravel (extrait de Esquisse autobiographique).

Joni Mitchell

Joni Mitchell — Wikipédia

Joni Mitchell, chanteuse folk ©Getty - Jack Robinson / Archive Photos

MITCHELL JONI (1943- )

Écrit par :

Lucy O'BRIEN

Lucy O'BRIEN, « MITCHELL JONI (1943- ) »,

Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2022. URL:

 https://www.universalis.fr/encyclopedie/joni-mitchell/

Auteur, chanteuse et compositrice canadienne versée dans l'expérimentation musicale, Joni Mitchell fut surtout populaire dans les années 1970. Parfois décrite comme le « yang du yin de Bob Dylan, avec qui elle partageait une imagination d'une richesse et d'une profusion extrêmes », elle fit de la pop music une véritable forme artistique.

Roberta Joan Anderson naît le 7 novembre 1943 à Fort McLeod, en Alberta. La jeune Joni étudie le graphisme publicitaire dans sa province natale avant de s'installer à Toronto en 1964 et de se produire dans les clubs folk et les cafés des environs. Mariée un court instant au chanteur folk Chuck Mitchell, elle part vivre à New York, où elle sort son premier disque, Joni Mitchell (également connu sous le titre Songs to a Seagull), en 1967. Produit par David Crosby, cet album concept est salué pour la maturité de ses paroles.

Joni Mitchell voit sa popularité grandir à mesure que sortent ses enregistrements, de Clouds (qui remporte en 1969 le Grammy Award de la meilleure performance folk) à l'euphorie malicieuse de Ladies of the Canyon (1970), sans oublier Blue (1971), qui se vendra à plus d'un million d'exemplaires. Au début des années 1970, Joni Mitchell abandonne sa base acoustique pour s'essayer au rock et au jazz. The Hissing of Summer Lawns (1975) marque ainsi une transition vers un son plus complexe et nuancé. Après avoir confié ses impressions personnelles dans ses premiers albums, la chanteuse s'oriente avec celui-ci vers la peinture sociale, critiquant notamment le rôle de la femme au foyer durant cette décennie. Si elle écrit un certain nombre de titres à succès, surtout en 1970 avec Big Yellow Taxi et Woodstock (chanson sur le célèbre festival qui sera reprise par trois artistes différents), elle marquera le monde musical par l'ensemble de sa discographie. Avec ses touches à la fois très précises et improvisées, sa musique est parfois difficile à écouter. Joni Mitchell ne donne pas en effet dans les mélodies simples ou les conclusions satisfaisantes. « Ma musique, dit-elle, n'est pas censée captiver sur-le-champ. Elle est conçue pour durer toute une vie, pour tenir le coup comme un tissu de qualité. »

Avec Hejira (1976) et Don Juan's Reckless Daughter (1977), l'artiste continue à faire fi des considérations commerciales, tandis que Mingus (1979) donne souvent l'impression qu'elle va trop loin. Cet album, commencé en collaboration avec le bassiste jazz Charles Mingus, évolue après la mort de ce dernier vers une ré-interprétation de ses thèmes. Joni Mitchell cherche toujours à dépasser ses propres expériences, plongeant de plus en plus dans le jazz mais aussi dans l'histoire noir-américaine : Mingus sera en effet aussi bien l'écho de la voix des déshérités qu'une biographie du jazzman. Malgré la confusion qu'il sème chez les fans, Mingus n'en demeure pas moins un hommage courageux qui échappe à toute catégorisation, ne répondant ni à la définition classique du rock ni à celle du jazz.

Après avoir ainsi démontré qu'elle pouvait créer des albums à succès remportant l'approbation des critiques, Joni Mitchell devient une artiste prestigieuse. Grâce à la réussite commerciale des reprises de ses chansons, elle apporte en outre une source de revenus considérable à ses maisons de disques. Ces dernières accepteront dès lors de la suivre dans ses expériences musicales. Après Mingus, Joni Mitchell se retire cependant un peu du monde de la pop music. Depuis le début de sa carrière, elle avait illustré elle-même ses pochettes d'album. C'est donc sans surprise qu'elle se met à développer son art visuel dans les années 1980, sans savoir si elle doit se concentrer sur la peinture ou la musique.

Bien que sa production ne soit pas aussi prolifique que dans les décennies 1960 et 1970, Joni Mitchell continue à créer une musique pénétrante et imaginative, comme en témoignent Dog Eat Dog (1985), produit par Thomas Dolby, Night Ride Home (1991), plus réfléchi, ou encore Turbulent Indigo (1994), récompensé par un Grammy Award. Après avoir abordé des sujets de société et de politique internationale, comme la famine en Éthiopie, dans Dog Eat Dog, l'artiste revient, au début des années 1990, à des thèmes plus personnels, chantant par exemple l'amour vrai dans Turbulent Indigo

Combien de fois, au cours des deux heures passées en sa compagnie, Joni Mitchell aura-t-elle prononcé le mot « ignorance » ? Un mot, répété rageusement, qui dit sa colère envers la plupart de ses congénères. Cette colère permanente, qui lui a toujours servi de moteur, mais aura aussi été son pire ennemi… Depuis quelques années, l’icône folk de la fin des sixties, 64 ans aujourd’hui, s’était faite rare : plus d’albums et quasiment aucune interview, par choix et par dépit, son dégoût de l’industrie du disque n’ayant d’égal que sa défiance à l’égard des médias. Pendant son absence - consacrée à la peinture, sa vraie vocation, bien avant la chanson -, son aura n’a fait que grandir. À l’instar de ses compatriotes canadiens, Neil Young et Leonard Cohen, son œuvre et sa trajectoire, libres et déterminées, font désormais référence. Toute artiste en quête de crédibilité se doit de revendiquer l’héritage de Joni Mitchell, l’indépendance, la volonté et l’exigence faites femme.

Écrit par :

Lucy O'BRIEN

Lucy O'BRIEN, « MITCHELL JONI (1943- ) »,

Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2022. URL:

https://www.universalis.fr/encyclopedie/joni-mitchell/

Paroles et traduction de la chanson «Both Sides Now» par Joni Mitchell

Both Sides Now (Maintenant Des Deux Façons)

Bows and flows of angel hair
Arcs-en-ciel et flots de cheveux d'anges
And ice cream castles in the air
Et châteaux de crème glacée dans le ciel
And feather canyons ev'rywhere
Et canyons de plumes partout
I've looked at clouds that way
C'est ainsi que je voyais les nuages

But now they only block the sun
Mais à présent ils se contentent d'obstruer le soleil
They rain and snow on ev'ryone
Ils font pleuvoir et neiger sur tout le monde
So many things I would have done
Il y tant de choses j'aurais faites
But clouds got in my way
Mais des nuages se sont mis en travers de mes projets

I've looked at clouds from both sides now
À présent j'ai regardé les nuages des deux façons
From up and down, and still somehow
D'en haut et d'en bas, et cependant je ne sais pourquoi
It's cloud illusions I recall
C'est l'illusion des nuages que je retiens
I really don't know clouds at all
Vraiment les nuages je ne les connais, pas du tout

Moons and junes and ferris wheels
Lunes, juins(2) et grandes roues ( de fête foraine)
The dizzy dancing way you feel
Le vertige dansant que tu ressens
As ev'ry fairy tale comes real
Quand chaque conte de fées s'accomplit
I've looked at love that way
C'est ainsi que je voyais l'amour

But now it's just another show
Mais à présent c'est une toute autre histoire
You leave 'em laughing when you go
Ça les fait rire quand tu les quittes
And if you care, don't let them know
Et si t'as des sentiments, ne les laisse pas voir
Don't give yourself away
Ne te trahis pas

I've looked at love from both sides now
À présent j'ai regardé l'amour des deux façons
From give and take, and still somehow
Donner et prendre et cependant je ne sais pourquoi
It's love's illusions I recall
Ce sont les illusions de l'amour que je retiens
I really don't know love at all
Vraiment l'amour je ne le connais pas du tout

Tears and fears and feeling proud
Larmes et peurs et sentiment de fierté
To say I love you right out loud
De dire je t'aime à haute et intelligible voix
Dreams and schemes and circus crowds
Rêves, projets et cirques bondés
I've looked at life that way
C'est ainsi que je voyais la vie

But now old friends are acting strange
Mais à présent de vieux amis se comportent bizarrement
They shake their heads, they say I've changed
Ils hochent la tête, disent que j'ai changé
Well something's lost, but something's gained
Certes on perd quelque chose, mais on gagne autre chose
In living ev'ry day
À vivre (pleinement) chacun de nos jours

(2x)
(2x)
I've looked at life from both sides now
À présent j'ai regardé la vie des deux façons
From win and lose and still somehow
Gagner et perdre et cependant je ne sais pourquoi
It's life's illusions I recall
Ce sont les illusions de la vie que je retiens
I really don't know life at all
Vraiment la vie je ne la connais pas du tout

(1) littéralement : nombreux mois de juin

Publié par sneaky13  18508 4 4 6 le 4 février 2004, 17:49.
Both Sides Now (2000)
Chanteurs : Joni Mitchell

