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Publié par J.L.D.

Par Marina Angelini
Crédits photo vignette : Atahualpa Yupanqui, 1934

Atahualpa Yupanqui

Artiste 1908 - Argentine 1992

Qui est Atahualpa Yupanqui ?

Ce qu’Atahualpa Yupanqui aimait par-dessus tout, c’était raconter des histoires, que ce soit armé de son stylo plume ou de sa guitare. Ce conteur d’exception ne laisse personne de marbre. Voix profonde de la révolte argentine et figure irremplaçable du folklore argentin, Hector Roberto Chavero de son vrai nom est né en 1908 d’une mère d’ascendance basque. Son père, aux origines quechua, est un gaucho, un « cow boy » des plaines argentines, et le petit Hector grandi dans la pampa. Très tôt, il se passionne pour la musique et la poésie, apprend à jouer du violon et de la guitare aux côtés de professeurs de renom tels que le maestro Bautista Almirón.
À la mort de son père, en 1921, il prend une grande décision: il deviendra un artiste avec un grand A ! En parallèle de ses cours de guitare, l’adolescent aux yeux sages pratique divers métiers pour gagner sa vie. Il compose un nom de scène en associant les noms de puissants Incas : Yupanqui, empereur en 1471 et Atahualpa, empereur en 1532. Son envie de prendre le large le pouss à arpenter les steppes d’Argentine du Nord. Durant ce voyage, il découvre le quotidien misérable des peuples des campagnes reculées et prend conscience des inégalités sociales et politiques de son pays. Atahualpa Yupanqui devient ainsi le porte-parole des oubliés du régime politique argentin dès ses premières compositions, que ce soit dans « Camino del Indio » (1926) ou bien plus tard dans cette zamba triste, « Adios Tucumán » (1948).
En 1928, journaliste à Buenos Aires, il rencontre l’anthropologue Alfred Métraux, avec qui il parcourt la Bolivie. Sa connaissance intime des êtres, des paysages, des coutumes ancestrales et de l’âme indienne nourrit et traverse tout autant son œuvre littéraire que musicale. Ce spécialiste des milongas, bagualas et zambas parvient à fédérer et à laisser entendre des voix trop souvent tues durant le régime d’Hipólito Yrigoyen, président d’Argentine de 1928 à 1934. Il fait ses premiers pas sur scène au début des années 1930, avant même d’avoir enregistré son premier disque mais sera très vite censuré dans son pays pour son appartenance au Parti Communiste (1945-1953). L’Europe lui ouvre ses bras en 1949-1950 pour une tournée. Elle se terminera en beauté par un récital à Paris avec Edith Piaf, où la standing ovation fut de mise. Grâce à la Môme, il côtoie l’intelligentsia parisienne des années 50, aux côtés de Paul Eluard, Louis Aragon et tant d’autres.
Alors que son succès devient international et après 3 tournées triomphales au Japon, il revient en Europe en 1968 et s’établit de manière quasi-définitive à Paris. Voyageur infatigable, Atahualpa Yupanqui donne des concerts dans le monde entier jusqu’à sa mort à Nîmes à l’âge de 84 ans. Ce grand poète laisse derrière lui une œuvre considérable avec près de 1500 compositions, dont certains standards du folklore argentin. Ses chansons sont reprises depuis plus de 70 ans par de nombreux artistes, touchés par l’engagement et la malice si caractéristique d’Atahualpa Yupanqui.

Par Marina Angelini
Crédits photo vignette : Atahualpa Yupanqui, 1934

Gaëlle Maisonnier   

 Sur : https://www.melo-app.com/notice/atahualpa-yupanqui

Duerme negrito

Ecrit par Thierry Rollet le 20 mai 2020 sur  www.vidala.fr

Berceuse traditionnelle des Caraïbes d’auteur anonyme

Berceuse traditionnelle d’auteur anonyme, collectée et interprétée tout d'abord par le chanteur argentin Atahualpa Yupanqui ainsi que par Mercedes Sosa qui l’ont rendue très populaire en Amérique du Sud. 

Selon Atahualpa Yupanqui il s'agirait « d'une vieille chanson traditionnelle chantée par une femme de couleur qu'il entendit à la frontière entre le Venezuela et la Colombie ». Les paroles font référence aux conditions de vie et de travail misérables des esclaves dans les champs de café.

De nombreux enfants ont été bercés au son de cette chanson en Amérique latine et elle continue à se transmettre de génération en génération. 

Duerme negrito

Duerme, duerme, negrito,

Que tu mama está en el campo, negrito.

Te va a traer codornices para ti,

Te va a traer rica fruta para ti,

Te va a traer carne de cerdo para ti,

Te va a traer mucha cosa para ti.

Y si negro no se duerme Viene diablo blanco

Y ¡zas !

Le come la patita.

Chacapumba chacapumba

A pumba chacapum.

Duerme, duerme, negrito,

Que tu mama está en el campo, negrito.

Trabajando,

trabajando duramente, 

Trabajando sí.

Trabajando y va de luto, 

Trabajando sí. 

Trabajando y va tosiendo, 

Trabajando sí. 

Trabajando y no le pagan, 

Trabajando sí.

Pa'l negrito chiquitito, 

Trabajando sí,

Pa'l negrito chiquitito, 

Trabajando sí,

Va de luto sí. 

Va tosiendo sí. 

No le pagan sí. 

Duramente sí.

Duerme, duerme, negrito,

Que tu mama está en el campo, Negrito. 

Negrito, Negrito.

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Dors, dors, negrito

Ta maman est aux champs, negrito.

Elle t’apportera des cailles pour toi,

Elle t’apportera de beaux fruits pour toi,

Elle t’apportera du jambon pour toi

 Elle t’apportera mille choses pour toi.

Et si l’enfant noir ne s'endort pas

Le diable blanc viendra

Et vlan !

Lui dévorera sa petite jambe.

Chacapumba !

Dors, dors, negrito,

Ta maman est aux champs, negrito

À travailler,

À travaille durement,

À travailler, oui.

À travailler, toute en deuil,

À travailler, oui.

À travailler et elle tousse,

À travailler, oui.

À travailler et elle n’est pas payée,

À travailler, oui.

Pour son petit enfant noir

À travailler, oui.

Pour son petit enfant noir

À travailler, oui.

Toute en deuil oui.

Et elle tousse, oui. 

N’est pas payée, oui.

Durement, oui.

Dors, dors, negrito,

Ta maman est aux champs, Negrito.

Negrito, Negrito.

Ecrit par Thierry Rollet le 20 mai 2020 sur  www.vidala.fr

Plus d'infos sur www.vidala.fr

"Duerme negrito", chanson inédite de l'album

de Vidala !

Plus d'infos sur www.vidala.fr

Los ejes de mi carreta

Porque no engraso los ejes
me llaman abandonao.
Porque no engraso los ejes
me llaman abandonao.
 
Si a mí me gusta que suenen,
¿pa' qué los quiero engrasaos?
Si a mí me gusta que suenen,
¿pa' qué los quiero engrasaos?
 
Es demasiado aburrido
seguir y seguir la huella.
Es demasiado aburrido
seguir y seguir la huella,
demasiado largo el camino
sin nada que me entretenga.
 
