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Publié par J.L.D.

« Un homme qui peut marcher au son de la musique militaire n’a reçu son cerveau que par mégarde ; sa moëlle épinière lui aurait amplement suffi. »
Albert Einstein

Le voyage d'Ibn Battuta Jordi Savall – Hespérion XXI et musiciens invités –  A – Festival de Fès 2018

LA CAPELLA REIAL DE CATALUNYA

Inspirés des anciennes formations vocales des Chapelles Royales médiévales, véritables espaces de culte musical pour lesquels furent composées les grandes œuvres sacrées et profanes de la péninsule ibérique, en 1987, Montserrat Figueras et Jordi Savall ont décidé de récupérer l’ancienne institution médiévale créée en 1297 par le roi Jacques II, La Capella Reial. Dès 1990, La Capella Reial a commencé à être parrainée par la Generalitat de Catalunya et deviendrait dès lors La Capella Reial de Catalunya.

Dès ses débuts, le nouvel ensemble s’est consacré à la récupération et l’interprétation du patrimoine polyphonique-vocal médiéval et des Siècles d’Or espagnol et européen antérieur au XIXe selon des critères historiques. Dans la même ligne artistique d’Hespèrion XXI et respectant toujours la profonde dimension spirituelle et artistique de chaque œuvre, La Capella Reial de Catalunya combine magistralement la qualité et l’adéquation au style de l’époque mais aussi la déclamation et la projection expressive du texte poétique.

Le répertoire médiéval et polyphonique de La Capella Reial de Catalunya inclut actuellement des œuvres aussi importantes que les Cantigas de Alfonso X el Sabio, Le Llibre Vermell de Montserrat, le Misterio de Elche, les Chansonniers du Siècle d’Or et des pièces des grands maître de la Renaissance et du Baroque comme Mateu Flecha, Cristóbal de Morales, Francisco Guerrero, Tomás Luís de Victoria, Joan Cererols, Claudio Monteverdi, H. I. von Biber et le Requiem de W.A. Mozart.

Il faut également souligner sa participation à la bande sonore du film Jeanne La Pucelle (1993) de Jacques Rivette sur la vie de Jeanne d’Arc, ainsi qu’aux opéras Una cosa rara de Vicent Martín y Soler (1991), et L’Orfeo de Claudio Monteverdi, représenté au Gran Teatre del Liceu de Barcelone (1993), au Wiener Konzerthaus (2001) et au Teatro Reggio di Torino (2002), ainsi qu’au Liceu de Barcelone (2002) après sa reconstruction, et enfin enregistré en DVD (BBC-Opus Arte). Ce dernier ayant été aussi représenté au Palais des Arts de Bruxelles (2006), au Grand-Théâtre de Bordeaux et au Piccolo Teatro de Milano, Festival Mito (2007). La Capella Reial de Catalunya a inauguré le Festival d’Edimbourg de 2007 par cet opéra de Monteverdi et son Vespro.

Son discographie a également reçu de nombreuses récompenses parmi lesquelles il faut souligner le Midem Classical Award, The International Classical Music Awards, et le Grammy Award 2011 dans la catégorie “Best Small Ensemble Performance” pour le livre-disque Dinastia Borgia (Alia Vox 2010). Dirigée actuellement par Jordi Savall, La Capella Reial de Catalunya possède une intense activité de concerts, enregistrements et représentations et participe aux principaux festivals internationaux de musique ancienne du monde entier.

 Les Routes de l’Esclavage (1444-1888)

10 janvier 2017 Sur : https://www.spainculture.be/fr/region/bruxelles/jordi-savall-hesperion-xxi-la-capella-reial-de-catalunya/

Jordi Savall est de retour à Bozar accompagné cette fois-ci par l’Ensemble Hespèrion XXI et La Capella Reial de Catalunya. Les Routes de l’Esclavage (1444-1888) sera un concert mêlant diverses traditions musicales, dans un esprit de mémoire et de réconciliation.