Albums : Both Sides Now

Paroles de la chanson Amelia par Joni Mitchell 

Paroles

I was driving across the burning desert
When I spotted six jet planes
Leaving six white vapor trails across the bleak terrain
It was the hexagram of the heavens
It was the strings of my guitar
Amelia it was just a false alarm
The drone of flying engines
Is a song so wild and blue
It scrambles time and seasons if it gets thru to you
Then your life becomes a travelogue
Of picture post card charms
Amelia it was just a false alarm
People will tell you where they’ve gone
They’ll tell you where to go
But till you get there yourself you never really know
Where some have found their paradise
Others just come to harm
Oh, Amelia it was just a false alarm
I wish that he was here tonight
It’s so hard to obey
His sad request of me to kindly stay away
So this is how I hide the hurt
As the road leads cursed and charmed
I tell Amelia it was just a false alarm
A ghost of aviation
She was swallowed by the sky
Or by the sea like me she had a dream to fly
Like Icarus ascending
On beautiful foolish arms
Amelia it was just a false alarm
Maybe I’ve never really loved
I guess that is the truth
I’ve spent my whole life in clouds at icy altitude
And looking down on everything
I crashed into his arms
Amelia it was just a false alarm
I pulled into the Cactus Tree Motel
To shower off the dust
And I slept on the strange pillows of my wanderlust
I dreamed of 747s
Over geometric farms
Dreams Amelia — dreams and false alarms

Traduction des paroles

Je conduisais à travers le désert brûlant
Quand j'ai repéré six avions à réaction
Laissant six traînées de vapeur blanches à travers le terrain sombre
C'était l'hexagramme des cieux
C'était les cordes de ma guitare
Amelia c'était juste une fausse alerte
Le drone des moteurs volants
Est une chanson si sauvage et bleue
Il brouille le temps et les saisons si elle obtient à travers vous
Alors votre vie devient un carnet de voyage
Des charmes de carte postale d'image
Amelia c'était juste une fausse alerte
Les gens vous diront où ils sont allés
Ils vous diront où aller
Mais jusqu'à ce que vous y arriviez vous même vous ne savez jamais vraiment
Où certains ont trouvé leur paradis
D'autres viennent juste nuire
Oh, Amelia c'était juste une fausse alerte
Je souhaite qu'il était ici ce soir
C'est tellement dur d'obéir à
Sa triste demande de moi de bien vouloir rester à l'écart
Donc c'est comme ça que je cache le mal
Comme la route mène maudit et charmé
Je dis à Amelia que c'était juste une fausse alerte
Un fantôme de l'aviation
Elle a été avalée par le ciel
Ou par la mer comme moi, elle avait un rêve de voler
Comme Icare Ascendant
Sur de beaux bras stupides
Amelia c'était juste une fausse alerte
Peut être que je n'ai jamais vraiment aimé
Je suppose que c'est la vérité
J'ai passé toute ma vie dans les nuages glacés altitude
Et regardant vers le bas sur tout
Je me suis écrasé dans ses bras
Amelia c'était juste une fausse alerte
J'ai tiré dans le Cactus Tree Motel
Pour se doucher de la poussière
Et je dormais sur les coussins étranges de mon vagabondage
Je rêvais de 747s
Géométrique fermes
Rêves Amelia-rêves et fausses alarmes

Joni Mitchell en cinq titres emblématiques

Par Mathilde Doiezie
Publié le 01/04/2015 à 17:53 sur :

https://www.lefigaro.fr/musique/2015/04/01/03006-20150401ARTFIG00332-joni-mitchell-en-cinq-titres-emblematiques.php

Sa voix céleste de soprano tutoie les hauteurs. Sa chevelure blonde a resplendi sur les scènes des clubs nord-américains, de Toronto à Los Angeles, en passant par Détroit et New York. Joni Mitchell, retrouvée inconsciente à son domicile, a été admise hier dans une unité de soins intensifs dans un hôpital proche de Los Angeles. L'artiste est néanmoins «réveillée et de bonne humeur», ont tenu à rassurer ses proches.

Joni Mitchell est une chanteuse révérée. Artiste complète, elle pratiquait également le dessin et la peinture. Mais ce sont ses chansons qui laissent des marques indélébiles de son influence sur la musique contemporaine. De Neil Young à Björk, de nombreux artistes revendiquent son influence. Elle a en effet su devenir une icône du revival folk des années 1960 tout s'échappant de ce style pour voguer vers d'autres horizons, capable de se réinventer avec talent.

● Urge For Going (1966)

La chanteuse canadienne a effectué ses débuts en chantant dans des cafés et des clubs de folk, où son style unique de songwriting tout comme son jeu de guitare - accordée à sa manière - ont rapidement fait mouche. Urge For Going est l'un de ses premiers succès. Reprise de la version country du chanteur George Hamilton IV, il constitue l'un des archétypes de ses meilleurs morceaux folk.

Mariée au chanteur américain Chuck Mitchell en 1965, avec qui elle forme un duo, elle se produit à Détroit où elle est repérée par le chanteur folk Tom Rush, qui introduit ce titre et The Circle Game à son répertoire. Aujourd'hui, il a été enregistré par 85 autres artistes, comme le recense le site dédié à la chanteuse, dont Dave Van Ronk et David Crosby & Graham Nash.

Par Mathilde Doiezie
Publié le 01/04/2015 à 17:53 sur :

https://www.lefigaro.fr/musique/2015/04/01/03006-20150401ARTFIG00332-joni-mitchell-en-cinq-titres-emblematiques.php

Urge For Going

album : Second Fret Sets: 1966-1968
musicien : Joni Mitchell
genres
Canadian Folk, Jazz, Acoustic, Soft Rock, Pop, Folk Rock, Experimental
langue Anglais an 1968

Sur : https://flowlez.com/fr/songs/urge-for-going-1121227/

Paroles de chansons Joni Mitchell - Urge For Going

I awoke today and found the frost
Perched on the town
It hovered in a frozen sky, then it
Gobbled summer down
When the sun turns traitor cold and all
The trees are shivering in a naked row

I get the urge for going
But I never seem to go
I get the urge for going
When the meadow grass is turning brown
Summertime is falling down and winter
Is closing in

I had me a man in summertime
He had summer-colored skin
And not another girl in town
My darling's heart could win
But when the leaves fell on the ground
Boy winds came around, pushed them face
Down in the snow

He got the urge for going
And I had to let him go
He got the urge for going
When the meadow grass was turning brown
Summertime was falling down and winter
Was closing in

Now the warriors of winter they gave a
Cold triumphant shout
And all that stays is dying and all that
Lives is camping out
See the geese in chevron flight flapping
And racing on before the snow

They got the urge for going
And they got the wings so they can go
They get the urge for going
When the meadow grass is turning brown
Summertime is falling down and winter
Is closing in

Apply the fire with kindling now
I'll pull the blankets up to my chin
I"ll lock the vagrant winter out and
I'll fold my wandering in
I'd like to call back summertime
Have her stay for just another
Month or so

But she's got the urge for gong
So I guess she'll have to go
She gets the urge for going
When the meadow grass is turning brown
All her empire's falling down
And winter's closing in
And I get the urge for going
When the meadow grass is turning brown
And summertime is falling down

Traduction de chanson Joni Mitchell - Urge For Going en français

Je me suis réveillé aujourd'hui et j'ai trouvé le givre
Perché sur la ville
Il planait dans un ciel gelé, puis il
L'été avalé
Quand le soleil devient froid traître et tout
Les arbres tremblent dans une rangée nue

J'ai l'envie d'aller
Mais je n'ai jamais l'air d'y aller
J'ai l'envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
L'été tombe et l'hiver
Se ferme dans

J'ai eu un homme en été
Il avait la peau couleur d'été
Et pas une autre fille en ville
Le cœur de mon chéri pourrait gagner
Mais quand les feuilles sont tombées sur le sol
Des vents de garçon sont venus, les ont poussés face
Dans la neige

Il a eu envie d'aller
Et je devais le laisser partir
Il a eu envie d'aller
Quand l'herbe des prés devenait brune
L'été tombait et l'hiver
Fermait en

Maintenant, les guerriers d'hiver, ils ont donné un
Cri triomphant à froid
Et tout ce qui reste est en train de mourir et tout ça
La vie fait du camping
Admirez les oies en vol chevron battant
Et courir avant la neige

Ils ont eu envie d'aller
Et ils ont les ailes pour pouvoir aller
Ils ont envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
L'été tombe et l'hiver
Se ferme dans

Appliquez le feu avec du bois d'allumage maintenant
Je vais tirer les couvertures jusqu'à mon menton
Je vais verrouiller l'hiver vagabond et
Je vais plier mon errance
Je voudrais rappeler l'été
Qu'elle reste juste pour un autre
Mois ou plus

Mais elle a envie de gong
Donc je suppose qu'elle devra partir
Elle a envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
Tout son empire s'effondre
Et la fermeture de l'hiver à
Et j'ai l'envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
Et l'été tombe

 

● Big Yellow Taxi (1970)

Big Yellow Taxi est l'un des titres incontournables de Joni Mitchell, avec ses paroles emblématiques: «They pave paradise and put up a parking lot» («Ils ont pavé le paradis et l'ont remplacé par un parking»). Un morceau dont la genèse remonte à l'une de ses excursions à Hawaii. Il apparaît sur son troisième album Ladies of the Canyon (1970), disque qui confirme sa notoriété et largement inspiré par sa nouvelle vie californienne.

