Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par J.L.D.

The Pink Floyd

Biographie The Pink Floyd

Sur : https://www.nostalgie.fr/artistes/the-pink-floyd/biographie

Né en 1965,the Pink Floyd a profondément marqué les années 70 et 80.
Des débuts singuliers avec Syd Barret, David Gilmour et Roger Waters à  le groupe s'est toujours diStingué par une inventivité sans pareil. Une formation incontournable de la musique dite psychédélique à la faveur d'œuvres comme "The dark side of the moon" ou encore "The wall".

Le nom de Pink Floyd est en fait formé du nom de deux de leurs idoles : les bluesmen américains Pink Anderson et Floyd Council.
Roger Barett dit Syd Barett est le fondateur du groupe. Guitariste et étudiant aux Beaux-Arts, il donne à la formation une identité aussi mystérieuse que poétique. Il faut dire qu'il est un compositeur hors pAIR. A ses côtés, on retrouve le bassiste Roger Waters, l'organiste Rick Wright et le batteur Nick Mason. Détail amusant : Waters et Mason sont architectes de formation.

Le premier album du Floyd sort en 1967. "Piper At The Gates Of Dawn" a été enregistré à Abbey Road, le légendaire fief de The Beatles.
De plus en plus sujet à des troubles mentaux, mais également toxicomane, le génial Syd Barret quitte le groupe pendant l'enregistrement du deuxième album "Saucerful Of Secret".
Une perte inestimable pour certains puristes, qui considèrent que la suite de la carrière du Floyd n'atteindra  jamais l'excellence de l'ère "Syd Barret". Quoi qu'il en soit, c'est un ami de Syd qui prend la relève. Un talentueux guitariste nommé David Gilmour .

Même s'il on ne retrouve peut être pas la singularité des compositions de Syd Barrett, les albums suivants (que ce soit la bande originale du film de Barbet Schroeder, "More" ou encore "Meddle") sont des oeuvres tout à fait remarquables.
De même, le groupe s'investit énormément sur scène. Le Floyd est l'instigateur de shows grandioses, et même une fois sans public comme ce fut le cas dans le cadre enchanteur de Pompéi.

C'est en 73 que le Floyd va sortir l'un des plus grands classiques du groupe, "Dark Side of the Moon". Grâce l'ingénieur du son Alan Parson (qui se fit ensuite connaître comme musicien avec le "Alan Parson Project"), le disque atteint des degrés de sophistication sonore jamais atteints jusqu'alors, avec l'utilisation de magnétophones 24 pistes.
C'est aussi l'album d'un succès quasi-planétAIRe, qui restera pas moins de 15 ans au hit-parade américain !

Hommage au mentor

Deux ans plus tard, le Floyd se penche sur son passé et enregistre un album en hommage à leur ancien compagnon Syd Barret. L'émotion transparaît fortement dans " Wish you were here ", ce qui rend cet album particulièrement attachant.

En 1977, le groupe propose "Animals", dont le titre de chaque morceau correspond au nom d'un animal, et dont le thème est le malvivre des temps modernes. Un album engagé dans lequel Waters affirme son talent de compositeur, et Gilmour celui de guitariste.

En 1979 sort un double album intitulé "The Wall", l'une des plus grandes réussites commerciales du groupe. Un album ambitieux, au contenu politique affirmé, qui divise pas mal les fans. Boursouflé pour les uns, chef d'oeuvre pour les autres. Alan Parker en fait un film, dont le rôle principal est joué par Bob Geldof.

C'est aussi à cette époque qu'émergent clairement les problèmes relationnels entre les deux têtes pensantes du groupe, Roger Waters et David Gilmour. "The Wall" sera d'ailleurs le de rnier album à avoir été composé à part égale par les deux musiciens.
Ces conflits seront à l'origine du départ de Rick Right, réalisant en fait un souhait de Roger Waters.

Il faut attendre 1983 pour un nouvel album. "Final Cut" a été entièrement composé par Roger Waters, reléguant David Gilmour et Mason au rang de simples exécutants. Cet opus est dédié à son père, décédé pendant la seconde guerre mondiale. On y pressent déjà la future carrière sol o de Roger Waters. D'ailleurs, ce dernier quitte le groupe cette même année. Un départ sous for me de tentati ve de putsch puisque Roger Waters réclame l'intégralité des droits. Après un gros bras de fer juridique, David Gilmour et Mason auront finalement gain de cause, et conserveront le nom de " Pink Floyd".

En 1987, The Pink Floyd revient dans les bacs avec "Momen Ary Lapse of Reason".
Malgré son succès commercial, la magie ne semble plus au rendez-vous.
L'occasion également pour Rick Right de rejouer du clavier avec ses anciens complices. S'en suit l'album live "Pulse", qui regroupe les plus grands succès de The Pink Floyd. Après quelques années de retrait, le groupe sort "Division Bell" en 1994. Dernier enregistrement en date, le double album "The Wall Live".
A noter que le Live 8 de 2005, la série de concerts humanitAIRes montés par Bob Geldof a été l'occasion de retrouver récemment le groupe sur scène.

2006-2014: des reformations ponctuelles et la perte de Syd Barret et Richard Wright

Pink Floyd s’est également reformé ponctuellement à quelques occasions. Une première fois, sans Roger Waters, le 31 mai 2006, lors du dernier concert de David Gilmour au Royal Albert Hall, à Londres. Nick Mason le rejoint pour deux morceaux, reconstituant ainsi brièvement le groupe de la période Gilmour. 

Le 7 juillet 2006, Syd Barrett meurt d’un cancer du pancréas. 

Le 10 mai 2007, Roger Waters participe à un concert hommage à Syd Barrett. Plus tard dans la soirée, Rick Wright, David Gilmour et Nick Mason montent sur scène pour interpréter ensemble, et avec les artistes présents, le morceau «Arnold Layne».

