Le saxophone baryton

Saxophoniste avec saxophone baryton

Lire la suite Au fil de l'histoire du jazz sur : https://pad.philharmoniedeparis.fr/0798693-histoire-jazz-sax-baryton-description.aspx?_lg=fr-FR
Présentation
Instrument à vent à anche simple, le saxophone appartient à la famille des bois en dépit de sa facture presque toujours métallique. La famille brevetée en 1856 par Adolphe Sax comprend principalement le sopranino en mi bémol, le soprano en si bémol, l’alto en mi bémol, le ténor en si bémol, le baryton en mi bémol et le basse en si bémol. Le baryton, s’il n’est pas le plus utilisé des saxophones, fut néanmoins le premier à être construit. À la différence de l’alto et du ténor, son utilisation dans le répertoire « classique » se limite à son rôle dans les quatuors de saxophone tel celui d’Alexandre Glazounov (1932). Il est également assez peu exploité par les compositeurs du XXe siècle, Betsy Jolas ou Giacinto Scelsi constituant des exceptions. C’est au jazz qu’il doit une véritable mise en valeur même si, comme dans l’ensemble des musiques populaires, il y figure nettement en retrait au regard de l’alto et du ténor. Ses caractéristiques techniques et musicales ont conduit à une progressive spécialisation des saxophonistes baryton, tant au sein des orchestres que dans le jeu soliste.
Organologie et fonctionnement de base
Le fonctionnement général du saxophone baryton se rapproche de celui des autres membres de sa famille instrumentale. La mise en vibration de l’anche simple sous l’effet d’une poussée d’air engendre une onde acoustique dont le mouvement oscillatoire est favorisé par la perce conique du tuyau sonore. Cette conicité entraîne également l’existence de deux régimes de fréquence (grave et aigu) correspondant, en terme de résonance harmonique, aux deux premiers partiels du son fondamental. Pour cette raison, le saxophone est un instrument « octaviant ». Le spectre sonore est façonné par la matière et la longueur du tuyau, mais également par les caractéristiques de l’anche et de la pince, pour faire du saxophone l’un des instruments à vent les plus souples et les plus expressifs.
Tous les saxophones se composent d’un bec, sur lequel est fixée l’anche au moyen de la ligature, d’un bocal reliant le bec au corps de l’instrument, enfin d’une culasse et d’un pavillon. Le baryton se distingue, outre sa plus grande taille, par la forme recourbée du tuyau à l’extrémité supérieure du corps. La hauteur des notes perçues dépendant de la longueur totale du tuyau, le baryton est l’un des plus graves des saxophones. De 18 à 21 trous de registre sont percés le long du corps de l’instrument, obturés ou ouverts par des tampons étanches eux-mêmes actionnés par des clés, leviers ou spatules. Ces trous, agissant comme un raccourcissement artificiel de la longueur du tuyau, permettent d’obtenir toutes les notes de la gamme tempérée. Instrument dit « transpositeur », le baryton est en mi bémol grave, ce qui signifie qu’à un do lu correspond un mi bémol distant d’une treizième majeure inférieure. Parmi les améliorations successives apportées à la factures des saxophones (pour l’étanchéité ou la discrétion du mécanisme, par exemple), l’une concerne l’extrême grave du baryton permettant d’atteindre le la au moyen d’une clé actionnée par le pouce.
La sonorité du saxophone est déterminée par plusieurs facteurs, dont la facture de l’instrument lui-même, la matière du bec et ses caractéristiques internes. Le choix de l’anche n’est pas moins déterminant sur la qualité du son. Les saxophonistes se distinguent également par leur embouchure ou pince, soit la nature et la puissance de la pression exercée sur l’anche et le bec par la mâchoire inférieure, mais aussi par le volume donné à la cavité buccale et le soutien apporté à l’entretien de la colonne d’air. Le baryton, de par l’important volume interne de son tuyau, exige du souffleur une quantité d’air supérieure à celle requise par l’alto et le ténor, avec une pression généralement moindre, celle-ci dépendant toutefois des qualités de l’anche et du bec. Du grave à l’aigu, son timbre est moins homogène que celui du ténor et surtout de l’alto. Dans le jazz, notamment, est exploité le fort contraste qu’il permet d’atteindre entre un grave riche et large, puissant voire percutant, et un registre aigu doux et flûté. Sa fluidité naturelle peut parfois atteindre une très forte expressivité si l’émission recherche la saturation du timbre par les harmoniques.