No necesito silencio,
yo no tengo en qué pensar.
No necesito silencio,17
yo no tengo en qué pensar.
 
Tenía, pero hace tiempo,
ahora ya no pienso más.
Tenía, pero hace tiempo,
ahora ya no pienso más.
 
Los ejes de mi carreta,
nunca los voy a engrasar...

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Les essieux de ma route

Parce que je ne graisse pas les essieux
Ils m'appellent négligent
Parce que je ne graisse pas les essieux
Ils m'appellent négligent
 
Puisque moi j'aime quand ils grincent
Pourquoi irais-je les graisser ?
Puisque moi j'aime quand ils grincent
Pourquoi irais-je les graisser ?
 
C'est trop ennuyeux
suivre et suivre la trace.
C'est trop ennuyeux
suivre et suivre la trace,
le chemin est trop long
avec rien pour me divertir.
 
Je n'ai pas besoin de silence,
moi je n'ai rien à penser.
Je n'ai pas besoin de silence
moi je n'ai rien à penser.
 
J'avais de quoi, mais ça fait longtemps,
maintenant je ne pense plus.
J'avais de quoi, mais ça fait longtemps,
maintenant je ne pense plus.
 
Les essieux de ma route,
je ne les graisserai jamais

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¡Basta ya!

¡Ay! Ya viene la madrugada,
Los gallos están cantando.
Compadre, están anunciando
que ya empieza la jornada... Ay... Ay...

¡Ay! Al vaivén de mi carreta
nació esta lamentación.
Compadre, ponga atención
que ya empieza mi cuarteta.
No tenemos protección... Ay... Ay...

Trabajo para el inglés,
trabajo de carretero,
sudando por un dinero,
que en la mano no se ve... Ay... Ay...

¡Basta ya! ¡Basta Ya!
¡Basta ya que el yanqui mande!

El yanqui vive en palacio
yo vivo en uno ¡barracón!
¿Como es posible que viva
el yanqui mejor que yo?

¡Basta ya! ¡Basta ya!
¡Basta ya que el yanqui mande!

¿Qué pasa con mis hermanos
de México Y Panamá?
Sus padres fueron esclavos,
¡sus hijos no lo serán!

¡Basta ya! ¡Basta ya!
¡Basta ya que el yanqui mande!

Yo de pequeño aprendí
a luchar por esa paz.
De grande lo repetí
y a la cárcel fui a parar.

¡Basta ya ! ¡Basta ya!
¡Basta ya que el yanqui mande!

¿Quién ha ganado la guerra
en los montes del Viet-Nam?
El guerrillero en su tierra36
Y el yanqui en el cinema.

¡Basta ya! ¡Basta Ya!
¡Basta ya que el yanqui mande!

¡Basta ya! ¡Basta ya! ¡Basta ya!
 
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Ça suffit !

Ah, l'aube se lève déjà
Les coqs chantent
Compère, ils annoncent
Que la journée commence...
 
Ah, au va-et-vient de ma charrette
Est née cette lamentation
Compère, prête attention
Mon quatrain va commencer
Nous n'avons pas de protection...
 
Je travaille pour l'anglais
Je travaille comme charretier
Suant pour un argent
Que je ne vois pas dans ma main...
 
Ça suffit ! Ça suffit !
Marre que le yankee commande !
 
Le yankee vit dans un palais
Moi je vis dans une baraque
Comment est-il possible que
Le yankee vive mieux que moi ?
 
Ça suffit ! Ça suffit !
Marre que le yankee commande !
 
Qu'est-ce qu'il se passe avec mes frères
Du Mexique et du Panama ?
Leurs pères étaient esclaves
Leurs fils ne le seront pas !
 
Ça suffit ! Ça suffit !
Marre que le yankee commande !
 
Tout petit j'ai appris
À lutter pour cette paix
Une fois grand je l'ai refait
Et je me suis retrouvé en prison
 
Ça suffit ! Ça suffit !
Marre que le yankee commande !
 
Qui a gagné la guerre
Dans les monts du Viet-Nam ?
Le guérillero sur sa terre
Et le yankee au cinéma
 
Ça suffit ! Ça suffit !
Marre que le yankee commande !
 
Ça suffit ! Ça suffit ! Ça suffit !

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Atahualpa Yupanqui : Artiste de l’essentiel

Ecrit par Andrea Cohen, pianiste et compositrice française, d’origine argentine. Sur :

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000185748_fre

« Il avait une gueule, comme on dit, une gueule d’Indien il a eu les cheveux noirs jusqu’à la dernière minute il avait un regard très fort, on se sentait nu devant lui il était très tendre » Il est né voici 100 ans, à Campo de la Cruz, dans la province de Buenos Aires. Il s’est éteint en 1992, à Paris. Il s’est fait le chantre des démunis. Voyageur solitaire, il a parcouru les Andes à dos de mulet, collectant les trésors musicaux amérindiens, qui sombraient dans l’oubli. Puis, avec sa guitare, il a parcouru le monde entier, acclamé partout où il passait. Nous lui devons quelque 12 000 chansons. Son nom est Atahualpa Yupanqui.  Il a vécu une vie exceptionnelle ou, pour reprendre l’expression d’Andrea Cohen, il a vécu trois vies.

Atahualpa Yupanqui est sans aucun doute  le  plus célèbre et le  plus emblématique des exilés argentins à Paris.  Le  plus  énigmatique  aussi. Certes, il a quitté l’Argentine, mais elle est restée en lui, transperçant à travers chacun de ses vers, chacun de ses  airs.  L’Amérique  andine  tout entière s’incarne en lui, jusqu’à dans son nom. Car celui dont on commémore aujourd’hui le centenaire de la naissance ne s’appelait pas Atahualpa Yupanqui,  mais  Hector  Roberto Chavero. Fils d’un père argentin de vieille souche et d’une mère basque, il est né dans la province de Buenos Aires. .Le choix de ce pseudonyme symbolique, composé des noms de deux empereurs Incas , montre  sa  revendication  d’une  culture ancestrale  qui  plonge profondément ses racines  dans  la  terre  de l’Amérique indienne et ne connaît pas de frontières entre l’Argentine, la  Bolivie,  le  Pérou Porteur de cette identité particulière, il s’est fait  le  chantre  de l’universel. Il  peut  paraître  paradoxal qu’un artiste de sa  trempe,  qui  s’était expatrié à cause de son engagement Atahualpa Yupanqui a parcouru le monde entier avec sa guitare. 

Andrea Cohen, auteur de cet article qui rend hommage à son célèbre compatriote, a réalisé en 2005 une émission sur lui, pour la chaîne culturelle de Radio France, France Culture.

Sur : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000185748_fre

Milonga Del Solitario  Atahualpa Yupanqui

(Milonga) (Espagnol)

Me gusta, de vez en cuando,
perderme en un bordoneo,
porque bordoneando veo,
que ni yo mismo me mando.

Las cuerdas van ordenando,
los rumbos del pensamiento,
y en el trotecito lento
de una milonga campera,
va saliendo campo ajuera,
lo mejor del sentimiento.

Ninguno debe pensar,
que vengo en son de revancha.
No es mi culpa si en la cancha,
tengo con qué galopear.

