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Publié par J.L.D.

Guitare électrique modèle Telecaster Fender - Musée de la musique

Numéro d'inventaire :
E.994.13.1
Facteur :
Fender
Lieu de fabrication :
Fullerton, États-Unis
Date de fabrication :
1953

Qu'est-ce qui rend les Telecasters si spéciales ?
La Telecaster est populaire grâce à sa capacité à produire à la fois un son brillant, riche et incisif (le twang country typique de la Telecaster) et un son jazz doux, chaud et bluesy selon le micro sélectionné, respectivement le micro « chevalet » ou le micro « manche », et en ajustant le contrôle de tonalité.

Albert Collins , le « Maître de la Telecaster ». Albert Gene Collins (1er octobre 1932 – 24 novembre 1993) était un guitariste et chanteur de blues électrique américain au style de guitare unique. Il était réputé pour son jeu puissant et son utilisation d'accordages alternatifs et d'un capodastre.

Albert Collins avec sa Telecaster 

Au pays du blues  Albert Collins

Sur : http://aupaysdublues.free.fr/artiste.php?code_art=acollins

Albert Collins débute sa carrière en se produisant au fil des années 50 dans divers clubs de Houston et de ses environs. À partir de 1958, il commence à enregistrer ses premiers titres. Développés autour de la thématique du froid (The Freeze, Frosty...) ces morceaux lui valent le surnom de « The Iceman ». L'idée lui serait venu un soir de tempête de neige dans sa voiture, alors que les essuie-glace étaient gelés. Sorti en 1962, Frosty est un premier succès commercial, mais sans véritable suite pour Albert Collins, dont la carrière ne décolle pas vraiment au-delà du Texas.

Un premier tournant survient en 1968 lorsque Albert Collins est "découvert" lors d'un concert à Houston par Bob Hite, le chanteur du groupe de blues-rock Canned Heat. Albert Collins peut alors surfer sur la vague du blues revival qui remet son genre musical en haut de l'affiche et signe un contrat avec la maison de disque Imperial Records qui lui permet d'enregistrer trois albums.

La mode du blues passant, Albert Collins retombe dans un certain anonymat au cours des années 1970. Il lui faut attendre la fin de la décennie pour voir sa carrière véritablement décoller. En 1978, l'Iceman (surnommé également The Master of Telecaster en référence au modèle de guitare sur lequel il joue) retrouve néanmoins les studios en signant un contrat avec le label Alligator. Il publie l'album Ice Pickin' qui est un véritable succès. La glace n'est plus seulement une thème récurrent de ses chansons, mais bel et bien un style de jeu à part entière. Son jeu agressif et dynamique donne l'impression qu'il frappe les cordes de sa guitare avec un pic à glace. Il enchaîne avec les albums Frozen Alive et Don't lose your cool également bien accueillis (Don't lose your cool recevra d'ailleurs la récompense du meilleur album de blues de l'année en 1983), puis par le Live in Japan (1984) qui restitue assez fidèlement l'énergie de ses concerts et son blues aux intonations très funky.

Devenu un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, Albert Collins publie son dernier album en 1991, simplement intitulé Iceman. L'année suivante, il part dans une longue tournée internationale avec son groupe (The Icebreakers) au cours de laquelle on lui diagnostique un cancer des poumons. Le remarquable album issu de cette tournée (Live '92-'93) sortira peu de temps après sa mort, survenue le 24 novembre 1993.

Sur : http://aupaysdublues.free.fr/artiste.php?code_art=acollins

Les guitares de ALBERT COLLINS

Sur : https://www.sounds-finder.com/artistes/albert-collins/

Fender_Esquire_sounds finder _ wikipedia _ albert collins

Avec les Rhythm Rockers, Collins joue sur une Epiphone. Mais en 1952, il voit Clarence « Gatemouth » Brown jouer avec une Fender Esquire et décide d’en acheter une. Il l’équipe d’un manche de Telecaster. On l’entend sur « Frosty » d’ailleurs.

Gibson_FlyingV_wikipedia_sounds_finder

En 1975, on voit jouer Collins avec une Gibson Flying V.

Albert_collins_telecaster_signature_sounds_finder​​​​​​​

Le reste sa carrière, Collins joue sur une Telecaster au corps en frêne naturel à col Fender de 1966. Ce Custom Telecaster possède un micro Humbucker Gibson PAF en position manche, devenu base du modèle signature Fender Custom Artist en 1990.

Fender Quad Reverb_pinterest_sounds_finder

On en sait peu sur les amplis de Collins mais on est certain qu’il joue avec un Fender Quad Reverb

Une vie musicale surtout !

En 1954, à 22 ans, Collins est rejoint dans son groupe par Johnny Copeland qui a alors 17 ans. Quatre ans plus tard, il enregistre ses premiers titres dont « Freeze » et « Collins Shuffle ».

Ses compositions sont toujours autour de la thématique du froid, d’où son surnom, "The Ice Man". Cette idée lui venue un soir dans son auto, pendant une tempête de neige, en regardant ses essuie-glaces givrés.

10 ans après sort « Frosty », le premier succès commercial de Collins cependant sans véritable suite. Son premier album « The Cool Sound Of Albert Collins » sort en 1965.

Bob Hite, chanteur de Canned Heat, le découvre en 1968 lors de l’un de ses concerts et les deux musiciens deviennent alors de grands amis. L’album « Love Can Be Found Anywhere (Even in a Guitar) » est enregistré avec son ami et connait un petit succès. Collins surfe alors sur la vague du Blues Revival, il signe avec Imperial Records et enregistre 3 albums. 