De gauche à droite : saxophones soprano, ténor et baryton © Albert Giordan - Philharmonie de Paris - Musée de la musique
Techniques et effets spécifiques au jazz
Le saxophone baryton ne dispose pas des qualités de ses congénères plus aigus, qui leur ont permis de rivaliser, puis de s’imposer sur la clarinette, la trompette et le trombone dans le jeu soliste. Il reste, pour cette raison, d’un emploi plus restreint. Il possède en revanche une aptitude équivalente à épouser les qualités vocales et la personnalisation de la sonorité qui distinguent les instrumentistes de jazz de l’approche plus normative du timbre qui prévaut dans le répertoire « classique ».
L’ensemble des techniques développées par les saxophonistes de jazz, notamment à l’alto et au ténor, s’applique de la même façon au baryton : vibrato, effets vocaux expressifs (grow, inflexions ou courbures du son, mise en valeur du souffle), intégrations de ghost notes (notes fantômes) dans le phrasé, double ou triple détaché, subtiles altérations du timbre, en particulier par l’usage de faux-doigtés, techniques partagées par la musique contemporaine (jeu pizzicato ou slap, attaque de clés, chant dans l’instrument, respiration continue). La longueur importante de la colonne d’air en mouvement à l’intérieur du tube permet, au baryton, d’amplifier l’effet produit par certains de ces effets. Ainsi, les improvisateurs contemporains (François Corneloup, Daunik Lazro) affectionnent-ils le recours systématique à des effets de turbulence ou de perturbation de l’émission sonore au moyen de doigtés spéciaux.
Techniques et effets spécifiques au jazz
Le saxophone baryton ne dispose pas des qualités de ses congénères plus aigus, qui leur ont permis de rivaliser, puis de s’imposer sur la clarinette, la trompette et le trombone dans le jeu soliste. Il reste, pour cette raison, d’un emploi plus restreint. Il possède en revanche une aptitude équivalente à épouser les qualités vocales et la personnalisation de la sonorité qui distinguent les instrumentistes de jazz de l’approche plus normative du timbre qui prévaut dans le répertoire « classique ».
L’ensemble des techniques développées par les saxophonistes de jazz, notamment à l’alto et au ténor, s’applique de la même façon au baryton : vibrato, effets vocaux expressifs (grow, inflexions ou courbures du son, mise en valeur du souffle), intégrations de ghost notes (notes fantômes) dans le phrasé, double ou triple détaché, subtiles altérations du timbre, en particulier par l’usage de faux-doigtés, techniques partagées par la musique contemporaine (jeu pizzicato ou slap, attaque de clés, chant dans l’instrument, respiration continue). La longueur importante de la colonne d’air en mouvement à l’intérieur du tube permet, au baryton, d’amplifier l’effet produit par certains de ces effets. Ainsi, les improvisateurs contemporains (François Corneloup, Daunik Lazro) affectionnent-ils le recours systématique à des effets de turbulence ou de perturbation de l’émission sonore au moyen de doigtés spéciaux.
Auteur : Vincent Cotro
Lire la suite "Au fil de l'histoire du jazz" sur https://pad.philharmoniedeparis.fr/0798693-histoire-jazz-sax-baryton-fil.aspx
Lire sur : https://www.imusic-school.com/ blog/fr/encyclopedie/instruments/saxophone-baryton/?
Qu’est-ce que le saxophone baryton ?
Le saxophone baryton est un instrument de musique aérophone, de la famille des bois. C’est le plus gros des saxophones fréquemment utilisés. Il est très lourd, coûteux et demande des capacités physiques particulières. Son bocal est complexe, formant plusieurs boucles.

L’origine du saxophone baryton
Le saxophone a été inventé en 1840 à Bruxelles, par le facteur d’instrument belge Adolphe Sax (1814-1894). Il améliora un instrument appelé l’ophicléide en y adaptant une embouchure de clarinette.
La tessiture du saxophone baryton
La tessiture du saxophone baryton comprend deux octaves et demi.
La tessiture du saxophone baryton en sons réels

Illustration tessiture du saxophone baryton en sons réels
La tessiture du saxophone baryton sur la partition
L’utilisation du saxophone baryton en musique. Le saxophone baryton est utilisé en musique classique et particulièrement dans le quatuor de saxophones, dont il est un des membres, aux côtés du saxophone soprano, du saxophone alto et du saxophone ténor.