HESPÈRION XXI – LA CAPELLA REIAL DE CATALUNYA – JORDI SAVALL DIRECTION

Encadrement

19:00 Introduction et rencontre avec Jordi Savall, moderé par Tristan Driessens (FR, NL) - Studio

Mali
Kassé Mady Diabaté voix
Ballake Sissoko, kora

Madagascar
Rajery, valiha

Maroc
Driss el Maloumi, oud

Mexique
Tembebe Ensamble Continuo

Brésil
Maria Juliana Figueredo Linhares, soprano / voix

Argentina
Adriana Fernández, soprano

Venezuela
Iván García, basse

Bakary Sangaré, récitant

La Capella Reial de Catalunya

Hespèrion XXI

JORDI SAVALL, DIRECTION

 

Avec Les Routes de l’Esclavage (1444-1888), Jordi Savall et son Ensemble Hespèrion XXI se penchent sur l’une des pages les plus sombres de l’Humanité. L’exploitation des hommes, leur marchandisation, les humiliations et les souffrances générées par une politique ségrégationniste qui dura plusieurs siècles sont ainsi mises en lumière par une reconstitution historique exceptionnelle. Elle réunit des traditions musicales du Mali, et orales des descendants des esclaves de Madagascar, du Brésil, de la Colombie et du Mexique. Au-delà de la reconnaissance de cette tragédie humaine, l’initiative de Jordi Savall cherche également à célébrer une réconciliation musicale parrainée par l’UNESCO en montrant la richesse de la musique et de la danse produite par cette mémoire et en soulignant son inépuisable source d’inspiration pour tous et les bases d’égalité et de réciprocité propres au génie humain.

Judith Triomphante Antonion Vivaldi – La Capella Reial de Catalunya et Le Concert des Nations, Jordi Savall, direction

Si l’on associe volontiers Vivaldi à ses fameux concertos instrumentaux, qui ont assis sa notoriété, la musique vocale n’en est pas moins une composante essentielle de son répertoire.
Jordi Savall le démontre en choisissant la Juditha triumphans (1716), chef-d’oeuvre longtemps oublié, et seul oratorio du maître italien aujourd’hui conservé.

Reprenant l’histoire héroïque de l’intrépide Judith décapitant le tyran assyrien Holopherne pour libérer son peuple, l’oeuvre célèbre en filigrane une victoire de la République vénitienne sur l’Empire ottoman.

Un thème dramatique et plein d’emphase, déjà développé par Charpentier (Judith ou éthulie libérée) et plus tard repris par Mozart (Betulia liberata), qui mêle, avec Vivaldi, des airs expressifs à des refrains martiaux entraînants, contribuant à en faire l’une des écritures instrumentales les plus colorées de l’époque baroque.

https://www.hotel-lacloche-beaune.com/actualites/judith-triomphante-antonion-vivaldi-la-capella-reial-de-catalunya-et-le-concert-des-nations-jordi-savall-direction

 

Juditha triumphans

par Jordi Savall 

le triomphe des femmes

Le 17 octobre 2018 par Jean-Luc Clairet sur :

https://www.resmusica.com/2018/10/17/juditha-triumphans-par-jordi-savall-le-triomphe-des-femmes/

Avant Paris et Barcelone, Jordi Savall a étrenné à Beaune une audacieuse version du chef-d’œuvre de Vivaldi entièrement dévolue à une distribution féminine.

Et si Juditha triumphans « oratorio militaire sacré » était aussi le seul opéra de Vivaldi ? À chaque audition du seul oratorio rescapé de l’abondant corpus du célèbre compositeur, l’on se dit qu’avec son inspiration constante (quelle enfilade de numéros irrésistibles !), la lisibilité de son scénario, il fonctionnerait bien mieux que les opéras alambiqués du prêtre roux dont la viabilité scénique, régulièrement remise en question, n’a pas encore attiré le regard de nos plus grands metteurs en scène.