El que me quiera ganar,
hai' tener buen parejero.
Yo me quitaré el sombrero,
porque así me han enseñao,
y me doy por bien pagao,
dentrando detrás del primero.

Siempre bajito he cantao,
porque gritando no me hallo.
Grito al montar a caballo,
si en la caña me he bandeao.

Pero tratando un versiao,
ande se cuenten quebrantos,
apenas mi voz levanto
para cantar despacito.
Que el que se larga a los gritos,
no escucha su propio canto.

[ Si la muerte traicionera,
me acogota a su palenque,
háganme con dos rebenques,
la cruz pa' mi cabecera.
Si muero en mi madriguera,
mirando los horizontes,
no quiero cruces ni aprontes,
ni encargos para el Eterno.
Tal vez pasando el invierno,
me de sus flores el monte. ]

Toda la noche he cantau,
con el alma estremecida,
que el canto es la abierta herida,
de un sentimiento sagrau.
A naides tengo a mi lau,
porque no busco piedad.
Desprecio la caridad,
por la vergüenza que encierra.
Soy como el lión de las sierras:
¡ vivo y muero en soledad ¡.

(Milonga) (Français)

J'aime, de temps en temps,
me perdre dans un bordonéo,
parce que grondement je vois,
que je ne me commande même pas.

Les cordes s'ordonnent,
les pistes de réflexion,
et au trot lent
d'une milonga champêtre,
ça sort du champ dehors,
le meilleur des sentiments

Personne ne devrait penser
que je viens pour me venger.
Ce n'est pas ma faute si sur le terrain,
J'ai de quoi galoper.

Celui qui veut me gagner,
J'ai un bon partenaire.
je vais retirer mon chapeau
parce que c'est comme ça qu'ils m'ont appris,
et je me donne bien payé,
entrant derrière le premier.

J'ai toujours chanté doucement
parce que crier je ne peux pas me trouver.
Je crie en montant à cheval,
si dans la canne j'ai bandeao.

Mais essayer une version,
et où les pertes sont comptées,
J'élève à peine la voix
chanter lentement
Que celui qui va crier,
Il n'écoute pas sa propre chanson.


[Si la mort est traître,
il me cocoone dans sa palenque,
donnez-moi deux fouets,
la croix pour ma tête
Si je meurs dans mon terrier,
regardant les horizons,
Je ne veux ni croix ni tabliers,
ni ordres pour l'Éternel.
Peut-être pendant l'hiver
La montagne me donne ses fleurs. ]

Toute la nuit j'ai chanté
d'une âme tremblante,
que la chanson est la plaie ouverte,
d'un sentiment sacré.
Je n'ai personne à mon lau,
Parce que je ne cherche pas la pitié.
Je méprise la charité
à cause de la honte qu'il contient.
Je suis comme le lion des montagnes :
Je vis et meurs dans la solitude.

Luna tucumana (Atahualpa Yupanqui)

Yo no le canto a la luna
porque alumbra y nada más,
le canto porque ella sabe
de mi largo caminar.

Ay, lunita tucumana
tamborcito calchaquí,
compañera de los gauchos
en las sendas de Tafí.
 
Perdido en las cerrazones
¿Quién sabe vidita
por dónde andaré?
Mas cuando salga la luna,
cantaré, cantaré.
A mi Tucumán querido
cantaré, cantaré, cantaré.
~
Con esperanza o con pena
en los campos de Acheral
yo he visto a la luna buena19
besando el cañaveral.
 
En algo nos parecemos,
luna de la soledad:
yo voy andando y cantando
que es mi modo de alumbrar.

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Lune de Tucumán (Atahualpa Yupanqui)

Je ne chante pas à la lune
Simplement parce qu'elle brille
Je lui chante parce qu'elle sait
Que j'ai longtemps marché.
 
Ah, petite lune de Tucumán1
Petit tambour calchaquí2
Compagne des gauchos
Sur les chemins de Tafí3.
 
Perdu dans l'obscurité
Qui sait, ma mie
Par où je passerai ?
Mais quand sortira la lune,
Je chanterai, je chanterai
À mon Tucumán bien-aimé
Je chanterai, je chanterai, je chanterai
~
Avec espérance ou avec peine
Dans les champs d'Acheral4
J'ai vu la bonne lune
Embrasser la roselière
 
Nous nous ressemblons, quelque part
Lune de la solitude :
Je marche et je chante
C'est ma façon de briller.

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Camino del indio  (Atahualpa Yupanqui)

Caminito del indio,
sendero coya sembra’o de piedras.
Caminito del indio,
que junta el valle con las estrellas.
 
Caminito que anduvo
de sur a norte mi raza vieja
antes que en la montaña
la pachamama se ensombreciera.
 
Cantando en el cerro,
llorando en el río,
se agranda en la noche
la pena del indio.
El sol y la luna
y este canto mío
besaron tus piedras,
camino del indio.
 
En la noche serrana
llora la quena su honda nostalgia
y el caminito sabe19
cuál es la chola que el indio llama.
 
Se levanta en el cerro
la voz doliente de una baguala
y el camino lamenta
ser el culpable de la distancia.

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Chemin de l'indien  ((Atahualpa Yupanqui)

Petit chemin de l'indien
Sentier kolla1 semé de pierres2
Petit chemin de l'indien
Qui unit la vallée et les étoiles
 
Petit chemin où a erré
Du sud au nord mon vieux peuple
Avant que dans la montagne
La Pachamama2 ne s'assombrisse
 
Chantant sur la colline
Pleurant dans la rivière
Durant la nuit s'agrandit
La peine de l'indien
Le soleil et la lune
Et mon chant
Ont embrassé tes pierres
Chemin de l'indien
 
Dans la nuit montagnarde
La quena3 pleure sa profonde nostalgie
Et le petit chemin sait
Qui est la métisse que l'indien appelle
 
Sur la colline se lève
La voix douloureuse d'une baguala4
Et le chemin déplore
Être coupable de la distance

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A la découverte du musicien
argentin Atahualpa Yupanqui

Publié le 29/10/2019  Mis à jour le 29/10/2019  La redaction

Sur : https://www.ameriquedusud.org/article-a-la-decouverte-du-musicien-argentin-atahualpa-yupanqui/

A la fois compositeur, guitariste mais aussi poète, partons à la découverte de cet artiste argentin de talent qui a marqué de son empreinte le XXème siècle !

Présentation d’Atahualpa Yupanqui

Atahualpa Yupanqui, de son vrai nom, Héctor Roberto Chavero, est né le 31 janvier 1908 à Juan A. de la Peña, en Argentine, et décédé le 23 mai 1992 à Nîmes en France. Fils de José Demetrio Chavero et Higinia Haram, il provient d’une famille d’ascendance quechua et basque. Il a passé son enfance à Agustín Roca, une ville proche de sa province natale, où son père était employé de chemin de fer.

Auteur-compositeur-interprète et poète argentin, il est considéré comme l’un des musiciens les plus importants du flokore argentin. Héctor Roberto Chavero était connu sous son nom d’artiste Atahualpa Yupanqui, un pseudonyme qu’il avait adopté à l’adolescence, lorsqu’il commença à écrire ses premiers poèmes. Ce nom vient de la langue autochtone et signifie « Personne qui vient de pays lointains pour raconter quelque chose » :

« Ata » signifie « vient » ;
« Hu » signifie « de loin » ;
« Alpa » signifie « la terre » ;
« Yupanqui » signifie « raconter ».