Un jeu particulier
Le jeu d’Albert Collins si singulier est agressif et dynamique. Il donne l’impression qu’il frappe les cordes avec un pic à glace. Son jeu est puissant grâce à l’utilisation des accords modifiés et du capodastre. Il accorde sa guitare sur un accord ouvert en fa mineur (FCFAbCF) avec un capodastre sur la 5°, 6° ou 7° frette

Dans les années 60, il passe à la Telecaster qu’il ne quitte plus. D’où son second surnom « The Master Of Telecaster ». En 1969, Collins est embauché pour jouer sur l’album de Ike et Tina Turner, « The Hunter ». Il continue de beaucoup travailler en studio.

Les années 70 font passer la mode du blues. Albert retombe alors dans l’anonymat. En 1971, il sort l’album « There Gotta Be A Change » sans grand succès. En outre, en s1973, sa maison de disque fait faillite. 

Décollage de carrière
La fin de cette décennie lui apporte enfin la renommée tant attendue. Collins signe avec la maison de disque Alligator et retrouve les studios. Il enregistre l’album « Ice Pickin » qui connait le véritable succès en 1978.

Les albums « Frozen Alive » et « Don’t Lose Your Cool » sont très bien accueillis par le public comme les critiques. Le dernier remporte même la récompense du meilleur album de blues de l’année 1983. L’album « Live In Japan » rend fidèlement l’énergie et le blues aux intonations funky de Collins.

En 1986, il enregistre l’album « Showdown ! » avec Robert Cray et Johnny Copeland. Pour ce dernier opus, il reçoit le Grammy Award du meilleur album blues contemporain. Collins continue son travail de session et apparait en concert avec Etta James et Joe Walsh. Il sort ensuite l’album « Cold Snap ».

Une fin de carrière encore très prolifique
Collins fait plusieurs apparitions dans divers films dont « Nuit de Folie » en 1987. L’année suivante, il joue dans un concert avec Eric Clapton, BB King et Stevie Ray Vaughan sur un bateau à vapeur. Il fait beaucoup d’autres apparitions lors d’évènements musicaux.

Il travaille avec Gary Moore, David Bowie, Jack Bruce, John Lee Hooker, BB King, John Mayall et bien d’autres. 

Son dernier album, en 1991 est « Iceman». Il part en tournée internationale l’année suivante avec son groupe The Icebreakers. C’est à ce moment, en Suisse, qu’on lui diagnostique un cancer poumon en 1993. L’album de la tournée sort peu de temps après sa mort.

Albert Collins a enregistré 13 albums studio et 14 albums live. Il meurt le 24 novembre 1993 à Las Vegas.

Il laisse beaucoup de bons souvenirs
Collins aime faire des concerts inhabituels, il aime surprendre son public. Il s’amuse à quitter la scène afin d’aller dans le public tout en jouant. Parfois, il sort carrément de la salle et va jouer sur le trottoir.

Dans le documentaire « Antones: Austin's Home of the Blues », Albert Collins joue un long solo et sort du club tout en jouant. Il revient ensuite sur scène en continuant son solo. Quelques minutes après, un homme arrive avec la pizza qu'il venait de commander !

Sur : https://www.sounds-finder.com/artistes/albert-collins/

La guitare electrique Telecaster Fender

Sur : https://pad.philharmoniedeparis.fr/0160314-guitare-electrique-telecaster-fender.aspx?_lg=fr-FR#:~:text=N%C3%A9%20en%201950%20sous%20le,les%20plus%20copi%C3%A9es%20au%20monde.

À la fin des années 1940, Leo Fender conçoit un modèle de guitare électrique répondant aux critères de la production de masse. Cette entreprise constitua une véritable révolution.

Favorisée par la reprise économique, l’invention de Fender s’inscrit dans la période d’émergence des musiques populaires électriques après-guerre. Au sein de la déferlante du rock and roll, le potentiel sonore de la guitare électrique font de celle-ci l’instrument fétiche des teenagers.

Né en 1950 sous le nom de Broadcaster, le modèle est rebaptisé Telecaster en avril 1951. Avec son corps plein à pan coupé, dit solid body, son manche vissé et ses finitions très simples, la Telecaster deviendra l’une des guitares les plus copiées au monde. Si Leo Fender ne fut pas à proprement parler l’inventeur de la guitare solid body (la firme Slingerland avait déjà proposé une guitare électrique à corps plein dans le courant des années 1930) , il fit montre d’un rare sens de l’anticipation en mettant en place dès 1950 la fabrication d’instruments sur un mode industriel.

Cette guitare sans fioriture était essentiellement pratique : branchée à un ampli, elle répondait immédiatement aux impulsions données par le musicien (aisance de jeu, puissance, diversité des timbres). Fabriquée sans discontinuer depuis 1953, elle remporte un succès rapide auprès de guitaristes de tous styles.

Dans sa simplicité, cette guitare ne ressemble à aucune autre : le corps plein est en frêne et le manche vissé en érable, sans touche rapportée. L’instrument est muni de deux micros simple bobinage aigu et grave. Le chevalet est constitué d’une plaque métallique sur laquelle sont fixés des pontets en laiton mobiles réglables en longueur et en hauteur, permettant un ajustage des cordes deux par deux. Le corps est fini en une teinte jaune semi-transparente appelé « blond » et le pickguard est noir.

Description

Corps en frêne massif recouvert d'un vernis cellulosique semi transparent de couleur "blonde". Manche en érable vernis. Dans son étui d'origine.

Dimensions

Largeur (Caisse médiane) : 645mm. Largeur (Caisse inférieure) : 323mm. Longueur : 978mm. Masse : 3350g.

