"Orfeu Negro,"

1 juin 1959 en salle | 1h 45min | Comédie, Drame, Musical, Romance
Date de reprise 11 août 2021
De Marcel Camus | Par Marcel Camus, Jacques Viot
Avec Breno Mello, Marpessa Dawn, Ademar Da Silva
Titre original Orfeu Negro
Pour échapper à un homme qui veut la tuer, une jeune fille de la campagne, Eurydice, se réfugie à Rio, la veille du carnaval. Eurydice y rencontre Orphée, conducteur de tramway adulé par le peuple pour ses talents de danseur et guitariste. Mais la nouvelle venue se fait dès lors une ennemie, Mira, la fiancée d'Orphée. La cousine d'Eurydice, lui prête son déguisement de carnaval : la jeune fille peut ainsi accompagner Orphée sans déclencher les foudres de Mira. Alors que la fête bat son plein, le tueur qui a pris le masque de la Mort poursuit Eurydice jusque dans le dépôt des tramways.
Le mythe d’Orphée et sa modernisation
Présentation
Publié le 15 janvier 2012
Nous sommes trois élèves de 1ère Littéraire, et présentons notre production de Travaux Personnels Encadrés.
Thème : Héros et personnages
Sujet : Le mythe d’Orphée et sa modernisation
Problématique : En quoi le mythe d’Orphée est-il éternel ?
TPE des élèves :
Manon V.
Mathilde L.
Marie-Victoire R.
– Lycée St Erembert – année 2011/2012
Le nouvel Orphée de Marcel Camus :
Orfeu Negro

Marcel Camus réalise en 1959 Orfeu negro, fondé sur la pièce de théâtre de Vinicius de Moraes, Orfeo da Conceiçã. En le transposant au cœur du carnaval brésilien, il réinterprète le mythe d’Orphée très librement, et offre une version plus exotique, solaire et colorée de la légende orphique. Ce mythe à l’origine européen est transposé dans une toute autre culture. La musique, la danse et la population locale illustrent le caractère international de la légende d’Orphée.
Dans le mythe grec, Eurydice meurt par la morsure d’un serpent. Prisonnière du royaume des morts, Orphée descend aux Enfers pour tenter de la ramener avec lui, mais à condition qu’il ne se retourne pas pour la regarder. N’ayant pas pu résister, Orphée perd à jamais Eurydice.
Dans la version de Marcel Camus, Eurydice, jeune fille timide et innocente, tente de fuir la mort et trouve refuge chez sa cousine Serafina à Rio de Janeiro. Elle rencontre alors Orphée, conducteur de tramway dont on admire les talents de danseur et guitariste qu’il possède. Ce grand séducteur est idolâtré par tout le village, notamment deux petits garçons, qui voient en lui une sorte de dieu, capable de faire lever le soleil par son chant. Eurydice se laisse charmer par la musique d’Orphée, et va alors naître une réelle histoire d’amour entre les deux amants, bien que le jeune homme soit déjà fiancé à la sulfureuse Mira, désormais jalouse et ennemi d’Eurydice.
Malgré une version qui met en scène une nouvelle interprétation du mythe, les références à celui-ci sont nombreuses.. En effet, lorsqu’Orfeo se trouve à l’entrée du lieu où un rituel permettant de communiquer avec l’au-delà se déroule, ce dernier est gardé par un chien nommé Cerbère. Ici Marcel Camus fait bien évidemment référence au chien à trois têtes, défenseur des Enfers, dans la mythologie grecque. Le personnage d’Hermès, lui, tient le rôle du guide, du messager, comme dans la mythologie, pour Orphée et Eurydice. Il aide la jeune fille à trouver sa cousine lorsqu’elle arrive à Rio, perdue : « il va la retrouver, il retrouve toujours tout ». Il apparaît comme le gardien du lieu où il rencontre Eurydice, c’est également le lieu où elle mourra : Hermès est également, en mythologie, le gardien des routes et des carrefour, ainsi dans ce lieu Eurydice pourrait se trouver au « carrefour » de la vie et de la mort.