Il est par contre très utilisé dans les orchestres d’harmonie, les orchestres militaires et les big bands.
Lire sur : https://www.imusic-school.com/ blog/fr/encyclopedie/instruments/saxophone-baryton/?
Découvrez les cours de saxophone sur imusic-school
/https%3A%2F%2Fwww.radiofrance.fr%2Fs3%2Fcruiser-production%2F2019%2F02%2F7c2862e1-bcad-414e-9d2d-d98f04f4591e%2F1200x680_merlin_1280x720.jpg)
Histoire du saxophone baryton jazz, avec Jean-Charles Richard
Aujourd'hui, nous allons reprendre une fois encore le fil de cette aventure du jazz en parcourant près d'un siècle de musique à travers l'histoire d'un instrument qui s'est construit une place ...
Thomas.
Post info separator le 27 janvier 2025 sur : https://www.superprof.fr/blog/saxophone-baryton-son/
À quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde ?
Emil Cioran
C’est plein, moelleux, vibrant, d’une force énorme.
Hector Berlioz
Si le saxophone a été inventé en XIXe siècle (par un certain Adolphe Sax !), le baryton (baritone en anglais) fait partie des types de saxophones les plus utilisés. En deux mots, celui-ci est accordé en mi♭, et se distingue par sa tessiture assez profonde, puissante, riche, et surtout : grave.
Par rapport au saxophone alto, ténor, ou encore soprano, on le reconnaît à sa taille imposante, qui nécessite une certaine maîtrise. Dans les ensembles de musique, le baryton est donc une base assez essentielle, notamment au niveau de l'harmonie et de la rythmique.
Mais comment savoir si le saxophone baryton est fait pour nous ? Et surtout : comment bien le choisir ? Bec, anche, marques, prix, taille : voici tout ce qu'il faut savoir pour ne pas se tromper !
Le saxophone baryton et ses caractéristiques
Parmi les types de saxophones, le baryton fait donc partie des plus utilisés. Sa tessiture va du du la♭ grave (ou si♭ selon les modèles) jusqu'au fa aigu. Sa sonorité profonde fait écho à son poids et à sa taille, qui nécessitent souvent l'usage d'un harnais ou d'une sangle. Nous y reviendrons !
On le reconnaît également à travers la projection sonore. Cette dernière est parfaitement adaptée pour le style jazz, mais aussi certaines musiques classiques. Il s'agit d'ailleurs d'un instrument transpositeur en mi♭, qui couvre environ deux octaves et une sixte majeure.
Un saxophone baryton peut peser entre 6 et 7 kg !
Mais on ne reconnaît pas uniquement le baryton à cela ! En effet, ce type de saxophone est reconnaissable grâce à son tube recourbé, ainsi qu'à différents détails qui le constituent. Des détails qui, mis bout à bout, en font un instrument unique, qui ne trompe pas lorsqu'on est devant :
- Le corps en laiton et son pavillon évasé,
- L'anche fixée sur le bec (comme tous les saxophones !),
- Le bec en ébonite ou en métal,
- La ligature qui maintient les anches en place.
Le saxophone baryton est composé de plusieurs éléments clés :
- Corps : fabriqué en laiton, il comprend un tube principal recourbé et un pavillon évasé, qui contribuent à sa sonorité profonde,
- Bec : généralement en ébonite (son plus rond) ou en métal (plus puissant), il détermine en partie la qualité du son produit. Plus il est ouvert, plus le son est puissant,
- Anche : fine lamelle de roseau fixée sur le bec, essentielle à la production du son. Celles du baryton sont larges et épaisses,
- Ligature : dispositif qui permet de maintenir l'anche en place sur le bec, et d'influencer la réponse et la tonalité de l'instrument. Elle est en métal, en cuir ou en tissu,
- Les accessoires : la sangle ou le harnais sont importants pour jouer confortablement du saxophone baryton. En l'occurrence, on privilégie les harnais en forme de gilet, afin de répartir la charge sur les épaules. On pourrait également citer les supports de saxophones et les repose-pieds, pour les longues sessions de jeu.
Saxophone baryton : son usage en jazz et en musique orchestrale
On l'aura compris, le baryton est un saxophone particulier, à la tessiture grave et à la taille imposante. De ce fait, tous les musiciens ne l'utilisent pas de la même façon. On le retrouve principalement chez les jazzmen, mais aussi dans la musique orchestrale.