Richard Wright décède le 15 septembre 2008 après un court combat contre le cancer.

Roger Waters et David Gilmour participent ensemble le 10 juillet 2010 à un concert de charité en faveur de Hoping Foundation. 

Le 12 mai 2011, David Gilmour rejoint Roger Waters sur scène, à Londres, pour jouer ensemble «Comfortably Numb». Nick Mason joue avec Waters «Outside The Wall», pendant un concert de sa tournée «The Wall Live». 

Toujours en 2011, EMI décide de rééditer le catalogue de Pink Floyd. Certains albums sortent dans des versions Deluxe qui comprennent des inédits. Mais les Pink Floyd s’opposent à la vente à l’unité sur les plateformes de téléchargement qu’avait envisagé EMI. Ils gagnent leur procès. 

Un dernier album commun est publié le 10 novembre 2014. Il est dédié à la mémoire de Richard Wright «dont le clavier est le cœur du son de Pink Floyd» dit la pochette. «The Endless River» est fait de chutes des sessions d’enregistrement de 1993 de «The Division Bell». L’album est instrumental, avec une seule chanson «Louder Than Words», dont les paroles écrites par Polly Samson sont nouvelles. 

L’aura du groupe est telle qu’il est certifié disque d’or dans plusieurs pays. 

2017-2018: «Their Mortal Remains», une expo et un livre qui créent le buzz

Du 13 mai au 15 octobre 2017, à l’occasion du 50e anniversaire du premier album des Pink Floyd, «The Piper At The Gates Of Dawn», une grande «exposition expérience» leur est consacrée à Londres, au Victoria et Albert Museum, «Their Mortal Remains». Plus de 400.000 personnes sont venues au musée détruire le mur.

Le 4 janvier 2018, «Pink Floyd. Their Mortal Remains. Le Livre Officiel», qui est plus que le catalogue de l’exposition, est mis en vente.

Le 19 janvier, l’exposition arrive à Rome et devrait tourner pendant 10 ans. Au moment où se tient cette prestigieuse rétrospective au musée, Nick Mason, batteur des Pink Floyd, et de nombreux autres artistes se battent, avec le soutien appuyé de Paul McCartney, pour la préservation de scènes musicales en Grande Bretagne.

Sur : https://www.nostalgie.fr/artistes/the-pink-floyd/biographie

Pink Floyd, que s'est-il passé avant The Wall ?

Jusqu'à 1970, nul n'aurait pu leur prédire un succès planétaire. Comment la petite formation underground est-elle progressivement devenue multimillionnaire du disque ? En changeant trois fois de leader !

Poptastic Radio, avec Daniel Lesueur, revient sur les débuts du premier groupe psychédélique anglais.

Sur : https://www.poptastic-radio.com/pink-floyd-que-s-est-il-passe-avant-the-wall/

Le membre fondateur se nomme Syd Barrett ; encore étudiant, il joue de la guitare dans diverses formations musicales et monte un duo avec un certain David Gilmour, qui aura beaucoup d'importance dans le futur.

De leur côté, Roger Waters, Rick Wright et Nick Mason s'illustrent au sein d'un groupe appelé Sigma 6. Ils ont auparavant essayé de décrocher, sans succès, un contrat d'enregistrement sous les noms de T-Set, Abdabs et enfin Screaming Abdabs.

Dans l'espoir d'évoluer, Waters prie Barrett de se joindre à Sigma 6
Barrett accepte et baptise le groupe The Pink Floyd Sound (contrairement à l'opinion répandue, Pink Floyd ne signifie pas "Flamant rose" : c'est le collage de deux noms de joueurs de blues, PINK Anderson et FLOYD Council).

La formation commence à se produire en public dès 1966
Pink Floyd acquiert la notoriété de groupe d'avant-garde : projections de diapositives multicolores, distribution de fleurs au public et sonorisation quadraphonique (on parle alors de "happenings"). Syd Barrett, créateur fou, compositeur halluciné, donne une teinte des plus originales à ce nouveau groupe britannique dont les premières armes se font à Londres, dans des clubs "psychédéliques" (l'UFO, le Pink Flamingo) : soirées débridées où les fleurs volent au rythme du son, projections de taches colorées accompagnant la musique.

En 1967, Pink Floyd enregistre son premier disque
Un 45 tours, pour commencer. "Arnold Layne", le titre principal (que l'on a l'habitude d'écouter dans la matinale de Poptastic Radio), est très controversé. Pour certains, c'est un appel à l'utilisation des drogues. Plus réservée, Radio London la pirate le bannit de ses ondes sous prétexte qu'il s'agit d'un disque coquin et pervers, "Arnold Layne" contant l'histoire d'un travesti qui vole des sous-vêtements féminins sur les cordes à linge. Ces interdictions successives ne l'empêchent pas d'obtenir un succès d'estime, parvenant à se glisser dans le Top 20 britannique.

Sur : https://www.poptastic-radio.com/pink-floyd-que-s-est-il-passe-avant-the-wall/

Un deuxième 45 tours, "See Emily play", autre morceau que les habitués Poptastic Radio connaissent bien
C'est le pas décisif. Un texte étrange (Syd : "Un soir, après un concert, je m'étais assoupi dans un petit bois. Soudain, je vis sortir d'entre les arbres une jeune fille. C'était Emily"). Partie sur sa lancée, la clique de Barrett boucle son premier album, "The Piper At The Gates Of Dawn" (le joueur de pipeau aux portes de l'aurore). Des morceaux tels que "Astronomy Domine" ou "Interstellar Overdrive" resteront à jamais typiques du Floyd de l'époque Barrett.

