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Publié par J.L.D.

Guy Mardel : la biographie du chanteur de N'avoue jamais

Publié le 13 juil. 2022 Par Chady Chadili sur: https://fr.legit.ng/celebrites/1479456-guy-mardel-la-biographie-du-chanteur-de-navoue-jamais/

Pour représenter la France dans l’Eurovision de 1965, il fallait compter sur un interprète qui sait comment toucher un maximum de spectateurs avec sa voix. Notre chanteur a été le choix qui avait garanti la troisième place pour la France dans le concours. Guy Mardel, celui qui fait partie de plusieurs grandes personnalités nées dans les territoires occupés par les anciens régimes de la France, est notamment connu par cette réalisation, ainsi que par son morceau préféré chez les Français, N’avoue jamais. Qui est-il ? Quelle est l’histoire de sa carrière et comment Guy Mardel et sa femme vivent-ils après la réussite de celle-ci ? Combien ont-ils eu d'enfants ensemble ? Trouvez les réponses et plusieurs autres informations dans notre portrait d’un chanteur actif depuis le milieu des années 1960.

Portrait de Guy Mardel

Guy Mardel pose pour une photo, le 6 novembre 1992, en France. Photo : Frederic Reglain Source: Getty Images 

Guy Mardel est connu depuis 1965, notamment, après ses grands débuts dans l'Eurovision. Cette notoriété est devenue plus forte quand la fameuse photo du siècle prise par Jean-Marie Périer a été publiée. Ce cliché, regroupant des symboles de l’époque yéyé et des noms comme Sheila ou Johnny Hallyday qui ont donné influence à plusieurs générations d’artistes, regroupe des portraits de quarante-six artistes dont celui de notre figure, le chanteur Guy Mardel. En avril 1966, ce dernier faisait déjà partie des géants de la pop en France, il avait 21 ans. 

La biographie de Guy Mardel : sa naissance et celle de sa passion en Algérie française Le siècle dernier, de nombreux Français sont nés à l’extérieur des frontières actuelles de l’hexagone, notamment, après que leurs parents aient été installés dans des territoires qui étaient sous l’occupation de la France. Durant la même année, quand Pierre Bachelet est venu dans ce monde et quand Line Renaud a commencé sa carrière de chanteuse, le spécialiste de la pop est né à Oran où il a vécu pendant de longues années. Guy Mardel a vécu en Algérie française pendant plus de quinze ans, et c’est dans le nord-ouest de l'Algérie qu’il a développé sa passion pour la musique. 

Portrait récent de Guy Mardel

Photo : Eric Fougere Source: Getty Images 

Pendant l’enfance que Guy Mardel a vécu à Oran, entre 1944 et 1959, ce dernier passe de nombreuses heures par semaine à jouer de la musique. Après avoir appris les bases du piano, le jeune Guy Mardel n’était toujours pas satisfait, il a continué à développer son jeu jusqu’à la réalisation du premier prix au conservatoire d’Oran. Avant 1960 et durant les seize premières années que Guy Mardel a passé loin de la métropole, le chanteur était un musicien passionné par les rythmes et les mélodies. Il a su, par la suite, comment développer cet amour de la musique, notamment, en jouant dans des orchestres de jazz.

Le parcours de Guy Mardel : pour bien connaître le musicien avant et après l’Eurovision Avant le succès réalisé à l’Eurovision de 1965, le chanteur était un jazzman peu connu, mais avec assez de talents pour avoir toute la motivation nécessaire à la poursuite de ses objectifs. Guy Mardel, durant ses débuts, était un musicien professionnel et il exerçait son métier d’une manière continue, chose qui lui a permis d’être sélectionné par un jury d’experts de la chanson, pour ainsi représenter la France au concours Eurovision, dont l’édition de 2021 a été remportée par Gjon’s Tears. Le 45 tours de N’avoue jamais, la chanson qui donne toujours des conseils aux jeunes hommes, a été dans les bacs pendant la même année et a été vendu à plus de 300 000 exemplaires. Le chanteur de N’avoue jamais a obtenu, avec sa célèbre chanson, la troisième place lors du concours Eurovision de 1965 qui a réuni dix-huit participants. Par la suite, Guy Mardel, le nom de scène, a fait le tour du monde, et le chanteur, grâce à cette réussite, a su comment suivre le succès de son nom lors de plusieurs concerts donnés en Asie et en Amérique latine. Après avoir chanté devant les publics espagnol, brésilien et japonais, le musicien était de retour dans son pays, la France, où il était installé depuis 1959. Le succès continue et vers la fin des années 1970, le label créé par Guy Mardel, MM Records, récoltait déjà les fruits de ses premières réalisations.