Dès son enfance, il s’intéressait à la musique et à l’art. Tout en apprenant à jouer du violon, il connaissait l’instrument qui l’accompagnait toute sa vie, la guitare. Tout en développant ses compétences en tant que guitariste, il a également exploré le monde, et était un admirateur de la nature. Il a beaucoup marché et aimait être entouré des magnifiques paysages de son pays. Tout son travail parle de cette connexion et de cet amour pour l’environnement qui l’entourait, grâce auquel il a appris à devenir une personne intégrale, aimante et respectueuse de tous les êtres vivants.

Sa biographie

En 1917, le jeune Atahualpa déménagea avec sa famille à Tucumán, où il commença à écrire des poèmes et d’autres collaborations littéraires pour le journal de l’école. C’est à cette époque que le pseudonyme d’Atahualpa est né. Son père mourut et devint le chef de la maison. Il commença à faire de petits travaux en tant que journaliste, il était également enseignant et plus tard, il commença à travailler en tant que chanteur.

Le début de carrière et l’exil

À la fin des années 1920, il compose la chanson « Camino del Indio », un thème sur lequel il plonge dans son parcours, son parcours sur les pentes d’une colline et l’amour qu’il prétend professer être un promeneur. À ce moment-là, il commença à parcourir le territoire argentin, connaissant tous les coins du pays avec peu d’argent, travaillant et chantant. Il a également commencé à être militaire pour le parti communiste. Il a donc été persécuté à de nombreuses reprises et s’est exilé en Uruguay pendant plusieurs années. Pendant son séjour dans le pays voisin, il a chanté dans des bibliothèques et des écoles, tout en gagnant sa vie, augmentant ses compétences et ses connaissances du monde.

Retour en Argentine

Peu de temps après, il rentre en Argentine et s’installe à Rosario, ville dans laquelle il travaille comme journaliste. Il fait ensuite partie d’un duo musical avec lequel il enregistre des chansons telles que « Paso de los Andes » et « Camino del indio ». Plus tard, il s’installe à Córdoba, où il rencontre des personnalités du cercle intellectuel argentin, la plupart d’entre elles s’intéressant à l’ethnographie, domaine dans lequel Atahualpa Yupanqui ressentait une forte inclination. Il continua à parcourir le pays en se promenant dans les vallées de Calchaquí. En 1935, il participa à l’inauguration de Radio El Mundo.

Le début du succès et la rencontre avec Edith

Piaf

L’année suivante, il commence à enregistrer pour le label RCA Víctor, avant de se lancer dans une série de voyages en compagnie d’Ernesto Gómez Molina. Quelques années plus tard, il publie son premier recueil de poèmes, intitulé « Piedra Sola » (1941), puis réalise la présentation de Voix de la Terre au théâtre Presidente Alvear et publie la même année Aires Indios (1947). La même année, il se rend en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie et en Tchécoslovaquie, puis plus tard en France, où il entre en contact avec la chanteuse Edith Piaf avec qui il donne un concert.

Une deuxième partie de vie en globe-trotter

Après le succès de la présentation avec Piaf, l’auteur-compositeur-interprète argentin a signé un contrat avec « Chant du Monde », une société avec laquelle il a enregistré son premier album en Europe intitulé « Minero Soy », avec lequel il a remporté le meilleur album étranger de la Charles Gross Academy. En 1953, d’Europe, il écrivit sa note de découplage du parti communiste intitulée « Clarifiez l’artiste Atahualpa Yupanqui ». Depuis lors, il a cessé d’être persécuté et a commencé à apparaître dans le pays. Il s’est ensuite rendu au Japon, pays qu’il a visité et rencontré pendant quelques années. Au cours de son séjour, il a présenté plusieurs fois et écrit le livre « Du caroubier au cerisier » en 1977. Après son séjour au Japon, il se rendit en Espagne et plus tard en France, où il fut nommé Chevalier des Arts et des Lettres de France par le Ministère de la Culture en 1968. Il résida longtemps dans cette étape. Une chanson en commémoration du bicentenaire de la Révolution française, intitulée « La Sainte Parole ». Le 23 mai 1992, le prolifique auteur-compositeur-interprète argentin est décédé à Nîmes à l’âge de 84 ans.

La qualité et la polyvalence de cet artiste ont marqué l’histoire de la musique argentine mais aussi mondiale. 

Publié le 29/10/2019  Mis à jour le 29/10/2019  La redaction

Sur : https://www.ameriquedusud.org/article-a-la-decouverte-du-musicien-argentin-atahualpa-yupanqui/

El andar

A veces no comprendo mi rodar por el mundo,
este medir la tierra y el camino y el mar;2
esto que siendo simple se ha tornado profundo,
voz que ordena a mi paso más allá, más allá.
 
Hasta donde conozco soy un ser sin marinos,
gente sin pasos largos ni fronteras vencidas,
manos que aprisionaron un sueño campesino
de melgas y picanas y relinchos y bridas.
 
¿Por qué admiro castaños y encinas y hondos mares
y aquel idioma extraño y el violín que agoniza
si una bárbara lengua de pampa y trebolares
me dio a beber guitarras que se hicieron ceniza?
 
¿De dónde llega entonces la aventura del viaje
si nada ha estado lejos, quizá una cordillera?
Y esta dulce mentira de mudar los paisajes
que son siempre los mismos, inviernos, primaveras.
 
A veces no comprendo por qué camino tanto
si no he de hallar la sombra que el corazón ansía;
quizá un profundo acorde, profundo como un llanto
he de escuchar un día, he de escuchar un día.


 Publié par Valeriu Raut  2021-03-26 sur :

https://lyricstranslate.com/fr/el-andar-la-marche.html

La marche

Parfois je ne comprends pas mon tour autour du monde,
celui de mesurer la terre et la route et la mer ;
ce qui, étant simple, est devenu profond,
une voix qui commande mon pas au-delà, au-delà.
 
Autant que je sache, je suis un être sans marins,
des gens sans longs passages ni frontières vaincues,
des mains qui ont serré un rêve paysan
d'herbes et d'aiguillons, hennissements et brides.
 
Pourquoi j'admire les chênes verts et mers profondes
et cette langue étrange et le violon qui agonise
si une langue barbare de pampa et champs de trèfle
m'a donné à boire guitares qui partirent en flammes ?
 
D'où vient alors l'aventure du voyage
si rien n’était pas loin, peut-être une montagne ?
Et ce doux mensonge de muer les paysages
qui sont toujours les mêmes, hivers, printemps.
 
Parfois je ne comprends pas pourquoi je marche autant
si je ne trouve pas l’ombre que mon cœur désire,
peut-être un accord profond, profond comme un sanglot,
j'écouterai un beau jour, j'écouterai un beau jour.

Publié par Valeriu Raut  2021-03-26 sur :

https://lyricstranslate.com/fr/el-andar-la-marche.html

Le tengo rabia al silencio

Le tengo rabia al silencio
Por todo lo que perdí.
Que no se quede callado
Quien quiera vivir feliz.
 