Tiré par Giacomo Cassetti du Livre de Judith (quatrième des évangiles apocryphes), Juditha Triumphans devicta Holofernis Barbarie célèbre le courage d’une femme qui, dit-on, parvint à mettre fin au siège de la ville de Béthulie par les Assyriens en séduisant puis décapitant Holopherne, tête stratégique de l’armée de Nabuchodonosor. Au plus près d’Antonio, Savall transforme cette œuvre composée en 1716 pour les orphelines de l’Ospedale della Pietà de Venise en un très opportun manifeste féministe. Il sertit la séduction sonore des cinq femmes solistes d’un formidable aréopage choral de douze chanteuses (engagées jusqu’au par cœur) de sa Capella Reial de Catalunya. Il n’aurait plus manqué que Le Concert des Nations, s’alignant sur la distribution vénitienne originelle, évinçât de ses effectifs tout ce qui pourrait ressembler à un homme, pour que l’authenticité historique fût complète. Ce n’est pas le cas, Jordi Savall restant ce soir attaché à l’ensemble latin qu’il a créé avec Montserrat Figueras en 1989.

La plénitude sonore de ce précieux compagnon de route, inversement proportionnelle, en terme de spectaculaire, à l’économie de moyen de sa direction, est soulignée par le luxe auditif de premier choix de quatre théorbes, jouant parfois de concert. Passé quelques secondes d’adaptation à l’acoustique très réverbérante de la Basilique Notre-Dame de Beaune (qui en a pourtant entendu d’autres), le voyage musical de 2h30 n’engendre pas un instant d’ennui. Ne rompant qu’à de très brefs moments le discours (les récitatifs naissent des airs et vice-versa), Jordi Savall fait ressortir les nombreuses trouvailles de la partition, ainsi cet ineffable moment de grâce suspendu du dialogue de Judith avec le salmoé (chalumeau) obligé de Lorenzo Coppola, que les notes répétées de l’orchestre scandent avec une délicatesse bouleversante.

Judith est le triomphe de Marianne Beate Kielland. Le rôle conviendrait-il particulièrement aux chanteuses venues du froid (on n’a pas oublié la Birgit Finnilä de l’enregistrement Philips qui nous révéla Juditha Triumphans) ? La chanteuse norvégienne séduit par l’indéfectible chaleur de moyens qui n’en imposent jamais, comme par son attention aux autres. Quant à Rachel Redmond, merveilleux Vagaus, pour lequel Vivaldi semble avoir réservé le meilleur de son inspiration, elle s’empare en douceur des vocalises de Matrona inimica jusqu’à l’impressionnante véhémence de celles d’un Armatae face (tube des années 80 sur France-Musique) désespéré qu’elle quitte quasiment en larmes. L’Abra de Lucía Martín-Cartón fait autre belle impression notamment avec la pureté paisible des sauts vers l’aigu de Fulgeat sol frontis decorae, ou encore le beau hiératisme de son dernier air. À côté, l’Holopherne de Marina de Liso et l’Ozias de Kristin Mulders, bien que parfaitement captés, feraient presque pâle figure, mais on imputera ce sentiment partial au compositeur de cet opus à la gloire des femmes.

Isabel I Reina de Castilla.

La Capella Reial de Catalunya, Hespèrion XXI

Rocco Zacheo
Publié le 27 novembre 2004 à 01:04.