Le titre fait d'ailleurs référence au Laurel Canyon, un quartier alternatif de Los Angeles dans les années 1960. Our House (1970), chanson écrite par Graham Nash, avec qui Joni Mitchell a vécu, relate d'ailleurs leur vie commune dans ce havre. Ladies of the Canyon marque déjà la transition de Joni Mitchell vers le jazz, grâce à de discrets arrangements et l'ajout de parties de piano, clarinette ou saxophone. Un autre titre phare en est extrait, Woodstock, devenu un hymne de la contre-culture, bien que Joni Mitchell n'a pas participé au dit festival.

Par Mathilde Doiezie
Publié le 01/04/2015 à 17:53 sur :

https://www.lefigaro.fr/musique/2015/04/01/03006-20150401ARTFIG00332-joni-mitchell-en-cinq-titres-emblematiques.php

Paroles de la chanson «Big Yellow Taxi» par Joni Mitchell

Big Yellow Taxi (Grand Taxi Jaune)

Cette chanson est sortie en 1970. Elle a été reprise par Dylan en 1973, par les Counting Crows en 2002, et par d'autres entre les deux.
Le thème central est la destruction de l'environnement.
Voici la traduction d'une interview de Joni Mitchell tirée du Los Angeles Times datant de 1996 :
" J'ai écrit Big Yellow Taxi lors de mon 1er voyage à Hawaii. J'ai pris un taxi jusqu'à l'hôtel et quand je me suis réveillée le lendemain matin, j'ai ouvert les rideaux et j'ai vu ces belles montagnes vertes au loin. Puis, j'ai regardé en bas et il y avait un parking qui s'étendait à perte de vue, et ça m'a brisé le coeur…ce fléau sur ce paradis. C'est alors que je me suis assise et que j'ai écrit la chanson. "

They paved paradise and put up a parking lot
Ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking
With a pink hotel, a boutique, and a swinging hot spot
Avec un hôtel rose, une boutique et un night club.
Don't it always seem to go
Cela n'a-t-il pas l'air de toujours se passer ainsi :
That you don't know what you've got till it's gone
Vous ne savez pas ce que vous avez jusqu'à ce que vous l'ayez perdu
They paved paradise and put up a parking lot
Ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking

A priori, l'hôtel rose est le Royal Hawaiian, très connu, qui est peint de cette couleur.

They took all the trees and put 'em in a tree museum
Ils ont pris tous les arbres, et les ont mis dans un musée d'arbre
And they charged the people a dollar and a half just to see 'em
Et ils font payer les gens 1$ et demi juste pour les voir
Don't it always seem to go
Cela n'a-t-il pas l'air de toujours se passer ainsi :
That you don't know what you've got till it's gone
Vous ne savez pas ce que vous avez jusqu'à ce que vous l'ayez perdu
They paved paradise and put up a parking lot
Ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking

Le musée dans lequel ils ont mis des arbres fait référence au Foster Gardens, grand jardin plein d'arbres géants.

Hey farmer, farmer, put away that DDT, now
Eh fermier, fermier ! Débarrasse-toi de ce pesticide !
Give me spots on my apples but leave me the birds and the bees, please
Donne-moi des taches sur ma pomme mais laisse-moi les oiseaux et les abeilles, s'il te plait
Don't it always seem to go
Cela n'a-t-il pas l'air de toujours se passer ainsi :
That you don't know what you've got till it's gone
Vous ne savez pas ce que vous avez jusqu'à ce que vous l'ayez perdu
They paved paradise and put up a parking lot
Ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking
I say, they paved paradise and they put up a parking lot
Je dis : ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking
Don't it always seem to go
Cela n'a-t-il pas l'air de toujours se passer ainsi :
That you don't know what you've got till it's gone
Vous ne savez pas ce que vous avez jusqu'à ce que vous l'ayez perdu
They paved paradise and put up a parking lot
Ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking

Pour l'explication : le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane de son nom complet) est un pesticide. Il tue donc les insectes et par répercussion les oiseaux qui s'en nourissent en rendant les oeufs si fragiles qu'ils cassent pendant la couvée.
Joni Mitchell militait donc pour les produits bios il y a 40 ans !

Late last night I heard the screen door slam
Tard la nuit dernière, j'ai entendu la portière claquer
And a big yellow taxi took away my old man
Et un gros taxi jaune a emmené mon petit ami
Don't it always seem to go
Cela n'a-t-il pas l'air de toujours se passer ainsi :
That you don't know what you've got till it's gone
Vous ne savez pas ce que vous avez jusqu'à ce que vous l'ayez perdu
They paved paradise and they put up a parking lot
Ils ont bétonné le paradis et y ont mis un parking…

Dans cette dernière partie, il s'agit d'élément plus personnels.
A l'origine, "My old man", tout comme "Daddy" désignent le père. Mais ces expressions sont souvent utilisées, et c'est la cas ici, pour désigner un compagnon masculin : mari, ou petit ami. Par exemple, dans d'autres chansons : "sit down on daddy's knee" (Clapton - Rollin & Trumblin), ou "Hey Little Girl, is your daddy home ? " (Springsteen - I'm On Fire).
Il s'agit bien d'une séparation amoureuse.
Parfois, le big yellow taxi est considéré comme étant une voiture de police, car à ce moment là, elles étaient de cette couleur et volumineuses à Toronto, la ville d'origine de Joni Mitchell.

 Publié par Pagounet 8749 3 3 5 le 4 mai 2009, 11:07.
Ladies Of The Canyon (1970)
Chanteurs : Joni Mitchell

Albums : Ladies Of The Canyon

● California(1971)

Autre hommage à la Californie, sa terre de cœur, Joni Mitchell a composé California. Un titre qui apparaît sur son quatrième album Blue, considéré par certains comme l'un de ses meilleurs disques. Il réunit dix chansons intimistes que la chanteuse a écrites lors d'un voyage en Europe, entrepris après avoir cessé de donner des concerts en 1970. California a été composé en France, alors que Joni Mitchell se languissait de l'atmosphère créative californienne et de son entourage.

Sur Blue, elle raconte souvent ce manque à la fin de ses morceaux, tout en narrant ses périples. Dans Carey, elle mentionne par exemple le temps passé avec une communauté hippie en Crète. Le single Blue, quant à lui, fait référence à sa relation terminée avec James Taylor, qui joue par ailleurs de la guitare sur California.

Par Mathilde Doiezie
Publié le 01/04/2015 à 17:53 sur :

https://www.lefigaro.fr/musique/2015/04/01/03006-20150401ARTFIG00332-joni-mitchell-en-cinq-titres-emblematiques.php

Paroles de la chanson «California» par Joni Mitchell

Cette chanson, comme d'autres de l'album, a été écrite lors des voyages de Joni Michell à travers l'Europe. Les USA sont en pleine guerre du Viêt-Nam, dont Joni se tient au courant. Apparemment, c'est surtout la solitude et les nouvelles du conflit qui pèsent sur son moral.

Sitting in a park in Paris, France
Assise dans un parc à Paris
Reading the news and it sure looks bad
Lisant les nouvelles et elles ont l'air bien mauvaises
They won't give peace a chance
Ils ne veulent donner aucune chance à la paix
That was just a dream some of us had
Ce n'était qu'un rêve que certains d'entre nous ont fait
Still a lot of lands to see
Encore beaucoup de pays à voir
But I wouldn't want to stay here
Mais je n'aimerais pas rester ici
It's too old and cold and settled in its ways here
C'est trop vieux et froid et figé dans ses habitudes ici
Oh, but California
Oh mais la Californie
California I'm coming home
Californie je rentre à la maison
I'm going to see the folks I dig
Je vais voir les gens que je kiffe
I'll even kiss a sunset pig
J'embrasserai même un flic de Sunset Boulevard
California I'm coming home
Californie je rentre à la maison

Pig est une expression utilisée familièrement pour désigner les policiers.
A Los Angeles, Sunset Boulevard était l'endroit où avaient lieu la plupart des concerts, et c'était l'endroit où se retrouvaient les musiciens et les jeunes en général. Du coup, les policiers qui surveillaient l'endroit étaient particulièrement considérés comme les empêcheurs de tourner en rond. C'est eux qu'elle désigne par "Sunset Pig" dans les paroles.

I met a redneck on a Grecian isle
J'ai rencontré un redneck sur une île grecque
Who did the goat dance very well
Qui faisait très bien la danse de la chèvre
He gave me back my smile
Il m'a rendu mon sourire
But he kept my camera to sell
Mais il a gardé mon appareil photo pour le vendre
Oh the rogue, the red red rogue
Oh la fripouille, la vilaine, vilaine fripouille
He cooked good omelettes and stews
Il cuisinait de bonnes omelettes et de bons ragoûts
And I might have stayed on with him there
Et j'aurais pu rester plus longtemps avec lui là-bas
But my heart cried out for you, California
Mais mon coeur t'a crié un appel, Californie
Oh California I'm coming home
Oh Californie je rentre à la maison
Oh make me feel good rock'n'roll band
Oh fais-moi me sentir bien, groupe de rock
I'm your biggest fan
Je suis ta plus grande fan
California, I'm coming home
Californie je rentre à la maison

Un redneck est un blanc, habitant l'un des états du sud des Etats-Unis. Ils ont assez souvent une image de gens traditionnalistes et simples, voire un peu rustres.