A travers la symbolique très présente dans le film, on retrouve de nombreux éléments sont représentés. Le lieu gardé par Hermès est extrêmement important, c’est ici qu’Eurydice rencontre Orphée mais c’est aussi le lieu de sa mort. Lorsqu’elle promet qu’elle reviendra, elle ne se doute pas que ce sera pour y mourir, on voit donc apparaître le destin tragique auquel les deux amants étaient voués, avant même que leur histoire d’amour ne commence.
De même lorsque Orfeo se rend au bureau des disparus dans l’espoir d’y trouver Eurydice, il rencontre un homme qui va le guider jusqu’au lieu du rituel. Les deux hommes empruntent alors un escalier qui semble infini, le plan de la scène se fait de haut : leur descente semble interminable. Le réalisateur a voulu représenter la descente d’Orphée aux Enfers, un lieu sombre dont on ne voit pas la fin.
Marcel Camus a décidé de personnifier la mort, lui faisant porter un masque mortuaire (symbolique) et un costume de carnaval, celle-ci ne cesse de poursuivre Eurydice tout au long du film : elle ne peut y échapper, elle est destinée à mourir avant même la rencontre d’Orfeo (en effet, elle avait déjà rencontré « la mort » avant d’arriver à Rio, et c’est elle qu’elle fuie en se réfugiant chez sa cousine). Le mythe évoque un berger éperdu d’amour pour Eurydice, ce dernier la poursuit lorsque le serpent la mord. Ici, l’homme masqué.
On retrouve à travers les deux enfants les différents aspects d’Orphée. L’un, nommé Cecca incarne la poésie et la musique qui caractérise le personnage d’Orphée. Il est enjoué, heureux de vivre et possède toujours une guitare ou un tambourin, instruments qu’il accompagne de son chant. Benedito, lui, rappelle le côté mélancolique d’Orphée, l’enfant s’attache à Eurydice dès son arrivée et restera proche d’elle tout au long de l’histoire. Il incarne l’éternel amoureux.
Lorsqu’Orfeo accepte enfin la mort d’Eurydice, il la remercie du bonheur qu’elle lui a apporté, en chantant. Sa musique est d’autant plus belle que le veut la légende, selon laquelle le poète atteint le sommet de son art à la mort d’Eurydice.
Lorsque la jeune femme meurt, une lumière rouge illustre l’atmosphère tragique et lugubre de la situation. Le bleu caractérise Eurydice, qui porte un foulard bleu, représentant le lieu « irréel » d’où elle provient, il appuie le « mythe » en lui-même, et ses origines. Le jaune enfin représente le mythe solaire, autre thème de l’histoire qui se rapporte à l’Amour éternel. On le remarque notamment au début, lorsqu’Eurydice reçoit un collier de fleurs jaunes, puis il évolue avec la couleur dorée du costume de la jeune fille, ainsi que le soleil que porte Orfeo au carnaval qui participe au mythe solaire et le fait perdurer. Il symbolise l’amour éternel entre les deux amants qui possèdent chacun un objet s’y référant.
Les couleurs vives et les rythmes frénétiques s’opposent au caractère tragique de la mort d’Eurydice.
Marcel Camus nous présente sa propre interprétation du mythe d’Orphée, tout en lui apportant modernité et originalité. Il prend quelques distances avec l’histoire initiale, rajoutant de nouveaux personnages, un nouveau contexte et une ambiance vivante et chaleureuse. Il contribue ainsi grâce à son oeuvre au renouveau du mythe et parvient à le rendre d’actualité. Un ancien mythe datant de l’Antiquité devient un mythe moderne du XXe siècle.
MARCEL CAMUS -
1H45, BRÉSIL, 1959
AVEC
BRENO MELLO, MARPESSA DAWN, ADHEMAR DA SILVA
ADAPTÉ D’UNE PIÈCE DE VINICIUS DE MORAES
Dans l’exaltation et le chatoiement des couleurs du carnaval de Rio, Eurydice, une jeune provinciale menacée de mort par un inconnu, trouve refuge chez Serafina, sa cousine. Elle rencontre bientôt le danseur guitariste Orphée, une des vedettes du carnaval qui, dans la vie courante, est conducteur de tramway. Ils s’éprennent l’un de l’autre.