Un día monté a caballo,
Y en la selva me metí,
Y sentí que un gran silencio
Crecía dentro de mí.
 
Hay silencio en mi guitarra
Cuando canto el yaraví,
Y lo mejor de mi canto
Se queda dentro de mí.
 
Cuando el amor me hizo señas,
Todo entero me encendí.
Y a fuerza de ser callado,
Callado me consumí.

Publié par Diazepan Medina 2017-07-24 sur https://lyricstranslate.com

Je suis en colère contre le silence

Je suis en colère contre le silence
Je suis en colère contre le silence
à cause de tout ce que je perdis
Que ne reste pas silencieux
Celui qui voudrait vivre heureux
 
Un jour, je montai à cheval
Et dans la jungle je m’enfouis
Et je senti qu’un grand silence
Grandissait en moi
 
Il y a le silence dans ma guitare
Quand je chante le yaraví*
Et le meilleur de mon chant
Reste en moi
 
Quand l’amour me fit signe
Tout entier je m’allumai
Et a force d’être silencieux
Silencieux je me consumai
 
Je suis en colère contre le silence
à cause de tout ce que je perdis
Que ne reste pas silencieux
Qui voudrait vivre heureux

Publié par La Isabel 2020-07-28
Commentaires de l’auteur·e :
*Yaraví : C'est un chant andin mélancolique du Pérou mais également chanté en Bolivie et Equateur

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La Pobrecita

Le llaman la Pobrecita
porque esta zamba nació en los ranchos.
Con una guitarra mal encordada
la cantan siempre los tucumanos.
Con una guitarra mal encordada
la cantan siempre los tucumanos.
 
Allá en los cañaverales
cuando la noche viene llegando
por entre los surcos se ven de lejos
los tucu-tucus de los cigarros,
por entre los surcos se ven de lejos
los tucu-tucus de los cigarros.
 
Solcito del camino,
Lunita de mis pagos...
En la pobrecita zamba del surco
cantan sus penas los tucumanos.
Lalalalalairaira...
cantan sus penas los tucumanos.
 
Mi zamba no canta dichas,
sólo pesares tiene el paisano.
Con las hilachitas de una esperanza
forman sus sueños los tucumanos.
Con las hilachitas de una esperanza
forman sus sueños los tucumanos.
 
Conozco la triste pena
de las ausencias y del mal pago.
En mi noche larga prenden sus fuegos
los tucu-tucus del desengaño.
En mi noche larga prenden sus fuegos29
los tucu-tucus del desengaño.
 
Solcito del camino,
Lunita de mis pagos...
En la pobrecita zamba del surco
cantan sus penas los tucumanos.
Lalalalalairaira...
cantan sus penas los tucumanos.

Publié par slow dreamers 2019-02-15 sur :

https://lyricstranslate.com/fr/la-pobrecita-la-pauvrette.html

La Pauvrette

On l'appelle la Pauvrette
Parce que cette zamba1 est née dans les ranchs
Avec une guitare mal cordée
Les tucumanos2 la chantent toujours
Avec une guitare mal cordée
Les tucumanos la chantent toujours
 
Là-bas dans les roselières
Quand la nuit arrive
On voit au loin entre les sillons
Les lucioles des cigarettes
On voit au loin entre les sillons
Les lucioles des cigarettes
 
Petit soleil du chemin
Petite lune de mes terres
Dans la pauvre petite zamba du sillon
Les tucumanos chantent leurs peines
Lalalalalairaira
Les tucumanos chantent leurs peines
 
Ma zamba ne chante pas de bonheurs
Le paysan n'a que des chagrins
Avec les miettes d'une espérance
Les tucumanos forment leurs rêves
Avec les miettes d'une espérance
Les tucumanos forment leurs rêves
 
Je connais la triste peine
Des absence et de la mauvaise paie
Dans ma longue nuit allument leurs feux27
Les lucioles de la désillusion
Dans ma longue nuit allument leurs feux
Les lucioles de la désillusion
 
Petit soleil du chemin
Petite lune de mes terres
Dans la pauvre petite zamba du sillon
Les tucumanos chantent leurs peines
Lalalalalairaira
Les tucumanos chantent leurs peines

Publié par Emmita 2019-08-22 sur

https://lyricstranslate.com/fr/la-pobrecita-la-pauvrette.html

Atahualpa Yupanqui et son
influence

Sur : http://maisonorange.fr/atayup.html

Atahualpa Yupanqui : la figure de référence latino-américaine
Parmi les figures de référence du Barrio latino parisien (Quartier latin) des années 50 et 60 émerge le nom du grand chanteur argentin Atahualpa Yupanqui. Son influence fut importante sur les chanteurs qui se sont succédés à l'Escale.

A côté de Georges Brassens, il a été le grand inspirateur de Paco Ibañez, avec qui il partage d'ailleurs des origines espagnoles (Atahualpa Yupanqui est né d'un père argentin et d'une mère basque).

Son itinéraire de vie est un modèle de référence qui représente des similitudes étonnantes avec celui de Violeta Parra, la mère de la nouvelle chanson chilienne, qui va bientôt faire son apparition au Barrio latino parisien, à l'Escale et à la Candelaria à partir de 1954. Il aura ensuite une grande influence sur ses enfants, Angel et Isabel Parra, qui vont séjourner en France entre 1962 et 1965 où ils se produiront à l'Escale et à la Candelaria. Isabel Parra raconte que Atahualpa Yupanqui était leur voisin. Elle le voyait et l'écoutait chanter à la fenêtre d'en face :

En France j'ai connu Atahualpa Yupanqui… Imagine qu'il était mon voisin. Tu te rends comptes ? Parler avec lui, écouter "el payador perseguido" (le paysan persécuté), c'était des choses normales dans ma vie. Sa voix s'éteignait lentement et ses yeux se fixaient dans la fenêtre.

Atahualpa Yupanqui est né le 31 janvier 1908 à El Campo de la Cruz, village de la Pampa argentine, au nord dela province de Buenos-Aires. Sa mère est basque, son père "criollo", c'est-à-dire argentin de vieille souche. Son enfance se passe en milieu rural. Son père étant cheminot, la famille se déplace souvent.

A l'âge de 6 ans, il étudie le violon, puis la guitare. Lorsque son père meurt en 1921 il exerce différents métiers, tout en continuant l'étude de la guitare.

En 1928, il fait son premier voyage à Buenos-Aires. Il y est journaliste pendant quelque temps et, après avoir cherché en vain du travail à la radio, il décide de voyager. Commence alors une période durant laquelle il va parcourir son pays, le plus souvent à cheval. Il mène une vie de paysan, conduisant le bétail d'un endroit à un autre.

C'est à cette époque qu'il écrit ses premières compositions Camino del Indio et Nostalgia Tucumana, aussitôt suivies de poèmes qu'il dira ou chantera sur des rythmes nés de la terre qu'il parcourt.

En 1943 il participe à des émissions à la radio, se produit en récital, en Argentine et dans les pays voisins.

En 1948, il quitte l'Argentine pour la France. Il joue et chante dans le spectacle d'Edith Piaf à l'Athénée. C'est un triomphe qui marquera le début d'une carrière internationale.