Matériaux

frêne, érable
Marques et inscriptions
Sur le corps, au niveau du talon (neck pocket) : "TAD 7-7-53". Sur le manche (encre rouge) : "8-23-53"

Localisation au Musée

Espace XXe - Explorer l'inouï
Documentation

Livre(s)

Electric body - le corps en scène, 19 octobre 2002-13 juillet 2003 - Cité de la musique-Musée de la musique - pref. de Laurent Bayle et Frédéric Dassas - 231372

La Stratocaster 1954 - naissance d'une étoile - Benoît Navarret - 1099374
Electric Body : le corps en scène. Exposition du 19 octobre 2002 au 13 juillet 2003 - les grands chapitres illustrés de cette exposition temporaire du Musée de la musique, avec sa scénographie, la liste des oeuvres exposées et une bibliographie - 1164474

Autre(s) Ressource(s)

Les incontournables du musée : Guitare électrique Telecaster, Fender - Musée de la musique - CMFM000003900 - 1015983

Sur : https://pad.philharmoniedeparis.fr/0160314-guitare-electrique-telecaster-fender.aspx?_lg=fr-FR#:~:text=N%C3%A9%20en%201950%20sous%20le,les%20plus%20copi%C3%A9es%20au%20monde.

La Fender Telecaster de Jimmy Page

Tout savoir sur la Fender Telecaster de Jimmy Page et ses deux versions : miroirs (mirrors / mirrored) et dragon.

Sur : 

https://www.guitare-electrique.net/telecaster-jimmy-page.html

Qui est Jimmy Page : guitariste de Led Zeppelin

Jimmy Page (James Patrick Page) est surtout connu pour être le guitariste du groupe Led Zeppelin. Mais sa carrière débute plus tôt puisqu’il a également fait partie des Yarbirds.

Pour ce grand guitariste qu’est Jimmy Page, il ne faut pas parler d’une seule Telecaster mais de deux versions de cette guitare électrique Fender que ce « guitare héro » a utilisé à des moments clés de sa carrière : la Telecaster "Mirors" et la Telecaster "Dragon".

Né en 1944, il débute la guitare très jeune et se tourne au début vers le travail en studio dès le début des années 60. C’est à ce moment qu’il rencontre de nombreuses personnes de l’industrie.

En 1964, les Yarbirds contactent Page pour remplacer Eric Clapton. Mais il n’est pas encore intéressé.

En 1965, il travaille un temps pour le manager des Rolling Stones sur diverses tâches administratives et joue avec le jeune Eric Clapton sur quelques enregistrements qui sortiront dans l’année.

Clapton fini par quitter les Yarbirds en 65 ce qui permet enfin à Jimmy Page de le remplacer. Mais, c’est finalement Jeff Beck, un ami, qui prend la place vacante.

En 1966, les Yarbirds perdent leur bassiste et Page s’invite dans la formation rock. Au début bassiste, il fini par jouer de la guitare aux côtés de Jeff Beck à la suite d'une réorganisation du groupe, qui sera la première d'une longue série.

Jimmy Page avec archet sur sa guitare Telecaster

Photo : Jimmy Page utilise un archet avec sa Telecaster lors d'une performance live de Led Zeppelin en 1969

L’entente au sein du groupe n’est plus très bonne et en 1968, Keith Relf et Jim McCarty décident de quitter le groupe.

Alors que les Yarbirds semblent au bord de l’explosion, leur maison de disque leur rappelle que Jimmy Page doit obligatoirement enregistrer un nouvel album pour honorer son contrat. Sans cela il se retrouvera sans argent.

Il contacte alors le bassiste John Paul Jones et le chanteur Robert Plant pour venir l’aider à remettre sur pied les Yarbirds. Robert Plant demandera alors à John Bonham de prendre la place du batteur du groupe.

Avec un groupe enfin sur pied, mais totalement remanié, les musiciens ne souhaitent plus se produire sous le nom de Yarbirds et cherchent un nouveau nom. En novembre 1968, ils se produisent enfin sous le nom définitif de Led Zeppelin et entre dans la légende du rock.

En 1980, les musiciens se séparent après la mort de John Bonham et 12 ans d’enregistrements et de concerts mythiques.

Jimmy Page entame une carrière solo aussi fructueuse que longue qui le verra collaborer avec de nombreux grands noms du rock et de la musique en général.

Aujourd’hui, Jimmy Page est considéré comme un des plus grands guitaristes de tous les temps.

La Telecaster « Miroirs » de Jimmy Page
Jimmy Page a reçu en cadeau une guitare électrique Telecaster de son ami Jeff Beck alors qu’il jouait dans les Yarbirds.

La guitare est un instrument fabriqué en 1959 de couleur White Blonde. Il s'agit d'une Telecaster assez classique avec deux micros à simple bobinage.

Telecaster Mirrors Miroirs de Jimmy page

Jimmy Page utilise alors largement cette Telecaster et entreprend de modifier son apparence pour ajouter 8 petits miroirs ronds.

Avec les projecteurs utilisés lors des concerts, Page peut alors utiliser les miroirs pour créer des jeux de lumières alors qu’il se produit sur scène.

La Telecaster Dragon de Jimmy Page

Telecaster dragon de Jimmy page

Par la suite, et alors que Led Zeppelin explorait un style de rock’n roll plus psychédélique, Jimmy Page entreprend de changer totalement la finition de sa Telecaster.

Les miroirs sont donc enlevés ainsi que la finition White Blonde d’origine. La guitare électrique retrouve alors un style plus brut et naturel.

Page peint alors avec de la peinture verte, jaune et rouge un motif de dragon sur la guitare.

Cette guitare est donc toujours le même instrument mais avec un look totalement différent, comme vous pouvez l’apprécier sur cette vidéo de la chanson «Dazed and Confused».

Telecaster sur les disques et Stairway to Heaven
Souvent associé à la guitare électrique Gibson, le morceau Stairway to Heaven présente une partie musicale enregistrée sur la Telecaster : le solo.

La guitare a également été utilisée sur presque l'intégralité du premier album de Led Zeppelin.

Sur : 

https://www.guitare-electrique.net/telecaster-jimmy-page.html

George Harrison Rosewood Fender Telecaster

La Telecaster la plus mythique est sans doute celle du Beatles George Harrison entièrement fabriquée en bois de palissandre (rosewood)

Sur :

https://www.guitare-electrique.net/telecaster-rosewood.html

George Harrison Rosewood Telecaster

 

Histoire de la Telecaster Rosewood de George Harrison
George Harrison, alors membre du groupe The Beatles, reçoit sa guitare électrique Fender Rosewood Telecaster en décembre 1968.