Sur : https://www.poptastic-radio.com/pink-floyd-que-s-est-il-passe-avant-the-wall/

A la recherche d'hallucinations nouvelles de plus en plus intenses, Syd se détruit
Sa volonté se désagrège et sa place au sein du Floyd est menacée. Ses ultimes efforts portent sur les 45 tours "Point Me At The Sky" et "Apologies / Jugband Blues". 1967 se termine tristement pour Syd, qui se voit accompagné par un ami d'enfance de Waters, David Gilmour, au sein d'un Floyd hybride à cinq membres. David a déjà joué avec des dizaines de musiciens.

Début 1968, Barrett quitte définitivement le Floyd
La science-fiction, l'usage des trucages électroniques va prendre un nouvel aspect. Les fans acceptent mal le départ de Barrett, son remplacement par Gilmour mais surtout le fait que le nouveau leader est Roger Waters, jusqu'alors bassiste discret bien qu'efficace.

Leur deuxième album, "A Saucerful Of Secrets", sort exactement un an après le premier. Pour ne pas brutaliser leur image de marque, certains morceaux à gimmicks reproduisent l'atmosphère bien particulière du premier album ("Set The Controls For The Heart Of The Sun"). Les fans ne sont pas dépaysés.

Sur : https://www.poptastic-radio.com/pink-floyd-que-s-est-il-passe-avant-the-wall/

Barbet Schroeder les convie à composer la musique de son prochain film, "More"
Cette dernière création est exécutée en quelques jours. Le Floyd réalise son premier concept, le légendaire "The Man", longue suite racontant la journée d'un homme, commençant avec le petit-déjeuner ("The Breakfast") et dans lequel s'insèrent des morceaux qui seront gravés plus tard sur "Umma Gumma", leur double album mi-studio, mi-live, qui sort presque simultanément avec le film "More", la bande sonore du film faisant elle aussi son apparition dans les bacs des disquaires vers la fin de 1969. Chaque tournée américaine ou anglaise élargit le cercle des fanatiques, mais c'est la France qui les accueille avec le plus d'enthousiasme. La presse spécialisée les hisse aux nues tandis que "More" et surtout "Umma Gumma" se vendent par dizaines de milliers. Pour une fois la France est plus mure que ses collègues anglais et américains, cette révélation ayant été motivée chez certains par une sorte de snobisme…

C'est l'époque du "planant"
Le thème même de "More" est un reflet de l'état d'esprit de la jeunesse à cette époque : le film raconte en effet l'histoire d'un jeune allemand qui, ayant échoué à Ibiza ("L'île des hippies") se détruit sous le soleil des Baléares, victime de la drogue et de l'amour. On est bien loin des "Chemins de Katmandou".

Grâce aux albums "Atom Heart Mother", "Meddle", à la musique du film d'Antonioni "Zabriskie Point", et de "Obscured By Clouds" / "La Vallée",  BO du nouveau Barbet Schroeder tourné en Nouvelle-Guinée, le groupe conforte son emprise sur le grand public. Il attendra encore trois ans avant d'atteindre les records des Beatles... et devra changer une troisième fois de leader !

Auteur :
Daniel Lesueur
Auteur infatigable, journaliste de la presse musicale, homme de radio, collectionneur passionné, producteur d'artistes..

Sur : https://www.poptastic-radio.com/pink-floyd-que-s-est-il-passe-avant-the-wall/

Pink Floyd ou le pic du rock

progressif à la britannique.

Ecrit par Sélim Ladhem le 2 Mai 2022 Sur :

https://www.rocknfolk.com/discographie/pink-floyd/305281

L’histoire de Pink Floyd commence avec quatre étudiants de Londres : Syd Barrett, chanteur et guitariste; Nick Mason, batteur; Roger Waters, bassiste et Rick Wright au synthé. Originellement nommé The Cambridge, le groupe vend et fait des reprises de divers sons RnB (Rhythm and Blues) lorsqu’il se forme en 1966. Ces covers laissent peu à peu place aux sons originaux de Barrett. Mais le succès de Pink Floyd n’est pas seulement dû au talent de ses artistes. Au même moment, Londres voit l’éclosion du mouvement underground – la contre-culture de l’époque. 

Sous le nom de Pink Floyd Sound, le groupe commence à être engagé pour des concerts, notamment au Marquee Club en mars 1966. C’est d’ailleurs à cet évènement que Peter Jenner, maître de conférence à la London School of Economics, les remarque. Jenner est impressionné par leurs effets sonores et leur jeu sur scène. Il devient, avec son partenaire d’affaire Andrew King, leur managers. C’est par ailleurs à ce moment que Jenner suggère au groupe de retirer le terme « Sound » de leur nom, devenant simplement Pink Floyd.

Pink Floyd enregistre son premier single en janvier 1967. Le titre Arnold Layne réussi à entrer dans le Top 20 malgré quelques controverses. Arrivant encore plus haut, See Emily Play, se range à la sixième place et ouvre la voie pour le premier album de Pink Floyd : “The Piper at the Gates of Dawn” en 1967. En novembre de la même année, le groupe sort un troisième single, le beaucoup moins populaire “Apple and Oranges”, très psychédélique, qui reflète l’utilisation de stupéfiants de plus en plus régulière de Barrett. Les effets de la drogue conduisent malheureusement à son départ du groupe début 68 – il sera remplacé par son vieil ami David Gilmour.

Depuis le début des années 1970, les membres de Pink Floyd poursuivent leurs carrières musicales de manière individuelle. En effet, 1984 verra une floraison d’activités solo, la plus proéminente étant celle de Roger Waters et son album « The Pros and the Cons of Hitchhiking ». L’album est un succès total et figure au Top 20 des hits du moment. Waters fait aussi des tournées, mais refuse de jouer des morceaux de Pink Floyd et évite les autres membres du groupe quand il peut. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne quitte le groupe, ce qu’il fait l’année suivante en 1985.