Oh it gets so lonely
Oh, on se sent si seul
When you're walking
Quand on marche
And the streets are full of strangers
Et que les rues sont remplies d'étrangers
All the news of home you read
Et les nouvelles du pays que l'on lit
Just gives you the blues
Ne font que vous filer le blues
Just gives you the blues
Ne font que vous filer le blues

So I bought me a ticket
Donc je me suis acheté un billet
I caught a plane to Spain
J'ai pris l'avion pour l'Espagne
Went to a party down a red dirt road
Je suis allée à une fête plus loin le long d'une route de terre rouge
There were lots of pretty people there
Il y avait beaucoup de gens beaux là-bas
Reading rolling stone, reading vogue
Qui lisaient les magazines Rolling Stone et Vogue
They said, how long can you hang around ?
Ils demandèrent, combien de temps peux-tu rester dans le coin ?
I said a week, maybe two,
J'ai dit une semaine, peut-être deux
Just until my skin turns brown
Seulement jusqu'à ce que ma peux brunisse

Au début de la chanson, elle se sent mal à Paris (description peu flatteuse d'ailleurs), et dit vouloir rentrer chez elle, mais elle poursuit son voyage en Espagne.
La météo y est meilleure et les gens beaux et branchés (lecture de Vogue et de Rolling Stone magazine, la bible du rock dans ces années là).

Then I'm going home to California
Ensuite je rentre chez moi en Californie
California I'm coming home
Californie, je rentre à la maison
Oh will you take me as I am
Oh vas-tu m'accepter comme je suis
Strung out on another man
Attachée, en manque d'un autre homme
California I'm coming home
Californie je rentre à la maison

Oh it gets so lonely
Oh, on se sent si seul
When you're walking
Quand on marche
And the streets are full of strangers
Et que les rues sont remplies d'étrangers
All the news of home you read
Et les nouvelles du pays que l'on lit
More about the war
Encore la guerre
And the bloody changes
Et les satanés changements
Oh will you take me as I am ?
Oh, m'accepteras-tu comme je suis ?
Will you take me as I am ?
M'accepteras-tu comme je suis ?
Will you ?
M'accepteras-tu ?

Quand on voit que dans les paroles de River, sur le même album, elle s'en prend à Los Angeles et voudrait en partir, on se dit que Joni Mitchell est une éternelle insatisfaite.
Elle semble être nostalgique et avoir le blues où qu'elle soit… Si c'est ce qui lui inspire ses chansons, tant mieux 

Publié par Pagounet 8749 3 3 5 le 7 mai 2009, 10:19.
Blue
Chanteurs : Joni Mitchell

Albums : Blue

● Help Me (1974)

L'attrait de Joni Mitchell pour le jazz s'affirme progressivement. Sur son album Court and Spark, elle se laisse davantage aller vers cet univers. Help Me effectue cette transition. Enregistrée avec le jazz band Tom Scott's L. A. Express, cette chanson d'amour laisse entrevoir un univers plus riche en sonorités et en sons cuivrés. Ce single a été accueilli avec enthousiasme et a précédé le triomphe du disque, l'un de ses plus grands succès commerciaux.

Court and Spark comprend également le titre Free Man in Paris, une autre des chansons très populaires de Joni Mitchell. Elle y parle de son ami et manager David Geffen et évoque un voyage qu'ils ont fait ensemble à Paris. Un titre depuis repris entre autres par Neil Diamond, Sufjan Stevens, Elton John et Alanis Morissette.

Par Mathilde Doiezie
Publié le 01/04/2015 à 17:53 sur :

https://www.lefigaro.fr/musique/2015/04/01/03006-20150401ARTFIG00332-joni-mitchell-en-cinq-titres-emblematiques.php

 Paroles de la chanson Help Me par Joni Mitchell 

Paroles

Help me I think I’m falling
In love again
When I get that crazy feeling, I know
I’m in trouble again
I’m in trouble
'Cause you’re a rambler and a gambler
And a sweet-talking-ladies man
And you love your lovin' (lovin')
But not like you love your freedom
Help me I think I’m falling
In love too fast
It’s got me hoping for the future
And worrying about the past
'Cause I’ve seen some hot, hot blazes
Come down to smoke and ash but
We love our lovin' (lovin')
But not like we love our freedom
Hey
Oh Didn’t it feel good
We were sitting there talking?
Or lying there not talking
Didn’t it feel good?
You dance with the lady
With the hole in her stocking
Didn’t it feel good?
Didn’t it feel good?
Help me I think I’m falling
In love with you
Are you going to let me go there by myself
That’s such a lonely thing to do Both of us flirting around
Flirting and flirting
Hurting too
We love our lovin'
But not like we love our freedom
(Falling, falling)
(Falling, falling)
(Falling, falling)
Traduction des paroles
Aidez moi je crois que je tombe
En amour à nouveau
Quand j'ai ce sentiment de folie, je sais
Je suis dans le pétrin à nouveau
Je suis dans la merde
Parce que tu es un vagabond et un joueur
Et un homme doux-parler-Dames
Et vous aimez votre lovin' (lovin')
Mais pas comme si tu aimais ta liberté
Aidez moi je crois que je tombe
En amour trop vite
Il m'a espoir pour l'avenir
Et de s'inquiéter du passé
Parce que j'ai vu des flambées chaudes
Descendez à la fumée et la cendre mais
Nous aimons notre lovin' (lovin')
Mais pas comme si nous aimions notre liberté
Tiens
Oh, N'est-ce pas se sentir bien
Nous étions assis là à parler?
Ou couché là ne parle pas
N'a t il pas se sentir bien?
Tu danses avec la dame
Avec le trou dans son stockage
N'a t il pas se sentir bien?
N'a t il pas se sentir bien?
Aidez moi je crois que je tombe
En amour avec vous
Allez-vous me laisser y aller par moi-même
C'est une chose si solitaire de nous faire flirter tous les deux
Flirter et flirter
Blesser trop
Nous aimons notre lovin'
Mais pas comme si nous aimions notre liberté
(Tomber, tomber)
(Tomber, tomber)
(Tomber, tomber)

● Goodbye Pork Pie Hat (1979)

Beaucoup plus affirmée en tant qu'artiste jazz, Joni Mitchell s'y essaie ensuite franchement. Sur son dizième album studio, Mingus, elle rend d'ailleurs hommage au célèbre contrebassiste Charles Mingus. Goodbye Pork Pie Hat est l'un de ses standards jazz, que la chanteuse revisite avec ses propres paroles, vingt après son enregistrement. Il faisait originellement référence au saxophoniste Lester Young, connu pour avoir porté un «pork pie hat», un chapeau en feutre rond. Joni Mitchell maîtrise ses références et intègre elle-même la grande famille jazz.

Sur Mingus, l'artiste se laisse aller à l'expérimentation. Charles Mingus lui-même est associé à l'enregistrement du disque, le dernier auquel il a participé juste avant sa mort. Joni Mitchell invite également à jouer avec elle le groupe de jazz fusion Weather Fusion, dont fait partie le célèbre bassiste Jaco Pastorius, avec qui elle avait déjà collaboré sur Hejira, trois ans plus tôt. Le pianiste Herbie Hancock participe également à l'entreprise, l'un des autres disques phares de Joni Mitchell.

Par Mathilde Doiezie
Publié le 01/04/2015 à 17:53 sur :

https://www.lefigaro.fr/musique/2015/04/01/03006-20150401ARTFIG00332-joni-mitchell-en-cinq-titres-emblematiques.php

Paroles de la chanson Goodbye Pork Pie Hat par Joni Mitchell 

Paroles

When Charlie speaks of Lester
You know someone great has gone
The sweetest swinging music man
Had a Porkie Pig hat on A bright star
In a dark age
When the bandstands had a thousand ways
Of refusing a black man admission
Black musician
In those days they put him in an Underdog position
Cellars and chittlins'
When Lester took him a wife
Arm and arm went black and white
And some saw red
And drove them from their hotel bed
Love is never easy
It’s short of the hope we have for happiness
Bright and sweet
Love is never easy street!
Now we are black and white
Embracing out in the lunatic New York night
It’s very unlikely we’ll be driven out of town
Or be hung in a tree
That’s unlikely!
Tonight these crowds
Are happy and loud
Children are up dancing in the streets
In the sticky middle of the night
Summer serenade
Of taxi horns and fun arcades
Where right or wrong
Under neon
Every feeling goes on!
For you and me The sidewalk is a history book
And a circus
Dangerous clowns
Balancing dreadful and wonderful perceptions
They have been handed
Day by day
Generations on down
We came up from the subway
On the music midnight makes
To Charlie’s bass and Lester’s saxophone
In taxi horns and brakes
Now Charlie’s down in Mexico
With the healers
So the sidewalk leads us with music
To two little dancers
Dancing outside a black bar
There’s a sign up on the awning
It says «Pork Pie Hat Bar»
And there’s black babies dancing…
Tonight!