Deux guitares (ou une seule selon les sources) ont été fabriquées par le luthier Roger Rossmeisl et, après de nombreux tests et essais, la meilleure a été envoyée depuis la Californie vers le Royaume-Uni afin que George Harrison puisse jouer dessus.

Le voyage semble avoir été quelque chose de pris très au sérieux puisque la rumeur raconte que cette guitare avait son propre siège dans l'avion, afin qu'elle voyage sans risque. Une belle histoire sans doute malheureusement fausse...

George Harrison a adoré la guitare et on la retrouve sur de nombreux enregistrements des Beatles et en particulier sur l'album Let It Be. Il est aujourd'hui difficile de savoir si Harrison est à l'origine de la guitare. Cependant, l'hypothèse la plus probable est que l'instrument a fait partie d'un lot de matériel de test envoyé par Fender et que Harrison, après l'avoir testé, ait choisi de garder la guitare.

George Harrison avec sa Telecaster

 

Ce disque constitue aussi la bande originale du documentaire sur les Beatles du même nom et il est possible de voir régulièrement George Harrison jouer de cette Telecaster.

On notera le final dans lequel les Beatles improvise un concert sur leur studio d'Abbey Road qui met bien en valeur les qualités de cet instrument aussi bien sur le plan sonore qu'esthétique.

On peut l'entendre dans le solo de la chanson Let It Be et en live sur cette vidéo de Don't Let Me Down :

 

Roger Rossmeisl : le luthier de génie
Roger Rossmeisl était un luthier allemand (né à Kiel en 1927 – mort à Berlin en 1979) qui a travaillé pour différentes marques dont Fender et Rickenbacker.

Cette guitare est entièrement en palissandre et donc a été conçue par Roger Rossmeisl. Ce "master builder Fender" s'était déjà illustré chez Rickenbacker, dont la gamme 300 dont la célèbre guitare 325 fait partie, avant de travailler chez Fender.

Mais, Roger Rossmeisl n'a pas seulement œuvré pour satisfaire les Beatles puisqu'il a aussi été responsable d'un apport considérable à la gamme de Telecaster avec la création de la Fender Telecaster Thinline en 1968.

Ce que l'on sait moins, c'est que le jeune luthier Philip Kubicki a aussi travaillé sur cette guitare. Aujourd'hui Philip Kubicki travaille essentiellement sur des basses custom très haut de gamme.

Caractéristiques de la Telecaster Rosewood

Telecaster Rosewood

Alors que la palissandre était surtout utilisée dans les guitares acoustiques et sur la touche de certaines guitares électriques, cette guitare est intégralement faite dans ce bois (manche compris).

Mais, afin d'en réduire le poids, elle possède aussi des chambres de résonnance ce qui permet aussi d'apporter un son différent de celui des Telecaster habituelles. On notera que des guitares aux mêmes caractéristiques ont également été produites mais n'ont pas ces chambres de résonnance.

1) George Harrison Tribute Rosewood Telecaster (Fender Custom Shop)

George Harrison Rosewood Telecaster

George Harrison Rosewood Telecaster plaque

La première est une version Custom Shop sortie en 2006. Cette guitare a été conçue selon les spécifications originales de l'instrument de George Harrison de 1968 et les micros ont été fabriqués à la main par Abigail Ybarra pour s'approcher au maximum du son entendu sur les enregistrements de George Harrison.

2) George Harrison Rosewood Telecaster

Autre option légèrement moins chère : vous pouvez optez pour une version limitée à 1000 exemplaires de cette guitare.

Elle est sortie en 2017 au prix de $2499, les 1000 exemplaires semblent maintenant avoir été vendus par Fender à des amateurs ou des boutiques. Il est bien sûr toujours possible de se la procurer sur le marché de l'occasion et parfois en neuf (mais attention au prix !).

3) Fender Telecaster Rosewood Japan de 1985
La production japonaise Fender a souvent ressorti des guitares électriques inspirées par les modèles qui ont fait l'histoire de Fender.

Il existe donc une Fender Telecaster Rosewood Japan de 1985. Evidemment, elle n'est plus disponible en neuf depuis longtemps, mais il est encore possible de la trouver en occasion. Cependant, elle semble un peu moins fidèle à l'originale que les dernières rééditions.

4) Les "Telecaster" Rosewood des autres marques : Harley Benton

Harley Benton TE-70RW Deluxe Series​​​​​​​

Enfin, une guitare "hommage" existe chez Harley Benton. La Guitare est appelée Harley Benton TE-70RW Deluxe Series et coûte environ 150€ chez Thomann.de.

Mais, pour ce prix très raisonnable, vous aurez seulement une guitare inspirée par la Telecaster Rosewood qui ne contient qu'un placage en bois de palissandre artificiel.

L'ensemble de cette TE-70RW est en fait en tilleul pour le corps et érable pour le manche (avec touche palissandre évidemment). Néanmoins, le détail accordé à l'ensemble est intéressant puisque la tête a également une finition palissandre.

Cette Harley Benton TE-70RW Deluxe Series n'est donc pas du tout conforme au niveau du son à la guitare de George Harrison même si le rendu visuel semble très joli.

Dans tous les cas, la seule option pour trouver un exemplaire d'une réplique convaincante de cette guitare Telecaster semble être chez Fender.

 

Danny GATTON(USA)

Jean BACHELERIE Sur https://www.guitaresetbatteries.com/danny-gatton-usa/

Danny Gatton est né en 1945. A 12 ans il jouait déjà de la guitare. Il passait des heures chez lui dans Elmira street, enregistrant avec sa guitare Gibson ES 350. Il utilisait un magnétophone multipiste Martin et jouait sur ce magnétophone multipiste les ckassiques de ses guitaristes préférés Les Paul how high the moon, Honky Tonk de Bill Dogett, jouant note pour note ces superbes morceaux de guitare.