Dans l'histoire du jazz, il s'est imposé grâce à sa sonorité chaude, mais aussi pour la profondeur qu'il apporte. Dans les big bands, par exemple, il permet de renforcer la basse.
Dans la musique classique et la musique orchestrale traditionnelle, on le retrouve dans certaines lignes de basse, ou en écho à d'autres instruments comme le tuba ou les bassons.
Voici quelques références de grands noms pour chaque style musical, des plus connus en passant par les plus confidentiels. Des références qui sont connues (et souvent reconnues) pour avoir fait usage du baryton dans leurs créations :
Jazz
Gerry Mulligan, Pepper Adams, Leo Pellegrino, Harry Carney, Serge Chaloff.
Musique d'orchestre
Claude Debussy (Rapsodie pour orchestre et saxophone), Philippe Geiss.
Tous ces artistes ont pour point commun de maîtriser toutes les particularités liées au baryton. Contrairement au saxophone ténor ou à l'alto, cela signifie qu'il sont capables de :
Gérer leur souffle, en raison de sa grande taille qui nécessite un contrôle de la colonne d'air,
S'adapter à l'embouchure plus détendue, avec un bec plus large, et ne pas faire de son étouffé,
Maîtriser les techniques d'articulation :
- Growl : faire vibrer les cordes vocales en même temps que l'émission du son (effet rauque),
- Slap tongue : faire claquer la langue contre l'anche, pour accentuer la rythmique,
- Jeu en harmonique : étendre la tessiture de l'instrument, et explorer de nouvelles sonorités,
- Bends : faire des flexions de notes,
- Multiphoniques : jouer plusieurs sons en même temps, Etc.
Mais au-delà d'être un élément de taille dans l'histoire de la musique, le "baritone" est aussi un type de saxophone qui, du bec aux anches, en passant par la boîte, a un certain prix !
La création du saxophone, toute une histoire !
Adolphe Sax est celui qui a créé le saxophone dans les années 1840 à Paris. L'inspiration lui est venue après avoir observé les faiblesses des instruments existants auparavant. Dans cette perspective, Sax voulait combiner la projection sonore des cuivres et la flexibilité des bois. Le saxophone fut breveté en 1846, et au moment de sa création, le contexte était celui où la musique militaire et orchestrale évoluait. Sax a rencontré une résistance, car son invention modifiait les conventions musicales établies ! Cependant, avec le temps, le saxophone s’est imposé dans différents genres musicaux, notamment le jazz et la musique classique. Le baryton n'y échappe pas !
Thomas.
Post info separator le 27 janvier 2025 sur : https://www.superprof.fr/blog/saxophone-baryton-son/
Faire connaissance avec un saxophone au registre d'orchestre grave
Lire sur : https://www.les-instruments.com/bois/sax-baryton.php
Jouer du saxophone baryton
Assez cher, et avec des notes parmi les plus basses de la famille des saxophones, est le saxophone baryton.
Son attrait esthétique rond, au haut du corps tourmenté (une boucle en limite les dimensions pour rendre la tenue de l'instrument possible), annonce la couleur chaleureuse de sa sonorité. Si le la grave n'est pas une priorité et que vous vous suffisiez d'un modèle descendant jusqu'au sibémol, des saxophones baryton d'occasion de marques sont vendus à des prix raisonnables.
L'émission du registre grave du saxophone baryton ne présente pas de difficultés contrairement à se qui pourrait paraître, et la prise d'embouchure n'est aucunement inconfortable (attention, c'est une expression sensitive faisant allusion aux muscles et à la disposition des lèvres et des dents par rapport au bec; les saxophonistes jouent avec un bec et une anche, les cornistes sur une embouchure, ne confondez pas l'expression et le matériel).
Les instruments à vent de grande dimension déplacent un gros volume d'air dans la perce qui exige du pratiquant de reprendre son souffle sur de courte période, faible pression à l'entrée du bec et finalement après deux heures de jeu peu de fatigue au regard d'un saxophone alto ou soprano (la partie d'une basse bien que soutenue n'a pas non plus la même présence en orchestre).
Tessiture réelle du saxophone baryton
Transpose la partition d'une 13me majeure en-dessous;
avec une clé la grave joue du do(1) → la(3). Sa partie est écrite en clé de sol.

Solo au sax baryton
Solo de saxophone baryton
Le jeu clefs du saxophone baryton permet de jouer les graves en soliste avec virtuosité. Un plaisir inconnu du clarinettiste, flûtiste et solistes habituels, est "l'écoute" de l'instrument: les tampons plaqués sur les cheminées, le mécanisme, ajoutent de la couleur au timbre déjà riche du baryton et participent aux formants du saxophone.