En 2005, Pink Floyd se produit avec Waters à Londres pendant le Live 8. Mais, Gilmour et Waters annoncent à ce moment qu’ils n’ont pas prévu de reformer le groupe au complet et d’y intégrer ce dernier de nouveau. En Avril 2022, Gilmour et Mason sortent le premier titre de Pink Floyd depuis 1994, Hey Hey Rise Up. La chanson fait acte de soutien à l’Ukraine, envahie par la Russie, et apparaît au Top 50 des ventes à sa sortie.

 Discographie
EP

2000 : London ‘66–’67
1997 : 1967: The First Three Singles
2015 : 1965: Their First Recordings

ALBUMS

  • 1967 : The Piper at the Gates of Dawn
  • 1968 : A Saucerful of Secret
  • 1969 : More
  • 1969 : Ummagumma
  • 1970 : Atom Heart Mother
  • 1971 : Meddle
  • 1972 : Obscured by Clouds
  • 1973 : The Dark Side of the Moon
  • 1975 : Wish You Were Here
  • 1977 : Animals
  • 1979 : The Wall
  • 1983 : The Final Cut
  • 1987 : A Momentary Lapse of Reason
  • 1994 : The Division Bell
  • 2014 : The Endless River
  • 1988 : Delicate Sound of Thunder
  • 1995 : Pulse
  • 2000 : Is There Anybody Out There? The Wall Live 1980–81
  • 2021 : Live at Knebworth 1990

COMPILATIONS

  • 1968 : Tonite Let’s All Make Love in London
  • Features Pink Floyd playing “Interstellar Overdrive”, later appearing on London ’66–’67
  • 1970 : The Best of Pink Floyd
  • 1970 : Picnic — A Breath of Fresh Air Pink Floyd feature on “Embryo”
  • 1970 : Zabriskie Point Pink Floyd feature on “Heart Beat, Pig Meat”, “Crumbling Land” and “Come In Number 51, Your Time Is Up”
  • 1971 : Relics
  • 1974 : A Nice Pair
  • 1981 : A Collection of Great Dance Songs
  • 1983 : Works
  • 2001 : Echoes: The Best of Pink Floyd
  • 2011 : The Best of Pink Floyd: A Foot in the Door
  • 2016 : The Early Years 1967–1972: Cre/ation
  • 2019 : The Later Years 1987–2019
  •  

Ecrit par Sélim Ladhem le 2 Mai 2022 Sur :

https://www.rocknfolk.com/discographie/pink-floyd/305281

pink_floyd_quizz_1

26 choses que vous ne saviez pas sur les Pink Floyd
 Buzzrocks, News

01. Medicine Head

Après avoir considéré de prendre Eclipse et Dark Side of the Moon, A Piece for Assorted Lunatics, les Pink Floyd ont finalement choisi d’appeler leur album The Dark Side of the Moon (1973). Ce titre est directement inspiré par le groupe Medicine Head qui avait sorti l’année précédente l’album Dark Side of the Moon. Comme ce dernier n’avait pas bien marché, les Pink Floyd se sont permis de prendre le même titre.

 

02. Bob Klose

Avant que David Gilmour ne rejoigne les Pink Floyd, Syd Matter assurait la guitare. Mais un autre guitariste est également présent sur les premières démos du groupe. Son nom ? Bob Klose. Il quittera rapidement ses camarades pour faire carrière dans la photographie. Il collaborera avec David Gilmour sur son album On an Island (2006

03. En cuisine

Le roadie Alan Stiles apparaît sur l’album Atom Heart Mother (1970). Le groupe l’a enregistré en train de préparer à manger dans la cuisine de Nick Mason. Le son se retrouve sur la chanson Alan’s Psychedelic Breakfast (d’où le titre…).

04. Stanley Kubrick

Stanley Kubrick souhaitait utiliser la chanson-titre de l’album Atom Heart Mother (1970) pour son film Orange Mécanique. Les Pink Floyd ont refusé car le réalisateur voulait découper la chanson pour l’utiliser au fur et à mesure du film. Pas rancunier, Stanley Kubrick a montré par deux fois la pochette de l’album au cours d’une scène tournée chez un disquaire… Pourtant, le réalisateur essuyait son deuxième refus, le groupe ayant décliné sa proposition de réaliser la bande originale de 2001, l’Odyssée de l’espace (1968).

05. A l’envers

Avant que les paroles ne commencent sur Empty Spaces, extrait de l’album The Wall (1979), on entend à l’envers « Congratulations. You have just discovered the secret message » (« Félicitations. Vous avez découvert le message secret »).

06. De justesse

Lors de la première représentation de la série de concerts donnée en 1994 au Earl’s Court de Londres (Angleterre), un pan de 1200 places s’est écroulé alors que les Pink Floyd entraient en scène sur Shine on You Crazy Diamond pour défendre leur l’album The Division Bell. Heureusement, personne ne fut blessé. Les personnes impliquées dans l’incident ont reçu un t-shirt.

07. Un crachat qui rapporte des millions

Roger Waters a eu l’idée du concept de The Wall (1979) lors d’une tournée du groupe au Canada. Lors d’un concert, un fan est monté sur scène et lui a craché dessus. Cet incident sera à l’origine de The Wall. Un mal pour un bien puisque ce disque s’écoulera à plus de 33 millions d’exemplaires dans le monde.

pink_floyd_the_wall

08. 1 humain sur 12

The Dark Side of the Moon (1973) a été longtemps l’album le plus vendu dans le monde. Il s’en est écoulé plus de 50 millions d’exemplaires. D’après de fins statisticiens, 1 humain sur 12 posséderait donc un exemplaire de ce disque.

pink_floyd_the_dark_side_of_the_moon

09. The Pink Floyd Sound

En 1965, Syd Barrett, Nick Mason, Roger Waters et Richard Wright se font appeler The Pink Floyd Sound, en hommage aux bluesmen préférés de Syd Barrett, Pink Anderson et Floyd Council. Ils se rebaptisent ensuite The Pink Floyd et deviennent finalement Pink Floyd après le départ de Syd Barrett en 1968.