Parfois il y rajoutait un peu d’ écho. Ses parents l’encourageaient, il jouait sans cesse, ils lui conseillaient de jouer plus vite comme le faisait Jimmy Bryant. A 13 ans le jeune Danny fait ses débuts à la télévision régionale, lors d’un programme dédié à la musique country, il interpréta Foggy mountain breakdown, si rapidement sur son banjo à 5 cordes, que l’orchestre de l’émission n’arrivait pas à le suivre. L’animateur Don Owens étonné lui demandé depuis combien de temps il jouait. Il répondit d’une voie aigüe 7 mois. A 14 ans il rejoignit un orchestre de vieux musiciens expérimentés appelés les Offbeats. Il avait maquillé sa carte d’identité pour être accepté. C’était le point de départ d’une belle carrière. Sa réputation se fit rapidement.

En 1974 Danny et la section rythmique quittaient un orchestre de country très populaire de Washington DC : Liz Meyer & Friends. Il forma son propre groupe Danny Gatton & the Fat boys. Equipé d’une Fender telecaster 52 et d’un ampli Bassman, Gatton enflammait les salles avec ses rifs de blues, ses solos de rockabilly plein d’écho, son jazz fluide, ses touchers de guitare rappelant une guitare hawaienne, enfilant les harmonies en cascade, soutenu par un son de banjo, des solos à l’ orgue et quelques Heineken à portée de main, qu’il empoignait au milieu d’un solo pour recharger les accus.

En 1976 à 31 ans sa réputation bien assise dans la capitale Américaine, le succès de l’orchestre Danny Gatton faisait tâche d’huile, avec son programme varié de guitare allant du blues au rockabilly en passant par le funk et le jazz.

Il jouait avec une Emmons Hawaienne, avec un banjo Gibson, une telecaster 52 & 53, et bien sûr une Les Paul 61 équipée d’une Magic Dingus Box et d’une chambre d’écho Echoplex branchée sur des haut parleurs Meslie.

Sa réputation s’est faite auprés des connaisseurs des six cordes à la fin de la décennie 70, lorsqu’il emmenait the Rednack Jazz explosion, conposé de Buddy Emmons à la guitare hawaienne, en jouant aux cotés de Roger Miller, Monsieur King of the road, au début des années 80 et en accompagnat le nouveau croisé du R n R Robert Gordon.

En 1977 the Danny Gatton Band est allé à Nashville pour enregistrer quelques bandes d’essais aux studios Audie Ashworth’s crazy mama. Danny a indiqué au propriétaire du studio qu’il aimerait enregistrer avec Buddy Emmons. Le lendemain Buddy était au studio. Ls interprétèrent Rock candy de Mc Duff dans une version échevelée qui donna son image à ce qui allait devenir the Redneck jazz. Un morceau époustouflant à vous couper le souffle, lorsqu’il est joué par Danny et sa bande.

La renommée de Danny allait s’amplifier comme une rumeur. Le très sérieux Washington Post écrivit en septembre 78 : « l’association de Danny Gatton avec Buddy Emmons est dangereusement inflammable ! Il crache plus de notes de sa guitare que l’on est en droit d’attendre, Gatton bat tous les records de vitesse mais conserve le tempo et la limpidité de son jeu. Guitarist Player écrivait pour sa part en mai 79 : une apparition spéciale du guitariste Buddy Emmons et de Danny Gatton sur un morceau Rock candy rend ce morceau inoubliable. Ils jouent des rifs fabuleux durant tout le morceau et l’auditeur ne peut s ’empêcher d’imaginer les deux guitaristes jouant d’un même souffle et dont le brio éclabousse l’un l’autre dans un mélange de soulagement et de respect.  »

La popularité de Danny s’étendit bientôt tout le long de la côte est de Washington à Boston au Nord et Atlanta au sud.
Le fameux New York Times écrivit en février 1979 : « Dimanche soir Danny Gatton est passé au Lone Star Café et a attiré une foule immense pour son seul et unique passage ».

Sunday Newspaper parla d’une Danny Gatton explosion.

Danny fut alors surnommé the Humbler, l’humble guitariste, par son copain guitariste Amos Garrett, d’après une cassette pirate de Robert Gordon en public enregistrée à Berkeley, que les guitaristes du circuit se faisaient circuler sous le manteau.

Quel chemin parcouru au cours de trois décennies depuis les débuts dans Elmira Street.
Danny Gatton a été désigné meilleur guitariste de country par Guitar Player.

Et puis par une vilaine journée de l’automne 94 Danny a été pris d’un gros coup de blues et nous a quitté précipitamment, nous laissant là dans un silence de mort. Sa guitare s’est tue à jamais.

Dommage Danny, tu jouais si bien et tu pouvais tant nous apporter.

Il nous reste tes disques à écouter et à réécouter.

Jean BACHELERIE Sur https://www.guitaresetbatteries.com/danny-gatton-usa/

 

 

Danny Gatton
Sur : https://www.discogs.com/fr/artist/400732-Danny-Gatton?srsltid=AfmBOopAYXfcIbfje5HQmpVyHO6y5iA3DYcR6QKHFlqOptaxwGLfyhX1

Vrai nom:
Daniel Wood Gatton, Jr.
Profil :
Danny Gatton était un guitariste américain, souvent surnommé « le plus grand guitariste méconnu du monde ». Né le 4 septembre 1945 à Washington D.C., il apprit très jeune à jouer de la guitare (privilégiant d'ailleurs sa Fender Telecaster personnalisée de 1953, dont Fender produit aujourd'hui une réplique) avec l'aide de son père, lui-même ancien guitariste. Danny Gatton s'est fait connaître pour sa maîtrise du blues, du rockabilly, du rock'n'roll, de la country et du jazz (qu'il appelait « hillbilly jazz »), ainsi que pour son talent de showman et sa virtuosité à la guitare, alliant vitesse et technique époustouflantes. Sa tenue de scène, fidèle à l'esprit de 1955, contribua également à sa renommée. Sa polyvalence l'amena à tourner et/ou enregistrer avec des artistes aussi divers que Robert Gordon , Tom Principato , Alvin Lee , Roy Buchanan , Roger Miller et Chris Isaak , ainsi qu'avec Jack Casady et Jorma Kaukonen , sous le nom de Jack and the Degenerates .