Après son succès à Paris, Athualpa Yupanqui va donner, en 1949, plus de 60 concerts en Europe.

On assiste en Argentine, à cette époque, à une véritable renaissance de la musique folklorique. Atahulpa Yupanqui participe à ce grand mouvement qui donnera naissance, en 1961, au Festival National de Folklores de Cosquin.

Mais sa renommée va au-delà de l'Amérique latine et de l'Europe ; il effectue, en 1964, son premier voyage au Japon où ses chansons étaient déjà très connues. Il y donne 45 récitals qui remportent un vif succès.

L'Espagne, le Maroc, la Suisse, la Belgique le sollicitent. Il fait des tournées en France, se produit dans des Festivals, des Maisons de la Culture. Paris lui réserve un accueil enthousiaste : il donne des récitals au Théâtre de la Renaissance et à la Mutualité (en 1968).

La musique : un univers infini

Pourquoi le public, qu'il soit japonais, français ou argentin vibre-t-il à la poésie et à la musique d'Atahualpa Yupanqui ? Cette question lui a été maintes fois posée. Il y répond :

"Chacun cherche des chemins, en emprunte certains, en abandonne d'autres. En musique, rien n'est inconnu. La musique est un langage infini. C'est le rythme qui donne le mystère, pas les mélodies. Les mélodies sont soeurs. Certaines "vidalas" ressemblent à des mélodies hongroises ou à des chants orientaux. Un chant sidéral parcours l'univers. L'important est de le saisir, de le sentir et de l'exprimer".

Les chants du folklore argentin

Atahualpa Yupanqui a magnifiquement chanté les genres musicaux du folklore argentin, parmis lesquels : la vidala, la milonga et la baguala. Il a également utilisé des formes musicales de danses comme la zamba et la chacarera.

La vidala est un chant intimiste, personnel, intérieur. Elle peut être un hommage à la mémoire d'un être disparu, ou naître d'une méditation d'ordre métaphysique. La vidala est vibration intérieure, émotion contenue, profonde, pudique. elle conduit l'esprit sur les chemins de la méditation, de l'élévation spirituelle.

La milonga est un chant de la pampa, de la vaste plaine. Son rythme est lent, grave, comme celui de la réflexion. Tout comme dans la Vidala, des thèmes universels entrent dans la milonga ; mais cette dernière admet des témoins, des auditeurs, alors que la vidala est un chant intérieur et personnel.

La baguala est un chant de la montagne. Chant libre, indompté, sauvage, qui n'admet aucune contrainte (l'adjectif "bagual" signifie : indompté ; un "bagual" est un cheval sauvage). Ce n'est plus le chant intérieur de la vidala, ce n'est plus la méditation grave de la milonga ; c'est un hurlement, une protestation. L'homme hurle sa solitude, ou proteste contre son destin, contre sa condition.

zambaLa zamba, danse élégante, était à l'origine une contredanse espagnole. C'est une danse très populaire ; elle symbolise la conquête de la femme par l'homme : appel du regard, fuite de la femme, poursuite de l'homme... tout cela au rythme de la zamba. A la fin de la danse, elle baisse son mouchoir et il s'approche. Le mouchoir est parfois remplacé par un épi de maïs, plante qui fait partie du paysage.

Chacarera

La chacarera est une danse paysanne. Son nom vient de chacra, mot quechua qui, à l'origine, désignait en Amérique Latine et principalement au Pérou, un champ. Son rythme est gai et vif. Le rythme et la danse prime sur le texte qui est simple et comporte souvent des mots de dialecte quechua.

Malambo

Le malambo est dansé par les hommes seulement. C'est une évocation rythmique : l'homme imite le galop du cheval.

Paroles de chanson

Camino del indio

Caminito del indio,
sendero coya sembra’o de piedras.
Caminito del indio,
que junta el valle con las estrellas.
 
Caminito que anduvo
de sur a norte mi raza vieja
antes que en la montaña
la pachamama se ensombreciera.
 
Cantando en el cerro,
llorando en el río,
se agranda en la noche
la pena del indio.
El sol y la luna
y este canto mío
besaron tus piedras,
camino del indio.
 
En la noche serrana
llora la quena su honda nostalgia
y el caminito sabe19
cuál es la chola que el indio llama.
 
Se levanta en el cerro
la voz doliente de una baguala
y el camino lamenta
ser el culpable de la distancia.

Publié par Invité·e 2017-03-16
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Chemin de l'Indien

Petit chemin de l'indien,
sentier semé de pierres.
Petit chemin de l'indien,
qui unit la vallée aux étoiles.

Petit chemin depuis toujours
du sud au nord ma race t'a parcouru.
Avant que sur la montagne
la Pachanama ne se fut obscurcie.

En chantant sur le mont,
pleurant au bord de l'eau,
dans la nuit s'accroît
la peine de l'indien.

Le soleil et la lune
et ce chant qui est le mien,
ont caressé tes pierres,
chemin de l'indien !

Dans la nuit de la montagne
la quena exhale sa nostalgie,
Et le chemin sait bien
quelle est celle que l'indien appelle.

Sur la montagne s'élève
la voix désolée de la Baguena
Et le chemin regrette
d'être coupable de la distance.

Traduction : Françoise Marchetti.

Sources :

1. Entretien avec Isabel Para, par Sergio Benavides.
2. Livret de l'album Atahualpa Yupanki, 30 ans de chansons, par Françoise Thanas.

Sur : http://maisonorange.fr/atayup.html

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Tierra querida

Una voz bella, ¡quién la tuviera!,
para cantarte toda la vida,
pero mi estrella me dio este acento,
y así te siento, tierra querida.
Pero mi estrella me dio este acento,
y así te siento, tierra querida.
 
Como un guijarro que se despeña,
vaga mi sombra, sueño y herida.
Yo soy arisco, como tus breñas,
y así te canto, tierra querida.
Yo soy arisco, como tus breñas,
y así te canto, tierra querida.
 
Andaré por los cerros,
selvas y llanos, toda la vida,
arrimándole coplas
a tu esperanza, tierra querida.
Arrimándole coplas
a tu esperanza, tierra querida.
 
Me dan sus fuegos, cálidos zondas,
me dan sus fuerzas, bravos pamperos,
y en el silencio de las quebradas,
vaga la sombra, de mis abuelos.
Y en el silencio de las quebradas,
vaga la sombra, de mis abuelos.
 
Lunas me vieron por esos cerros,
y en las llanuras anochecidas,26
buscando el alma de tus paisajes,
para cantarte, tierra querida.
Buscando el alma de tus paisajes,
para cantarte, tierra querida.
 
Andaré por los cerros,
selvas y llanos, toda la vida,
arrimándole coplas
a tu esperanza, tierra querida.
Arrimándole coplas
a tu esperanza, tierra querida.