Il appartient comme tous les saxophones à la grande famille des bois, son registre grave, son matériau, sa taille n'y changent rien. Son aigu est à travailler afin de ne pas trop perdre en homogénéité sur sa tessiture (son défaut), un saxophone baryton d'occasion de facture moyenne devient vite "nasillard" sur ce registre.
Pour étoffer les pupitres aux postes vacants, les associations musicales, les orchestres d'harmonie, ont recours au prêt de matériels de musique, parmi lesquels des "gros tubes" (nom familier des basses, tubas...), et saxophones barytons (famille des bois). Ce peut-être une occasion pour un saxophoniste (notamment alto mibémol de passer au sax baryton mibémol (une octave en-dessous), sur des partitions différentes, dans tous les cas une expérience à tenter.
Les saxophones graves si bémol et mi bémol
Si L'allusion au saxophone basse sibémol est légitime il est surfait de parler du saxophone contrebasse mibémol inusité (relayé au musée). Le sibémol sonne une octave sous le saxophone ténor, son prix élevé ne favorise pas son émancipation chez les musiciens mais les orchestres à vent ouvrent grand leurs pupitres quand il s'en invite un. Je n'en ai croisé qu'à la clôture d'un festival rassemblant des centaines de musiciens pour l'exécution d'une oeuvre contemporaine intitulée Fanfares pour une nuit d'été de J.Komives, ce "joyeux troupeau" demeure un étonnant souvenir et une rencontre.
Sa tessiture est du labémol(-1) → rébémol(3) [ou jusqu'au mi(3) sur les saxophones basse modernes].
Ces saxophones graves, baryton et basse, possèdent une clé d'eau pour chasser la salive et la condensation accumulées dans la potence supérieure.
Des accessoires
L'utilisation d'un harnais à la place d'une large cordelière se comprend: sans l'avoir employé il se devine plus conforme à la morphologie du corps humain en répartissant la charge; pour cette raison les saxophonistes d'orchestre n'ont pas à hésiter. Une béquille est parfois intégrée ou en est en option.
Cependant ce qui se révèle être un accessoire passablement inutile pour l'un est à considérer pour l'autre, le support (stand vertical) est de ceux-là, si vous avez à changer de saxophones la question ne se pose pas, le support est un pré requis. Pour les autres... à chacun de juger.
Reste l'écouvillon évidemment (fin de répétition, laisser votre baryton sur ou dans sa boite ouverte, l'air y circulera jusqu'à votre départ).
Le répertoire
Idéalement placé dans le quatuor avec de nombreuses transcriptions classiques mais aussi originalement composées pour saxophones, les musiciens partagent leurs temps dans les harmonies, les big bang ou groupes de jazz. Les pièces solistes contemporaines et classiques sont rares et il est plus intéressant de se tourner vers les grandes figures de jazz pour le découvrir.
Lire sur : https://www.les-instruments.com/bois/sax-baryton.php
https://www.instrumentsdumonde.fr/instrument/153-Saxophone-baryton.html
Le SAXOPHONE BARYTON est le plus grand des saxophones couramment utilisés. Il fut inventé vers 1840 par Adolphe Sax, d'origine belge. Le son du saxophone baryton est rauque et chargé d'émotion. Autrefois utilisé dans les orchestres militaires, il est désormais quasiment réservé au jazz, en solo ou comme instrument d'accompagnement.
Famille Bois
Tessiture Environ 2 octaves et demie.
Matériau Cuivre laqué.
Dimensions 1,10 m de hauteur.
Origines
Le saxophone a été inventé à Bruxelles par un Belge, Adolphe Sax, aux alentours de 1840. Au total, Sax a inventé une famille de 14 saxophones de tailles différentes, du soprano à la contrebasse. Le baryton a peut-être été le 1er instrument de la famille.
Classification
Aérophone : le son est produit par la vibration d'une colonne d'air.
Et aussi...
Adolphe Sax a inventé le saxophone en apposant une embouchure de clarinette sur un ophicléide, un instrument aujourd'hui tombé en désuétude.


https://www.instrumentsdumonde.fr/instrument/153-Saxophone-baryton.html
https://www.tampons-a-la-clef.fr/post/2009/09/01/Histoire-de-la-facture-du-saxophone
Le belge Antoine Joseph Sax, dit Adolphe Sax (1814-1894), a cherché inlassablement à perfectionner les instruments de musique, et plus particulièrement les instruments à vent ; il en a amélioré la justesse, la qualité de la sonorité ainsi que la facilité de jeu (il a déposé 33 brevets).