Le 4 octobre 1994, Danny Gatton se suicida par arme à feu dans son garage à Newburgh, dans le Maryland, sans laisser de message ni d'indice. Ses proches, cependant, étaient témoins d'une longue lutte contre la dépression. Il avait 49 ans.

En 2019, un biopic, The Humbler , fut réalisé. Le titre provient d'un enregistrement pirate d'un concert donné en 1981 par Danny avec Robert Gordon et son groupe The Wildcats (9), au sommet de leur popularité. Enregistré au Berkeley Square, une boîte de nuit de Berkeley, en Californie, l'album parut en 1985 sous le même titre, The Humbler, et circula rapidement parmi les jeunes guitaristes. Le concert proposait un mélange de classiques des années 50, comme Ubangi Stomp de Warren Smith (3) , Good Rockin' Tonight d'Elvis Presley et Twenty Flight Rock d'Eddie Cochran . La version restaurée de cet enregistrement pirate fut officiellement publiée en 1996 par NRG Records (3) , un label appartenant à la mère de Danny, Norma.
Sites :
dannygatton.com  , Wikipédia 
en groupes:
Danny And The Fat Boys , Good Humor Band , The Wildcats (9) , Danny Gatton Band
Variantes :
|
Danny Gatton
D. Gatton , D.Gatton , Daniel Gatton , Daniel Wood Gatton Jr. , Danny « The Humbler » ,

Sur : https://www.discogs.com/fr/artist/400732-Danny-Gatton?srsltid=AfmBOopAYXfcIbfje5HQmpVyHO6y5iA3DYcR6QKHFlqOptaxwGLfyhX1

 

Danny Gatton 

« Sa légende n'a fait que grandir depuis sa mort. Il est celui qui se rapproche le plus du titre de meilleur guitariste de tous les temps » : en 1989, ce musicien de rock'n'roll culte était surnommé « le plus grand guitariste inconnu du monde ». Cinq ans plus tard, il disparaissait.

Ecrit par Ed Mitchell ( Classic Rock ) , publié 5 avril 2026 et sur https://www.loudersound.com/bands-artists/danny-gatton-cult-guitarist-life-story

Steve Vai a un jour décrit Danny Gatton comme « le guitariste des guitaristes ».

Danny Gatton en concert sur scène

En mars 1989, le magazine américain Guitar Player publiait son désormais légendaire article de couverture intitulé « Les Grands Méconnus ». Sous-titré « Des guitaristes incroyables dont vous n'avez jamais entendu parler », l'article présentait la photo d'un homme portant un demi-masque à la manière du Fantôme de l'Opéra . Il tenait dans son bras gauche une Fender Telecaster de 1953 en piteux état.

Pour situer le contexte, parmi les autres artistes en couverture de Guitar Player cette année-là figuraient des musiciens que vous connaissiez par leur seul nom : Jimi Hendrix, Keith Richards, Satch, sans oublier James et Kirk de Metallica . Même les autres, comme Steve Morse , futur membre de Deep Purple , Jennifer Batten, musicienne de Michael Jackson, et Jeff Healey, bluesman canadien aveugle, bénéficiaient d’une notoriété suffisante pour figurer en kiosque.

Le grand inconnu, l'homme au masque, était un guitariste rockabilly de Washington D.C. nommé Danny Gatton. La cinquantaine, en mauvaise forme physique, avec une banane des années 50, Gatton était une star de couverture et un guitariste de légende improbable en 1989 ; le hair metal était encore en plein essor cette année-là. C'était l'époque des caleçons en spandex, des bombes de laque sur les listes de demandes des musiciens et des IMC à un chiffre. Mettre un pur produit du passé comme Danny Gatton en couverture d'un magazine était un pari audacieux. Pendant 40 ans, Danny Francis a tenu les stars du rock à l'écart des ennuis – et ses anecdotes le prouvent.
George Thorogood posant pour une photo avec une guitare au début des années 1980
L'icône méconnue du blues-boogie, qui a fréquenté Bonnie Raitt, joué avec les Stones et Dylan et participé au Live Aid.
Robert Calvert sur scène au début des années 1970
« Il est arrivé avec un chapeau de sorcière et m'a attaqué à l'épée ! » Le génie imparfait qui a même tenu Lemmy en haleine.
Le magazine a justifié sa décision éditoriale par cette phrase provocatrice : « On l'a surnommé le plus grand guitariste inconnu du monde, mais quel guitariste célèbre pourrait le surpasser ? » 

Dans le but de bien faire passer le message, le numéro était accompagné d'un enregistrement sur disquette de Gatton interprétant avec brio le morceau instrumental Nit Pickin' [alias Nitpickin' ], accompagné par le contrebassiste John Previti et le batteur Dave Elliott.

Ce morceau, extrait de la compilation Unfinished Business de Gatton sortie en 2004 , est une véritable carte de visite pour le guitariste. Sur un rythme rockabilly typique de Sun Records, Gatton déploie toute sa palette sonore, du country jazz endiablé de Jimmy Bryant aux bends de pedal steel de Speedy West, en passant par des solos mélodiques à la Les Paul, des effets subtils, des harmonies douces à la Lenny Breau et un blues au slide.