Guy Mardel dchante N'avoue jamais durant l'Eurovision de 1965

Finale de l'Eurovision de 1965. Photo : Keystone Source: Getty Images 

La vie privée de Guy Mardel : les relations du chanteur de 1965 à aujourd’hui Arrivé en métropole vers la fin des années 1950, Guy Mardel est devenu un chanteur notoire peu de temps après. Cependant, son premier mariage n’était pas aussi célèbre que ses chansons. De sa relation avec la journaliste française née en 1941 à Luceau, Luce Perrot, deux garçons qui ont vécu dans l’ombre de la réussite de Guy Mardel son venus dans ce monde. Avec le rythme, comparable à celui de Nino Ferrer, du chanteur qui sortait un 45 tours chaque année, son succès était, pour plusieurs de ses amateurs, plus important que les informations sur ses relations. Avant d’aller vivre à Jérusalem, la relation de Guy Mardel et Luce Perrot faisait déjà partie du passé. En 2003, lors de son départ pour Israël, le chanteur était l’époux d’Annie-Claude Naïm depuis trois ans. Ses enfants ont vécu avec lui, ainsi qu’avec leur mère, et la séparation de leurs parents était un défi, mais il n’était pas possible pour Guy Mardel de revenir en arrière. Avec Annie-Claude Naïm, le musicien a eu deux autres garçons, et apparemment, ce n’est qu’après la mort de Guy Mardel que nous saurons qui de ses descendants pourra s’occuper de son héritage. 

Publié le 13 juil. 2022 Par Chady Chadili sur : https://fr.legit.ng/celebrites/1479456-guy-mardel-la-biographie-du-chanteur-de-navoue-jamais/

Le haut et les bas de Guy Mardel

 Invité de Thierry Ardisson, l'auteur du tube « N'avoue jamais » n'a jamais réussi à retrouver le chemin du succès. En partenariat avec l'INA.

Par Florent Barraco sur : https://www.lepoint.fr/economie/le-haut-et-les-bas-de-guy-mardel-18-11-2020-2401719_28.php

Guy Mardel chez Thierry Ardisson.

Les chanteurs d'un unique tube sont fascinants. Ils touchent la gloire – et la fortune –, puis disparaissent médiatiquement. Lumière et ombre. En 1965, à 21 ans, Guy Mardel atteint son Graal. « N'avoue jamais », dont il a composé la musique (les paroles sont signées Françoise Dorin), est un immense succès qui lui donne une renommée nationale et lui permet de figurer sur la photo du siècle réalisée par Jean-Marie Périer. Mais après trois ans de tournée, les portes du show-biz se sont refermées. En 1992, dans l'émission Le Bar de la plage – à retrouver sur la chaîne INA ArdiTube –, Mardel se confie à Thierry Ardisson.

« Je travaillais avec des auteurs que mon imprésario Paul Lederman trouvait un peu faibles et il m'a dit : “Il y a une nana qui fait des textes de chansons, tu devrais aller la voir.” Dorin m'a donné des textes et je les ai mis sur mon piano. […] J'ai pris celui sur “N'avoue jamais”, et au bout d'un quart d'heure, la musique était finie », se souvient-il. Un tube vendu à trois millions d'exemplaires. Après les tournées avec Claude François, en même temps qu'il finissait sa licence de droit, et des expériences à l'étranger, difficile de remettre le pied à l'étrier. « J'étais complètement oublié. À la rue. Je savais que ça se passerait comme ça. Ce que je voulais, c'était réussir ma vie, pas réussir dans le show-business. »

Duo avec Chantal Goya

Un travail de l'ombre commence. Il devient producteur d'émissions de télé (Guy Lux) et se fait chasser de sa propre émission par Michel Drucker… « Je me suis retrouvé à la rue. J'avais deux enfants en bas âge, il fallait bien que je fasse quelque chose. » Un retour timide dans la musique, un duo avec Chantal Goya (le très dispensable « Prends une rose » en 1975), une entreprise de gravure de disques et la gérance d'un restaurant où l'on chante les années 60-70… « Je ne voulais pas me compromettre », lance-t-il pour justifier ses come-back ratés.