Publié par Diazepan Medina 2017-07-24
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Terre chérie

Qui ne souhaiterait pas avoir une belle voix
Pour te chanter toute la vie2
Mais mon étoile m'a donné cet accent
Et je te sens ainsi, terre chérie
Mais mon étoile m'a donné cet accent
Et je te sens ainsi, terre chérie
 
Comme un caillou qui tombe
Errent mon ombre, mon rêve et ma blessure
Je suis bourru, comme tes broussailles
Et je te chante ainsi, terre chérie
Je suis bourru, comme tes broussailles
Et je te chante ainsi, terre chérie
 
Je marcherai de par les collines
Les jungles et les pampas, toute la vie
Apportant des couplets
À ton espérance, terre chérie
Apportant des couplets
À ton espérance, terre chérie
 
Les vents chauds et secs me donnent leurs feux
Les féroces vents de la pampa me donnent leurs forces
Et dans le silence des gorges
Erre l'ombre de mes grands-parents
Et dans le silence des gorges
Erre l'ombre de mes grands-parents
 
Des lunes m'ont vu dans ces collines
Et dans les plaines la nuit tombée
Cherchant l'âme de tes paysages
Pour te chanter, terre chérie
Cherchant l'âme de tes paysages
Pour te chanter, terre chérie
 
Je marcherai de par les collines
Les jungles et les pampas, toute la vie
Apportant des couplets
À ton espérance, terre chérie
Apportant des couplets
À ton espérance, terre chérie

Publié par EmmitaEmmita 2019-08-22
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¿A qué le llaman distancia?

A qué le llaman distancia
Eso me habrán de explicar.
Sólo están lejos las cosas
Que no sabemos mirar.
 
Los caminos son caminos
En la tierra y nada más.
Las leguas desaparecen,
Si el alma empieza a aletear.
 
Hondo sentir, rumbo fijo,
Corazón y claridad:
Si el mundo está dentro de uno,
Afuera, por qué mirar
 
Qué cosas tiene la vida
Misteriosas por demás
Uno está donde uno quiere,15
Muchas veces sin pensar.
 
Si los caminos son leguas
En la tierra y nada más,
A qué le llaman distancia:
Eso me habrán de explicar.
 

Publié par Sarasvati 2018-12-20
https://lyricstranslate.com

Ce qu’on appelle la distance

Ce qu’on appelle la distance
On va devoir me l’expliquer.
Seules sont loins les choses
que nous ne savons pas regarder.
 
Les chemins sont des chemins
dans la terre et rien d’autre.
Les ligues disparaissent
si l’âme commence à battre les ailes.
 
Sentiments profonds, direction fixe,
Cœur et clarté:
Si le monde est dans soi même
Dehors, pourquoi regarder.
 
Quelles choses connaît la vie,
mystérieuses pour la plupart14
On est où on veux,
Souvent sans y penser.
 
Si les chemins sont des ligues
Dans la terre et rien d’autre.
Ce qu’on appelle la distance
On va devoir me l’expliquer.

Publié par harrycoverharrycover 2019-11-26
https://lyricstranslate.com

ATAHUALPA YUPANQUI : LA VOIX DU

FOLKLORE ARGENTIN

Publié par Clément Burre | Oct 17, 2016 | Moments d'histoire

Sur : https://argentine-info.com/atahualpa-yupanqui-folklore-argentin/

Atahualpa Yupanqui est le pseudonyme de Héctor Roberto Chavero Arambur, un des plus grands chanteurs, guitariste et écrivain argentin.

On le considère en Argentine comme le plus important musicien de folklore. Grand nombre de ses compositions ont été reprises par des interprètes célèbres : Mercedes Sosa, Les Chalchaleros, Horacio Guarany, Jorge Cafrune, Alfredo Zitarrosa, José Larralde, Víctor Jara, Ángel Parra, Jairo, Andrés Calamaro, Divididos et Marie Laforêt.

LA JEUNESSE DU CHANTEUR

Héctor Roberto Chavero Aramburo est né le 31 janvier 1908 dans la province de Buenos Aires. Il grandit dans la ville d’Agustín Roca où son père était employé ferroviaire. Son intérêt et son goût pour la musique date de sa jeunesse. En effet, ayant grandi à la campagne, il était souvent bercé par les chants des paysans et par leurs guitares.

Trés vite, il commence à prendre des cours de guitare avec le maître Bautista Almirón, et tombe définitivement amoureux de cet instrument. Sa vocation est née. Cependant le manque d’argent, les déménagements de sa famille, les tournées en concert d’Almirón ne lui permettent pas de suivre des études constantes et complètes.
Peu l’importe, il persiste et commence aussi à faire connaitre ses poèmes qu’il signe alors du pseudonyme d’Atahualpa Yupanqui qui signifie « qui vient de loin pour raconter quelque chose ».

LA VIE ENGAGÉE D’ATAHUALPA YUPANQUI

En 1930, Atahualpa commence une série de voyages à Jujuy, en Bolivie et dans les Vallées Calchaquies. Il parcourt aussi la province d’Entre-Ríos. Ainsi il participera au soulèvement des frères Kennedy qui aboutit à un échec et l’oblige à s’exiler en Uruguay. Il passe alors à Montevideo puis monte dans le sud du Brésil.

En 1934, il rentre en Argentine et s’installe dans la Province de Tucumán. Mais peu de temps après repart pour Santiago del Estero puis Catamarca, Salta et Jujuy. Au début des années 40 il se marie avec María Martínez. Mais le couple se sépare peut de temps après. Alors c’est à Cordoba qu’il fait connaissance avec Paule Pepin Fitzpatrick, dite « Nénette » qui sera sa compagne et collaboratrice musicale jusqu’à la fin de sa vie. La même année il édite son premier livre « Piedra sola » (pierre seule).

En 1944 pendant une autre de ses excursions dans les provinces du Nord-Est il crée El arriero. Puis il quitte sa ville de Raco (Province de Tucuman), épisode qui donne naissance aux fameuses zambas : Adiós Tucumán et La Añera (1946).

Faisant face au régime militaire triomphant, de 1946 à 49, il est persécuté, proscrit et emprisonné. En 1950 il passe en Uruguay puis s’exile en Europe. À Paris, Edith Piaf lui donne alors l’opportunité de partager une scène. À partir de là, il réalise de nombreuses tournées sur le vieux continent.

SON RETOUR AU PAYS

Il rentre à Buenos Aires en 1952. Mais à cause de ses oeuvres littéraires et musicales engagées et critiques de la politique de l’époque, il est expulsé du Parti Communiste. Il passe après cela plusieurs années alternant entre ses résidences de Buenos Aires et de Cordoba.
En 1963-64 il entame une longue série de voyages en Colombie, Japon, Maroc, Egypte, Israël, Italie.
Puis en 1967, il fait des tournées dans toute l’Espagne et s’installe presque définitivement à Paris avec des retours réguliers en Argentine mais de moins en moins fréquents, suite à l’installation de la dictature militaire en 1976. Finalement, c’est en 1979 qu’il rentre vraiment au pays pour des raisons de santé, mais finalement il décède le 23 mai 1992 en France.