Traduction des paroles

Quand Charlie parle de Lester
Tu sais quelqu'un de génial est parti
Le doux balancement de la musique de l'homme
Avait un chapeau de porc Porkie sur une étoile brillante
Dans un âge sombre
Quand les kiosques à musique avaient mille façons
De refuser l'admission d'un homme noir
Musicien noir
En ces jours ils l'ont mis dans une position D'Outsider
Caves et chittlins'
Quand Lester lui a pris une femme
Bras et bras sont allés en noir et blanc
Et certains ont vu rouge
Et les a chassés de leur lit d'hôtel
L'amour n'est jamais facile
Il manque l'espoir que nous avons pour le bonheur
Lumineux et doux
L'amour n'est jamais facile de la rue!
Maintenant nous sommes en noir et blanc
Embrassant dans la nuit lunatique de New York
Il est très peu probable que nous soyons chassés de la ville
Ou être accroché dans un arbre
C'est peu probable!
Ce soir ces foules
Sont heureux et fort
Les enfants dansent dans la rue
Au milieu collant de la nuit
L'été serenade
Des cornes de taxi et des arcades amusantes
Où de bonne ou de mauvaise
Sous néons
Chaque sentiment continue!
Pour toi Et moi le trottoir est un livre d'histoire
Et un cirque
Dangereux clowns
Équilibrer les perceptions terribles et merveilleuses
Ils ont été remis
De jour en jour
Des générations en baisse
Nous sommes arrivés du métro
Sur la musique minuit fait
À la basse de Charlie et au saxophone de Lester
Dans les klaxons de taxi et les freins
Charlie est au Mexique
Avec les guérisseurs
Donc le trottoir nous conduit avec de la musique
À deux petits danseurs
Danser à l'extérieur d'un bar noir
Il y a une inscription sur l'auvent
Il est écrit " Pork Pie Hat Bar»
Et il y a des bébés noirs qui dansent…
Ce soir!

Joni Mitchell, les dix joyaux de la
reine folk-jazz

Anne Berthod

Publié le 13/11/21 mis à jour le 17/11/21 sur :

https://www.telerama.fr/musique/joni-mitchell-les-dix-joyaux-de-la-reine-folk-jazz-7004935.php

À l’occasion de la publication d’un nouveau coffret d’archives (1968-1971), retour en dix titres phares sur la très riche carrière d’une artiste complète qui n’a cessé d’étendre le domaine folk aux confins du jazz et du rock.
Depuis sa rupture d’anévrisme, en 2015, ses apparitions se sont faites rares, mais la déesse canadienne Joni Mitchell est d’ores et déjà une immortelle. Icône folk malgré elle, elle aura en effet, en près de cinquante ans de carrière et une vingtaine d’albums studio, déjoué tous les pronostics du milieu, tous les codes du genre, en se baladant de jazz en fusion, de rock en pop, souvent à rebours des modes et des diktats commerciaux, sur le fil d’une voix magique, d’un phrasé unique et d’une guitare accordée à l’infini.

Enfant de Judy Collins et de Billie Holiday, la fille des prairies canadiennes aura été bien plus qu’un Leonard Cohen ou une « Bob Dylan au féminin » : elle était une artiste complète, chanteuse, autrice, compositrice, guitariste et artiste-peintre, qui signa une bonne partie des pochettes de ses albums. Son plus grand regret ? N’avoir jamais chanté avec Miles Davis, qui préférait causer pinceaux avec elle, mais ne s’en ressourçait pas moins au lyrisme de ses mots poètes et de ses désillusions amoureuses. Romantique éternelle et amante insaisissable (David Crosby, Graham Nash...), cette hippie sophistiquée qui se disait « serial monogamist » a accordé comme personne sa plume introspective à ses harmonies complexes, oscillant toujours entre amour et liberté, déclinant les histoires et les combats de sa vie en mille et une nuances universelles. Alors que Warner continue de compiler et de documenter son œuvre lumineuse, nous la racontons ici en dix chansons inoubliables.

1. “House of the Rising Sun” (1963)

 Paroles de House Of The Rising Sun

Joni Mitchell

There is a house in New Orleans

Il y a une maison à la Nouvelle-Orléans

They call the rising sun

Que l'on surnomme la maison du soleil levant

It's been the ruin of many a poor girl

Et elle fut la ruine de nombreux pauvres filles

And me oh God for one

Et Dieu sait que j'en fais partie

If I had listened to what my mamma said

Si j'avais écouté ce que ma mère a dit

I'd be at home today

Je serais à la maison aujourd'hui

But I was young and foolish poor girl

Mais j'étais une fille pauvre et stupide

Let a gambler lead me astray

J'ai laissé un joueur m'égarer

My mother, she's a tailor

Ma mère est une couturière

She sews those old blue jeans

Elle a cousu ces vieux jeans bleus

My father he's a gamblin' man

Mon père est un homme de jeu

Drinks down in New Orleans

Il boit en Nouvelle-Orléans

Go tell my baby sister

Je dis à ma petite sœur

Not to do as I have done

De ne pas faire ce que j'ai fait

You shun that house in New Orleans

Évite cette maison de Nouvelle-Orléans

They call it the rising sun

Que l'on surnomme la maison du soleil levant

Well I'm going back to New Orleans

Bien je reviens en Nouvelle-Orléans

My race is almost run

Ma course est presque terminée

I'm going to spend the rest of my days

Je vais passer le reste de mes jours

Beneath that rising sun

Sous le soleil levant

Well one foot is on the platform

Bien j'ai un pied sur la plateforme

And the other one's on the train

Et l'autre dans le train

I'm going to spend the rest of my days

Je vais passer le reste de mes jours

Wearing that ball and chain

Vêtue de cette balle et de cette chaîne

Question a 1 euro  mais qui est l'auteur de House of the Rising Sun ?

Cette chanson datant de 1964 était déjà une reprise d’une chanson bien plus ancienne. Si l’origine de la chanson reste incertaine, le premier enregistrement reconnu date de 1934, par Tom Clarence Ashley et Gwen Foster.

La version la plus probable serait celle qui fait référence à une vieille ballade folk anglaise, écrite par Bert Martin et Georgia Turner. Plusieurs versions existent, dont la plus franchouillarde chantée par Johnny Hallyday en 1964. The Animals la chantaient la même année, lui donnant une teinte de sermon contre l’alcool et le vice, vu que pour certains The House of the Rising Sun désignait alors un bordel. D’autres y voyaient une prison pour femmes de la Nouvelle Orléans, qui aurait existé au début du XXème siècle.

Il y a aussi cette version légèrement différente de Leadbelly en 1943

Bon c'est vrais un peu particulier comme interpretation, mais elle a le mérite d'exister. Ne pas perdre de vue que nous sommes en 1943 aux États-Unis 

 Dave Van Ronk, chanteur de jazz et de folk, qui est à l’origine de la version moderne de la chanson. Il la chanta avec Bob Dylan dans les bars folks de New York, et passant outre le refus de Van Ronk, Dylan l’enregistre sur son premier album en 1962.

La version bien connue des Animals reprend donc de manière “électrifiée” les arrangements de Van Ronk interprétés par Bob Dylan. 

Paroles et traduction de la chanson «House Of The Rising Sun» par The Animals

 

House Of The Rising Sun
(La Maison Du Soleil Levant)

(First Verse)
(Premier Couplet)
There is a house in New Orleans,
Il y a une maison ( de jeux) à New Orleans,
They call the rising sun.
Qu'ils appellent le Soleil Levant.
And it's been the ruin of many a poor Boy,
Elle a été la ruine de beaucoup, pauvre gars,
And God I know I'm one.
Et mon Dieu je sais que c'est mon cas(1).

My mother was a tailor,
Ma mère était couturière,
She sewed my new blue jeans.
Elle me cousait mes nouveaux jeans bleus.
My father was a gamblin' man,
Mon père était un joueur,
Down in New Orleans.
Là-bas à New Orleans.

Now the only thing a gambler needs is
Et la seule chose dont un joueur a besoin c'est
A suitcase and a trunk.
D'une valise et d'un coffre.
And the only time he'll be satisfied
Et le seul moment où il sera satisfait
Is when he's on a drunk.
C'est en état d'ébriété.

Oh mother, tell your children,
Oh mère, dis à tes enfants,
Not to do what I have done.
De ne pas faire ce que j'ai fait.
Spend your lives in sin and misery
Passer vos vies dans le péché et la misère
In the house of the Rising Sun.
Dans la maison du Soleil Levant.

Well I've got one foot on the platform,
Car j'ai un pied sur le quai,
The other foot on the train.
Et l'autre dans le train.
I'm going back to New Orleans
Je reviens à New Orleans
To wear that ball and chain... . .
Pour porter ce boulet et cette chaîne...

(First Verse)
(Premier Couplet)
__________
(1) littéralement : que j'en suis un

Publié par sneaky13  18508 4 4 6 le 2 janvier 2004, 00:15.
House Of The Rising Sun (2002)
Chanteurs : The Animals

Albums : House Of The Rising Sun

 

Et pour finir une dernière version (pour la route)

Et si vous n'en avez pas ras le bol je peux (éventuellement)  joindre la liste des groupes et chanteurs/euses qui l’ont reprise, ou plutôt celle de ceux/celles qui ne l’ont pas reprise, cela sera moins long.

Petit cadeau pour vraiment en finir avec " House Of The Rising Sun"

Joan Baez - House of The Rising Sun, 1960
Pre Animals' version, arranged by Joan Baez. The song was recorded in 1960

Si Lady Mitchell a jamais été la chanteuse folk à laquelle beaucoup l’ont longtemps réduite, c’est bien à ses débuts – de 1963 à 1965, précisera-t-elle. Témoin ce vieux standard rafraîchi sur cinq cordes de guitare, d’une voix haute à peine sortie de l’adolescence (elle avait 20 ans), encore pleine d’innocence mais déjà si chargée de mélancolie, pour sonder le blues d’une vie échouée dans un rade glauque de La Nouvelle-Orléans.

Premier enregistrement connu de Joni Mitchell, réalisé par une radio de la ville de Saskatoon, dans le Nord canadien, le renversant House of the Rising Sun sonne rétrospectivement comme un petit miracle. À l’époque, la jeune en fille en fleur poussée dans les prairies de la Saskatchewan a vaincu une attaque de polio, qui a failli la laisser infirme à l’âge de 9 ans. Inscrite en arts plastiques, cette autodidacte de la guitare qui a appris le chant à la chorale de l’église se rêve encore artiste peintre.