pink_floyd_name

10. Atom Heart Mother

Le titre du cinquième opus des Pink Floyd, Atom Heart Mother (1970), a été inspiré par un article consacré à la femme qui a reçu le premier pacemaker (atomique).

pink_floyd_atom_heart_mother_title

11. Shine on You Crazy Syd Barret

En 1975, lors de l’enregistrement de Shine on You Crazy Diamond, présent sur l’album Wish You Were Here (1975), aux Abbey Road Studios de Londres (Angleterre), Syd Barrett a rendu une visite de courtoisie à ses ex-camarades. Cette visite a fait pleurer les membres du groupe, leur ex-compagnon ayant une piètre apparence…

12. Nick Mason

Le batteur Nick Mason est le seul membre des Pink Floyd a joué sur tous les titres de la formation. Il n’a chanté qu’une seule fois. C’était sur One of These Days, présent sur l’album Meddle (1971).

13. Dans l’espace

Des cosmonautes russes ont emporté lors d’une expédition le double live Delicate Sound of Thunder (1988), ce qui en fait le premier album a avoir été joué dans l’espace.

pink_floyd_space

14. Groupe de reprises

Le groupe de reprises australien The Australian Pink Floyd connaît un succès planétaire. Il a vendu plus de trois millions de billets de concerts dans 35 pays différents. Les kangourous se sont même produits lors du cinquantième anniversaire de David Gilmour en mars 1996.

15. Hyde Park

Les Pink Floyd ont été tête d’affiche du tout premier concert gratuit donné à Hyde Park (Londres) le 29 juin 1968. Au programme figuraient également T. Rex, Jethro Tull ou encore Roy Harper.

pink_floyd_hyde_park_1968

16. A la tienne, Janis Joplin

On pourrait penser que les Pink Floyd n’étaient pas les derniers pour la défonce, à en juger par le propension de Syd Barrett à consommer des acides. Etonnamment, les membres du groupe n’ont découvert le whisky qu’en 1967. C’est Janis Joplin qui les a initiés à ce breuvage lors d’une tournée.

pink_floyd_janis_joplin

17. Voisins des Beatles

Lors de l’enregistrement de leur premier album The Piper at the Gates of Dawn (1967) aux Abbey Road Studios de Londres (Angleterre), les Pink Floyd étaient voisins des Beatles qui, eux, travaillaient sur Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967).

syd_barrett_pink_floyd_pipers_gate_dawn

18. The Tea Set

Le groupe est passé par un tas de noms avant de finalement se décider pour le nom de Pink Floyd. Sigma 6, Meggadeaths, The Abdabs and The Screaming Abdabs, Leonard’s Lodgers, The Spectrum Five ou encore The Tea Set font partie de la liste.

pink_floyd_ummagumma

19. Trafic de pochettes

L’équipe de graphiste Hipgnosis a présenté aux Pink Floyd l’image d’un nageur la tête en bas pour qu’elle devienne la pochette d’Atom Heart Mother (1970). Ce visuel a été refusé par le groupe. Finalement, c’est Def Leppard qui en héritera pour son album High ‘n’ Dry (1981).

pink_floyd_def_leppard_high_n_dry

20. Lulubelle III

La vache sur la pochette de l’album Atom Heart Mother (1970) s’appelait Lulubelle III. Paix à son âme.

pink_floyd_atom_heart_mother

21. EMI

En 2010, les Pink Floyd ont attaqué le label EMI car il vendait séparément des chansons du groupe sur iTunes. Le contrat stipulait que les chansons ne pouvaient être vendues en dehors des albums. La justice a donné raison au groupe.

pink_floyd_live_album

22. Le chien de Steve Marriott

Le chien qui hurle dans la chanson Seamus, extraite de l’album Meddle (1971) est celui de Steve Marriott, leader du groupe Humble Pie. David Gilmour avait découvert lors de la tournée du groupe Humble Pie aux Etats-Unis que ce chien hurlait lorsque quelqu’un jouait de l’harmonica.

pink_floyd_dog

23. Numéro 1

Malgré l’énorme succès que les Pink Floyd ont connu avec leurs albums, ils n’ont été qu’une seule fois numéro 1 des ventes de singles aux Etats-Unis. Ce fut grâce à la chanson Another Brick In The Wall Pt. II, présente sur l’album The Wall (1979).

pink_floyd_another_brick_in_the_wall

24. Collection

David Gilmour possède une énorme collection de guitares. Il détient notamment la Fender Stratocaster avec le numéro de série 000001.

pink_floyd_david_gilmour_guitar

25. Gini

En 1974, les Pink Floyd sont apparus en France dans une publicité pour la boisson Gini. En contre-partie, la marque les a aidés financièrement pour leur tournée, permettant au groupe de garder des prix bas sur les billets. Les fans ont mal réagi à cette « trahison » et le groupe a fini par donner l’argent à une œuvre de charité.

pink_floyd_gini

26. Monty Python

Les Pink Floyd étaient fans des Monty Python. Ils ont donc aidé les comiques anglais à monter leur film Sacré Graal ! (1975).

pink_floyd_monty_python

Vous en voulez encore ?

Syd Barrett : les 26 bonnes paroles d’un phénomène psychédélique
Roger Waters : les 31 bonnes paroles d’un auteur-compositeur humaniste et pacifiste dans l’âme
Back in Time : le jour où Syd Barrett a quitté les Pink Floyd

Publié le 24/06/2023 sur http://www.pixbear.com/news/26-choses-vous-ne-saviez-pas-pink-floyd-91727.html

Pink Floyd (Roger Waters, Nick Mason, David Gilmour et Rick Wright) à Kanagawa au Japon en août 1971. (KOH HASEBE/SHINKO MUSIC / HULTON ARCHIVE)

Pink Floyd (Roger Waters, Nick Mason, David Gilmour et Rick Wright) à Kanagawa au Japon en août 1971. (KOH HASEBE/SHINKO MUSIC / HULTON ARCHIVE)

"Dark Side of the Moon" fête ses 50 ans : retour sur quelques recoins du chef-d'œuvre de Pink Floyd
Il y a cinquante ans, en mars 1973, Pink Floyd décrochait la Lune avec son huitième album studio. Comment, pourquoi et avec qui ? Franceinfo Culture fait remonter quelques détails à la surface pour célébrer ce monument du rock.