Le tout premier saxophone construit par Sax, à Paris, en 1842, était un saxophone baryton en fa. Ce tout premier saxophone présentait toutes les caractéristiques du saxophone actuel : tube métallique à perce conique, bec à anche simple et système de clés Boehm.
En 1844, le saxophone est exposé pour la première fois à l'Exposition Industrielle de Paris. Le 3 février de cette même année, Berlioz, un grand ami de Sax, dirige lors d'un concert son choral « Chant Sacré » qui inclut le saxophone. En décembre, le saxophone fait ses débuts d'orchestre au conservatoire de Paris dans l'opéra de Georges Kastner, « Le Dernier Roi de Juda ».
Le 21 mars 1846, Sax dépose son brevet pour « un système d'instruments à vent dits saxophones » qui comporte huit instruments. La réorganisation complète des musiques régimentaires et l'adoption par l'armée française, en 1845, des instruments de son invention (saxhorns, saxophones, saxotrombas) ont placé Sax en position de monopole de fourniture de ces instruments.
Le brevet d'invention de Sax expire en 1866 La compagnie Millereau fait alors breveter le Saxophone-Millereau, qui possède une clé de fa# bifurquée. En 1881, Sax étend son brevet d'invention original : il allonge le pavillon pour inclure un si et un la grave, et étend également vers le haut en ajoutant fa# et sol à l'aide d'une quatrième clé d'octave.
Entre 1886 et 1887, l'Association des Ouvriers invente la clé de trille pour le do main droite, le système de demi-trou pour les premiers doigts de la main, l'anneau de réglage d'accord et la double clé. Elle améliore également le sol articulé pour que la clé de sol puisse être maintenue tandis que n'importe quel doigt de la main droite est employé, améliore le fa# bifurqué et ajoute un si grave. Lecomte inventera en 1888 la clé d'octave simple ainsi que des rouleaux pour le modèle mi-ut basse.
A partir de la fin du 19ème, et surtout au début du 20ème siècle, se développe l'industrie américaine du saxophone. Quatre marques ont particulièrement marqué cette phase : Buescher (le premier), King, Conn et Martin. Les saxophones King ont été les principaux challengers de Selmer et le Super 20 est resté en tant que saxophone alto la référence (Charlie Parker, Canonball Aderley...). Les premiers King sont en fait fabriqués en Allemanque par Köhlert. C'est aussi chez Köhlert que Julius Keilwerth fait son apprentissage (ainsi que chez Amati). Les Köhlert, aujourd'hui oubliés (et dont la marque est encore utilisées pour d'horribles saxophones premier prix) ont donc contribué à donner la trame des saxophone au son plus gras que l'on trouve chez King (USA) ou Keilwerth (Allemagne), distinct du son clair des Selmer, Yamaha ou Yanagisawa. Conn a été dominant jusqu'à la seconde guerre mondiale (voir les premiers album de Dexter Gordon par exemple) mais la réquisition des usines dans le cadre de l'effort de guerre a porté un coup fatal. Martin est la moins connue des quatre mais a produit des saxophones remarquables (Martin est plus connu des trompetistes : Miles Davis). Ces grandes marques vont progressivement être battues par Selmer avec le Mark VI et disparaître. Quelques modèles sont aujourd'hui très prisés : Conn 10M (ou 30M); King Super 20 full pearl (bocal en argent, nacres latérales => l'un des plus beau et bon saxophone jamais produit); The Martin comittee.
La société Adolphe Sax & Cie a été rachetée par la société H. Selmer & Cie en 1928 (le premier saxophone Selmer modèle 22 est né en 1921). Depuis lors, l'entreprise Selmer a participé à l'amélioration de la fabrication des saxophones, ce qui lui a valu de conquérir le marché américain et de s'imposer en Europe. Les autres anciens facteurs de saxophones (Buffet-Crampon, Millereau, Gautrot, Couesnon) présents à la fin du 19e siècle, ont été progressivement supplantés par des marques internationales : Köhlert puis Keilwerth, Adler, Huller (Allemagne), Yamaha et Yanagisawa (Japon).
https://www.tampons-a-la-clef.fr/post/2009/09/01/Histoire-de-la-facture-du-saxophone