2. “Urge For Going” (1966)

Paroles de chansons Joni Mitchell - Urge For Going

I awoke today and found the frost
Perched on the town
It hovered in a frozen sky, then it
Gobbled summer down
When the sun turns traitor cold and all
The trees are shivering in a naked row

I get the urge for going
But I never seem to go
I get the urge for going
When the meadow grass is turning brown
Summertime is falling down and winter
Is closing in

I had me a man in summertime
He had summer-colored skin
And not another girl in town
My darling's heart could win
But when the leaves fell on the ground
Boy winds came around, pushed them face
Down in the snow

He got the urge for going
And I had to let him go
He got the urge for going
When the meadow grass was turning brown
Summertime was falling down and winter
Was closing in

Now the warriors of winter they gave a
Cold triumphant shout
And all that stays is dying and all that
Lives is camping out
See the geese in chevron flight flapping
And racing on before the snow

They got the urge for going
And they got the wings so they can go
They get the urge for going
When the meadow grass is turning brown
Summertime is falling down and winter
Is closing in

Apply the fire with kindling now
I'll pull the blankets up to my chin
I"ll lock the vagrant winter out and
I'll fold my wandering in
I'd like to call back summertime
Have her stay for just another
Month or so

But she's got the urge for gong
So I guess she'll have to go
She gets the urge for going
When the meadow grass is turning brown
All her empire's falling down
And winter's closing in
And I get the urge for going
When the meadow grass is turning brown
And summertime is falling down

Traduction de chanson Joni Mitchell - Urge For Going en français

Je me suis réveillé aujourd'hui et j'ai trouvé le givre
Perché sur la ville
Il planait dans un ciel gelé, puis il
L'été avalé
Quand le soleil devient froid traître et tout
Les arbres tremblent dans une rangée nue

J'ai l'envie d'aller
Mais je n'ai jamais l'air d'y aller
J'ai l'envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
L'été tombe et l'hiver
Se ferme dans

J'ai eu un homme en été
Il avait la peau couleur d'été
Et pas une autre fille en ville
Le cœur de mon chéri pourrait gagner
Mais quand les feuilles sont tombées sur le sol
Des vents de garçon sont venus, les ont poussés face
Dans la neige

Il a eu envie d'aller
Et je devais le laisser partir
Il a eu envie d'aller
Quand l'herbe des prés devenait brune
L'été tombait et l'hiver
Fermait en

Maintenant, les guerriers d'hiver, ils ont donné un
Cri triomphant à froid
Et tout ce qui reste est en train de mourir et tout ça
La vie fait du camping
Admirez les oies en vol chevron battant
Et courir avant la neige

Ils ont eu envie d'aller
Et ils ont les ailes pour pouvoir aller
Ils ont envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
L'été tombe et l'hiver
Se ferme dans

Appliquez le feu avec du bois d'allumage maintenant
Je vais tirer les couvertures jusqu'à mon menton
Je vais verrouiller l'hiver vagabond et
Je vais plier mon errance
Je voudrais rappeler l'été
Qu'elle reste juste pour un autre
Mois ou plus

Mais elle a envie de gong
Donc je suppose qu'elle devra partir
Elle a envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
Tout son empire s'effondre
Et la fermeture de l'hiver à
Et j'ai l'envie d'aller
Quand l'herbe des prés brunit
Et l'été tombe

 

En 1965, Joan Anderson part tenter sa chance à Toronto. Elle y rencontre son premier mari, le chanteur Chuck Mitchell, qui l’introduit sur la scène folk et qu’elle suit à Détroit. Les débuts sont difficiles, il faut payer les factures. Se produisant en solo ou en duo avec son époux dans les petits clubs folk de la ville, elle commence à écrire et à composer pour d’autres. C’est ainsi qu’elle connaît son premier succès par procuration (mais en royalties sonnantes et trébuchantes), quand sa chanson Urge For Going, interprétée par Tom Rush, entre dans les charts. George Hamilton IV en sort également une version country à succès.

Joni Mitchell, qui édite la sienne sur la compilation Hits, imprime son style : ces arpèges de lumière à la résonance si particulière (les accordages dits « ouverts »), cette façon de réenchanter des mélodies à l’écho traditionnel par une écriture poétique et des émotions vives, pour faire scintiller le souvenir nostalgique des herbes brunes et des matins de givre à Saskatoon.

3. “Cactus Tree” (1968)

JONI MITCHELL - CACTUS TREE LYRICS & TRADUCTION

There's a man who's been out sailing
In a decade full of dreams
And he takes her to a schooner
And he treats her like a queen
Bearing beads from California

With their amber stones and green
He has called her from the harbor
He has kissed her with his freedom
He has heard her off to starboard
In the breaking and the breathing
Of the water weeds
And she is so busy being free
There's a man who's climbed a mountain
And he's calling out her name
And he hopes her heart can hear
Three thousand miles he calls again
He can think her there beside him
He can miss her just the same
He has missed her in the forest
While he showed her all the flowers
And the branches sang the chorus
As he climbed the scaly towers
Of a forest tree


While she was somewhere being free
There's a man who's sent a letter
And he's waiting for reply
He has asked her of her travels
Since the day they said goodbye
He writes, "Wish you were beside me
We can make it if we try"
He has seen her at the office
With her name on all his papers
Through the sharing of the profits
He will find it hard to shake her
From his memory
And she's off somewhere being free
There's a lady in the city
And she thinks she loves them all
There's the one who's thinking of her
And there's the one who sometimes calls
There's the one who writes her letters

While she was somewhere being free
There's a man who's sent a letter
And he's waiting for reply
He has asked her of her travels
Since the day they said goodbye
He writes, "Wish you were beside me
We can make it if we try"
He has seen her at the office
With her name on all his papers
Through the sharing of the profits
He will find it hard to shake her
From his memory
And she's off somewhere being free
There's a lady in the city
And she thinks she loves them all
There's the one who's thinking of her
And there's the one who sometimes calls
There's the one who writes her letters

With his facts and figures scrawl
She has brought them to her senses
They have laughed inside her laughter
Now she rallies her defenses
For she fears that one will ask her
For eternity
While she's much too busy being free
There's a man who sends her medals
He is bleeding from the war
And there's a jouster and a jester
And a man who owns a store
There's a drummer and a dreamer
And you know there may be more
She will love them when she sees them
They will lose her if they follow
And she only means to please them
And her heart is full and hollow
Like a cactus tree

TRADUCTION CACTUS TREE PAROLES EN FRANÇAIS

Il y a un homme qui est passé par la voile,
En une décennie pleine de rêves.
Et il la prend pour une goélette,
Et il la traite comme une reine.
Ayant perles de Californie,
avec leurs pierres d'ambre et vert.
Il l'a appelé du port,
Il l'a embrassé à sa liberté,
Il l'a entendu off à tribord
Dans la rupture et la respiration des plantes aquatiques.

Alors qu'elle était en train d'être.

gratuitement il y a un homme qui a escaladé une montagne,
et il est criant son nom,
Et il espère que son cœur ne peut entendre,
3000 miles, il appelle de nouveau,
il peut la penser à côté de lui,
il peut manquer son tout de même .
Il a raté son dans la forêt,
Alors qu'il lui a montré toutes les fleurs,
Et les branches chanté le refrain,
Comme il a grimpé les tours écailleux d'un arbre de la forêt.

Alors qu'elle était quelque part être libre.

il est un homme qui a envoyé une lettre et il attend sa réponse.
il lui a demandé de ses voyages depuis le jour, ils dirent au revoir.
il écrit, "Wish You Were côté de moi, nous pourrions faire si nous essayons."
il l'a vu au bureau, avec son nom sur tous ses papiers,
Dans le cadre du partage des bénéfices,
il aura du mal à secouer de ces souvenirs.

Et elle est tellement occupé à être.

gratuitement il y a un dame, dans la ville, et elle pense qu'elle les aime tous.
Il est celui qui pense d'elle,
Il y a celui qui appelle parfois.
Il y a celui qui écrit ses lettres, < br /> Avec ses faits et chiffres griffonnent.
elle leur a apporté à ses sens,
Ils ont ri à l'intérieur de son rire.
maintenant, elle mobilise ses défenses,
pour elle craint que l'on va lui demander pour l'éternité.

Et elle est tellement occupé à être libre.

Il y a un homme qui envoie ses médailles,
Il saigne de la guerre.
Il y a un jouteur et un bouffon et un homme qui possède un magasin.
Il y a un batteur, et un rêveur,
Et vous savez qu'il peut y avoir plus.
Elle les aime quand elle les voit,
Ils vont la perdre si elles suivent. < br /> et elle signifie que pour leur plaire,
et son cœur est plein et creux comme un arbre de cactus.

alors elle est tellement occupé à être libre.

comme un cactus arborescente
Etre libre.

Des hommes, tour à tour, aiment une femme, qui les aime en retour mais refuse d’abdiquer sa liberté… Sur le sublime Cactus Tree, Joni Mitchell chante à la troisième personne mais évoque ses propres aspirations, assumant son ambivalence et sa soif d’absolu avec une élégance, une poésie folles. David Crosby dira plus tard qu’il s’est reconnu dans la première strophe, allégorie d’un soupirant au pied marin, attendant que sa reine veuille bien mettre les voiles avec lui. Le chanteur américain a fondu pour la jeune chanteuse (divorcée de Chuck Mitchell) dans un club new-yorkais en 1967, l’a fait venir en Californie et produit dans la foulée son premier album.