Isabel I Reina de Castilla. La Capella Reial de Catalunya, Hespèrion XXI, dir. Jordi Savall (Alia Vox AV 9838/Disques Office)

Jordi Savall propose une fresque historique et se penche cette fois-ci sur la réalité musicale de l'Espagne à l'époque d'Isabelle Ire (1451-1504). Un parcours qui mène l'auditeur à la découverte de compositions qui honorent avec faste les hauts faits de la maison royale (mariages, conquêtes militaires) ou qui illustrent des événements moins reluisants. Un disque de très grande rigueur, à travers lequel brille encore une fois la clarté des ensembles instrumentaux et vocaux ainsi que la voix de Montserrat Figueras.

https://www.letemps.ch/culture/isabel-i-reina-castilla-capella-reial-catalunya-hesperion-xxi?utm_medium=partage-social&utm_source=copylink
 

JORDI SAVALL / HESPERION XXI / LA CAPELLA REIAL DE CATALUNYA :

ISABEL I, REINA DE CASTILLA

Sur : https://multikulti.com/muzyka-klasyczna/10168-isabel_i_reina_de_castilla_hybrid_sacd-7619986398389.html

L' album du maître catalan présente un programme dédié à la reine de Castille, Isabelle I - mais c'est un témoignage et une illustration non seulement des événements de sa vie mais aussi de l'époque. Ainsi, la musique atteint également les frontières du monde de cette époque - de l'Empire turc (conquête de Constantinople) jusqu'aux rives du Nouveau Monde. Cela ne plaira sans doute pas à ceux qui n'aiment pas l'éclectisme de certaines réalisations de Savall, tant on connaît parfaitement certaines pièces de ses productions précédentes. L'interprétation, tant vocale (Begona Olavide et Montserrat Figueras) qu'instrumentale, ne laisse rien à désirer. 

Infos rédaction :
Au moment de la naissance d'Isabelle en 1451, la péninsule ibérique était divisée en trois royaumes distincts : l'Aragon, la Castille et le Portugal. L'équilibre des pouvoirs était maintenu grâce à un jeu complexe de guerres, d'alliances politiques à court terme et de mariages entre les trois maisons royales. Les trois royaumes étaient engagés dans des luttes internes entre l'autorité de la couronne et les privilèges des grands nobles. À mesure que le commerce augmentait, la croissance des villes signifiait que des réformes de grande envergure et la mise en place d’un gouvernement centralisé, avec un système fiscal centralisé unique, devenaient une priorité. Cela a mis fin à l’autonomie des puissants propriétaires fonciers aristocratiques.

musiciens :
La Capella Reial de Catalunya
Montserrat Figueras, soprano - Arianna Savall, soprano - Begoña Olavide, mezzo-soprano - Pascal Bertin, contre-ténor - Josep Hernández, contre-ténor - Lambert Climent, ténor - Lluis Vilamajó, ténor - Francesc Garrigosa , ténor – Jordi Ricart, barítono – Daniele Carnovich, bas

Hespèrion XXI
Jean-Pierre Canihac, cornet – Beatrice Delpierre, flûte & chirimía – Pierre Hamond, flautas – Stefan Legée, Daniel Lassalle, sacabuches – Josep Borràs, dulcián – Jordi Savall, Famhi Alqhai, Friederike Heuman, Markus Tapio, vihuelas de arco – Xavier Diaz-Latorre, laúd & vihuelas de mano – Andrew Lawrence-King, arpa – Begoña Olavide, psautier – Dimitri Psonis, santur – Luca Guglielmi, órgano & clavecin – Pedro Estevan, percusiones

Dirección Chansons de Jordi Savall :

Luces y Sombras en el tiempo de Isabel la Católica, la primera gran Reina del Renacimiento
(1451-1504)
(Concepción del programa y versions musicales : Jordi Savall)

I
1451 Nace Isabel de Trastámara
1. Exultet celum laudibus (himno de vísperas) Anónimo (66)
2. Dinos Madre del Donçel (villancico) Triana (Colombina)
1453 Toma de Constantinopla por los Turcos
3. Música turca (santur, oud & perc) Anónimo (Turquia)
1454 Enrique IV, Rey de Castilla
4. Toccata Anónimo (CMC 68)