Par Florent Barraco sur : https://www.lepoint.fr/economie/le-haut-et-les-bas-de-guy-mardel-18-11-2020-2401719_28.php

Guy Mardel - une star française de l’Eurovision à la Yéchiva !


Mis en ligne le Mardi 20 Août 2024. Source: Ben Ofer (Ynet) sur : https://www.torah-box.com/news/actualite-juive/retour-aux-sources-d-une-star-francaise-de-l-eurovision_6538.html#:~:text=Mardel%20a%20r%C3%A9ussi%20%C3%A0%20%C3%AAtre,l'%C3%A9tude%20de%20la%20Torah.

Découvrez l'histoire de Mordekhai Elkouby alias Guy Mardel, ancienne star de la musique française. C'est avec beaucoup de joie que nous publions cet article puisque Guy Mardel a étudié la Torah 2 ans à la Yéchiva Torah-Box à Jérusalem, louant même une partie de ses locaux à notre association.Lorsque Guy Mardel fait le récit de sa vie, il la divise en cinq parties, et chacune d’entre elles peut facilement remplir un livre entier. Mardel a réussi à être juriste, chanteur, producteur et restaurateur en France, et aujourd’hui, plus de cinquante ans depuis qu’il a débuté sa carrière à Paris, il étudie à la Yéchiva, habite à Jérusalem et consacre la majeure partie de son temps à l’étude de la Torah.

Les spectateurs du concours de l’Eurovision de 1965, qui virent la remarquable prestation du représentant français et lui offrirent la troisième place, espéraient certainement que ce charmant chanteur exploiterait ce succès enregistré lors de cette compétition, pour fonder une carrière dans la musique et le show-biz. Ils ne s’imaginaient pas que plusieurs dizaines d’années plus tard, il quitterait le show-biz, s’éloignerait également beaucoup de la France, s’installerait dans un autre pays et naviguerait dans un tout autre monde, où le concours de l’Eurovision et la musique pop occupent une place négligeable, au mieux...

Je n’avais aucune chance contre une poupée de 17 ans
L’histoire de Mardel commence en Algérie, où il naît il y a soixante-douze ans, Il s’appelle alors Mordékhaï Elkouby, nom qu’il a repris ces dernières années. À l’âge de quinze ans, il émigre avec sa famille en France, et quatre ans plus tard, il commence à étudier le droit dans une université parisienne : « Je ne savais pas quoi faire, et j’ai compris que ça pourrait m’être utile dans tous les domaines. » À cette époque, il se passionne pour la musique de jazz, et après les cours, il joue avec un groupe d’amis dans une salle de répétition. Le directeur des lieux les entendit, et, enthousiaste, décida de conclure un accord avec eux : ils pourraient occuper la salle de répétition gratuitement, en échange de quoi ils se produiraient le Chabbath devant les jeunes du quartier. Ils acceptèrent la proposition, et le jeune Juif d’Alger, qui jusque-là s’était satisfait du rôle de pianiste, endossa également le rôle de chanteur, « J’étais le seul qui savait chanter convenablement. »

Six mois après avoir commencé les représentations, son amie de l’époque décida de lui présenter sa tante, qui travaillait pour une grande société parisienne. La tante eut une bonne impression de lui et lui présenta le producteur de musique Lee Hallyday, oncle du chanteur Johnny Halliday, qui fut lui aussi impressionné. Il lui fit signer un contrat avec leur société Polydor et changea son nom en Guy Mardel. Le premier disque qu’ils produisirent ensemble ne se vendit pas très bien, et Mardel demanda à cesser ses relations avec la société Polydor pour produire seul son prochain disque. Il s’adressa à son père à qui il proposa un marché : il lui prêterait une première somme pour la production du disque, et si le disque marchait, l’argent lui serait rendu ; dans le cas contraire, Mardel quitterait le monde de la musique.

Une fois les enregistrements terminés, les résultats parvinrent à Lucien Morisse, grand producteur de l’industrie musicale française, qui était entre autres le mari et producteur de la chanteuse Dalida (des années plus tard, il mit fin à sa vie). Morisse jugea que Mardel avait un potentiel, il le fit signer un contrat, et peu de temps après, sortit en son nom une chanson, « Si tu n’y crois pas », qui devint un tube, et grâce à laquelle des centaines de milliers d’exemplaires de l’album furent vendus. « Papa était satisfait de notre accord », relate Mardel en souriant.