1959. À Cannes, c’est la consécration de la Nouvelle Vague. Tous les regards sont tournés vers François Truffaut et ses 400 Coups en sélection officielle aux côtés de Hiroshima, mon amour, d’Alain Resnais. Mais la Palme d’or revient à Orfeu negro, deuxième film d’un inconnu, Marcel Camus (...) qui se retrouve alors au cœur d’une controverse : on lui reproche de filmer un Brésil de cartes postales, inondé de musique folklorique. Pourtant, en ces années sombres de décolonisation, il faut un certain courage pour réaliser un film avec des acteurs noirs inconnus, à Rio, ville à deux vitesses où les quartiers modernes côtoient les ruelles insalubres des favelas. Certes, les rythmes de la bossa-nova sont très présents, mais les chansons désenchantées d’António Carlos Jobim, Vinicius de Moraes et Luiz Bonfá ajoutent à la sensualité de l’histoire.
Anne Dessuant, Télérama
8 juillet 2023 christianrjpouillaude
Sur : https://dictionnaireamicaldujardinoceanique.wordpress.com/2023/07/08/orfeu-negro-orphee-noir/
Je viens de revoir Orfeu Negro (un film de Marcel Camus, datant de 1959). Je me rends compte que ce film m’a accompagné durant toute ma vie, de loin en loin mais avec une belle constance. Je l’ai d’abord vu encore jeune, en famille, je crois. J’avais été très impressionné par la Mort poursuivant Eurydice en plein Carnaval jusqu’à son électrocution dans le dépôt de tramways. La scène d’umbanda m’avait aussi beaucoup marqué. Je l’ai revu ensuite vers 1976/77 au cinéma Kinopanorama à la Motte-Piquet, gonflé en 70 mm. Le grand écran magnifiait les superbes vues de Rio et les scènes de Carnaval. Je l’ai vu encore une fois à la télévision en France avec Gilza. Donc en fin de compte, 4 fois en 50 ans ! Mais à chaque fois, j’ai vu un film différent en fonction de ma familiarité croissante avec le Brésil.
La musique du film m’a aussi accompagné. Un cousin m’avait légué ses 45 tours des années 60. Parmi eux, un peu incongru au milieu du yé-yé, celui d’Orfeu Negro avec ses deux bossas novas : « Manhã de Carnaval » (devenu un tube universel en anglais, rebaptisé en « A day in the life of a fool » ou en « Carnival ») et « A Felicidade » d’A.C. Jobim et Vinicius de Moraes. Bien plus tard, à mon époque de radio, je m’étais mis en chasse de la Bande Originale du film en 33 tours, introuvable en France. J’ai fini par trouver un pressage nord-américain. Étonnement cet album ne mentionnait ni le nom des musiciens, ni même le nom des chanteurs.
Par les hasards de la vie et au restaurant brésilien Chez Guy, j’ai rencontré Lourdes de Oliveira, la femme de Marcel Camus et l’une des principales actrices du film. Elle a beaucoup hésité avant d’accepter de me donner une interview. Je ne me souviens plus vraiment du contenu mais c’était un témoignage émouvant, car cela faisait plus de 25 ans qu’elle n’avait évoqué ses souvenirs de tournage. Je n’ai pas retrouvé l’enregistrement dans mes archives : bien dommage……Plus récemment, j’ai lu avec une grande curiosité les pages remarquablement documentées du livre d’Anaïs Fléchet « Si tu vas à Rio… » consacrées au « phénomène Orfeu Negro ». Elle insiste avec justesse sur le rôle fondamental qu’a eu ce film dans les relations culturelles franco-brésiliennes. Elle évoque aussi les nombreux débats qu’il y a toujours eu autour de ce film. J’y reviendrai.