II
1462 Nace Juana de Castilla (la Beltraneja)
5. Je ne vis oncques (arpa) Dufay
1469 Mariage de Fernando et Isabelle
6. La Spagna : Danza alta (instr.) Francisco de la Torre
1470 Guerre civile en Catalogne contre Jeanne II (1458-1479)
7. Muy crueles boces dan, catalanes blasfemando Anónimo (Colombina 6)
1474 Isabel I, Reina de Castilla
8. Pavana (Pues que jamás olvidaros) Juan del Enzina
1478 Establecimiento de la Inquisición
9. Patres nostri peccaverunt Johannes Cornago (CM 2)

III
1479 Fernando II, Rey de Aragón
10. Viva el gran Re Don Fernando (instr.) Carlo Verardi
1480 Cortes de Toledo
11. El que rige y el regido (villancico) Juan del Enzina

1482 Los Castellanos occupent Alhama
12. Paseabase el Rey moro (Romance de Alhama) Luys de Narbáez
1492 Conquista de Granada
13. Levanta Pascual (villancico) Juan del Enzina

IV
1492 Expulsión de los Judíos no convertidos
14. Lavava y suspirava (romance) Anónimo Sefardí
1492 Descubrimiento del Nuevo Mundo
15. Bassa & Alta Danza « Mappa mundi » Johannes Cornago
1493 Tratado de Barcelona (Francia devuelve Rosellón y Cerdanya)
16. Françeses, ¿por qué rrazón? (villancico) Tordesillas

V
1496 Alejandro VI otorga el título de Reyes Católicos
17. Sanctus Anónimo (CMC 47)

1497 Muerte del Principe Don Juan
18. Triste España sin ventura (villancico) Juan del Enzina
1502 Expulsión de los musulmanes no convertidos
19. Canción en ritmo Quddan de la Nuba Gribt Al Hussein de Marruecos
Tradición de Al-Andalus
1504 Muerte de Isabel I de Castilla
20. Requiem eternam (Graduale) Pedro de Escobar

sortie : 2004
enregistré : 2004
plus d'informations : www.alia-vox.com
plus info2 : www.alia-vox.com

Sur : https://multikulti.com/muzyka-klasyczna/10168-isabel_i_reina_de_castilla_hybrid_sacd-7619986398389.html

Biographie Jordi Savall

Sur :

https://www.alia-vox.com/fr/artistes/jordi-savall/

Jordi Savall

Jordi Savall est un cas exceptionnel dans le paysage musical actuel. Concertiste, pédagogue, chercheur et créateur de nouveaux projets musicaux et culturels, il se situe parmi les acteurs essentiels de l’actuelle revalorisation de la musique historique. Mondialement reconnu et toujours plein d’une émotion vivante et d’une vitalité créative spectaculaire, son travail a toujours voulu être fidèle à la musique historique, c’est-à-dire, à la revalorisation des répertoires aussi bien spécifiques qu’universels des musiques d’Europe, de la Méditerranée et du monde entier.

Jordi Savall a commencé sa formation musicale dès l’enfance. Il a commencé par chanter dans le chœur d’Igualada (Catalogne), sa ville natale ; puis il a complété ses études musicales en se spécialisant dans le violoncelle pour terminer son cursus au Conservatoire de Barcelone (1964). En 1965, il commence à étudier, en autodidacte, la viole de gambe et la musique ancienne (Ars Musicae) ; à partir de 1968, il parfait sa formation à la Schola Cantorum Basilensis (Suisse) où, en 1973, il succède à son maître August Wenzinger et où il continue d’enseigner et donne des cours magistraux. Avec trois formations musicales comme Hespèrion XXI (1974), La Capella Reial de Catalunya (1987) et Le Concert des Nations (1989), fondés conjointement avec Montserrat Figueras, Jordi Savall explore et crée un univers d’émotions et de beauté, et les offre au monde et à des millions d’amoureux de la musique tout en faisant découvrir la viole de gambe et les musiques d’ici et d’ailleurs tombées dans l’oubli : c’est ainsi qu’il s’est imposé comme l’un des principaux défenseurs de la musique ancienne.