Sur Song to a Seagull (« Chanson pour une mouette »), recueil de ballades intimes et métaphoriques qui lui vaudront la comparaison dylanienne, sa voix s’envole sur trois octaves, entre alto vibratoire et soprano cristallin, à la fois insaisissable et réconfortante, déclaration d’indépendance féminine et baume de douceur pour les amants éconduits – le magnifique I Had a King d’ouverture.

4. “The Fiddle and the Drum” (1969)

S’il fallait retenir un titre de l’album Clouds (1969), ce serait sans doute Both Sides Now, son premier véritable tube en tant qu’autrice-compositrice, mais nous y reviendrons plus loin. En réalité, The Fiddle and the Drum, dénonciation a cappella de la guerre du Vietnam, détonne dans ce nouveau chapelet de ballades mélancoliques. Joni Mitchell n’est pas une chanteuse contestataire à proprement parler, mais celle qui militera pour la défense de l’environnement et les droits des Amérindiens s’engage à sa manière, parfois désenchantée.

Elle compose ainsi Woodstock (sorti en 1970), devenu un hymne de la contre-culture, au lendemain du festival de White Lake. Retenue à New York pour un show télévisé, elle-même n’était pas présente. Mais les images de cet événement pacifiste vues à la télévision lui ont fait rêver une autre humanité. Dans le récit quasi mystique qu’elle en fait dans la chanson, elle conte la quête d’un paradis perdu, tout en semblant douter que 50 000 hippies aient le pouvoir d’arrêter les bombes.

5. “Big Yellow Taxi” (1970)

Dans Big Yellow Taxi, titre écolo écrit au retour d’un périple à Hawaï, la chanteuse regrette qu’on ait pavé un jardin de paradis pour le remplacer par un parking. Elle y apostrophe aussi les agriculteurs, les pressant de renoncer à asperger leurs champs du mortel DDT. Pourtant, le ton est joyeux et l’humeur rock’n’roll, à l’image de tout son troisième album. Sorti en 1970, Ladies of the Canyon est le carnet de ses années sous le soleil californien, des jours heureux passés avec Graham Nash, alors chanteur avec Crosby et Stills, puis Young, dans leur maison de Laurel Canyon, la vallée des hippies. À rebours du mouvement psyché délique, elle y esquisse également des arrangements plus complexes inspirés du jazz, intégrant piano, saxo et clarinette.

6. “Little Green” (1971)

Paroles et traduction de la chanson «Little Green» par Joni Mitchell

Cette chanson, que Joni Mitchell a écrite en 1967, parle de la petite fille qu'elle a eue deux ans auparavant, et qu'elle a confiée à l'adoption.
La chanteuse a expliqué qu'elle était très pauvre et malheureuse à ce moment là, et que sa fille n'aurait donc pas pu être heureuse.

Born with the moon in Cancer
Née sous le signe du cancer
Choose her a name she will answer to
Lui trouver un nom auquel elle répondra
Call her green and the winters cannot fade her
L'appeler “Verte” et les hivers ne pourront pas la faner
Call her green for the children who've made her
L'appeler “Verte” pour les enfants qui l'ont coloriée
Little green, be a gypsy dancer
”Petite Verte”, soit une danseuse gitane

Avant que ses parents adoptifs du nom de Gibb ne changent son prénom pour Kilauren, Joni Mitchell avait appelé sa fille Kelly Dale Anderson.
Le vert kelly (ce qui donne kelly green) est le nom d'une nuance de vert. C'est de là que vient le titre de la chanson, et c'est probablement ce qui a motivé le choix du prénom.

He went to California
Il est allé en Californie
Hearing that everything's warmer there
Ayant entendu que tout est plus chaud là-bas
So you write him a letter and say, "Her eyes are blue. "
Alors, tu lui écris une lettre qui dit “Ses yeux sont bleus”
He sends you a poem and she's lost to you
Il t'envoie un poème et elle t'est perdue
Little green, he's a non-conformer
Petite Verte, il est anticonformiste

Just a little green
Juste une petite verte
Like the color when the spring is born
Comme la couleur quand le printemps naît
There'll be crocuses to bring to school tomorrow
Il y aura du crocus à apporter à l'école demain
Just a little green
Juste une petite verte
Like the nights when the Northern lights perform
Comme les nuits où les aurores boréales entrent en scène
There'll be icicles and birthday clothes
Il y aura des glaçons et des habits d'anniversaire
And sometimes there'll be sorrow
Et parfois il y a aura de la tristesse

Le crocus est une fleur dont certaines variétés fleurissent au printemps.
Une aurore polaire (également appelée aurore boréale dans l'hémisphère Nord et aurore australe dans l'hémisphère Sud) est un phénomène lumineux caractérisé par des sortes de voiles extrêmement colorés dans le ciel nocturne, le vert étant prédominant.
Dans ce passage, Joni Mitchell semble imaginer la vie de la petite fille, en se basant sur les souvenirs de sa propre enfance. Elle a bien peur que la petite soit triste lors de ses anniversaires.

Child with a child pretending
Enfant avec un enfant qui joue la comédie
Weary of lies you are sending home
Fatigué des mensonges que tu adresses à la maison
So you sign all the papers in the family name
Donc tu signes tous les papiers en utilisant ton nom de famille
You're sad and you're sorry, but you're not ashamed
Tue es triste et désolé, mais tu n'as pas honte
Little green, have a happy ending
Petite Verte, ait une fin heureuse

Même si elle parle à la 2ème personne, la chanteuse parle bien d'elle-même. Elle décrit ses sentiments lorsqu'elle s'est occupée des formalités pour confier sa fille à l'adoption, et évoque les mensonges qu'elle a écrit dans le lettres à sa famille.

Just a little green
Juste une petite verte
Like the color when the spring is born
Comme la couleur quand le printemps naît
There'll be crocuses to bring to school tomorrow
Il y aura du crocus à apporter à l'école demain
Just a little green
Juste une petite verte
Like the nights when the Northern lights perform
Comme les nuits où les aurores boréales entrent en scène
There'll be icicles and birthday clothes
Il y aura des glaçons et des habits d'anniversaire
And sometimes there'll be sorrow
Et parfois il y a aura de la tristesse

 Publié par Pagounet 8749 3 3 5 le 11 mai 2009, 09:52.
Blue
Chanteurs : Joni Mitchell

Albums : Blue

Ce n’est pas la première fois que Joni Mitchell fait allusion, dans ses textes, à l’enfant qu’elle confia à l’adoption en 1965 (et retrouva en 1997), mais jamais elle n’avait été aussi explicite que sur Little Green. Cette chanson en clair-obscur, colorée par l’espoir d’un « happy ending » pour la petite fille aux yeux bleus, est la plus personnelle de Blue : un album introspectif, sommet de sa période « confessionnal » pop folk, accouché dans la tristesse lors d’un long exil en Europe. Après sa rupture avec Graham Nash, la chanteuse de 28 ans a eu besoin de prendre du recul. Est-ce pour cela qu’elle a ressorti des tiroirs sa chanson écrite cinq ans plus tôt ?

Face à l’horizon minéral de la mer crétoise, où elle a composé plusieurs titres, elle se met à nu comme jamais et noie ses bleus à l’âme en ravivant le souvenir vert amer de ses 22 printemps (elle confiera, quand elle en parlera pour la première fois publiquement, qu’elle était alors trop pauvre, trop malheureuse pour être maman), sondant ailleurs le camaïeu de ses déboires sentimentaux avec la même voix limpide, la même lucidité. Elle reste l’incurable romantique (The Last Time I Saw Richard), la fille des plaines assoiffée d’espace et de liberté, mais assume sa vulnérabilité sur l’écume d’harmonies sophistiquées.

7. “Goodbye Pork Pie Hat” (1979)

Joni Mitchell — Paroles et traduction des paroles de la chanson Goodbye Pork Pie Hat
 

Paroles

When Charlie speaks of Lester
You know someone great has gone
The sweetest swinging music man
Had a Porkie Pig hat on A bright star
In a dark age
When the bandstands had a thousand ways
Of refusing a black man admission
Black musician
In those days they put him in an Underdog position
Cellars and chittlins'
When Lester took him a wife
Arm and arm went black and white
And some saw red
And drove them from their hotel bed
Love is never easy
It’s short of the hope we have for happiness
Bright and sweet
Love is never easy street!
Now we are black and white
Embracing out in the lunatic New York night
It’s very unlikely we’ll be driven out of town
Or be hung in a tree
That’s unlikely!
Tonight these crowds
Are happy and loud
Children are up dancing in the streets
In the sticky middle of the night
Summer serenade
Of taxi horns and fun arcades
Where right or wrong
Under neon
Every feeling goes on!
For you and me The sidewalk is a history book
And a circus
Dangerous clowns
Balancing dreadful and wonderful perceptions
They have been handed
Day by day
Generations on down
We came up from the subway
On the music midnight makes
To Charlie’s bass and Lester’s saxophone
In taxi horns and brakes
Now Charlie’s down in Mexico
With the healers
So the sidewalk leads us with music
To two little dancers
Dancing outside a black bar
There’s a sign up on the awning
It says «Pork Pie Hat Bar»
And there’s black babies dancing…
Tonight!