À cette époque, il finit ses études de droit, et travaille en parallèle sur la sortie de son deuxième album. Lorsqu’il fait écouter à Morisse les nouvelles chansons, ce dernier lui répond qu’il doit continuer à travailler. Il demanda du temps à cet effet, mais un instant avant que la rencontre avec son directeur ne s’achève, il se remémora l’existence d’une autre chanson, qu’il ne lui avait pas fait écouter. « Juste avant que Lucien ne quitte la pièce, je me rappelai que j’avais composé une chanson dont les paroles avaient été écrites par Françoise Dorine, qui, en ce mois de mars 1964, avait deux tubes à la radio. Je le persuadai de rester dans la salle et d’écouter une dernière chanson. »

La chanson s’appelait « N’avoue jamais », et Morisse en fut si enchanté qu’il annonça à son protégé qu’il voulait que cette chanson représente la France au concours de l’Eurovision. « Lucien y travailla, et quelques semaines plus tard, la télévision française me téléphona et m’annonça que la chanson avait été sélectionnée. Je rencontrai un des directeurs de la télévision et lui expliquai que je voulais chanter cette chanson au concours. Il me dit que la France devait gagner, et que moi, je n’avais que vingt ans, je n’avais pas d’expérience pour me produire devant des millions de spectateurs, et qu'il valait mieux confier la chanson à un autre chanteur. Je lui répondis : "je promets que si je chante, nous allons rafler l’une des trois premières places". Il demanda deux jours de réflexion. »

« Lors de cette rencontre, Paul Lederman était également présent ; c’était le producteur de Claude François, un chanteur très populaire de l’époque. Il me dit alors que si je choisis de me produire à l’Eurovision, il me donnera la place du chanteur qui se produit avant Claude pour que j’apprenne auprès de lui. Après que j’ai été choisi, Paul me dit : "ça y est, commence à travailler." Dès cet instant-là, j’ai énormément travaillé, je suis apparu en concert avec Claude dans toute la France et j’ai appris auprès de lui à me produire sur scène. Le 20 mars 1965, le jeune Mardel monte sur la scène du concours de l’Eurovision à Naples, en Italie. « Je n’ai pas compris ce qui se passait autour de moi, se rappelle-t-il, mais je tins promesse ; je remportai la troisième place. » Le premier prix est remporté par France Gall, qui représentait le Luxembourg avec une chanson qui devint un tube international : « Poupée de cire, poupée de son » (enregistré également en hébreu) et composée par Serge Gainsbourg. « Elle n’avait alors que 17 ans, une poupée, et je n’avais aucune chance contre elle, affirme Mardel. Lorsque je rentrai à Paris, tout le monde me connaissait, ma vie changea. Je me souviens que je voulais garer ma voiture à une place interdite, et lorsque le policier me reconnut, il me dit que c’était OK, il ne me donna pas de PV. À cette époque, l’Internet n’existait pas et les chaînes de télévision étaient peu nombreuses, tout le monde avait vu l’Eurovision. »

Après le concours, Mardel partit pour une nouvelle tournée de concerts avec Claude François, et, par la suite, il représenta la France dans un concours de chansons en Espagne, en Tchécoslovaquie, au Brésil et au Japon. Il se produisit également au Mexique et en Argentine. « J’étais comme une machine », plaisante-t-il. Mais, à un moment donné, cette machine à succès commença à grincer.
Mes amis pensèrent que j’avais perdu la raison
Les grincements commencèrent au début des années 70, lorsque la musique rock était dominante dans le monde entier, et en France, les chansons romantiques du style de Mardel devinrent marginalisées. Celui-ci, marié et père de deux enfants à l’époque, décida de quitter la scène et de rejoindre les coulisses en devenant producteur d’émissions télévisées. Il avait totalement renoncé aux projecteurs, mais un jour, il reçut un appel d’un ami qui lui demanda de sauver un créneau du dimanche après-midi sur l’une des chaînes principales. Il accepta la proposition et commença à animer un talk-show qui enregistra un franc succès. « De nombreuses stars de l’époque y apparaissaient : Alain Dalon, Julio Iglesias, Gilbert Bécaud », relate-t-il.