Il faut certainement qu’à ce stade je fournisse quelques informations de base à ceux d’entre vous qui ne seraient pas familiers avec ce film. « Orfeu Negro » est un film réalisé par un metteur en scène français Marcel Camus (rien à voir avec Albert) et produit par un producteur français Sacha Gordine mais entièrement tourné en portugais au Brésil, à Rio de Janeiro, en 1958. C’est l’adaptation à l’écran d’une pièce de théâtre du célébrissime poète Vinicius de Moraes (Orfeu da Conceição), dont le sujet est la transcription du mythe d’Orphée et Eurydice dans une favela carioca au moment du Carnaval. Tous les acteurs du film sont noirs, presque tous amateurs ou débutants. La musique comprend plein de musiques de Carnaval mais aussi des bossas novas (écrites par Tom Jobim et Luiz Bonfa), la bossa nova étant à cette époque au tout, tout début de son histoire. Ce film gagne la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1959 (devant les « 400 coups » de F. Truffaut) puis l’Oscar du Meilleur Film étranger et le Golden Global Award en 1960. C’est un grand succès de billetterie dans le monde entier. Pas mal, non.
Au Brésil, ce succès crée paradoxalement une frustration. Le film connait le succès international comme « film français » et les participants brésiliens (acteurs, musiciens, techniciens et même Vinicius de Moraes, qui a contribué au scénario) s’en sont sentis dessaisis et exclus de sa gloire. Alors même qu’il offre au Brésil une exceptionnelle exposition au monde entier.
Car il est clair que l’impact du film a été beaucoup plus fort à l’extérieur qu’au Brésil, où il y eut des réactions « contrastées » aux deux bouts de l’échiquier brésilien. Les autorités ont très moyennement apprécié que le film montre le Brésil à travers des « noirs dans la favela », en pleine époque de Juscelino Kubitschek et du nouveau Brésil moderne de Brasilia. Les intellectuels – notamment les cinéastes du Cinema Novo – font preuve d’un nationalisme sourcilleux et réducteur : un cinéaste « gringo » filmant le Brésil ne peut qu’être ignorant de la réalité et coupable d’exotisme ! L’un des plus remontés d’entre eux, Carlos Diegues, tournera même une « vraie » version brésilienne d’Orfeu da Conceição en 1999, pas très réussie et qui passera largement inaperçue.En fait, avec le recul du temps, on se rend compte que ce film était innovateur et audacieux, dans la ligne de la pièce de théâtre de Vinicius : partir d’un mythe grec, situer l’action dans une favela, monter des scènes de la vie quotidienne populaire, tourner exclusivement avec des acteurs noirs, choisir des acteurs non professionnels, filmer une scène d’umbanda, introduire une toute nouvelle musique (bossa nova), valoriser des musiques populaires (sambas de carnaval, musique de culte afro-brésilien)…… Aucun film brésilien de l’époque ne l’avait proposé. Aujourd’hui ce film est un témoignage unique sur le Rio de 1958, même si c’est un film de fiction qui a pu prendre certaines libertés avec la réalité. Il intéresse au plus haut point les historiens de la musique et du Carnaval. Il reste, aussi et pour toujours, le film qui a contribué à faire connaitre la bossa nova en Europe et aux Etats Unis. En réécoutant la BO, je me suis pourtant rendu compte qu’il n’y a en fait que deux vraies bossas mais ça a suffi !Ce film fourmille d’anecdotes étonnantes : l’acteur qui joue Orphée est l’avant-centre de l’équipe de football du FC. Fluminense, l’actrice qui joue Eurydice est en fait une danseuse nord-américaine et l’acteur qui joue la Mort est le célèbre Adhemar Ferreira da Silva, double champion olympique du triple saut et dont on ne voit même pas le visage, caché par un masque !