Traduction des paroles

Quand Charlie parle de Lester
Tu sais quelqu'un de génial est parti
Le doux balancement de la musique de l'homme
Avait un chapeau de porc Porkie sur une étoile brillante
Dans un âge sombre
Quand les kiosques à musique avaient mille façons
De refuser l'admission d'un homme noir
Musicien noir
En ces jours ils l'ont mis dans une position D'Outsider
Caves et chittlins'
Quand Lester lui a pris une femme
Bras et bras sont allés en noir et blanc
Et certains ont vu rouge
Et les a chassés de leur lit d'hôtel
L'amour n'est jamais facile
Il manque l'espoir que nous avons pour le bonheur
Lumineux et doux
L'amour n'est jamais facile de la rue!
Maintenant nous sommes en noir et blanc
Embrassant dans la nuit lunatique de New York
Il est très peu probable que nous soyons chassés de la ville
Ou être accroché dans un arbre
C'est peu probable!
Ce soir ces foules
Sont heureux et fort
Les enfants dansent dans la rue
Au milieu collant de la nuit
L'été serenade
Des cornes de taxi et des arcades amusantes
Où de bonne ou de mauvaise
Sous néons
Chaque sentiment continue!
Pour toi Et moi le trottoir est un livre d'histoire
Et un cirque
Dangereux clowns
Équilibrer les perceptions terribles et merveilleuses
Ils ont été remis
De jour en jour
Des générations en baisse
Nous sommes arrivés du métro
Sur la musique minuit fait
À la basse de Charlie et au saxophone de Lester
Dans les klaxons de taxi et les freins
Charlie est au Mexique
Avec les guérisseurs
Donc le trottoir nous conduit avec de la musique
À deux petits danseurs
Danser à l'extérieur d'un bar noir
Il y a une inscription sur l'auvent
Il est écrit " Pork Pie Hat Bar»
Et il y a des bébés noirs qui dansent…
Ce soir!

Avec le somptueux Hejira, enregistré en 1976 avec le bassiste Jaco Pastorius et le L.A. Express, Joni Mitchell a opéré sa mue vers un jazz-folk en fusion. Trois ans plus tard, elle salue la mémoire de Charles Mingus sur un album de facture jazz plus classique (sur certains morceaux), mais aussi plus audacieux (les hurlements de loups sur The Wolf That Lives in Lindsey) qui va dérouter son public. Le contrebassiste américain, disparu avant d’avoir pu achever le projet avec elle, signe quatre des compositions de cet expérimental Mingus.

Le « pork pie hat » (chapeau en feutre à petits bords) de la chanson est celui du saxophoniste Lester Young, auquel le jazzman a rendu hommage après sa mort en 1959. La chanteuse revisite le titre original en y ajoutant ses mots et fait de même avec trois autres thèmes inédits du maestro, dont elle sample ailleurs la voix. L’ami Pastorius (« le Hendrix de la basse électrique », disait-elle) est à nouveau de l’aventure, cette fois avec son groupe Weather Report, ainsi que le saxophoniste Wayne Shorter et le pianiste Herbie Hancock.

8. “Turbulent Indigo” (1994)

Après le flirt avec le jazz des seventies, puis les productions pop plus datées des années 1980, l’inclassable diva sort de sa réclusion paranoïaque (elle a longtemps souffert d’un délire de parasitose) et retrouve la grâce à l’aube de la cinquantaine. Sur la pochette de Turbulent Indigo (1994), son austère autoportrait, façon « Joni Van Gogh » à l’oreille coupée, annonce la couleur : celle, une teinte plus sombre, d’une femme abîmée par le désaveu médiatique, les « porcs » de l’industrie musicale, les mariages ratés et la solitude.

La production (signée Larry Klein, dont elle est en train de divorcer) est léchée, mais la voix, brunie par les cigarettes, et l’esprit sont plus graves. « You see him with his shotgun there / Bloodied in the wheat / Oh what do you know about / Living in Turbulent Indigo ? » chante-t-elle sur le morceau titre. Au bord de la folie, son blues violet submerge encore.

9. “Both Sides Now” (2000)

Paroles et traduction de la chanson «Both Sides Now» par Joni Mitchell

Both Sides Now (Maintenant Des Deux Façons)

Bows and flows of angel hair
Arcs-en-ciel et flots de cheveux d'anges
And ice cream castles in the air
Et châteaux de crème glacée dans le ciel
And feather canyons ev'rywhere
Et canyons de plumes partout
I've looked at clouds that way
C'est ainsi que je voyais les nuages

But now they only block the sun
Mais à présent ils se contentent d'obstruer le soleil
They rain and snow on ev'ryone
Ils font pleuvoir et neiger sur tout le monde
So many things I would have done
Il y tant de choses j'aurais faites
But clouds got in my way
Mais des nuages se sont mis en travers de mes projets

I've looked at clouds from both sides now
À présent j'ai regardé les nuages des deux façons
From up and down, and still somehow
D'en haut et d'en bas, et cependant je ne sais pourquoi
It's cloud illusions I recall
C'est l'illusion des nuages que je retiens
I really don't know clouds at all
Vraiment les nuages je ne les connais, pas du tout

Moons and junes and ferris wheels
Lunes, juins(2) et grandes roues ( de fête foraine)
The dizzy dancing way you feel
Le vertige dansant que tu ressens
As ev'ry fairy tale comes real
Quand chaque conte de fées s'accomplit
I've looked at love that way
C'est ainsi que je voyais l'amour

But now it's just another show
Mais à présent c'est une toute autre histoire
You leave 'em laughing when you go
Ça les fait rire quand tu les quittes
And if you care, don't let them know
Et si t'as des sentiments, ne les laisse pas voir
Don't give yourself away
Ne te trahis pas

I've looked at love from both sides now
À présent j'ai regardé l'amour des deux façons
From give and take, and still somehow
Donner et prendre et cependant je ne sais pourquoi
It's love's illusions I recall
Ce sont les illusions de l'amour que je retiens
I really don't know love at all
Vraiment l'amour je ne le connais pas du tout

Tears and fears and feeling proud
Larmes et peurs et sentiment de fierté
To say I love you right out loud
De dire je t'aime à haute et intelligible voix
Dreams and schemes and circus crowds
Rêves, projets et cirques bondés
I've looked at life that way
C'est ainsi que je voyais la vie

But now old friends are acting strange
Mais à présent de vieux amis se comportent bizarrement
They shake their heads, they say I've changed
Ils hochent la tête, disent que j'ai changé
Well something's lost, but something's gained
Certes on perd quelque chose, mais on gagne autre chose
In living ev'ry day
À vivre (pleinement) chacun de nos jours

(2x)
(2x)
I've looked at life from both sides now
À présent j'ai regardé la vie des deux façons
From win and lose and still somehow
Gagner et perdre et cependant je ne sais pourquoi
It's life's illusions I recall
Ce sont les illusions de la vie que je retiens
I really don't know life at all
Vraiment la vie je ne la connais pas du tout

(1) littéralement : nombreux mois de juin

Publié par sneaky13  18508 4 4 6 le 4 février 2004, 17:49.
Both Sides Now (2000)
Chanteurs : Joni Mitchell

Albums : Both Sides Now

Entre son tube folk fondateur de 1969 et la version pop qu’elle en livre sur son 17e album studio, au titre homonyme, trente années se sont écoulées. Qu’ont-elles charrié de drame et de mélancolie pour que cet intemporel Both Sides Now (il en existe plus de 1200 reprises dans le monde), très ralenti, orchestré avec faste, bouleverse encore avec tant de classe ? Arrangements symphoniques, saxo jazz, réverbération glam... son ex-mari, le producteur Larry Klein, a mis le paquet.

Sur le reste de l’album, des reprises de standards de jazz pour l’essentiel, ses violonnades de cinéma dégoulinent un peu. Mais sur Both Sides Now, seule chanson piochée dans son propre répertoire avec A Case of You, ce sont bien sa voix-frisson et ses mots (inspirés du Faiseur de pluie, du romancier Saul Bellow) qui nous emportent. « I’ve looked at love from both sides now/ From give and take, and still somehow/ It’s love’s illusions I recall / I really don’t know love at all ». Des deux côtés des « nuages », on s’y love à s’en noyer.

10. “Shine” (2007)

Shine est l’album (le 19e de sa discographie) du dernier retour après cinq ans d’absence, celui avec lequel la Canadienne a tiré sa révérence aux studios. La voix n’est plus qu’un voile, son jazz-rock ronronne, mais l’indignation demeure. C’est la guerre en Irak, dit-elle, qui a titillé son inspiration. Sur la plainte aérienne du morceau-titre, les bombes menacent les aires de jeux pour enfants. Ailleurs, les baleines agonisent sur la plage pendant que les zombies greffés de portables envahissent les centres commerciaux (Bad Dreams). Comme souvent chez Joni Mitchell, la protestation est douce aux oreilles. Musicalement, elle ne fait pas d’étincelles à proprement parler, mais la reine canadienne continue de rayonner paisiblement, indémodable, toujours émouvante.

À écouter
:f4: Joni Mitchell Archives vol. 2 : The Reprise Years (1968 to 1971), 5 CD JMA/Warner

Anne Berthod

Publié le 13/11/21 mis à jour le 17/11/21 sur :

https://www.telerama.fr/musique/joni-mitchell-les-dix-joyaux-de-la-reine-folk-jazz-7004935.php

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