À un certain moment, il invita dans ce programme le journaliste Michel Drucker, mais, par la suite, il se querella avec lui. Lorsque la direction de la chaîne leur demanda de produire ce programme ensemble, il décida de partir. « Je leur dis bye-bye, relate Mardel, je n’ai jamais fait de compromis. Drucker, par contre, n’a plus quitté la télévision à partir de ce moment-là ; il y est encore aujourd’hui. Nous nous sommes réconciliés à la fin, et il me confia même que sa rencontre avec moi avait été la clé de son succès. »

En 1978, alors qu’il est remarié et père de quatre enfants, il ouvre une société de disques et produit des artistes. Huit ans plus tard, il fait un autre changement. « Je remarquai que personne ne m’invitait plus à chanter, je le regrettais, car la chanson était ce que j’aimais. Je décidai que j’avais besoin d’un lieu qui m’appartiendrait et où je serais le boss et je pourrais chanter. Je fondai le restaurant Chorus café, c’était un restaurant ordinaire, mais ouvert seulement le soir. À 22 heures, j’allais chanter avec mon groupe, et tout le monde se mettait debout sur les tables. Mes amis pensaient que j’avais perdu la raison, mais j’étais sûr de moi. Je sentais qu’après la vague de disco des années 70 et 80, les gens avaient la nostalgie pour les vieux tubes des années 60. Et c’est vrai, ça a eu beaucoup de succès. »

Le restaurant était une institution célèbre et fonctionna jusqu’en 2006. Les dernières années, l’intérêt que Mardel y trouvait déclina, jusqu’à ce qu’il décide de le fermer définitivement. Son esprit était déjà préoccupé par d’autres choses.
Passage du mensonge à la vérité
Son rapprochement au judaïsme commença au milieu des années 80, à l’époque de l’ouverture du restaurant. « J’ai grandi dans un foyer juif, mais je ne portais pas la Kippa, relate-t-il. J’ai alors commencé à sérieusement apprendre le judaïsme, et peu à peu, ça a pris du poids. J’étais penché sur mon piano à Paris, mais mon esprit était sur la Guémara à Jérusalem. Les premières années, j’ai partagé mon temps entre Paris et Jérusalem ; je gérai également le restaurant à distance depuis Jérusalem, mais cela fait plus de dix ans que je vis uniquement ici, j’étudie dans plusieurs structures. J’étudie en ce moment avec l’un de mes fils chez le Rav Ya'akov Sitruk au Kollel Alef Lédorot. »

Le passage de l’Eurovision à la Yéchiva, c’est une sacrée transformation

« La transition que j’ai faite est celle du mensonge à la vérité, et je la fais pas à pas. Lorsque je regarde en arrière je remarque que chaque partie de ma vie, toute rencontre que j’ai faite, faisait partie du programme divin. J’ai rencontré des gens riches et célèbres, à qui tout le monde veut ressembler, mais ils ont un problème : ils ne sont pas heureux, ils veulent toujours ce qu’ils n’ont pas : une nouvelle télévision, une nouvelle voiture, un nouveau frigo. On travaille pour pouvoir acheter encore et encore. La Torah nous a été donnée pour que nous apprenions à être heureux sur terre. »

« Je remarque qu’aujourd’hui l’Eurovision a perdu la tête : il faut mettre du rouge à lèvres ou une barbe. C’est tout à fait différent de ce qu’il y avait dans ces années-là, à part qu’il faut encore de bonnes mélodies et de bonnes chansons. Dans la culture d’aujourd’hui, il n’y a plus de respect, pas d’autorité, ni de règles. On en rend responsable la génération des années 60 et 70, mais si vous regardez les chansons des Beatles ou des Rolling Stones, vous verrez qu’elles étaient "clean". Par rapport à ce qui est à la mode aujourd’hui, on dirait des anges. »

Source : Ben Ofer (Ynet)

Mis en ligne le Mardi 20 Août 2024.  Source: Ben Ofer (Ynet) sur : 

https://www.torah-box.com/news/actualite-juive/retour-aux-sources-d-une-star-francaise-de-l-eurovision_6538.html#:~:text=Mardel%20a%20r%C3%A9ussi%20%C3%A0%20%C3%AAtre,l'%C3%A9tude%20de%20la%20Torah.

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