Article rédigé par Laure Narlian
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié le 11/03/2023 
Mis à jour le 13/03/2023 Sur :

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/rock/dark-side-of-the-moon-fete-ses-50-ans-retour-sur-quelques-recoins-du-chef-d-uvre-de-pink-floyd_5687000.html

C’est l’un des albums les plus cultes de l’histoire du rock. Et celui qui, avec quelque 50 millions d’exemplaires écoulés, s’est le plus vendu après Thriller de Michael Jackson et Back in Black de AC/DC. Sorti en mars 1973, Dark Side of The Moon de Pink Floyd (le The devant le titre n'a été ajouté qu'ultérieurement) n’est pourtant pas un disque guilleret ni facile mais un concept album sombre et engagé qui transporte tout en faisant réfléchir.

Durant 42 minutes qui passent en un clin d’œil, il montre surtout un groupe au pic de sa créativité, qui va entrer grâce à lui par la grande porte au panthéon du rock. "C’est un album d’émotions, il n’y a rien d’artificiel ou de forcé. C’est selon moi ce qui explique sa longévité", expliquait Roger Waters dans un doc en 2003. Alors que cet opus sur lequel tout a été écrit fête ses 50 ans, retour sur quelques recoins de sa fabrication et de son héritage.

1 Un message fort
Après les délires psychédéliques plus ou moins cryptés des précédents albums de Pink Floyd, Dark Side of The Moon est le premier à parler explicitement de quelque chose. Il a un message à faire passer. Le bassiste Roger Waters, qui contribuait aux paroles depuis le début, signe pour la première fois tous les textes (y compris ceux chantés par le guitariste David Gilmour) et se révèle un auteur remarquable.

Au départ, il était question d’une collection de chansons sur la pression de la vie de musicien (stress, délais à respecter, vie sur la route, peur de l’avion, etc). Mais des thèmes plus politiques et philosophiques se sont imposés, élargissant le discours à l’argent et à la cupidité (Money), à la vieillesse et au gâchis existentiel (Time), aux conflits armés (Us and Them), à la santé mentale (Brain Damage, hommage à leur ancien leader Syd Barrett qui hante le groupe et dont l'état psychique se détériore), et enfin à la mort (The Great Gig in The Sky).

"Roger a résolument tenté de rendre ses paroles simples, directes et faciles à comprendre", explique David Gilmour au site Loudersound. Dans l’ouvrage de référence Pink Floyd La Totale (éditions E/P/A), le guitariste se souvenait que Roger Waters "voulait écrire de façon spontanée, claire et directe. Pour la première fois il voulait dire exactement ce qu’il avait à dire et se débarrasser de ce baratin psychédélique."

Si ce disque a touché plusieurs générations successives, c’est autant pour la musique que pour les paroles. "Musicalement, il a vraiment résisté au temps", se félicitait Roger Waters dans le Billboard en 2006. "Il y avait une symbiose de talents musicaux chez nous quatre qui marchait vraiment bien. Mais aussi, je pense, en terme de paroles, philosophiquement, cela parle à chaque génération parce qu’il donne l’impression de nous autoriser à questionner les choses, ce qui est très attirant au moment de la puberté. Musicalement, le disque exprime des préoccupations qui se retrouvent dans les paroles au sujet des questions fondamentales concernant l’existence humaine."


2 Fignolé sur la route avant d'entrer en studio
Bien que les arrangements sophistiqués, la recherche de sons inédits et le luxe de détails fassent ressembler The Dark Side of The Moon à un album de laborantins entièrement conçu en studio, le groupe l’a pourtant longuement rodé et peaufiné d’abord sur la route, en concert, avant d’entrer en studio. Et ce, plus d'un an avant la sortie officielle.

Avec ce disque hors norme, Roger Waters, David Gilmour, Rick Wright et Nick Mason avaient l'ambition de faire le son du futur. Pour ses expérimentations audacieuses, le quatuor britannique essayait toutes sortes de sons, usant et abusant des filtres, des oscillateurs, d’un tout nouveau séquenceur, des réverbérations et de l’écho. Mais l’une des idées fortes était aussi de créer un album que le groupe pourrait jouer live de bout en bout. Rien de mieux pour ce faire que de tester les morceaux en concert avant de les enregistrer.

Ainsi, une poignée de chansons furent jouées pour la première fois dès le 20 janvier 1972 au Dôme de Brighton (Royaume-Uni), dévoilant notamment, dans une salle plongée dans le noir, le cœur battant hypnotique de Speak To Me qui introduit l’album, suivi de titres encore plus ou moins en chantier comme On The Run, Time, Breathe, The Great Gig in The Sky et Money. La série de concerts qui suivit, baptisée Eclipse, A piece for assorted lunatics (puis Dark Side of The Moon à la place d’Eclipse, premier nom de baptême de l’album), permit à ces têtes chercheuses d’assouvir pleinement leur perfectionnisme.

"C’était une excellente façon de développer un disque", estime Nick Mason sur le site Loudersound. "Tu te familiarises avec, tu apprends ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas. Et c’est plutôt intéressant pour le public d’entendre une œuvre en développement. Si quelqu’un venait nous voir quatre fois, cela aurait été différent à chaque fois."