On y trouvait aussi des morceaux amusants, dans le style de la bande originale de Ren & Stimpy . C'était comme si quelqu'un avait forcé Chet Atkins, Jerry Reed, Merle Travis et toute une bande de grands noms de la guitare des années 50 à entrer dans le Telepod de Seth « The Fly » Brundle. Le résultat ? Danny Gatton, une véritable encyclopédie vivante des styles de guitare américains classiques. Nit Pickin' a répondu à la question du magazine « Quel guitariste célèbre pourrait le surpasser ? » par une autre question : « Qui oserait essayer ? » 

En réalité, Danny Gatton n'était pas totalement inconnu. Évidemment. Il avait joué de la guitare pour le chanteur country Roger « King Of The Road » Miller et pour le revivaliste rockabilly Robert Gordon, une sorte de Shakin' Stevens américain. Dans son État natal, il était réputé pour son talent de musicien.

C'était le type qui, selon l'article de Guitar Player le décrivait, « accordait sa guitare au bourdonnement des néons et jouait du slide à la note parfaite en utilisant n'importe quoi, d'une bouteille de bière Heineken à un crâne humain… » C'était un showman, un virtuose… et il attirait l'attention. Au milieu des années 80, les élèves guitaristes se passaient une cassette pirate de mauvaise qualité d'un concert donné en 1981 par Danny avec Robert Gordon et son groupe The Wildcats au Berkeley Square, une boîte de nuit de Berkeley, en Californie. Le répertoire comprenait une série de classiques des années 50 comme Ubangi Stomp de Warren Smith , Good Rockin' Tonight d'Elvis et Twenty Flight Rock d'Eddie Cochran . 

Ecrit par Ed Mitchell ( Classic Rock ) , publié 5 avril 2026 et sur https://www.loudersound.com/bands-artists/danny-gatton-cult-guitarist-life-story

La version remasterisée du bootleg a été officiellement publiée en 1996 par NRG Records, le label de Norma, la mère de Danny. Désormais connu sous le nom de The Humbler , l'album contient un enregistrement accidentel époustouflant d'une répétition, entre Danny et Shannon Ford, futur bassiste de Stevie Ray Vaughan & Double Trouble. Robert Gordon était la star du groupe, et il dirigeait tout d'une main de fer. Mais lors de ce concert à Berkeley, il a laissé son guitariste improviser au milieu du public. Même selon les critères d'exigence élevés que Gatton s'était fixés, c'est un travail à couper le souffle.

L'impact de Gatton fut tel que des éloges affluèrent même des milieux les plus inattendus. En 1989, Steve Vai était aux antipodes de Danny Gatton, tant par son style que par son approche : si Gatton était une Ford des années 50, Vai était une soucoupe volante. Pourtant, ces dernières années, Vai a déclaré ceci à propos de celui qui fut jadis un homme mystérieux de Washington D.C.

« Danny Gatton était un guitariste hors pair, salué par Rolling Stone et Guitar Player comme le plus grand guitariste méconnu de tous les temps », s'enthousiasme Vai. « Sa légende n'a fait que grandir depuis son suicide tragique en 1994, tout comme l'admiration portée pour sa vitesse fulgurante, son aisance à passer d'un genre à l'autre, sa technique irréprochable et son insatiable soif d'expérimentation et de résolution de problèmes. Danny Gatton est sans doute celui qui se rapproche le plus du titre de meilleur guitariste de tous les temps. »

Danny Gatton en concert sur scène(Crédit photo : Ebet Roberts/Redferns)

En un seul paragraphe, Steve Vai a résumé tout ce qui était à la fois remarquable et tragique chez Danny Gatton. Affirmer qu'il était « le meilleur guitariste de tous les temps » est audacieux, et rares sont ceux qui sont mieux placés que Vai pour désigner le summum de l'histoire de la guitare.

À la lumière des autres commentaires de Vai, on comprend que la facilité avec laquelle Gatton passait d'un genre à l'autre était le fruit de décennies de concerts dans des clubs et de remplacements de dernière minute où il devait improviser. C'est le genre de musicien capable d'accorder sa guitare différemment en plein morceau. Il pouvait aussi reproduire à la perfection le son d'un orgue Hammond B3 en utilisant le contrôle de tonalité de sa Telecaster et le vibrato d'un vieil ampli Fender Super Reverb.

Le premier paragraphe de l'article de Dan Forte dans Guitar Player, consacré à Danny Gatton, insistait sur les talents caméléons de ce génie désormais démasqué : « Imaginez votre guitariste de jazz mainstream préféré de tous les temps essayant d'interpréter un morceau crédible de Johnny B. Goode . Et que dire de votre artiste de blues classique numéro un s'attaquant à Orange Blossom Special ? Tenez, voici un bon exemple : une superstar du heavy metal typique se débattant avec les changements d'accords d'un standard de jazz comme Cherokee . Même les plus grands musiciens dans leurs domaines respectifs seraient complètement perdus si on les plongeait dans un autre style. Après tout, même Joe Pass, B.B. King et Eddie Van Halen ne sont pas censés maîtriser tous les styles. Même les plus grands ont leurs limites. »

Ecrit par Ed Mitchell ( Classic Rock ) , publié 5 avril 2026 et sur https://www.loudersound.com/bands-artists/danny-gatton-cult-guitarist-life-story

À la fin de l'article, le message était clair : Danny Gatton – touche-à-tout, maître en tout.

Mais son approche légendaire, mélangeant les genres (qu'il aimait appeler « jazz redneck »), ne lui a pas toujours été favorable. Les années 80 étaient marquées par la recherche de son créneau, et les directeurs artistiques peinaient à trouver une place pour un guitariste d'âge mûr qui refusait catégoriquement d'être catalogué.