Grâce à sa remarquable participation au film d’Alain Corneau Tous les matins du monde, (César de la meilleure musique de film), à son intense activité concertiste (plus de 140 concerts par an), discographique (6 enregistrements par an) et grâce à la création de son label d’édition musicale, Alia Vox (1998), il est parvenu à prouver que la musique ancienne n’est pas obligatoirement élitiste et qu’elle peut intéresser tout le monde et s’adresser à un public toujours plus jeune et nombreux.

Dans le répertoire de l’opéra, il faut souligner sa participation à la découverte d’Una cosa rara (représentée en 1991) et Il burbero di buon cuore (représentée en 1995 et en 2012) de Vicent Martín i Soler. En 1993, il présente pour la première fois au Gran Teatre del Liceu l’Orfeo de Claudio Monteverdi, (qui fut enregistré en 2002 en direct par BBC-Opus Arte puis édité en DVD). Il a également dirigé le Farnace de Vivaldi au Teatro de la Zarzuela de Madrid (2001), à Bordeaux (2003), à Vienne (2005), à Paris (2007), édité en CD par AliaVox. Il a également dirigé Orfeo ed Euridice de J. J. Fux représenté au Festival Styriarte de Graz en 2010, et Il Teuzzone de Vivaldi interprété en 2011 en version semi concertante à l’Opéra Royal de Versailles.

Ses plus de 50 ans dédiés à la récupération du patrimoine musical lui ont valu de nombreuses distinctions :

Officier de l’Ordre des Arts et Lettres par le ministère de la Culture français (1988).
La Generalitat de Catalunya lui a décerné la Creu de Sant Jordi (1990).
« Musicien de l’Année » par Le Monde de la Musique (1992).
« Soliste de l’Année » aux 8è Victoires de la Musique (1993).
Le ministère de l’Éducation et la Culture espagnol lui a décerné la Médaille d’Or des Beaux Arts (1998).
« Membre d’Honneur » du Konzerthaus de Vienne (1999).
« Prix d’Honneur » de la Fondation Jaume I de Valence.
Docteur Honoris Causa par l’Université Catholique de Louvain (Belgique).
Prix « Victoire de la Musique » pour son parcours professionnel (2002).
Médaille d’Honneur du Parlement de Catalogne (2003).
Docteur Honoris Causa par l’Université de Barcelone en 2006.
Docteur Honoris Causa par l’Université d’Évora (Portugal) en 2007.
Ambassadeur de l’Union Européenne pour « le Dialogue Interculturel et Artiste pour la Paix » au sein du programme « Ambassadeur de Bonne Volonté de l’UNESCO », avec Montserrat Figueras (2008).
Nomination à Ambassadeur de l’année 2009 de la créativité et l’innovation pour l’Union Européenne (2009)
Prix Händelpreis der Stadt Halle 2009 en Allemagne (2009).
Prix National de Musique décerné par le Conseil National de Culture et des Arts de Catalogne pour son parcours professionnel et le livre-disque Jérusalem, la ville des deux Paix (2009)
Prix Méditerranée décerné par le Centre Méditerranéen de Littérature à Perpignan en compagnie de Montserrat Figueras (2009).
Prix International Unescocat avec Montserrat Figueras (2009).
Praetorius Musikpreis Niedersachsen 2010 (prix Praetorius de Musique) du ministère de la Culture et la Science de Basse Saxe dans la catégorie Internationaler Friedensmusikpreis (Prix international de Musique pour la Paix)
Meilleur Interprète de Musique Classique de la Real Academia de las Artes y las Ciencias – Prix de la Musique (14e édition) pour le disque The Celtic Viol (2010).
Meilleur Interprète de Musique Classique de la Real Academia de las Artes y las Ciencias – Prix de la Musique (15e édition) pour le disque The Celtic Viol II (2011).
Distinctions: “Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres” et “Chevalier” dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur par le ministère de la Culture français en 2011
Léonie Sonning Music Prize 2012, le Prix prestigieux décerné par The Léonie Sonning Music Foundation du Danemark (2012)
York Early Music Festival Lifetime Achievement Award 2012
Nomination à Doctor Honoris Causa de l’Université de Bâle (Suisse 2013)
Prix Atlàntida décerné par l’Union des Editeurs de Catalogne (2013)
Médaille d’Or de la Generalitat de la Catalogne (Octobre 2014)
Jordi Savall a reçu le prix Helena Vaz da Silva 2015 au siège de la Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, une récompense attribuée à des artistes qui défendent et diffusent le patrimoine culturel européen.
Il a également reçu la Médaille d’Or du Círculo de Bellas Artes de Madrid (2015).
Nomination à Doctor Honoris Causa de l’Université de Utrecht (Hollande 2016)