3 "Money", le single non prévu qui les a mis sur orbite
Au départ, aucun single n’est prévu pour ce concept-album dont les chansons sont enchaînées les unes aux autres pour faire de chaque face de l’album vinyle une seule et même plage de musique. Mais les Américains de Capitol Records ne l’entendent pas de cette oreille et demandent à sortir Money en single avec Any Colour You Like en face B. Le 45T, publié dans de nombreux pays (sauf au Royaume-Uni), dont la France où il sera numéro un des hit parades dès le mois de mai, connaît un succès fulgurant et se retrouve en rotation lourde sur de nombreuses radios. 

"Le fric, c’est un crime (…) à la source de tous les maux d’aujourd’hui" : le paradoxe a voulu que ce soit par la grâce de cette chanson anti-capitaliste et critique du consumérisme que Pink Floyd devienne tout à coup, en quelques semaines, fortuné et adulé… expérimentant ce faisant tout ce que dénonçait la chanson. "La démesure devient leur quotidien, l’adulation entre dans leur intimité (…) Le quatuor est pris au dépourvu", résument Jean-Michel Guesdon et Philippe Margotin dans Pink Floyd La Totale. "Lors des concerts, les fans hurlent désormais Money et ne respectent plus le silence requis pendant leurs longues pièces instrumentales."

Les sons des pièces de monnaie, des billets froissés et du tiroir caisse, qui ont été si patiemment mis en boucle en studio, annoncent l’explosion du groupe dix ans plus tard. "Dark Side of The Moon a été notre dernière collaboration volontaire", assure Roger Waters dans Loudersound. "Après ça, tout dans le groupe est devenu une souffrance : dix ans à rester sous un nom de mariage et ne pas avoir le courage de divorcer, de lâcher prise. Dix ans d’enfer. Ça a été affreux. Terrible."

4 Alan Parsons, génie du son
Si Pink Floyd assurait sa propre production, Alan Parsons a néanmoins contribué fortement à la prodigieuse richesse sonore du disque. Lorsqu’il est promu ingénieur du son sur Dark Side of the Moon, Alan Parsons n’a que 24 ans mais ce féru de nouvelles technologies a déjà une expérience trois étoiles acquise aux studios Abbey Road. Il y a surtout été l’assistant ingénieur du son de George Martin durant les sessions des mythiques albums des Beatles Let it Be et Abbey Road. Or si un groupe a ouvert la voie aux expérimentations en studio, c’est bien celui-là. "Tous les groupes des années 1960 et 1970 ont bénéficié de ce que les Beatles étaient parvenus à faire (en studio). Sans eux, je pense qu’on utiliserait peut-être encore des huit pistes", estimait Alan Parsons à propos des Fab Four dans un entretien à Ultimate guitar en 2011.

Pink Floyd était "sans doute le groupe le plus complexe à enregistrer à l’époque", jugeait-il la même année dans Rolling Stone. "Ils étaient très exigeants concernant le studio d’enregistrement (…). Il s’agissait d’un challenge. Il y avait beaucoup de technique – j’hésite à utiliser le mot sorcellerie – mais nous devions souvent combiner les installations complètes d’un studio avec celles d’un autre studio pour réaliser ce que nous avions en tête." De fait, il avait beau bénéficier d’un 16 pistes, le format restait trop contraint pour l’ambitieuse musique du groupe.

Parmi ses nombreuses trouvailles, rappelons les horloges et réveils qui explosent en une cacophonie de sonneries au début de Time. Alan Parsons les avait enregistrés peu auparavant chez un horloger, dans le cadre d’un disque de démonstration sur la quadriphonie. Et c’est parce qu’il allait comme un gant au thème de la chanson qu’il le proposa au groupe. Cela ne passa pas inaperçu: ce passage fit ensuite pendant des décennies les beaux jours des démonstrateurs de chaînes hi-fi du monde entier.

Pourtant, hormis le batteur Nick Mason, qui a souvent rendu hommage à cet "excellent ingénieur du son", le groupe refusera de reconnaître son apport exceptionnel. "En maintes occasions j’ai demandé d’être reconnu pour mes contributions à Dark Side of the Moon, mais le groupe comme le label ont refusé de lever le petit doigt pour moi", regrettait-il en 2011 dans Rolling Stone, en précisant qu’ils n’avaient même pas pris la peine de lui faire parvenir la réédition de l’album cette année-là. Pas plus qu’ils ne l’avaient sollicité pour remixer l’album en son surround en 2003…Mais ils n’ont pu lui enlever le prestige et la célébrité non négligeables acquis grâce à sa participation à ce chef d’œuvre.

5 Les souvenirs mitigés des invitées
Alan Parsons n’est pas le seul à déplorer la sécheresse des membres de Pink Floyd, semble-t-il trop concentrés sur leur musique pour se préoccuper de l’extérieur. Mis à part le saxophoniste Dick Parry, un vieil ami de Gilmour, dont on entend les solos inspirés sur Money et Us and Them, le peu d’intervenants convoqués pour cet album n'en gardent pas un très bon souvenir.

Prenons le quatuor de chanteuses de sessions Doris Troy, Lesley Duncan, Liza Strike et Barry St John, recrutées pour US and Them, Brain Damage et Eclipse. "Ils n’étaient pas très sympas", témoignait Lesley Duncan dans Loudersound. "Ils étaient froids, presque cliniques. Il n’émanait d’eux aucune chaleur. Ils nous ont juste dit ce qu’ils voulaient et nous l’avons fait… Il n’y a eu aucun sourire. Nous avons été presque soulagées de partir."