« J'ai eu énormément de mal à décrocher un contrat avec une grande maison de disques, car je joue des styles très variés », a-t-il déclaré. « On dit qu'il faut être cantonné à un seul style. Pourquoi ? La nature est pleine de couleurs. Il y a plusieurs stations de radio. Tout le monde n'écoute pas la même chose en permanence. »
Pour revenir à l'hommage de Vai, Gatton était bel et bien un bricoleur infatigable. Son look de mécanicien des bois, tout en denim, était loin de l'image qu'on se faisait d'une maison de disques. L'autre grande passion de Gatton était les voitures Ford d'époque, et il transposait à son matériel ce besoin irrépressible de tout démonter, puis de peaufiner et de réparer. Perpétuellement partagé entre ses deux passions, il finit par échanger sa Fender Telecaster de 1953 contre un coupé Ford de 1936.

Initialement guitariste sur Gibson, il finit par adopter cette Telecaster de 1953. On ignore si ce changement fut influencé par Roy Buchanan, autre grand guitariste de la Telecaster. Ce qui est certain, c'est que Gatton entreprit de personnaliser sa Telecaster avec des micros sur mesure bobinés par son ami proche Joe Barden, et des repères en oxyde de zirconium réfléchissants incrustés sur le côté du manche pour faciliter le repérage des frettes sur scène, même dans l'obscurité.

Aujourd'hui, Danny Gatton demeure une figure culte. À l'instar de son vieil ennemi Roy Buchanan, il est souvent affublé de l'étiquette de « joueur des joueurs », celui de l'obscur qui se retourne contre les grands noms fortunés. C'est d'ailleurs ce que mentionne Steve Vai dès les premières lignes de son hommage.

Il finit par signer avec une grande maison de disques et sortit en 1991 l'album épique et typiquement éclectique 88 Elmira St [du nom de sa maison d'enfance] chez Elektra. Il s'agissait en fait de son cinquième album – il avait enregistré son premier, American Music , en 1975 – mais de son premier sur une grande maison de disques.

L' album Cruisin' Deuces, plus orienté rock'n'roll, sortit en 1993. Il décéda à la fin de l'année suivante. De l'avis général, il souffrait de dépression depuis des années. Le 4 octobre 1994, il s'enferma dans son garage et se suicida par arme à feu. Il avait 49 ans. L'héritage de Danny Gatton réside dans le fait qu'il nous a montré que la maîtrise de son instrument n'est qu'une facette du talent d'un grand musicien. Aucun genre n'est exclu. Un guitariste accompli doit pouvoir s'adapter à n'importe quelle situation musicale. Il a remis le son au goût du jour à une époque bien plus axée sur la technique et la technologie. Il a prouvé que l'âge d'or des virtuoses de la guitare se situait dans les années 1950, et non dans les années 1980, et a remis en lumière les exploits de musiciens tels que Jimmy Bryant, Merle Travis, Charles Christian et Roy Clark auprès d'une nouvelle génération de guitaristes. Il a même donné des cours de guitare au jeune Joe Bonamassa.

Ceux qui souhaitent en savoir plus devraient consulter l'ouvrage remarquablement documenté de Ralph Heibutzki, * Unfinished Business: The Life And Times Of Danny Gatton *. Mais au final, ce sont les enregistrements de Gatton qui nous révèlent l'ampleur de notre perte lorsqu'il a appuyé sur la détente.

Gatton était The Humbler, The Telemaster, le plus grand des grands méconnus. Comme l'a dit un sage, il est celui qui se rapproche le plus du titre de meilleur guitariste de tous les temps.

Initialement publié dans le numéro 264 de Classic Rock (juin 2019)

Ed Mitchell Écrivain

Ed Mitchell a été rédacteur en chef de The Blues Magazine de 2012 à 2016 et collaborateur de Classic Rock et Louder. Il est décédé en octobre 2022, à l'âge de 52 ans. Ancien rédacteur de la rubrique « Critiques » du magazine Total Guitar à partir de 2003, sa chronique sur la modification de guitares, « Ed's Shed », a été publiée des deux côtés de l'Atlantique (dans les magazines Total Guitar et Guitar World), et il a écrit des articles pour Classic Rock et Guitarist. Les sites web Louder, MusicRadar et Guitar World hébergent plus de 400 de ses articles, parmi lesquels des interviews de Billy Gibbons, Paul Weller et Brian Setzer, des portraits de Roy Buchanan, Duane Allman et Peter Green, une interview conjointe de Jimmy Page et Jack White, et des dizaines de critiques de guitares – et ce ne sont là que les articles disponibles en ligne.

Ecrit par Ed Mitchell ( Classic Rock ) , publié 5 avril 2026 et sur https://www.loudersound.com/bands-artists/danny-gatton-cult-guitarist-life-story

Les guitaristes qui jouent sur Telecaster

Sur : https://www.guitare-electrique.net/artistes.html

Les guitares Telecaster ont été et sont utilisées par de nombreux artistes. Qui dit instrument de légende dit également guitaristes et musiciens de légendes. Vous voulez savoir qui joue sur cette guitare Telecaster ?

Voici la liste non exhaustive des guitaristes connus qui jouent sur Telecaster :

  • George Harrison
  • Jimmy Page
  • Bruce Springsteen
  • Prince
  • Muddy Waters
  • Jeff Buckley
  • Jack White
  • Keith Richards
  • Joe Strummer
  • Jason Isbell
  • Brad Paisley
  • Albert Collins
  • Mike Stern
  • Franck Black
  • Tom Morello
  • Ritchie Kotzen
  • Les guitaristes de Status Quo
  • Jerry Donahue
  • Will Ray
  • John Jorgenson
  • Chrissie Hynde
  • Steve Cropper
  • Danny Gatton
  • Roy Buchanan
  • Andy Summers
  • Robben Ford
  • Albert Collins
  • Popa Chubby
  • Tom York
  • Kurt Cobain
  • Robert Smith
  • J Mascis

Sur : https://www.guitare-electrique.net/artistes.html

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