Son importante discographie, de plus d’une centaine d’enregistrements avec plusieurs labels discographiques comme EMI, ASTREE/AUVIDIS et ALIA VOX, a également reçu de nombreuses récompenses parmi lesquelles il faut souligner :

Grand Prix de l’Académie du Disque Français (1988 – 1989)
Grand Prix de l’Académie Charles Cros (1989 i 1993)
Prix de l’Académie du Disque Lyrique (1990)
Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque (1992)
César à la meilleure musique pour le film Tous les Matins du monde (1992)
Prix Fondazione Giorgio Cini de Venise (1995)
En 2003, il a reçu le Prix de la critique allemande Preis der deutschen Schallplattenkritik.
Plusieurs Midem Classical Awards (1999, 2000, 2003, 2004, 2005, 2006, 2008 et 2010).
L’album Don Quijote de la Mancha: Romances y Músicas a été récompensé avec le Midem Classical Awards dans la catégorie Musique ancienne et a été élu Disque de l’Année 2006. En outre, cet album a été l’un des cinq nominés aux prix Grammy Awards 2006 à Los Angeles (USA).
En 2008, l’album Christophorus Columbus. Paraísos perdidos a reçu le prix de Musique ancienne du Midem Classical Awards.
Le livre-disque Jérusalem. La Ville des deux Paix a reçu le Prix Orphée d’Or de l’Académie du disque lyrique 2008, le Prix Caecilia 2008 au meilleur disque de l’année de la presse belge et le Midem Classical Award 2010.
Grammy Award 2011 dans la catégorie “Best Small Ensemble Performance” pour le livre-disque Dinastia Borgia et l’International Classical Music Awards (ICMA) dans la catégorie “Early Musique”.
Le CD J. Ph. Rameau: L’Orchestre de Louis XV (Alia Vox 2011) a reçu l’International Classical Music Awards 2012 (ICMA) dans la catégorie « Baroque Instrumental ».
Le livre-disque Erasmus van Rotterdam : L’Éloge de la Folie obtient l’International Classical Music Awards 2014 dans la catégorie « Early Music »
Le livre-disque Bal-Kan. Honey and Blood, Cycles of Life obtient l’International Classical Music Awards 2015 dans la catégorie « Early Music »
Le livre-disque Guerre et Paix 1614-1715 obtient l’International Classical Music Awards 2016 dans la catégorie « Best Collection »

Ses concerts ont eux aussi reçus diverses distinctions :

En 2014, le concert Jérusalem : la ville des deux Paix représenté au Melbourne Recital Centre et au Sydney Opera House reçoit le Prix Helpmann Awards 2014 en tant que Meilleur concert de Chambre ou d’Ensemble Instrumental reconnaissant la valeur des musiques interprétées qui parcourent l’histoire de plus de 3000 ans.
En 2013, Jordi Savall et Andrew Lawrence-King avaient obtenu le 13th Annual Helpmann Awards dans la catégorie « Meilleur concert de Chambre ou d’Ensemble instrumental » pour leur concert donné cette année-là au Melbourne Recital Centre.