OEUVRES

Voici une sélection non-exhaustive des titres les plus connues du folkloriste argentin

Piedra sola, 1941
Cerro Bayo, 1943
Aires indios, 1946
Tierra que Anda, 1948
Guitarra, 1954
El canto del viento, 1965
Del algarrobo al cerezo, 1977 (avec illustrations de Santiago Paz)
Horizons de pierre, 1988
La capataza, 1992

Publié par Clément Burre | Oct 17, 2016 | Moments d'histoire

Sur : https://argentine-info.com/atahualpa-yupanqui-folklore-argentin/

El Aromo Atahualpa Yupanqui

Hay un aromo nacido
En la grieta de una piedra
Parece que la rompió
Pa' salir de adentro de ella

Está en un alto pela'o
No tiene ni un yuyo cerca
Viéndolo solo y florido
Tuito el monte lo envidea

Lo miran a la distancia
Árboles y enredaderas
Diciéndose con rencor
Pa uno solo, cuánta tierra

En oro le ofrece al Sol
Pagar la luz que le presta
Y como tiene de más
Puña'os por el suelo siembra

Salud, plata y alegría
Tuito al aromo, la suebra
Asegún ven los demás
Dende el lugar que lo observan

Pero hay que dir y fijarse
Como lo estruja la piedra
Fijarse que es un martirio
La vida que le envidean

En ese rajón, el árbol
Nació por su mala estrella
Y en vez de morirse triste
Se hace flores de sus penas

Como no tiene reparo
Todos los vientos le pegan
Las heladas lo castigan
L'agua pasa y no se queda

Ansina vive el aromo
Sin que ninguno lo sepa
Con su poquito de orgullo
Porque es justo que lo tenga

Pero con l'alma tan linda
Que no le brota una queja
Que en vez de morirse triste
Se hace flores de sus penas

¡Eso habrían de envidiarle
Los otros, si lo supieran!

Compuesta por: Atahualpa Yupanqui / Romildo Risso. ¿Los datos están equivocados? Avísanos.
Revisión por Francisco. ¿Viste algún error? Envíanos una revisión. sur : 

https://www.letras.com/atahualpa-yupanqui/849426/

l'odeur Atahualpa Yupanqui

Il y a un parfum né
Dans la fissure d'une pierre
Il parait qu'il l'a cassé
Pour sortir d'elle

C'est dans un haut pela'o
Il n'a pas de mauvaise herbe à proximité
Le voir seul et fleuri
Tuito la montagne l'envie

Ils le regardent de loin
arbres et vignes
se dire avec rancœur
Pour un seul, combien de terre

En or il offre au Soleil
Payez la lumière qu'elle vous prête
Et comment avez-vous plus?
Les poings au sol semant

Santé, argent et joie
Tuito al aroma, la suebra
comme d'autres voient
De l'endroit où ils l'observent

Mais tu dois dire et regarder
comme la pierre l'écrase
Réalise que c'est un martyre
La vie qui t'envie

Dans ce rajón, l'arbre
Il est né par sa mauvaise étoile
Et au lieu de mourir triste
Les fleurs sont faites de leurs peines

comme il n'a aucun scrupule
Tous les vents l'ont frappé
Les gelées le punissent
L'eau passe et ne reste pas

Ansina vit l'arôme
Sans que personne ne le sache
avec sa petite fierté
Parce que c'est juste que je l'ai

Mais avec une si belle âme
Qu'une plainte ne surgit pas
qu'au lieu de mourir triste
Les fleurs sont faites de leurs peines

Ça l'aurait envié
Les autres, s'ils savaient !

https://translate.google.fr/

les paroles et la traduction française de la

chanson « Cantor Del Sur »

de Atahualpa Yupanqui.

Paroles

Anduvo de pago en pago, y en ninguno se quedo
Forastero en todas partes, destino de trovador
Un dia le pidio al viento que lo hiciera payador
Y el viejo viento surero los secretos le enseño
Y le lleno la guitarrra de cantos en «Mi» menor
Bajo el ombu solitario como un gaucho medito
Probo su voz en la Cifra, el Rasguido se encendio'
En la Milonga Surera serios asuntos trato'
Y alzando poncho y viguela de su rancho se alejo'
Y anduvo de pago en pago, y en ninguno se quedo'
Le fue creciendo la fama de Dorrego a Realico'
De Bahia a Santa Rosa; del Bragado al Pehuajo'
Paso por el Pergamino, alla por el veintidos
Cruzo la tierra entrerriana con rumbo al
Huayquillaro'
Tal vez pa' pitarse un chala bajo los ceibos en flor
Y anduvo de pago en pago, y en ninguno se quedo'
Tanto torearlo al destino, el destino lo «pialo'»
Volvia buscando pampa, como vuelve un trovador
Contemplando las gramillas, por esos campos de Dios
Volvia buscando pampa, como vuelve un trovador
Rico de lindas riquezas: guitarra, amigos, cancion
En la mitad del camino se le canso' el corazon
Y entro de golpe al silencio, y el silencio lo tapo'
Lo mentaron algun tiempo el Peon, el Estibador
El Hombre de Siete Oficios, los paisanos del Fronton
Y como la vida tiene su ley y su sinrazon
Le fue llegando el olvido, y el olvido lo tapo'
Don Luis Acosta Garcia se llamaba el payador
Hombre nacido en Dorrego y que mucho trajino'
Hombre de lindas riquezas: guitarra, amigos, cancion
Don Luis Acosta Garcia: lindo nombre pa' un cantor
Que anduvo de pago en pago y en ninguno se quedo'

https://lyricsfrance.com/atahualpa-yupanqui/cantor-del-sur/

Traduction des paroles

Il marchait de paiement en paiement, et aucun ne restait
Étranger partout, destination troubadour
Un jour il demanda au vent de le faire payer
Et le vieux vent surréaliste les secrets que je lui ai appris
Et j'ai rempli sa guitare de chansons dans " my " minor
Sous l'ombu solitaire comme un gaucho méditez
J'ai essayé sa voix sur la figure, la larme a continué'
Dans le Milonga surera affaire sérieuse'
Et soulevant poncho et poutre de son ranch il est parti'
Et il marcha de paiement en paiement, et ne resta dans aucun.
La renommée de Dorrego a grandi à Realico'
De Bahia à Santa Rosa; de Bragado à Pehuajo'
Je passe par le parchemin, là par les vingt
Je traverse la terre entrerrian à la
Huayquillaro'
Peut-être un châle sous les ceibos en fleurs
Et il marcha de paiement en paiement, et ne resta dans aucun.
Les deux le taureau au destin, le destin 'pialo' lui»
Il est revenu chercher des pampas, comme un troubadour est revenu
Contempler les herbes, à travers ces champs de Dieu
Il est revenu chercher des pampas, comme un troubadour est revenu
Riche de belles richesses: guitare, amis, chanson
Au milieu de la route, il s'est fatigué du cœur
Et je suis soudainement entré dans le silence, et le silence l'a bloqué.'
Il a été menti une fois par le péon, le débardeur
L'homme aux sept métiers, les compatriotes du Fronton
Et comme la vie a sa loi et son sinrazon
L'oubli vint à lui, et l'oubli le couvrit.'
Don Luis Acosta Garcia s'appelait le payador
Homme né à Dorrego et qui a apporté beaucoup'
Homme mignon richesses: guitare, des amis, de la chanson
Don Luis Acosta Garcia: nom mignon pa ' un cantor
Qui a marché de paiement en paiement et en aucun est resté'

https://lyricsfrance.com/atahualpa-yupanqui/cantor-del-sur/

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