On voit même, au détour d’une scène, le sambiste Cartola qui contribue activement à la partie « Écoles de Samba » du film. À l’époque il était bien peu connu et ne deviendra une référence majeure de la samba que bien plus tard. Autre étonnement : les interprètes des chansons ne sont pas du tout des chanteurs de bossa nova mais deux chanteurs extrêmement connus à l’époque (Agostinho dos Santos et la grande Elizeth Cardoso), au style et à la voix de la génération antérieure.
Toujours à propos de la musique, le film alimente une ambiguïté coupable. Il présente la bossa nova comme une musique des favelas, à travers le personnage d’Orphée, musicien, comme la légende l’a immortalisé. Contre-sens total, conscient ou non : la bossa nova a toujours été la musique de l’élite intellectuelle blanche des beaux quartiers de Rio (même si elle s’est inspirée de la samba populaire). Je soupçonne une manipulation de Marcel Camus : la petite histoire (pas officielle) raconte que c’est João Gilberto qui avait initialement enregistré la chanson « A Felicidade » mais Camus ne l’avait pas retenu car il trouvait que sa voix faisait « trop blanche », pas assez authentique !
Alors certes, ce n’est pas un chef d’œuvre cinématographique : le film a des faiblesses et des maladresses et sur certains aspects, il a (mal) vieilli. Mais il restera à jamais un film historique par ses innovations et un marqueur fondamental pour l’image du Brésil à l’extérieur et la diffusion internationale de la bossa-nova. Je ne suis pas le seul que ce film ait marqué : mon ami John, californien, installé à Rio depuis 40 ans, m’a confié qu’il est venu au Brésil uniquement à cause de ce film ! Il en revoit régulièrement et religieusement le DVD. Un film qui change une vie : pas banal !
Référence : Anaïs Fléchet « Si tu vas à Rio…… » – La musique populaire brésilienne en France au XXème siècle – Armand Collin /Recherches. Cet article est la reprise de l’un de mes tout premiers articles, « Orfeu Negro », paru le 15 août 2015. Je le complète ci-après avec d’indispensables liens musicaux, ainsi qu’avec la traduction des textes des deux petits chefs d’œuvre de bossa nova que nous offre ce film.« A felicidade » (Le bonheur) – musique d’Antonio Carlos Jobim et paroles de Vinicius de Moraes –
Je vous propose ici la version qu’en a donnée João Gilberto devant le public du Festival de Montreux en 1985
La tristesse n’a pas de fin, le bonheur, si
Le bonheur est comme une plume que le vent emporte dans l’air
Elle vole si légère mais sa vie est brève
Elle a besoin que le vent ne s’arrête pas de souffler
Le bonheur du peuple semble la grande illusion du Carnaval
Les gens travaillent toute l’année pour se déguiser en roi, en pirate ou en jardinier
Et tout se termine le mercredi
Le bonheur est comme une goutte de rosée sur une pétale de fleur
Elle scintille tranquille puis elle oscille doucement et tombe comme une larme d’amour
Mon bonheur rêve dans les yeux de ma bien-aimée
C’est comme cette nuit passant à la recherche de l’aube
Parlez bas, s’il vous plait
Pour qu’elle se réveille joyeuse comme le jour offrant des baisers d’amour
Manhã de Carnaval (Matin de Carnaval) – musique de Luiz Bonfa et paroles d’Antonio Maria
Je vous en propose une des versions du film avec la voix d’Elizeth Cardoso
Matin, matin si beau d’un jour heureux qui commence
Le soleil a surgi dans le ciel et a brillé de mille couleurs
Le rêve est revenu dans nos cœurs
Après ce jour heureux, je ne sais s’il y en aura un autre
C’est notre matin, si beau finalement
Un matin de Carnaval
Chante mon cœur
L’alégresse est revenue, si heureux
Le matin de cet amour.
Samba de Orfeu (Samba d’Orphée) – musique de Luiz Bonfa
La fin du film Black Orpheus (pt. Orfeu negro, fr. Orphée Noir) est un film italo-franco-brésilien de 1959 réalisé par Marcel Camus et basé sur une pièce de Vinicius de Moraes intitulée Orfeu da Conceição. Le film transpose le mythe d'Orphée dans les temps modernes.