JORDI SAVALL

Mise à jour le : 02/11/2023 Sur

https://www.opera-bordeaux.com/jordi-savall-807

Dans l’univers de la musique actuelle, Jordi Savall tient une place exceptionnelle. Depuis plus de trente ans, il fait connaître au monde des merveilles musicales abandonnées dans l’obscurité et l’indifférence : jour après jour, il les lit, les étudie, et les interprète, avec sa viole de gambe ou comme chef d’orchestre. C’est un répertoire essentiel rendu à tous les mélomanes curieux et exigeants. Un instrument, la viole de gambe, d’un raffinement au-delà duquel il n’y a que le silence, a été soustrait aux seuls « happy few » (cercle intime) qui le révéraient. Avec trois ensembles musicaux fondés avec Montserrat Figueras : Hespèrion, La Capella Reial de Catalunya et Le Concert des Nations, les deux interprètes créent un univers rempli d’émotions et de beauté, offert à tous ces passionnés de musique. Le monde entier les salue à travers leurs concerts et leurs productions discographiques, comme les principaux défenseurs de tant de musiques oubliées.
Jordi Savall est l’une des personnalités musicales les plus polyvalentes de sa génération. Concertiste, pédagogue, chercheur et créateur de nouveaux projets musicaux et culturels, il se situe parmi les acteurs essentiels de l’actuelle revalorisation de la musique historique. Sa participation fondamentale au film d’Alain Corneau Tous les Matins du Monde (César de la meilleure bande son), son intense activité de concerts (environ 140 par an), sa discographie (6 enregistrements par an) avec récemment la création d’Alia Vox – son propre label d’édition – nous prouvent que la musique ancienne n’est en rien élitiste et qu’elle peut intéresser, dans le monde entier, un public chaque fois plus jeune et plus nombreux.
Comme bien des musiciens, Jordi Savall a commencé sa formation à 6 ans au sein d’un chœur d’enfants à Igualada (Barcelone), sa ville natale, la complétant par des études de violoncelle, terminées au Conservatoire de Barcelone (1964). En 1965, il commence en autodidacte l’étude de la viole de gambe et de la musique ancienne (Ars Musicae), et se perfectionnera à partir de 1968 à la Schola Cantorum Basiliensis (Suisse). En 1973, il succède à son maître August Wenzinger à Bâle, y donne des cours et des master-classes.
Au cours de sa carrière, il a enregistré plus de 160 CD. Parmi les distinctions qu’il a reçues, il faut souligner : Officier de l’Ordre des Arts et Lettres (1988), la  Creu de Sant Jordi (1990), Musicien de l’année au  Monde de la Musique (1992) et Soliste de l’année des Victoires de la Musique (1993), Médaille d’Or des Beaux Arts (1998), Membre d’honneur de la Konzerthaus de Vienne (1999), Docteur Honoris Causa de l’Université Catholique de Louvain (2002), Victoire de la musique pour l’ensemble de sa carrière (2002) et en 2003, la Médaille d’Or du Parlement de Catalunya, le Prix d’Honneur de la Deutsche Schallplattenkritik, Doctor Honoris Causa de
l’Univesrité de Barcelone (2006) et divers « Midem Classical Awards » (1999, 2000, 2003, 2004, 2005). En 2006, l’album « Don Quichote de la Mancha » a non seulement été recompensé dans la catégorie « Musique ancienne », mais il a aussi créé l’événement en étant élu « Disque de l’année ». Cet album a été ainsi nominé aux Grammy Awards dans la catégorie de musique classique.Jordi Savall a dirigé à Bordeaux l'opéra L'Orfeo de Monteverdi en version concert du 10 au 14 mars 2007 et le concert Jerusalem en décembre 2009.

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