Et puis il y a l’un des sommets de l’album, The Great Gig in The Sky, où se déploie une voix féminine au bord du cri, qui vous hérisse le poil et emporte tout sur son passage. Cette voix, c’est celle de Clare Torry, convoquée en studio un dimanche sur les conseils d’Alan Parsons. "A mon arrivée, ils m’ont expliqué le concept de l’album et m’ont passé la séquence d’accords de Rick Wright", racontait-elle à Loudersound. "Ils m’ont dit : on veut du chant là-dessus, mais je ne savais pas ce qu’ils voulaient vraiment. Alors j’ai suggéré d’essayer quelques trucs en studio. J’ai commencé avec des mots et ils m’ont dit : oh non, surtout pas de mots. Alors la seule chose à laquelle j’ai pensé a été d’utiliser ma voix comme un instrument et de ne pas penser comme une chanteuse. J’ai fait ça et ils ont adoré."

"J’ai fait trois ou quatre prises rapidement, j’étais totalement livrée à moi-même et ils m’ont dit merci beaucoup. (…) Mais je me souviens de m’être dit en partant : ça ne verra jamais le jour. Si j’avais su alors ce que je sais aujourd’hui, je me serais occupée de mes droits, je serais riche aujourd’hui. J’ai été payée 30 livres pour la session." En 2004, Clare Torry a poursuivi Pink Floyd en justice en réclamant d’être créditée en tant que co-compositrice pour sa contribution a The Great Gig in The Sky. L’affaire s’est réglée à l’amiable et la chanson est depuis créditée Wright et Torry.


6 Une pochette iconique
Que dire qui n’ait été déjà dit sur cette pochette ? Lorsqu’un album approche la perfection, l’emballage est généralement à l’avenant. Cette pochette, iconique au point d’être devenue l’emblème de Pink Floyd, ne fait pas exception. Il s’agit d’une image très graphique qui imprime fortement la rétine et fait travailler l’imagination. Elle représente, sur fond noir, un prisme optique triangulaire traversé par un rayon de lumière blanche arrivant sur la gauche et diffracté sur la droite en un arc-en-ciel.

Cette image, réalisée par George Hardie, est signée de l’agence de graphistes Hipgnosis fondée par Storm Thorgerson et Aubrey Powell, derrière toutes les pochettes de Pink Floyd depuis A Saucerful of Secret (1968). La mise en abyme photographique d’Ummagumma c’était eux, tout comme la vache d’Atom Heart Mother. Mais cette fois, Pink Floyd ne voulait ni photo ni lettrage, pas même son nom sur la pochette. Les consignes, données par Rick Wright, étaient claires mais lapidaires : faites quelque chose de "simple, élégant et graphique".

Selon Roger Waters, Hipgnosis "sont venus avec six ou sept idées de pochettes [dont une ornée d’une image de Silver Surfer inspirée des comics Marvel]. Ils les ont balancées sur le sol dans la salle de contrôle, et nous avons tous, comme un seul homme, pointé celle-là. Il n’y a pas eu de débat", se souvenait-il dans le Billboard en 2006. Sur son idée à lui, l’arc-en-ciel se trouve inversé au dos de la pochette tandis qu’à l’intérieur, le vert de l’arc-en-ciel prend une forme d’onde semblable à celle des battements de cœur sur un moniteur d’hôpital.

Si le groupe n’a jamais vraiment expliqué cette image, Storm Thorgerson a souvent dit avoir eu plusieurs idées en tête : tout d’abord les lightshows du groupe qu’ils "n’avaient jamais vraiment célébrés". Mais aussi le thème des paroles qui parlaient d’ambition et de cupidité. Et bien sûr les consignes de Rick Wright réclamant quelque chose de simple et graphique. On leur tire notre chapeau : cinquante ans après sa conception, cette pochette n’a rien perdu de son efficacité.

7 De surprenantes reprises
Nombreux seront sans doute ceux à crier au sacrilège mais, outre les "tribute bands" (groupes hommage) à Pink Floyd comme Back to Floyd, qui reprennent leurs albums sur scène de façon ultra précise et souvent bluffante, Dark Side of The Moon a fait l’objet de curieuses reprises. Il existe ainsi une étonnante version a cappella signée Vocomotion (les bruitages notamment de Money valent le détour), et une version blue grass, Dark Side of the Moonshine, par le groupe Poor Man’s Whiskey.

Mais on recommande surtout l'incroyable version reggae-dub, Dub Side of The Moon, par Easy Star All-Stars datée 2003. A écouter ci-dessous, elle opère quelques malicieuses modifications comme le bruit d'une pipe à eau en introduction de Money à la place du son de la caisse enregistreuse. Le succès a été tel que Easy Star All-Stars, connu pour ses albums de reprises reggae de Radiohead et des Beatles et bientôt de Bowie, a remis ça en 2010 avec Dubber Side of the Moon, une version encore plus dub et plus impressionnante grâce aux pointures convoquées à la production, telles Mad Professor, Groove Corporation ou Alchemist. Un must à la fois hyper respectueux et inventif qui fait poser une oreille neuve sur l'album. 

 A ne pas louper également, l'album des psychédéliques Flaming Lips, The Flaming Lips & Stardeath and White Dwarfs. En compagnie de Henry Rollins (qui recrée les fameuses séquences d’interviews qui ponctuent l’album) et Peaches (à la place de Clare Torry sur The Great Gig In The Sky) le groupe "réimagine" l'album de Pink Floyd chanson après chanson. La pochette elle-même est un must avec le regard fulgurant d’un bébé reprenant le prisme arc-en-ciel de la pochette originale.

Et puis il y a la reprise qu'on n'attendait pas : celle qu'a annoncée Roger Waters ces dernières semaines. Il a en effet ré-enregistré entièrement Dark Side of The Moon et s'apprête à sortir sa propre version, qu'il présente comme un hommage à l'album original. Ce dernier, souligne-t-il, est "irremplaçable", mais il souhaite néanmoins en "réajuster le message politique et émotionnel". Début mars 2023, il assurait être dans la phase finale du mixage et avoir hâte de le faire écouter à tout le monde. En attendant, on peut découvrir le court extrait qu'il a publié de sa version de Us and Them.​​​​​​​

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article